CNR et Renault se lancent dans la brocante

  Chinois-moderne  Récupérer des batteries en fin de course pour stocker de façon fiable de l’énergie …un mythe de brocanteur écolo qui se lancerait dans le bidouillage. Ce n’est pas avec de telles « innovations » dignes du Grenelle que notre pays peut espérer s’en sortir. La résolution du problème du stockage de l’énergie électrique mériterait mieux.

LIRE le papier de Renault sur le sujet

Le 10 Octobre 2011

Commentaires

6 réponses à “CNR et Renault se lancent dans la brocante”

  1. Avatar de redemption
    redemption

    Bon nombre des batteries qui se jettent sont encore en bon état.
    Au bout de trois ans de chômage, et sans le sou pour remplacer la batterie de mon véhicule, j’en ai récupéré chez un ferrailleur aux prix d’un échange avec ma batterie totalement morte.
    Depuis deux ans elle tourne sans problème.
    Maintenant, ce genre d’échange a été interdit, et des vigiles sont payés pour surveiller dans les déchetteries.
    C’est cela le progrès !

  2. Avatar de fredo
    fredo

    Il me semble que l’idée de Renault est basée sur le fait que l’automobile veut des batteries très fiables, et que celle que l’on met au rebut sont encore utilisables. Par exemple, on pense que le batteries au Lithium, en particulier les LiPO4, seraient capables de résister à 6000 cycles, donc bien plus que ce qu’exige un Véhicule Electrique (VE), de 1000 à 2000 cycles de 100-200Km.
    J’avais eu l’impression que Renault avait surtout développé cette idée pour convaincre les gens de l’ADEME: ce sont eux par lesquels on doit passer pour avoir le soutien de l’état et ils sont farouchement antinucléaires (infiltration à l’époque de Voynet..): Renault avait essayé de leur faire miroiter que cela pouvait être un moyen de stocker ces énergies renouvelables, qui, outre qu’elles sont coûteuses, ont l’inconvénient d’être intermittentes et d’arriver quand on n’en a pas besoin…
    Bien sûr on peut douter que cela se développe: le stockage de l’électricité photovoltaique avec des batteries au plomb dans les refuges de montagne fait plus que doubler le prix de revient du KWh électrique,
    le faisant passer de 0.4 à 0.8 €/KWh…Et les batteries au plomb semblent les moins chères…

  3. Avatar de Ray
    Ray

    Mais oui Fredo…c’est du bluff de joueur de poker retors avec les distributeurs de manne et donc avec nos impôts.

  4. Avatar de fredo
    fredo

    Monsieur Ray,
    j’apprécie que votre blog participe de la difficile lutte contre les âneries « vertes ». Je regrette qu’ici votre réflexion semble quelque peu aigre (comme j’avais été très décu par une diatribe contre le CNRS, ou des postures « climatosceptiques »).
    Il me semble que les gens qui ont un tant soit peu de culture scientifique doivent fournir un effort pour permettre à leurs contemporains de faire des choix scientifiquement, techniquement et économiquement raisonnables.
    A cet égard, la voiture électrique (ou hybride) me semble être un choix particulièrement judicieux en France:
    -Nous produisons à un prix raisonnable et avec très peu de CO2 de l’électricité
    -Nous devons faire face à une augmentation forte du prix du pétrole, et, même si on peut se méfier des extrapolations hâtives des gens du « peak oil », les ressources encore disponibles seront chères.
    -Nous devons apporter notre contribution à la réduction des émissions de CO2, et nous avons là un moyen plus efficace que les « nouveaux renouvelables » qui à la fin prétendent remplacer à un prix déraisonnable une production n’émettant déjà pas de CO2.
    -Nous avons une industrie automobile déjà, et cela, avec l’aide de l’Etat, prépare sa conversion.
    De plus, le développement des batteries et leur baisse de prix donne les conditions pour que cette industrie se développe.
    Evidemment, un grave inconvénient est que la recherche sur les VE et les batteries a été laissée à l’Asie pendant une dizaine d’années. Mais l’effort de Renault, par delà les errements de son patron, doit être soutenu. Ce n’est pas si facile, car beaucoup de passéistes sont opposés à la fois à la voiture, à l’électricité (« non au tout électrique ») et au nucléaire, en particulier à l’intérieur même de l’ADEME, qui est appelée à intervenir sur ce dossier.
    Cela veut dire qu’un très gros effort doit être fourni en cette matière, indépendamment des « joueurs de poker », et qu’une partie de notre avenir industriel se joue là.
    Donc je vous invite à continuer à oeuvrer à l’information dans ce blog, en aidant vos lecteurs à distinguer les impasses des domaine d’avenir.
    Et la voiture électrique en est un!
    Je sais, je vais passer pour un incurable optimiste..
    Amitiés

  5. Avatar de Ray
    Ray

    Fredo, il n’y a aucune aigreur dans ce commentaire. C’est une simple dénonciation d’une escroquerie qui voudrait faire croire, moyennant aide financière de l’État, qu’on peut transformer l’eau en vin et des batteries usagées en moyen de stockage fiable.
    Je suis convaincu depuis quelques lustres que la voiture électrique, avec l’urbanisation croissante des populations, a un formidable avenir devant elle…mais la technologie de base à savoir les batteries viendront à 99,9% du Japon ou de Corée.
    Renault et Peugeot commercialisent des EV de technologies japonaises ce qui leur permet d’être les premiers sur le Marché européen.
    Mais le fric des contribuables français n’a pas à se mélanger à cette démarche essentiellement commerciale. La manne écologique provient de nos impôts et des regrettables emprunts de la nation.

  6. Avatar de Devoirdereserve
    Devoirdereserve

    Cher Raymond,
    Un élément dans le sens de Fredo : une voiture n’a qu’une batterie, d’où le besoin de fiabilité.
    A contrario, un tampon fixe en regroupant des centaines peut se permettre que certaines soient défaillantes… et servent ainsi jusqu’à la mort.
    Actuellement, l’essentiel des processus de traitement des batteries (et piles) consiste, non pas à les désosser pour récupérer les constituants, mais à tout jeter au four !
    Une deuxième vie, ce serait déjà un sacré progrès !
    En outre, cette seconde vie donnera le temps de développer des procédés de traitement-recyclage plus subtiles que la bête fusion. Récupérer les éléments précieux (dont vous avez maintes fois commenté la rareté), puis les revendre, à ceux qui fabriquent les batteries, voilà (peut-être) une autre forme de troc qui permettrait de compenser le retard pris.

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