Auteur/autrice : patrick reymond

  • Photovoltaïque : en France aussi… (avec retard evidemment).

    Photovoltaïque : en France aussi… (avec retard evidemment).

    PhotoEn France, il est bien connu qu’on agit toujours de la même manière : on a de brillants chercheurs, dont on se hâte d’oublier trés vite les travaux, on laisse les autres partir premiers, et aprés, on rattrape. Et, c’est effectivement, ce qui se passe pour le photovoltaïque.
    La montée en puissance du solaire thermique se combine à une montée en puissance du photovoltaïque.
    le marché français avoisine les 300 000 m2 pour 210 Mtwh, en progression de 80 %, contre une progression de 150 % dans les territoires et départements d’outre mer, qui confirment leur dynamique.
    Le solaire thermique, beaucoup plus développé, et beaucoup plus compétitif, lui se contente d’une progression de 35 %.
    Mais pour 2007, le record devrait être largement battu. En effet, tous les professionnels du secteur disent le boum extraordinaire et la puissante lame de fond qui submerge le marché.
    20 % de renouvelable en 2020 ? ridicule, ce sera largement battu !

    Comme l’on voit, le problème en France, est toujours la prise de décision par les pouvoirs politiques. La définition d’une orientation, et des budgets. Mais, nos élites, toutes formées dans le même "moule à c…", ont beaucoup de mal à entrevoir les évolutions, et personnes peu compétentes techniquement, sont incapables de les anticiper. Ils aiment, de plus les certitudes. Hors, les certitudes, dans le domaine technique est souvent effet de mode, erreur de demain, en bref, elle n’existe pas.
    Le citoyen, lui, doit se contenter d’attendre que les autorités sortent de leur sommeil comateux, et impulsent la bonne politique, toujours avec retard.
    Mais, comme l’on voit, ni le déclin, ni le retard n’est définitif, à niveau égal de civilisation…

  • Récoltes de céréales 2007 : en expansion MAIS !!!!

    Récoltes de céréales 2007 : en expansion MAIS !!!!

    MaisLes récoltes 2007 de céréales s’annoncent mondialement bonnes, mais avec des situations trés contrastées. L’Inde, la Chine, produsient plus, mais le reste du monde est victime de situation catastrophiques. Catastrophes au Maroc, en Ukraine, en Russie, au Kansas, en Australie. Situations pas vraiment favorables ailleurs. Les bonnes nouvelles se comptent sur une seule main : bonne récolte au Malawi.
    2,095 milliards de tonnes pour les céréales principales (plus 4.8 %) et 1.051 milliards pour les céréales secondaires (plus 7 %).

    Mais, la progression démographique se poursuivant, même à un rythme trés ralenti, l’américanisation des modes de vie ( la viande obligatoire à chaque repas ) et surtout les "bio" carburants (d’autres prennent l’appelation de "nécro"), font flamber les prix des aliments des plus pauvres, et là aussi, comme pour les énergies fossiles, un mécanisme implacable se dessine et se met en place : l’éviction du marché mondial, pays par pays, à commencer par les plus pauvres des plus pauvres. Au risque, ou plutôt, la certitude d’avoir des crises majeures bientôt, et aucun stock pour y faire face.
    Bientôt, aussi, la conjonction des deux crises : énergétiques, avec la rupture des approvisionnements de carburants, fera chuter la production agricole, et créera la crise frumentaire.
    La crise nord coréenne, localisée au départ sera sans doute un trés bon point d’arrivée généralisé : état policier, famine, et pas de voitures dans les rues…

  • Grande-Bretagne : gaspillage…

    Grande-Bretagne : gaspillage…

    BlairA l’image de tous les pays bien doté en énergie, la Grande bretagne l’a toujours gaspillée. Charbon d’abord au 19°et 20° siécle, puis comme le charbon était  "dépassé", le gaz et le pétrole furent gaspillés allégrement.
    Depuis l’ére Tatcher, gaz et pétrole de la mer du Nord ont masqué la déconfiture économique made in GB.
    Aujourd’hui, la production de pétrole a baissé de moitié, celle du gaz est insuffisante, et les importations ont succédés aux exportations.
    Géré sur une optique patrimoniale, les gisements de la mer du Nord auraient duré tout le 21°siécle.
    Le gaspillage a été la rêgle. Selon l’étude de Energy Saving Trust, la Grande-Bretagne est le pays le moins efficace et

