Un groupe de travail, présidé par le ministre de l’Economie et de l’Industrie du gouvernement de coalition allemand, Michael Glos, membre de la CSU bavaroise, a demandé à ce que la durée de vie des réacteurs électronucléaires allemands soit portée de 32 ans à 40 ans. Une telle décision rendrait caduc l’accord de coalition prévoyant le démantèlement des centrales d’ici à 2021. Rappelons que l’Allemagne possède 17 réacteurs qui produisent 22% de l’électricité de ce pays. Un sondage réalisé par Stern en Juillet dernier a donné un résultat en ballottage entre pro et anti-démantèlement à 46 contre 46%. Au mois de Décembre l’an dernier ils n’étaient que 36% à s’opposer à l’arrêt des centrales contre 58% qui étaient d’accord avec cette décision.
De plus en plus nombreux sont ceux qui pensent que les élections de 2009 du Bundestag vont se transformer en un référendum entre les pros et les anti-nucléaires, selon la façon de jouer la carte de l’énergie qui sera choisie par Angela Merkel et ses amis. Il est certain qu’une poursuite de la montée des cours de l’énergie militerait en faveur de l’option nucléaire. Au mois de Juillet 2007 le prix au détail TTC de l’électricité allemande était de 210 euros le MWh d’après Eurostat, 70% plus élevé que celui de l’électricité française. La position allemande actuelle rend impossible toute élaboration cohérente d’une politique énergétique européenne.
Le 8 Août 2008.

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