En été, les bruyères se font oublier; ce n’est pas vraiment leur saison, elles passent au second plan, loin derrière toutes les floraisons estivales tellement plus spectaculaires!
Mais voilà l’automne qui nous rappelle que ces plantes multi-usages ont leur rôle à jouer dans les différents coins du jardin. J’aime associer la bruyère blanche (Calluna « Alicia ») au lierre panaché, aux cyclamens, aux petits buis, aux pensées… pour des jardinières d’automne tout en vert et blanc, auxquelles ont peut ajouter le feuillage argenté d’un cinéraire maritime. Vous pouvez aussi les planter dans tous les coins ombragés du jardin ou elles formeront rapidement de jolis coussins colorés dans des tons de rose ou de blanc; dans les rocailles, les vieilles marches d’escalier, les talus en pente…
Plantez-les dans la terre à laquelle la bruyère a donné son nom, et qui est une terre acide légère et sablonneuse; à défaut, apportez de la tourbe du terreau et du sable pour l’améliorer; mais si votre sol est calcaire, mieux vaut opter pour les espèces « Erica carnea », et « Erica darleyensis », qui fleurissent de novembre à avril-mai.
Après la floraison, un simple coup de cisaille les maintiendra en forme et leur conservera un aspect bien trapu; faites suivre la taille d’un arrosage copieux à l’eau de pluie et d’un apport d’engrais.
« Daboecia cantabrica » (photo) est une bruyère d’Irlande qui fleurit de juin à octobre, mais que l’on trouve difficilement ailleurs que dans le sud-ouest de la France.

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