Auteur/autrice : patrick reymond

  • OCDE et FAO se réveillent….

    OCDE et FAO se réveillent….

    FaoMais pas complétement…
    Les biocarburants pourraient entrainer une forte hausse de s denrées de base  dans les dix prochaines années, selon OCDE et FAO, les prix devant augmenter de 20 à 50 %.
    "Depuis quelques années, l’envolée des prix pétroliers et la lutte contre le réchauffement climatique ont entraîné un fort développement de la production de carburants alternatifs, censés réduire les émissions de CO2: les bioéthanols, issus du maïs, du blé, de la betterave ou de la canne à sucre, ou le biodiesel, fabriqué à base d’huiles végétales."
    A mourir de rire ! Ce n’est pas la lutte contre le réchauffement qui cause leur développement, mais l’envol des prix du pétrole dûe à l’approche du pic-oil, et le plafonnement de la production.

    USA et Europe devraient voir leur production doubler, d’ici dix ans. On met aussi en cause, les politiques de réductions de productions (niaiseux de bureaucrates bruxellois), qui agissent à contre-temps et contre-courant (en un mot idiotes), à l’exemple de la betterave et du marché du sucre, largement subventionné pour réduire sa production alors que le développement du biocarburant à base de canne à sucre raréfie l’offre… La grande machine bruxelloise est lancée sur les conditions antérieures, et tant pis si elle devient inadaptée…
    Les pays développés, eux ne devraient pas trop souffrir de hausses, le produit en lui-même ne représentant qu’une petite partie du prix final. Les niaiseux de l’Ocde, ne se sont pas penchés, sur "l’autre partie" du prix : emballages, transports, manutentions et stockages… Qui contrairement à ce qu’ils disent devrait flamber notablement aussi, car eux mêmes fortement consommateurs d’énergie…
    Les troubles politiques et sociaux déjà constatés, risquent de n’être pas cantonnés aux pays du tiers-monde.

    Source : Afp, Ocde, Fao

  • Electricité : parole aux internautes…

    Electricité : parole aux internautes…

    ArtisansJ’ai trouvé l’intervention d’un internaute interessante, et je me permets de la citer :
    "Bonsoir,
    Naturellement, les changements sont souvent la source de craintes légitimes, en particulier quand celles-ci touchent au pouvoir d’achat ou au confort de tout un chacun.
    Néanmoins, le discours quelqu’il soit ne mérite pas d’être exagéré voire erroné par rapport à la réalité, le tout pour orienter le choix des particuliers face à l’ouverture des Marchés."
    Objections : les marchés n’existent pas. Enron l’a prouvé. La "salle des marchés", était bidon, et n’était ouverte que pour la visite, avec tous les mythes des "marchés", défilement de données, téléphones qui sonnent, etc…
    "Les évolutions des prix sur le Marché Libéralisé ont en effet été importantes pour les grands et moyens consommateurs. Mais en aucun cas, cette envolée des prix n’est due à la Libéralisation elle-même, mais bien aux tensions de marché et au renchérissement des hydrocarbures."
    L’affaire Enron remonte à quand ? C’est une pile d’escroqueries comptables, et ce depuis les libéralisations (1986), en plein contrechoc pétrolier. L’imagination comptable Enronnienne a été grande pendant  15 années. Les producteurs avaient trés bien compris leur intérêt : moins on produit, plus on vend cher,quand à la mise au normes des installations trop vieilles et trop coûteuses : pas question, fermées et non remplacées… Pas la peine, pour quelques jours par an. ça passe quelque temps.

    "En revanche, concernant le maintien du service public, celui-ci restera total, pour être simplement inscrit dans la loi. Il ne variera pas avec la Libéralisation. Pour mémoire, seules les activités de production et de commercialisation sont libéralisées, en aucune manière les activités de transport et de distribution le sont. Ces dernières restent parfaitement régulées.
    Donc pas de problème de "coupures en cascades" à prévoir. En tous les cas pas à cause de l’ouverture des Marchés. Ces missions restent 100 % publiques."

