Auteur/autrice : patrick reymond

  • D’autres fumeurs de moquettes…

    D’autres fumeurs de moquettes…

    Plan_de_haschischD’évidence, dans certaines instances internationales, on boit trop, on fume trop, et pas que de l’eau ou du tabac.
    Pour le CME, nous avons de l’énergie en quantité suffisante jusqu’en 2050.
    Bon d’accord, personne ne connait les réserves de pétrole (secrets d’état), mais cela ne les empêche pas de les réévaluer depuis 2002 de 117 milliards de barils à 1265.
    Là où ils font preuve d’un peu de lucidité, c’est en mettant en exergue les difficultés d’exploitation des schistes bitumineux canadiens.
    Pour le gaz, au rythme actuel, nous en avons pour 56 ans. Tant pis si la déplétion gazière suit de très peu de temps, la 

    déplétion pétrolière…
    Pour le charbon, poncif actuel, il est abondant. Ces gens là n’ont jamais bien du travailler de leur mains. Ils sauraient que le charbon, c’est loin d’être évident.
    Ils font quand même preuve de bon sens en pointant du doigt le risque de guerres de l’énergie.
    Et ils évitent le ridicule de nous parler du nucléaire (2% de l’énergie consommée dans le monde), comme industrie d’avenir.
    Solution locale, et partielle, tout au plus…

    Photo : GNU free documentation license

  • 2007 : l’époque de toutes les crises.

    2007 : l’époque de toutes les crises.

    Nauru Il est des époques charnières où tout commence, et tout finit.
    On a coutume de dire que le 19° siècle s’est terminé le 1°août 1914.
    Le 20°, lui s’est achevé cette année.
    Il a été une époque de facilité, où la population a beaucoup augmenté.
    Les énergies fossiles ont permis aux subsistances d’augmenter beaucoup aussi.
    Les ressources ne manquaient pas, elles étaient abondantes, et quand une défaillait, une autre voyait le jour.
    Pour l’eau c’était la même chose. On fit des grands barrages, qui suffisaient amplement à la consommation, puis d’autres, puis encore d’autres…
    Cette abondance de moyen permit même la résurrection d’une idéologie fossile, le libéralisme économique.

    Aujourd’hui tout est fini.
    Le prix du pain était libre. On va voir combien de temps il le reste.
    L’eau était abondante. Elle reste abondante. Mais pas assez pour fournir une piscine à chaque maison, de la viande à tout les repas, de l’ éthanol aux voitures.
    L’essor de toutes les productions minières se ralentit. Les gisements ne sont plus aussi facile à exploiter, et le sont trop rapidement.
    Nauru a été le modèle de notre civilisation…

    Photo : GNU free documentation license.

  • Date du pic-oil : 2005…

    Date du pic-oil : 2005…

    Crude_condensat2005 : 84 631 milliers de barils/jours,
    2006 : 84 603,
    2007 : 84 335.
    Voilà, c’est clair, c’est fait.
    Le pic oil a eu lieu.
    C’était en 2005.
    A la date prévue par M. K. Hubbert.
    Le pourcentage de baisse sur deux ans (0.35 %), n’est effectivement pas considérable. Mais il est indubitable.

    Et la production n’a pas été contrariée par une baisse des prix…
    Quand aux projections AIE (agence internationale de l’énergie) et EIA (energy information administration), a 130 millions de barils/ jour, il faut le voir comme elles sont : le délire de fumeur de moquettes.
    Les conséquences ne se sont pas faites attendre.
    La flambée des prix alimentaires en est une conséquences directe.
    Trop de transports, dans tous les sens.
    Trop de dépendances aux énergies fossiles.
    La loi de l’offre et de la demande a joué son jeu, maintenant, aux états d’intervenir.
    Sous peine de crises sociales et politiques très graves.