    le plus gros gaspilleur d’énergie d’Europe, distancés, sinon ridiculisés par tous les autres pays de taille comparables : Allemagne, Espagne, France, Italie.
    Le surcoût présenterait d’ici 2010 16 milliards d’euros et 43 millions de tonnes de CO2 supplémentaires.
    A la déplétion pétrolière, gazière, à l’abandon d’un charbon qui était rentable, s’ajoute la crise d’un nucléaire ancien, vieilli et obsoléte.
    Le livre blanc de Tony Blair, s’articule sur deux points : économie d’énergie, et remplacement des anciennes centrales nucléaires. 19 centrales, qui furent le plus modernes et le plus gros parc. Aujourd’hui pitoyable, et qui ne pourra au mieux être commencé à être remplacé d’ici 10 ans…
    C’était cela le "dynamisme" économique britannique : gaspillage énergétique, et défaut d’investissement…

  • Utilisation du sous-bois

    Utilisation du sous-bois

    SousboisOn l’a compris, economiser l’énergie est aussi important que de trouver de nouvelles sources d’énergies. Et une source d’économie est d’utiliser les sous bois, pour la production agricole. Vieille habitude, celtique d’abord en Europe Occidentale, mais perdue, dévoyée, et qui est remis au goût du jour, dans de nombreux pays du tiers monde atteint de déforestation. Un bois, en effet n’est pas interdit d’exploitation. Les gaulois, et plus tard les français du moyen-âge y élevaient de succulents porcs de glandée. Trop souvent, exploiter un bois, voulait dire le détruire.   

    D’ailleurs, j’ai vu derniérement un sous bois exploité de cette manière, partie pour élevage, partie pour cultures. Ces bois semblent souvent d’ailleurs, beaucoup mieux entretenus que certaines autres parcelles qui tournent à la brousse. Preuve que les savoir-faire anciens peuvent se perpétuer, et être rentables, même à l’heure actuelle. A l’heure actuelle, 30 % des déforestations ont lieu pour des projets cultures et garnds projets industriels, 60 % pour de l’exploitation sur brûlis par des cultivateurs itinérants, 10 % pour de l’exploitation seulement. Les usages sur brûlis étaient adéquates dans une terre d’un milliard d’habitants, pas dans une terre de plus de 6 milliards. Il faut changer les modes d’exploitations, et le pire, c’est que souvent, on sait le faire, et on a su le faire. La forêt, souvent produit, non pas des produits de grande masse, mais des produits à haute valeur ajoutée.
    Les essais d’utilisation des sous bois, sont le plus avancées en Inde, là, il était vital d’agir. La surface forestière était tombé à 8 % de la surface du pays, et se limitait aux parcs nationaux. Protéger réellement, implique la coopération des populations locales, et donc souvent d’exploiter autrement les forêts, plutôt que de les détruire.

  • Bientôt la famine.

    Bientôt la famine.

    Nogodzone" il est possible, qu’hors temps de guerre, les approvisionnements mondiaux en céréales n’aient jamais été aussi bas, depuis 100 ans, peut-être plus longtemps !"
    La survie de la vie dans les océans se pose avant 2050, et "les systéme alimentaires terrestres se trouvent dans un stress important",
    "nous essayons de nourrir ces personnes en plus, de nourrir un cheptel de bestiaux toujours plus important, et maintenant de nourrir nos voitures, tout cela avec une base statique de terres arables. Personne ne devrait s’étonner  que la production alimentaire ne suffise plus".
    Voila, pour le constat. Depuis 1999, les stocks de céréales sont passés de 115 jours à 53.  Il ne s’agit pas d’un accident, il s’agit d’une tendance lourde. Les crises du 20° siécles et plus largement du 19° étaient des crises plus politiques qu’alimentaires, la crise alimentaire pure (le manque pur et simple) va réapparaitre.

    "les agrocarburants cristallisent bien toute la problèmatique de notre civilisation". Suivre le mouvement améne à la famine, doublée d’une dictature.
    Toutes les nouvelles, partout sont catastrophiques : mauvaises récoltes au Kansas, en Australie, en Ukraine, en Russie. Les autres greniers à grains n’arrivent pas à compenser, et de toute façon, sont eux mêmes victimes de mauvaises conditions climatiques. Sécheresse, asséchement des zones tampons que constituaient les marais, ou au contraire, inondations. Pour le moment, les stocks peuvent compenser. Pour le moment…

    Les crises énergétiques, monétaires, de subsitances, se rejoignent, se conjuguent et s’aggravent, sans équivalent, pour le monde occidental, depuis le début du 14°siécle. La crise énergétique annonce une crise de dépopulation…