    Si, la concurrence conduit à faire des coupes budgétaires. La première coupe budgétaire, c’est de ne plus, ou moins couper les branches des arbres à proximité des lignes. Pendant longtemps, c’est 100 % d’économies. Puis UN arbre tombe sur UNE ligne à haute tension et met le service HS…C’est ce qui s’est passé, il n’y a pas longtemps pour toutes les grandes pannes…

    "Les analystes, dont je fais partie, parient même sur une amélioration des services au travers d’offres très adaptées au profil de chacun, à des offres d’efficacité énergétique et autres fournitures certifiées renouvelables qui pousseront les consommateurs à mieux consommer et donc moins.
    D’ailleurs, je ne comprends pas bien votre discours, si les prix augmentent avec la libéralisation, c’est bon pour la diminution de la consommation et donc l’environnement ?!?"

    Un bon comptable industriel roule "l’analyste", en  long, large et en travers, comme il le veut…  Voir, écouter, ça ne se fait pas derrière un bureau.  Moi je vois des lignes téléphoniques tombées depuis 1999, et jamais remontées (pas assez rentables),  je vois des arbres qui poussent prés des lignes.  Un  jour il y aura un aléa qui fera tout disjoncter… Et l’industrie, c’est un flux constant d’investissement. dégager une rentabilité (fictive) c’est à la portée du premier C…ard venu : il suffit d’investir A MINIMA.
    Pas besoin de payer des Pdg autant pour faire ça, un smicard en ferait autant.

    Un bon comptable, pratique aussi "l’état de rapprochement", et pas seulement bancaire. L’état de rapprochement peut se pratiquer sur tout. Auditeurs et analystes, eux, doivent présumer bonne les données…On les vérifier par d’autres données, qui peuvent être tronquée aussi, jamais sur le terrain…

    "Ceci étant il est évident que le Marché Libéralisé est bien plus soumis à la volatilité des prix que ne l’est le Marché Réglementé, à la hausse comme à la baisse.
    J’ajouterai enfin ceci, ne nous trompons pas de débats, l’énergie sera inévitablement à moyen (probablement) et long (très probablement) termes de plus en plus chère en raison de deux problèmes majeurs :
    – la raréfaction des ressources naturelles ;
    – le dérèglement climatique.
    A l’origine de ces 2 maux la consommation énergétique frénétique de notre civilisation depuis plus de 100 ans.
    Il faudra s’y habituer, quoiqu’il arrive."

    On pouvait trés bien réduire les consommations depuis plus de 20 ans, c’est une décision politique aui a décidé le contraire. Contrairement à ce qui est dit, il y a l’autre alternative : le rationnement. C’est une politique aussi terriblement responsabilisatrice et efficace, comme on l’a vu en Iran récemment. L’augmentation des prix, c’est dire "salaud de pauvres"…

    "On pourrait attendre d’un blogger averti comme vous un peu plus "d’horizon" dans les mesures proposées
    Pour rappel : le coût de l’énergie pour un foyer c’est Conso (kWh) * Prix (c€/kWh).
    Diminuer le facteur de deux réels non nuls et positifs revient à diminuer au moins l’un des deux. Pourquoi ne pas plutôt s’atteler à la consommation ? Militez pour la détaxe des produits et services permettants des économies d’énergie (type économiseurs en eau, lampes basse conso, etc).
    Espérant avoir alimenté positivement le débat,
    PS : pour exclure tout malentendu, je ne travaille pour aucun fournisseur, ni historique, ni alternatif.
    PS 2 : pour plus de détails sur l’ouverture des Marchés, des contributions sur le blog en lien et cette excellent explication du cabinet SIA Conseil http://energie.sia-conseil.com/?p=586 (pour qui je ne travaille pas non plus).
    Bien à vous,"

    Effectivement ; un coût, c’est une quantité par un prix, mais nos hommes politiques, soucieux de justifier leurs centrales nucléaires, se sont bien gardés depuis 20 ans de toute mesure qui puisse frapper Edf. Et maintenant, on dit : c’est fini ? Because, le réchauffement climatique ? Le réchauffement climatique est plus AUSSI une instrumentalisation politique... Mais on s’est bien gardé de dire qu’il faudrait réduire la Quantité Q, pour ne  pas voir le total propulsé par la variable P (prix).
    La responsabilité des hommes politiques est écrasante…

    Je vous remercie de cette intervention, qui je n’en doute pas est de bonne foi, mais refléte un peu trop les données officielles et la propagande dominante, et pas assez la réalité… La maison Potemkine… Le défaut de l’analyste est le défaut de l’auditeur : pas assez de connaissance réelle, et trop d’écoute de la "vérité" officielle…