  • Ceuzes qui pétent les plombs…

    Ceuzes qui pétent les plombs…

    JuanscarlosOn dit que dieu nous a donné deux besaces. Une de devant pour les défauts des autres, une de derrière pour nos propres défauts. L’énergie est dans ce cadre là fabuleux.
    – Le roi d’Espagne représente un pays où les gouvernants n’osent aller devant les urnes que quand ils n’y a pas d’autres solutions. Il n’y aura pas de référendum pour le traité simplifié (nommé ainsi parce que signé par des simplets ?). Le roi d’ Espagne représente aussi le pays le plus ruiné de la terre, avec une balance extérieure caricaturale, une bulle immobilière dantesque, des premiers ministres limites quand aux manipulations en tous genres.
    On a vu ça pour les attentats, on a vu ça pour l’intervention "petit caniche" en Irak.
    ça n’a pas empêché le roi d’Espagne de se vouloir donneur de leçon vis à vis du Vénézuela.
    On peut penser ce que l’on veut de Chavez, mais il représente un pays où il a gagné les 10 dernières élections (et visiblement il aime aller devant les urnes), qui est ultra-excédentaire, vis à vis de l’extérieur, et dont le taux de croissance  est très rapide et se décorréle de la rente pétrolière, en se diversifiant rapidement.

    – On peut citer l’ AIE (agence internationale de l’énergie. Pour eux, on atteindra 130 millions de barils/jour de consommation d’énergie en 2020.
    Pour les états pétroliers, on ne fera pas mieux qu’ actuellement (85 millions). Là aussi, il faudrait que les "experts" pensent d’urgence à l’achat d’un cerveau…
    – Michelin qui fond, non pas les pneus, mais les plombs aussi. Dans ce contexte de plafonnement de la ressource pétrolière, ils voient quand même le marché automobile chinois (20 millions de véhicules aujourd’hui) à 50 en 2010, et 100 en 2020. Ils sont bien ces chinois. Ils vont acheter des véhicules dont ils ne vont pas se servir. Car le plafonnement de la ressource pétrolière veut dire quoi ? Qu’il faudra réduire les consommations par véhicules, pour continuer à augmenter le nombre de véhicules.
    A ressources constantes, on ne peut augmenter le parc.
    A moins de le réduire ailleurs.
    – les états pétroliers qui "préparent l’avenir" en "plaçant l’argent" de leur rente pétrolière (en un dollar qui ressemble furieusement et de plus en plus à un bout de papier hygiénique), en plein milieu d’une crise financière inégalée depuis sept siècles.
    Energie, quand tu nous tiens…

  • L’or bleu.

    L’or bleu.

    TenochLes villes grandissent. Avec elles grandissent les besoins en eau.
    D’abord par le nombre. Mexico-Tenochtitlan par exemple était très peuplée à l’époque Aztéque.
    Elle n’en possédait pas moins une lagune, asséchée depuis, et depuis 1940 la population y est passée de 1.6 millions (guère plus qu’à l’époque Aztéque) à plus de 10 fois ce nombre.
    Cette concentration d’être humain n’est possible qu’avec les énergies fossiles. Et le besoin humain le plus simple et vital, concernant sa survie, l’eau, est de plus en plus problématique.

    Ce qui a conduit des sociétés rapaces à s’y intéresser, corrompant tout, chères, gourmandes, et se souciant fort peu de la ressource.
    Les affrontements, qu’ils soient juridiques ou armés des communautés, autorités politiques, voir nations, avec les compagnies des eaux sont de plus en plus violents, voir révolutionnaires comme les émeutes de Cochabamba qui ont conduit à la chute du gouvernement bolivien et l’arrivée au pouvoir du président Moralés.
    Après les renationalisations des entreprises énergétiques, la chose la plus vraisemblable est la renationalisation, ou la nationalisation de la ressource en eau, déjà effective dans un certain nombre de pays.
    En effet, les agissements de Bechtel en Bolivie laissaient voir une seule chose : une entreprise achète la distribution d’eau, majore les prix au maximum en réduisant au minimum les investissements.

  • Nouvelle « guerre froide » en Arctique…

    Nouvelle « guerre froide » en Arctique…

    Polar_map_small_2La fonte des glaces semble esquisser un mouvement de convoitises pour l’Arctique.
    Ce mouvement concerne ses riverains russes, canadiens et zétazuniens, pour une bonne part, sans oublier les norvégiens et danois.
    On part d’un constat, la banquise fond.
    On pourra donc accéder aux grandes ressources fossiles, inaccessibles pour le moment, d’autant que la mer est, dans cet océan, souvent peu profonde (100 mètres).
    En réalité, on prend là aussi ses désirs pour des réalités, à l’image de l’ AIE (agence internationale de l’énergie) qui parait bien idiote désormais avec ses 130 millions de barils/ jours de production en 2020.
    Pour les saoudiens, ce sera 85, et pas plus pendant 15 ans et après le déclin, pour d’autres, c’est le déclin tout de suite.