  • Données internationales II

    Données internationales II

    AtomeLa Chine, mise, elle sur l’atome. Déjà pour 2020, 40 centrales (40 millions de de Kw) étaient programmées (au lieu de 10 actuelles et 8 millions de Kw).
    En réalité, ce sont des centaines de centrales qui sont prévues par le NDRC, soit 150 réacteurs, devenus 300 en 2050…
    On voit donc l’ampleur du projet. Malgré sa production importante, la Chine n’est plus autossuffisante en la matière. Si le solde des exports/imports est modeste (- 3 millions de tonnes), c’est le signe que malgré les moyens peu regardants, la production chinoise ne suit plus.

    La consommation de pétrole chinoise en 2020 devrait atteindre, d’aprés les prévisions 550 millions de tonnes (11 millions de baril/jour), en augmenation de 230 millions de tonnes, pour une production pétrolière domestique de 150/185 millions de tonnes, importante, mais sans rapport avec les besoins.
    En réalité, là aussi, le manque de réalisme l’emporte, à moins que les essais chinois dans la recherche nucléaire soient couronnées de succés. Ils sont en la matière, il est vrai extrémement actifs, extrémement imaginatifs, et sans à priori, comme en France.

  • Données internationales.

    Données internationales.

    MappemondeLes propos de G W Bush, le sommet du G8, la tension avec la Russie donne aujourd’hui de poser la question énergétique comme elle se présente dans le monde qui compte, c’est à dire celui des grands pays industriels.
    Certains pays, les plus fragiles, les pays africains notamment connaissent déjà les affres du pic-oil. Malgré des prix affreusement élevés, c’est la pénurie, à peine adouci par la contrebande et l’économie paralléle.
    On peut distinguer 3 blocs inégaux.

    – Le bloc en ascension incontestable est le bloc Russie, flanqué de ses alliés d’Asie centrale. Il préfigure un bloc soviétique appelé à se reconstituer, pour une simple et bonne raison : La Russie est gorgée d’énergie, structurellement excédentaire en toutes sortes d’énergies, de ressources miniéres. Plus la crise énergétique sera violente, plus les pays périphériques seront attirés vers l’orbite russe.
    – Un bloc en ascencion aussi, essentiellement parce que son centre de gravité est l’Allemagne, c’est l’Europe. Grâce à l’Allemagne, elle est bien placé sur les énergies renouvelables, et traditionnellement peu doté en ressources naturelles, avec le poids du passé et des crises, le continent Européen est structurellement économe en la matière. Une qualité quand s’annonce la pénurie.
    – Un bloc en crise, l’amérique du nord, écologiquement  grave au Canada (les pétroles lourds de l’Alberta sont terriblements polluants), la surconsommation, des modes de vie (climatisation, grandeur des maisons) et des véhicules risquent de rendre la crise extrémement violente. D’autant, qu’il faut le répéter, les raffineries US sont à bout de course : elles sont au maximum de leur capacités de production, vieilles et faites pour des pétroles légers, hors, les pétroles sont de plus en plus lourds, produisent des huiles lourdes et peu d’essence, accroissant le hiatus avec le parc automobile : trés peu de diesels.
    Mais ici comme là, un point commun : pour des raisons de politique intérieur, jamais les hommes politiques  n’ont enclenché de politiques d’économie d’énergie. Pire, à l’image de J Chirac en 1986, ils ont promu le gaspillage. Et puis le marché réglerait ça. C’est sûr, qu’il risque de le faire ! Et de façon violente. Les hommes politiques en général, n’ont abordé ce problème, pas sous l’angle du réchauffement climatique (ils s’en foutent), mais parce que les ressources fossiles s’amenuisent et qu’ils ont vu le bénéfice politique que certains en retiraient.