  • l’Aïe rêve debout…

    l’Aïe rêve debout…

    OcdeL’agence internationale de l’énergie rêve debout. Elle espére voir une amélioration des capacités de raffinage US. Déjà utilisées à 90 %, ou presque, celle-ci ne peuvent faire plus. Un taux si élevé dans l’industrie ne peut être élevé encore, si ce n’est par la création de nouvelles raffineries (que personne ne veut faire), et encore, faudrait il dix ans pour que cela soit efficace. La crise du raffinage est de plus mondiale. Là aussi, personne ne veut investir dans l’inutile.
    Les cours du pétrole brut ont dépassés aujourd’hui 4 juillet 2007, les 73 dollars.

    Mais ce ne sont pas les stocks de pétrole brut qui pose problème, ce sont les stocks de produits raffinés. Gonflement de la demande (chinoise, indienne, mais aussi US), plafonnement de la production de pétrole brut, dégringolade des produits légers, au profit de pétrole lourds et souffrés, difficile à raffiner…
    En réalité, l’AIE bute sur un mauvais principe. Le principe, principalement US qui dit : "consommer, nous trouverons toujours une solution", patine désormais sur les limites de production. Au lieu de sangloter sur un monde perdu, celui des énergies éternelles, la deuxiéme partie de la machoire qui nous ensére n’est pas évoqué. La baisse des consommations, suite, par exemple à la politique d’économies d’énergies (1975-1985) a montré son efficacité. Mais elle signifie aussi la mise à mort de certains lobbys.Cratie
    Comme le montre le schéma, on voit que tout n’est pas simple. On peut aussi y rajouter la composante "electronucléaircratie française", ainsi que bien d’autres avatars locaux…

  • Turquie : Konya surexploitée…

    Turquie : Konya surexploitée…

    TurquieLa surexploitation énergétique, le gaspillage est source de bien des maux. La région de Konya, dans le centre de la Turquie est en partie désertique, souvent atteinte par des sécheresses. Grenier à blé de la Turquie, elle est aujourd’hui gravement atteinte, plus d’ailleurs par l’intervention humaine, que par les défauts de précipitations. ceux-ci, sont réccurents, là bas, mais aggravés par une gestion aberrante de la situation.
    Certains lacs ont disparus, les puits doivent être sans cesse creusés plus profond, mais le problème n’est pas là.

    Le constat du directeur général des eaux est sans appel  :
    -"les agriculteurs utilisent l’eau de façon inefficace à cause d’une mauvaise éducation". Sous les fenêtres de son bureau, le gazon et les parterres de fleurs resplendissent, arrosés du matin au soir. "Il faut investir d’urgence dans l’arrosage goutte à goutte"
    -les types de cultures utilisées, sont remises en cause : betterave sucrière et maïs, dont on connait l’appétit en eau.
    Une tentative de "tunnel bleu", par pompage dans la riviére Gokcu, permettra d’irriguer 650 000 hectares. Mais, les effets sur la rivière sont redoutés, en même temps qu’on doute de l’efficacité, en effet, une bonne partie de l’eau devrait s’évaporer, tout simplement.
    Là aussi, une gestion en cause, plus que des conditions climatiques… Apprendre à gérer une énergie finie (l’eau) semble plus efficace que de vouloir sans cesse améliorer la ressource…Leçon aussi valable pour la France. On voit, dans bien des endroits que la destruction des zones humides crée des problèmes en période séche, et on voit, aprés des périodes de drainage, fleurir les réservoirs creusés dans les campagnes, par les mêmes qui les avaient détruits. Aprés tout faire et défaire, c’est toujours travailler…(Mais c’est mieux de travailler utile).
     

  • Mémoire courte…

    Mémoire courte…

    NuceairePétain dit un jour "Français, vous avez la mémoire courte. J’ai la même impression devant l’aéropage, d’experts d’industriels, de décideurs, gens, soi-disant "bien informés" et "au courant des contraintes et des réalités". En réalité, une belle bande de vainqueurs, dans des diners de c…
    En effet, en Allemagne, "le tabou de la sortie du nucléaire vacille"…
    "Les attaques se multiplient en Allemagne contre les objectifs gouvernementaux de réduction des émissions de CO2, que nombre d’industriels et de ténors politiques jugent impossibles à atteindre sans briser un tabou: renoncer à la sortie prévue de l’énergie nucléaire."

