Auteur/autrice : patrick reymond

  • La plus vieille centrale détruite.

    La plus vieille centrale détruite.

    Images_4La plus vieille centrale nucléaire à usage commerciale, celle de Calder Hall, en Angleterre, vient d’être détruite. Elle avait été inauguré par Elisabeth II jeune, c’est pour dire. C’était en 1956.
    Trois ans de travaux ont été nécessaires pour mettre au point l’explosion qui a mis à mal les quatre tours de 88 mètres de haut.
    Déjà, rien que pour ça, on doit dynamiter aussi les budgets EDF destiné au démantèlement.

    Le Royaume uni a été, dans les années 1960, le pays le plus nucléarisé du monde, avant d’être dépassé par la France. 12 semaines seront nécessaires pour débarrasser les gravats et désamianter le site.
    Et ce n’est que la première étape pour la destruction de ce complexe de 167 Km2.

  • Le puit provençal II

    Le puit provençal II

    Images_3voilà justement le genre de problème que je voulais mettre en exergue :
    " les tranchées gratuites se négocient facilement avec le terrassier d’une maison, mais dans ce cas n’esperez pas un miracle au niveau de la profondeur et des contre-pentes … de même pour les puisards ou regards, si pas cher, pas terrible, vaut mieux rallonger un peu. donc même en autonconstruction, comptez au moins 500 / 600 € pour une tranchée "contractualisée" (la gaine, elle, ne vaut quasi rien) et 1000 de regards et puisards "en dur" vous ne regretterez pas ce petit sacrifice une correction à l’article cependant : un puit Canadien doit toujours être ventilé de façon forcé (le puit canadien qui souffle tout seul par convection naturelle est une légende urbaine) donc il y a une consommation, mais d’environ 1/20 eme d’une clim, on peut l’alimenter au fil du soleil avec un panneau"

    C’est bien la gaine le problème. Soit qu’elle émet des substances pas trop saines, soit qu’elle ne perdurera pas, trop fragile.
    En ce qui concerne les regards, effectivement, c’est bien pensé.  On doit pouvoir intervenir facilement  sans se préoccuper  de savoir où l’on tombe. C’est vrai pour la plomberie aussi. Les nourrices sont là pour ça. Un peu plus cher au départ, mais quel confort d’installation.
    Pour les gaines, c’est se condamner à réintervenir plus tôt qu’on ne le croit. Personnellement je doute du bon caractère à long terme de la gaine.
    Deuxième remarque, effectivement on peut sans doute améliorer le puit canadien, mais la convection naturelle était seule existante, il y a mille ans. Mais, la ventilation de manière forcée peut  l’améliorer (pas trop car on tomberait dans l’excès inverse).
    Quand à ne se chauffer qu’avec ça, comme j’ai vu ailleurs, d’accord, c’est certainement possible. Mais spartiate.

  • Matières premières…

    Matières premières…

    Images_8Les matières premières, les métaux, semblent elles aussi avoir atteint un point de décroissance, l’or entre autre aussi.
    Amenuisement des gisements, les "riches", l’étant de moins en moins, et de plus en plus difficile d’accès, au prix de souffrances humaines incroyables.
    Et l’or n’est pas le seul dans le même cas de figure.
    Dans toutes les mines aussi, les petits bras musclés sont peu nombreux désormais.

    On compte davantage sur les machines, et comme le prix des matières premières était très bas dans les années 1980 et 1990, beaucoup de gisements ont été laissés à l’abandon.
    La plupart des métaux  comptent désormais davantage sur la récupération que sur les productions minières "fraiches".
    Pour donner un ordre d’idée, en France on consomme 18 millions de tonnes d’acier par an. 9 viennent de la récupération. On considère désormais, certaines applications (comme une habitation par exemple), comme un "stock provisoire" de tant de kilos de cuivre, d’acier, etc…
    Prélude d’un monde fini ?