    Quand aux "experts" de l’ AIE, il faut les voir comme ils sont : des gens ignorants, conformistes et carriéristes.
    Pour l’ océan Arctique, il y a un problème. En effet, si la banquise fond bien l’ été, elle se reconstitue aussi vite l’hiver, et sa surface l’hiver ne diminue pas, loin de là.
    L’exploitation risque donc bien de rester un exploit technique isolé…
    En attendant les bisbilles risquent fort de bien se continuer.
    Et notamment pour la possession des planchers océaniques, la nature ayant eu le mauvais goût de mettre la plupart d’entre eux, côté russe.
    De beaux jours encore, en perspective pour les diplomates !

  • Le pic de tout…

    Le pic de tout…

    ImagesAlors que les saoudiens viennent de le dire officiellement, le pic oil est derrière nous, certains organismes "officiels" comme l’ Agence international de l’ énergie parlait encore il y a peu de pousser jusqu’à 130 millions de barils/ jours de consommation.
    On voit donc la stupidité des gouvernants et de leurs faux nez, les organismes officiels, qui ne représentent que leur désirs, leurs souhaits et leurs envies.
    Le pic oil est là. Bientôt on aura, plus vite que l’on ne croit un pic du gaz. Le pic du gaz est déjà arrivé dans le tiers des pays du monde.

    Certains espèrent rusé. L’uranium est leur espoir. Pourtant le pic de l’uranium a eu lieu il y a 20 ans. Quid de leurs facultés intellectuelles ? La production d’uranium n’augmente pas, et là aussi, on prend visiblement des désirs, pour des réalités.
    Le pic du charbon ? 2020 au plus, en sachant pertinemment que le charbon qu’on va extraire de plus en plus difficilement est une argutie. Le pic de l’anthracite a eu lieu il y a longtemps.
    Alors ? Le pic des ressources minières est largement entamé aussi, le pic des ressources en céréales, et son corollaire, le pic de la population, alors que les organismes officiels nient aussi, là aussi la réalité.
    Une année, le recensement dans trois pays, Iran, Afrique du sud, Nigéria, avait faussé la population mondiale de 40 millions d’habitants.
    Les organismes officiels internationaux, là aussi avait "réévalué" la population d’autres pays pour compenser la baisse. Ou certains indices.
    Par exemple le gouvernement indien soutient que la fécondité par femme est tombé à deux dans le sous continent. Ce qui n’empêche pas les données ONU de le faire ressortir à 3.1…
    Pourquoi ? la négation de la vérité est l’incapacité de sortir d’un discours convenu, de changer un univers mental.
    Pas plus que les arbres ne montent jusqu’au ciel, la production alimentaire n’est extensible à l’infini, ni la production de pétrole, ni les productions minières, ni même la population.
    Mais ici et là, on commence à entendre des voix, qui commencent à poser des questions jamais bien sûr médiatiquement débattues.
    Pourtant la question cruciale est la suivante. Sans énergie fossile, ou avec beaucoup moins, peut on nourrir plusieurs milliards de personnes ?

  • Et maintenant que faire ?

    Et maintenant que faire ?

    LeninePardon à Vladimir Illitch pour avoir plagié sa question de 1907.
    Nous en sommes à 1907. On sait désormais que le pic oil est non seulement inéluctable, mais déjà là.
    Certaines mesures manient la suffisance et le ridicule.
    A voir, au salon de l’automobile ces monstrueux 4 X 4 hybrides qui ne consomme "que" 11 litres au cent…
    Un tel éloignement des réalités du quotidien de tout un chacun est il admissible ?
    Quand, pour un certain nombre le principal problème c’est de boucler la fin du mois, et de manger, même dans nos pays "riches".
    Il n’est pas étonnant que les "Big Three" US s’effondrent sur leur marché interne.
    Mais, où est la démarche claire et logique ? Nulle part, pas davantage chez Renault où le succès des voitures populaires genre Logan, s’est fait contre le constructeur, comme pour rappeler le succès de la 205 dans les années 1980 : contre le réseau Peugeot, les concessionnaires préférant vendre les autres voitures, à plus grosse marge pour eux.