    La sortie du nucléaire est d’ailleurs confirmé par le contrat de gouvernement entre SPD et CDU. Qu’importe, le lobby des énergéticiens persiste :
    ""La question décisive du nucléaire n’a pas été évoquée sérieusement aujourd’hui", a regretté au sortir du sommet le patron du géant de l’énergie EON, Wulf Bernotat."
    Je mettrais en rappel, la situation des années 1970 : premier et second chocs pétroliers, qui propulsent les économies d’énergie au premier rang, entrainant une situation de pléthore de production en milieu des années 1980, pléthore qui ne put être "épongé" qu’en renonçant à poursuivre et accentuer cette politique, et  en arrêtant en catastrophe les programmes nucléaires. Quand aux facultés mentales des "décideurs", elles me semblaient à l’époque trés succintes. Pour arriver à caser son jus inutile, Edf donnait des subventions aux industriels de plus de 100 % des projets, à condition, bien sûr d’utiliser l’électricité. Beaucoup d’entreprises ont "profité" de l’aubaine. Elles s’en sont retrouvées ruinées. En effet, Edf se remboursait en 3 ans (on ne donne pas des subventions de ce tonneau là sans arrière pensée). Personnellement j’ai vu un four électrique qui avait été en fonction… UN MOIS… L’entreprise disposant d’une comptabilité analytique, la catastrophe avait été immédiatement arrêtée… Si l’accroissement des ressources énergétiques est en effet plus que douteuse à l’heure actuelle, on sous estime totalement les effets des politiques d’économies (pourtant 1975-1985, c’était hier) et de leur impact, immédiat et à long terme.
    Cette intervention révèle plus les mentalités qu’autre chose : les organismes  patronaux ? Des mendiants caractériels… Pour l’énergie, comme pour le reste… Leur priorité devrait être d’investir, pour préparer l’avenir, donc pour économiser l’énergie. On a vu les effets du lobbying sur les firmes aux USA : déplorable et perte de compétitivité totale, à forte dose, la meilleure manière de se suicider…
    source AFP

  • Viessmann : en passant par la Lorraine…

    Viessmann : en passant par la Lorraine…

    Viesssans sabots…
    Viessmann a ouvert le 28 juin 2007 une usine de production de panneaux solaires thermiques. Aprés une progression de 96 % en 2005, la progression du marché du solaire thermique ralentit un peu (87 %) mais à ce niveau là, cela montre encore un marché en pleine expansion.
    2 chaines de productions, pour un marché boosté par les prix des énergies, et par les subventions. La capacité de production est portée de 240 000 M2 à 600 000 M2 représentant 240 000 capteurs. Dés cette année, la production atteindra 150 000 piéces.

    L’usine de Faulquemont aura donc du pain sur la planche, en attendant que la totalité des toits français soit équipés, ce qui à terme, sera inévitable. Comme l’exportation atteint pour le moment 80 % de la production, on voit qu’on mettra du temps à saturer le marché. Comme d’habitude, le problème est un problème industriel classique. Produire, vendre et installer. Le temps moyen pour la pose de panneaux est court ( 2 jours pour 2 hommes). On voit donc qu’équiper un pays comme la France est loin d’étre un problème insumontable. 30 millions de foyers, pour 4 jours, c’est l’affaire d’une année (théoriquement). on voit aussi le bénéfice en terme d’énergie, de réchauffement climatique que cela apportera…

  • L’UE : adaptation au changement climatique

    L’UE : adaptation au changement climatique

    UeL’union européenne est comme toutes les institutions gargarisées à l’idéologie, prête à dire tout et son contraire. En effet, grâce à la pierre philosophale, le Graal, la sainte relique que constitue "la concurrence libre et non faussée" (amen), source de toute félicité, et dont le non respect voue aux gémonies, aux septantes diables de l’enfer, et pire, au redressement fiscal, tout peut être réglé.
    Et bien non, le réchauffement climatique doit être traité par le politique.