  • Le puit provençal

    Le puit provençal

    Images_7J’ai vu quelques articles sur le puit provençal. Intéressant pour certain, mais le coût annoncé dans d’autres (300 euros) est proprement surréaliste.
    Il ne comprenait, il est vrai, que le coût d’une gaine annelé, le coût du creusement est important aussi, et on peut s’apercevoir que le prix des matières, peut être aussi carabiné.
    En effet, le prix (sans la pose, pas gratuite elle non plus), peut avoisiner les 3000 zeuros…

    On le voit donc, dans ce cas là aussi, existe le bas de gamme, le moyen et le haut de gamme.
    L’essentiel est que ce puit, s’il est bien fait est éternel. Le coût est donc réparti pour une utilisation très longue. Bien sûr, il ne faut pas espérer une autonomie avec ce système, mais une économie importante (les 10 premiers degrés), et un hors gel permanent.
    En même temps l’été un rafraichissement bienvenu.
    Evidemment à l’heure du choix et du budget, chacun est libre. Mais il est coûteux aussi de devoir se reprendre 15 ans plus tard. Il vaut mieux prévoir un budget large.
    Un autre avantage : pas de consommation d’énergie (sauf s’il y a une vmc), et coût d’entretien inexistant et l’économie d’une climatisation.

  • Afrique : la pénurie.

    Afrique : la pénurie.

    Images_6Un article un peu ancien (il date du 20 juillet), mais qui décrit une situation assez sempiternelle en Afrique, la pénurie d’énergie.
    Malgré des prix exorbitants souvent, le gaz, les produits pétroliers manquent dans ce continent pourtant largement excédentaire et peu consommateur.
    La production, comme celle de pétrole du Nigéria voisin est exporté, les gains, par l’intermédiaire de la corruption aussi

    et il ne reste à la population que les moyens traditionnels. C’est à dire essentiellement le bois, pas rationnellement consommé aussi.
    Le Nigéria vit aussi sous une économie complètement stérilisée par le pétrole. Celui-ci fait 40 % du pib, et a tué tout le reste.
    Cette situation est d’autant plus paradoxale que l’Afrique est le continent ou les réserves sont encore de bon niveau, que la production augmente. Il faut en tirer la conclusion qui s’impose : la totalité n’est pas à destination africaine. Et cela compris, on voit les causes de la situation au Nigéria. Les troubles s’aggravent de jour en jour, et seul l’habitude ne fait pas appeler cela une guerre civile.

  • Comique européen…

    Comique européen…

    Images_5Les bozos et marx brothers européens ne manquent pas d’air.
    Ils parlent de "sécurité énergétique gazière".
    Ah bon. Tout en prévoyant en 2030, d’importer 84 % du gaz consommé dans l’union.
    Donc le "taux d’indépendance" sera de 16 %.
    Diversification est le mot : diversification des énergies et des fournisseurs, et poussant le comique au plus haut point, contrats à long terme…
    C’est pousser loin la bêtise.

    Un contrat n’engage au fond, pas un état. Il est toujours libre de le dénoncer. L’histoire est pleine de ces contrats qui ne servirent qu’aux WC.
    Alors, on prévoit des stocks, des priorités.
    Mais en réalité, le leurre est complet.
    La solidarité européenne n’existera pas, si l’ Union européenne et l’euro existent encore à ce jour, ce dont je doute.
    Le pays transitaire, de plus des importations s’en emparera en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et quand aux pays producteurs qui n’auront plus d’excédents…

  • Grenelle de l’environnement V : les désaccords.

    Grenelle de l’environnement V : les désaccords.

    Images_4Nous voyons donc les représentants au Grenelle de l’environnement procéder à un échange de vue sur le coût des mesures annoncées.
    Notamment pour la mise au norme des logements. Il est question de 600 milliards d’euros sur 40 ans.
    Les artisans sont contents, mais la question essentielle, qui va payer, n’est pas résolu. 600 milliards, c’est 15 000 à 20 000 zeuros par ménages, soit trois fois le coût des dépenses actuelles par ménages pour l’entretien.

    On voit donc là, un petit peu le manque de vue des intervenants. 20 000 zeuros, c’est finalement peu (500 zeuros par ans, un peu plus de 40 par mois), qui peut être amorti très vite par la diminution des dépenses de chauffage, de consommation électrique et de fluides. Personnellement j’aurais pensé que cela ferait beaucoup plus.
    Pour une maison individuelle :
    – le plus intéressant car éternel si bien fait, le puit provençal : 4000,
    – capteurs solaires thermiques couplés à une pompe à chaleur : 20 000 à 25 000,
    – récupérateur d’eau : 5 000,
    éolienne et photovoltaïque : 15 000,
    Pour le parfait petit écologiste, on en est déjà à 50 000 zeuros, subventionné sans doute.
    L’investissement, car, c’est un investissement : cela procure une économie, sera finalement léger.
    Comptons autrement :
    100 zeuros de chauffage par mois, 50 d’électricité et 30 d’eau, cela donne 180/mois, soit 86 400 zeuros pour 40 ans…
    On est bien dans l’ordre d’un investissement, c’est à dire d’un placement pour rapport financier.

