La Presse anglo-saxonne vient de ressortir un serpent de mer : l’intérêt du français Total pour le canadien Nexen. Des rumeurs soutenues avaient déjà couru il y a environ deux ans, sur le même thème, mais en vain. Cette fois, pour des raisons stratégiques, cela pourrait être plus sérieux:
- Total découvre que malgré de très gros investissements en exploration et production ses volumes régressent inexorablement, trimestre après trimestre (FIG),
- la croissance externe est donc une autre option possible pour le dixième groupe pétrolier mondial. Nexen pèse dans les 210 mille barils par jour ce qui représente près de 10% des productions de Total,
- Nexen est un Groupe qui génère du cash, 4,4 milliards de dollars canadiens sont prévus cette année. Il devrait continuer à en générer, même avec un prix du baril vers les 60$,
- Nexen opère dans le monde sur des zones bien connues de Total, à l’exception du Golfe du Mexique, où le français a toujours échoué,
- Nexen possède des intérêts dans les sables bitumineux, complémentaires de ceux de Total. Cela peut apparaître comme un handicap aujourd’hui, ce pourrait être un avantage majeur dans dix ans.
L’ensemble de ces raisons font qu’une prise de contrôle de Nexen par Total en ces périodes de basses eaux boursières ne serait pas forcément maladroite. Dans tous les cas, notre champion français a pris son temps pour étudier le dossier.
Le 3 Décembre 2008

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