    "la Commission a mis en garde les pays européens contre les incendies de forêts, les vagues de chaleur, les déplacements de populations, la prolifération des maladies et la raréfaction des ressources en eau destinées à l’agriculture, conséquences directes du changement climatique auxquelles l’UE doit se préparer."
    "Le Livre vert ne propose pas de mesures politiques spécifiques, mais ouvre un large débat public sur ce que l’UE devrait faire pour aider les pays à s’adapter à cette situation.
    Le changement climatique devrait avoir un impact sur un certain nombre de politiques européennes, en particulier sur les politiques relatives à l’agriculture, la pêche, l’eau, les réseaux d’énergie et les infrastructures. La Commission a par ailleurs l’intention de développer "de nouvelles réponses politiques" et de considérer l’adaptation dans tous les domaines politiques existants et nouveaux où c’est pertinent.
    Par exemple, la directive cadre sur l’eau ne prend pas directement en compte le changement climatique, et le défi, selon le Livre vert, sera d"’intégrer des mesures de lutte contre le changement climatique dans le cadre de sa mise en œuvre, à commencer par le premier cycle de planification pour 2009".
    "Une partie de la réponse a trait à la nouvelle politique énergétique de la Commission, notamment l’utilisation des énergies renouvelables et le rôle des technologies en efficacité énergétique, qui seront détaillées dans un prochain plan stratégique européen pour les technologies énergétiques (plan SET)."
    Le Livre vert soutient également une plus grande coopération internationale (comprenant le développement), la recherche et l’échange d’informations, et la création d’un groupe consultatif européen sur l’adaptation au changement climatique."

    Comme on le voit, ce n’est, ni plus, ni moins que de la planification, plus ou moins indicative, plus ou moins souple, qui est demandée. La négation de ce que toute l’Europe a fait au niveau agricole, énergétique, structurel. La politique agricole européenne a été forte. Elle est à revoir complétement. Moins de dépenses en eaux, fin d’une politique séculaire relative aux zones humides, et encore accélérée depuis 1958, l’asséchement et la mise en culture. Il est clair qu’à ce niveau là, on a été trop loin, que des réactions locales ont dû déjà avoir lieu, devant les dégâts, et qu’il faut réparer à grand frais, ce qui avait été construit, à grand frais aussi.

    En ce qui concerne la politique énergétique, peut on prendre au sérieux ce qui est dit, si on met en parralléle le grand recours au marché, qui est censé tout régler ?

    Comme tous bons léninistes, les dirigeants de Bruxelles, ont bien du mal avec la réalité… D’ailleurs, ils ressortent les vieux mots la Nep est devenu la Npe (nouvelle politique énergétique).

  • La grande hantise de l’Opep II

    La grande hantise de l’Opep II

    Opep_2La grande hantise de l’Opep est de se retrouver dans la configuration des années 1986. Une progression des ressources, une consommation qui stagne, et un prix qui s’effondre. Toutes les énergies souffrent, dans ces années là. Mais si la configuration n’est pas exactement identique, l’Opep a peur de beaucoup souffrir. Si les capacités de production ont du mal à se maintenir, l’inquiétude se situe dans les marges de manoeuvres.
    En effet, indépendamment des énergies renouvelables, qui se développent, les possibilités sont énormes.

    Et si l’on peut s’attendre à une rétractation de l’offre, la demande risque de chuter encore plus vite, et le continent européen est regardé avec angoisse et effroi.
    Résumons : autonomie des batiments, progrés industriels, seul les transports apparaissent incompressibles, mais encore, la crise iranienne le montre, le changement des circuits économiques, peuvent là aussi être trés rapide. Les indispensables : le ketchup suédois a 50 transports, la patate d’israël, le haricot du burkina, sont trés facilement contournables. Il y a 30 ans, le haricot ne s’importait pas, la patate, c’était du sur place, et les nutritionnistes ne maudissaient pas le ketchup.
    Avec, cette fois, la circonstance aggravante que le continent nord américain n’aura pas la possibilité, cette fois de maintenir son mode de vie, ni même la volonté. En effet, l’esprit d’économie semble aussi y souffler, et il risque d’y souffler d’autant plus fort, qu’il est finalement plus en retard. En économie, on sait qu’un retard se comble à bouchées doubles. 85 millions de barils jour de consommation à l’heure actuelle, autant de production. Des projections parlent d’une contraction de la production de 2 millions de barils par an à partir de 2010. Ce ne sont que des projections, mais les pays producteurs craignent fort une contraction de la consommation plus forte encore, de l’ordre de 3 millions… Ils sont donc trés réticents à investir…
    Et les risques de crise de l’énergie trés forte : aprés un choc pétrolier, un autre contre-choc pétrolier.

