La volonté des gouvernements britanniques successifs de céder les 35,2% des parts détenues par le Royaume dans l’électricien British Energy est affirmée depuis des années. Mais les résultats financiers et opérationnels médiocres de ce Groupe n’ont pas permis, jusqu’à présent, de réaliser cette opération de désengagement. Bien que le fonctionnement des centrales nucléaires britanniques laisse encore à désirer, sur les 9 derniers mois de 2007 il a été produit 40 TWh d’électricité électronucléaire et plus de 15TWh ont été perdus par des incidents, il semblerait que le gouvernement britannique ait franchi le pas. D’après le Financial Times de Samedi 15 Mars, UBS a été mandaté pour mener à bien cette tâche et British Energy, de son côté, est conseillée par la banque Rothschild. Des contacts auraient été établis avec les grands électriciens Européens: E-On, RWE, EDF, Iberdrola et Centrica.
British Energy qui génère 15% environ des 400 TWh d’électricité britannique aurait le potentiel d’en produire 20% si ses centrales nucléaires étaient fiabilisées. De plus, c’est BE qui va se voir confier le futur programme électronucléaire britannique défini par le « Livre Blanc » qui prévoit un démarrage de construction de nouvelles centrales en 2013 pour être opérationnelles en 2018. L’intérêt stratégique de posséder 35% des parts est donc évident et va susciter un combat d’enchères, comme les autorités britanniques savent les organiser.

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