  • Grenelle de l’environnement IV : décarboner…

    Grenelle de l’environnement IV : décarboner…

    Images_4 Purée, même lui il s’est endormi…
    "1. Passer de 9 % à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2020 et viser, si possible, 25 %.
    2. Faire des DOM une vitrine de l’excellence climatique…/…
    3. Amplifier les efforts de recherche et de développement …/….
    Ils ont fait fort…

    à savoir, les Dom sont DEJA le domaine de l’excellence climatique et énergétique, l’objectif n’a donc aucune difficulté… Les Dom Tom sont loin, isolées et coûtent cher énergétiquement, donc pas de problème pour passer à l’après.
    En plus, on va faire de la recherche… Comme si l’on en faisait pas chaque fois qu’il y a problème… Comme si le progrès technique n’existait pas…
    Quand à passer la part des énergies renouvelables de 9 à 20 voir 25 %, je demande à voir comment ? Est ce que c’est réduisant les consommations (c’est possible de le diminuer fortement), ou est ce que c’est en augmentant énormément les productions de renouvelables ?
    Beaucoup de questions, de lieux communs, et pas de réponses claires…
    En somme, au grenelle de l’environnement, ils ont déjà bâti un beau moulin à vent…

  • Grenelle de l’environnement III. La ville.

    Grenelle de l’environnement III. La ville.

    Images_2Ayant eu la sagacité et la sagesse d’acquérir la collection Gaston à prix modique (dépense que je ne regrette pas), ce n’est pas devant elle que je me suis endormi, mais à la partie ville du grenelle de l’environnement.
    , il faut le reconnaitre, ils ont fait fort dans la nullité complète, le commissionnement, la réunionite et la vitrine.
    Là aussi, une culpabilisation des citoyens, sans remise en question du mode de développement. Que le quidam roule en vélo, cela aidera. pendant ce temps, la sauce tomate qu’il achètera dans son épicerie de quartier aura fait assez de kilomètres pour faire le tour de la terre…
    Aussi, verrons nous les opérations théâtrales, certes d’une certaine utilité pour  ceux qui l’utiliseront, comme le vélo urbain, mais d’un effet global marginal, des lieux communs (lutter contre l’étalement urbain), sans penser que l’étalement urbain a été une conséquence de l’organisation et de l’orientation économique.

    Les personnes ayant vécu la période Giscard se souviendront qu’il fallait que tout le monde ait une voiture, croissance économique oblige.
    Lutter pour les territoires, c’est lutter pour un mode de vie. Pas l’habiller d’un cosmétique politiquement correct.
    Il ne faut pas oublier, qu’à l’époque (1974-1981) on a mis en place une organisation du territoire, et que là, on ne voit rien pour revenir dessus. Rien et même pire, aucun constat, aucune idée.

  • Grenelle de l’environnement II. le transport…

    Grenelle de l’environnement II. le transport…

    Images Le monde, ébloui par la performance du Grenelle de l’environnement et que le monde nous envie, vient donc de nous livrer le fruit de ses cogitations.
    (Bien sûr, et en aparté, je ne peux que vous conseiller l’acquisition de l’intégralité de la collection du personnage ci-contre, si bien entendu, vous ne la posséder déjà).
    Allons-Y gaiement :
    – création d’un observatoire des transports (moi je pensais qu’avec les radars, c’était déjà fait),
    – réaliser un schéma national des transports (pour mettre plus facilement les dit radars), pour réduire le fret routier (de plus , en limitant la vitesse des camions à 30 Km/h, le train serait vraiment compétitif), et faire passer le fret non routier de 14 à 25 % du total.

    – rationalisation de l’usage de la voiture, et baisse immédiate des vitesses maximales de 10 km/h sur routes et autoroutes
    etc, … Non, ce machin me donne vraiment envie de dormir.
    Je résume : on se fera une bouf… euh pardon, on réunira des commissions et des sous commissions qui feront des enquêtes et des études…
    Des taxes, bien sûr, et aussi des cerises sur le gâteau pour le gouvernement. On pourra encore taper plus fort sur les automobilistes. Sauf, là aussi, sur les riches, qui ont les moyens de payer les amendes et un avocat, pour rouler toujours avec zéro points…
    On oublie une chose. Le transport est une conséquence de l’organisation économique. Pas la racine.