Coup de froid dans le biodiesel: Ineos abandonne quatre projets en Europe

Ineosbaleycourt_2              Le chimiste anglais Ineos, connu en France pour avoir acquis en 2005 la partie Innovène de BP, possède une usine de biodiesel en France à Baleycourt dans laquelle il a toujours l’intention de doubler la capacité de production, en la portant à 230 mille tonnes par an, en association avec les coopératives locales. Mais Ineos vient d’annoncer qu’il repoussait sine die quatre nouveaux projets d’usines de biodiesel en Europe, dont celui de Lavera. Pour Ineos les incertitudes économiques et règlementaires sont actuellement trop importantes pour assumer de tels projets. Le marché du biodiesel en Europe est fortement handicapé par des importations de produits en provenance des Etats-Unis, par les prix des matières premières et par la baisse des prix des carburants. De plus, en Europe, les aides financières à ces activités sont fortement remises en cause.

                    La chimie européenne va devoir franchir quelques mois difficiles, avec l’arrêt de locomotives comme l’industrie automobile. Alors la chimie des biocarburants, qui ne font plus l’unanimité en raison de soi-disant pénuries alimentaires, va pratiquement  passer à la trappe au grand dam de ceux qui ont investi dans cette filière en toute bonne foi. Un exemple de ce qu’il vaudrait mieux éviter de faire en Europe.

Le 29 Novembre 2008.

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