  • La grande hantise de l’Opep

    La grande hantise de l’Opep

    OpepLa grande peur de l’Opep transparait régulièrement, par des remarques, qui jamais dites officiellement, mise bout à bout, finissent par peser plus lourds que bien des déclarations officielles. La grande peur de l’Opep, ce sont les économies d’énergie.
    La décennie vieille de 30 ans, celle des années 1970 est emblématique. Le prix flambe, et crée un choc. Différence de culture, d’appréciation, mais aussi de réaction. Les Etats-Unis poussent les feux pour les nouvelles recherches géologiques, et finalement, on trouve du pétrole. La fin des années 1970 est extrémement féconde en la matière. Mais cette réaction demande du temps, l’effet est toujours loin d’être immédiat. Il faut investir, construire. Mais le continent nord-américain a passé la crise en ne changeant pas ses habitudes de vie. Pour la consommation énergétique, le continent est devenu sous développé, archaïque, techniquement parlant.

    Les pays des vieux continents ne sont pas dans la même configuration. Ils sont loin d’avoir les mêmes ressources, d’avoir les mêmes moyens, politiques, financiers et militaires. Ils vont donc remettre de l’ordre (un peu) à l’intérieur. Ils vont réagir "par le bas", en infléchissant la consommation énergétique, choisir une voie diamétralement opposée à celle des états-unis. Ils vont donc investir, pour sauvegarder l’énergie. Etudier des voitures moins coûteuses, des industries moins gourmandes, et -déjà-, le bâtiment va être appelé à faire l’effort le plus conséquent. Et avec succés. La consommation des bâtiments baisse fortement. Et là, l’effet est immédiat. Les économies réalisées se répétent d’années en années. Cela aboutit a une inflexion des consommations. Mais au grand dam des pays occidentaux, d’abord pour une énergie inattendue : l’électricité. La consommation se met à piétiner, à la grande catastrophe des électronucléaires. La consommation qui doublait tous les 10 ans, s’arrête de progresser. Le programme nucléaire est arrêté partout, les énergies renouvelables enterrées, les derniéres mines de charbons européennes liquidées, les prix du baril s’effondre durablement en 1986. Pour 15 ans…

  • Brésil : 25 % d’éthanol depuis le 1°Juillet

    Brésil : 25 % d’éthanol depuis le 1°Juillet

    BresilLe Brésil est passé de 20 à 23%, puis le premier juillet à 25 % d’éthanol dans le carburant. Le prix de celui-ci a en effet baissé de 30 %, et le gouvernement est obligé de soutenir la filiére.
    Le prix des terres agricoles flambe : de 2001 à 2006, 113 % dans l’état de sao Paulo et 160 % dans l’état de riberao preto (couvert à 90 % de canne à sucre). 
    Cette flambée interdit la redistribution des terres et favorise la crise agraire, au profit de la monoculture coloniale, qui a déjà ruiné d’autres régions, qui ne s’en sont jamais remises.
    D’ici 2012, la production d’éthanol devrait passer de 18 milliards de litre à 38. (4 000 000 d’hectares supplémentaires).

    La grogne sociale s’étend, et le mouvement des sans terre à obtenu la réattribution d’une exploitation de 1780 hectares à "l’agriculture familiale", l’expropriation de l’ancien propriétaire a été décidée par le gouvernement suite aux conditions proches de l’esclavage qui régnait dans la plantation.
    Sans aller à des considérations aussi extrémes, il faut quand même rappeler que les plantations de canne à sucre, surtout d’une telle importance peuvent s’avérer terriblement nuisible : terres ruinées et invasions d’insectes. Maux que le Brésil a déjà connu aux temps historiques, l’histoire ne recommencerait elle pas ?
    Le Brésil est connu aussi pour avoir une économie trés cyclique, et trés dépendante de l’extérieur, cycle du café, de la canne à sucre, etc… Qui faisait le pays riche, puis ruiné. Recommencement ?
    Rappelons aussi que si le brésil vient d’accéder à l’autossuffisance pétrolière, c’est tout autant dû au progrés de l’extraction pétrolière qu’à la canne à sucre…