La Chine produit un tiers de l’Aluminium mondial de première fusion. On estime la production mondiale actuelle à 38 ou 39 millions de tonnes par an avec une production chinoise de près de 13 millions de tonnes.
Un classement des capacités d’électrolyse de la Chine réalisé par Rio Tinto Alcan, montre que la totalité des usines chinoises se situent dans les deux quartiles les plus improductifs du classement des usines mondiales. La Chine ayant un besoin croissant d’Aluminium pour assurer son urbanisation a construit des usines d’électrolyses conformes aux modèles périmés soviétiques des années 50.
Outre la pollution par les émanations de Fluor, les rendements faibles d’électrolyse réalisée avec une électricité produite au charbon, les prix de revient de ces productions sont 20% au dessus des standards mondiaux (Fig.). Les coûts chinois sont pénalisés par les prix d’importation de la bauxite ou de l’alumine, les prix de l’énergie et l’amortissement d’équipement peu productifs.
Voilà un nouvel exemple du gâchis chinois qui voulant conduire son expansion à toute vitesse équipe son pays de bric et de broc. Les concurrents mondiaux voyant la demande mondiale croître de 15% par an, forts de leurs réserves de bauxite, de la baisse du dollar, de la valorisation du Yuan et de l’inflation des coûts énergétiques chinois, regardent avec perplexité cette aventure qui ne les concerne pas, sinon par un accroissement régulier des cours de l’Aluminium qui oscillent autour de 3000$ la tonne. Ils ne peuvent même pas exporter de l’Aluminium vers la Chine, en raison de taxes protectionnistes.
le 2 Avril 2008
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