    Encore ne s’agit il que de l’erreur fréquente de constructeur : vouloir vendre cher, à des personnes qui demandent quoi ? Des automobiles fiables et économiques.
    Deuxième point, les fanfreluches. Un quart de la consommation de carburant part en transport aérien. Et en l’absence de subventions aux USA, c’est un secteur qui depuis 2001 se serait retrouvé en état de monopole. Sur les 10 transporteurs nationaux, tous, sauf le dernier serait morts.
    Ce n’est que partie remise. On peut très bien vivre sans avion. Les années 1950, ce n’est pas si loin.
    Exit aussi, le haricot du Burkina Faso, et les pois du Kenya. Les prix les rendent attractifs en production locale. Vivra t’ on moins bien ? Certainement pas.
    Enfin pour le reste, qu’en est il ? Un besoin classique d’investissements,pour la production et la réduction des consommations. Un retour de l’économie dirigée, qui se fait ici est là, par des renationalisations, des ré-instaurations du contrôle des changes suite à la baisse continue du dollar, des taxes qui augmente (même dans le républicain Alaska) devant les profits gargantuesques des compagnies.

  • La problèmatique du PO.

    La problèmatique du PO.

    Les_trs_riches_heures_du_duc_de_berPour la production de pétrole, nous en sommes au début juillet. L’année est bien entamée, et sur le déclin.
    Le constat du magnat du pétrole Boonne Tickens est que l’on en est au maximum, 85 millions de barils jours, et que l’on ne fera pas mieux.
    A partir d’aujourd’hui, ça ne fera que baisser.
    Ghawar, Burgan, Cantarell, Mer du Nord, Romashkino, toutes les nouvelles se ressemblent.
    Toutes les mêmes.

    On entre dans une autre ère, où ce n’est plus la croissance qui compte. Mais la décroissance énergétique. Sauvage ou civilisée.
    Pour Boonne Tickens, l’ajustement se fera par les prix, uniquement.
    C’est là, typiquement le propos d’un homme sans culture, élevé aux USA.
    Bien sûr que non, l’ajustement ne se fera pas que par les prix.
    C’est tout d’abord une question de choix politique. Qu’est ce qui est indispensable ? Le transport de touristes par avion ? La consommation aberrante des USA ? Les deux font déjà 40 % de la consommation mondiale. On a vécu sans transport aérien. On peut le refaire. Tant pis pour les touristes.
    Quand aux importations US, je serais curieux de voir ce qu’il en reste avec une rupture sur le dollar.
    Et puis, il y a une chose merveilleuse qui existait en Europe, il y a peu. C’était le ticket de rationnement.
    Le déphasage des politiques dans tous les domaines va nous sauter aux yeux désormais. Nous étions dans une société d’abondance en occident. Ce ne sera plus le cas. C’est tout. C’est d’ailleurs comme ça pour 80 % de la planète.

  • C’est Officiel…

    C’est Officiel…

    Images_2Beaucoup de choses sont devenues officielles aujourd’hui 16 novembre 2007.
    Le pic oil est arrivé.
    Le dollar ne vaut plus rien, le problème est d’empêcher un effondrement digne du World trade center.
    Cela fait beaucoup de nouvelles pour un seul jour.

    Heureusement que le comique de service, Pascal Lamy est intervenu, dénonçant le "nationalisme énergétique".
    Il lui est difficile de reconnaitre qu’il n’est plus qu’un reliquat du passé, et que, faute d’excédents, on exporte rarement, quelque fut le prix qu’on propose.
    Qu’on se souvienne de toutes les périodes troubles, où des foules en colère bloquaient des charrettes de grains. Pour les charrettes de grain et les camions d’hydrocarbures, ce sera pour bientôt.
    Staline, imitant le Gouvernement tsariste des années 1880, continua d’exporter en pleine famine, comme l’ Irlande libérale de 1847, pendant qu’un million d’habitants mourraient de faim, continua à exporter ses blés. Désormais, les nationalisations sont en cours dans bien des endroits du monde. On referme les frontières