  • Le mur droit devant

    Le mur droit devant

    Mur52 opérations de transports. Pour un produit de haute tenue technologique comme le ketchup suédois. Voici un scénario de pic pétrolier.
    – pic pétrolier +2 : tous les pays les plus pauvres sont tombés en panne séche dans des endroits souvents inattendus (Moldavie, Bosnie, Jordanie),
    – PP+3 / La pénurie s’étend : Ukraine, Slovaquie, Bulgarie, Pays baltes, Islande.
    Reconstitution de l’empire Soviétique, cessations des exportations russes vers certains pays.
     – PP+4 extension de la pénurie, Tchéquie, Hongrie, roumanie, en Asie aussi : Bangladesh, Pakistan, Singapour, Philippines, Nouvelle-Zélande, chili, pérou,
    – Empire vénézuélien en Amérique du sud et centrale,    

    – PP + 5 : Irlande, portugal, afrique du sud, thaïlande, Israël, out,
    – PP + 6 : Extension de l’empire soviétique : Gréce et finlande, tombe à son tour dans l’escarcelle, mais restent pays de seconde zone
    – PP + 7 : Annexion de Taï wan, exangue, par la Chine, Pologne, Autriche, Suéde, Bénélux et Suisse à terre,
    le transport routier européen a cessé d’exister,
    – PP + 8 : Corée du sud sans pétrole, le pays est avalé par le nord, dislocation de l’Australie en Multiples états,
    – PP + 10: Inde et Italie out,
    – PP + 11 : Chine en panne,
    – PP + 15 : Seuls les grands pays sont encore approvisionnés : USA, GB, FRANCE et ALLEMAGNE, repliés sur eux- mêmes. La population mondiale s’est fortement contractée. L’état de guerre permanente cotoie des dictatures à la soviétique. En effet, l‘état d’impréparation des états au PP est total, les solutions envisagées (nucléaires) sont idiotes.

  • FAO : L’avenir est dans l’agriculture Bio

    FAO : L’avenir est dans l’agriculture Bio

    Olivier_de_serres L’agriculture biologique n’est pas un phénoméne de pays développé, ni même un phénomène récent.
    Henri IV se faisait lire le "LeThéâtre d’Agriculture et Mesnage des Champs"d’Olivier de Serres. Pour la première fois, une politique de développement à la fois systématique et méthodique était décrit.
    L’agriculture biologique est directement affilié à ces grands ancêtres. L’agriculture industrielle est un dévoiement dû à la "civilisation pétrole".
    En 2006, l’agriculture bio représentait 31 millions d’hectares de surface dans 120 pays et représente une production de prés de 40 milliards de dollars.
    Cette évolution est félicité par la FAO pour qui il est le mode de production de l’avenir (rapport : Agriculture biologique et sécurité alimentaire).
    Les deux forces de cette agriculture est le peu de recours aux carburants fossiles, et le recours à des productions locales (et pan sur le libre échange et la mondialisation).

    La biodiversité est géré dans le temps et l’espace : rotation des cultures (les plus petites surfaces empêchent les grandes invasions d’insectes ) et cultures associées. Utilisation de la main d’oeuvre locale, rupture de l’endettement agricole, réduction des intrants (pesticides et engrais), qui donnent autossuffisance alimentaire. L’agriculture bio a le potentiel de pourvoir à la demande mondiale, avec un impact mineur sur l’environnement, sans OGM et multinationales du grain.
    Un tel cercle de développement avait été décrit dans "Géographie historique de la France" de Xavier de planhol, qui note qu’au 19°siécle certains arrondissements avaient réussis à garder une population exclusivement rurale d’une densité de 80 Personnes/km2, densité assez extraordinaire, sur des micros exploitations montagnardes dans un contexte difficile.
    On peut dire que la Fao réhabilite la politique de Jules Méline : développement local, soutien à l’agriculture, stabilisation de la société, et mise au rencart du libéralisme économique. Notons aussi les difficultés d’appliquer les innovations d’Olivier de Serres : plus de trois siécles.

  • Cours des métaux

    Cours des métaux

    Metaux"Selon Philippe Chalmin, professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine et directeur du rapport Cyclope, il faudra sans doute attendre la prochaine décennie pour que le marché des matières premières retrouve l’équilibre".
    En réalité, le marché des métaux ne retrouvera jamais son équilibre. Quiconque a visité une mine actuelle, une carrière notera que l’équipement est trés étroitement dépendant des énergies fossiles, en général et du pétrole en particulier.

    Moi, la dernière fois que j’ai été à la carrière, ma voiture faisait environ le tiers du pneu du camion de carrière. C’est dire les quantités manipulées grâce aux énergies fossiles. Que la raréfaction du fossile entrainera la contraction inéluctable de la production. Parce que la main d’oeuvre qu’il faudrait pour tirer des quantités équivalentes est colossale. C’est trés simple, il faut compter 1/2 tonne de minerai par employé au pic et à la pioche, et 3 ou 4 tonnes au marteau piqueur. la plupart des mines seront tout bonnement inexploitables. Trop grandes, trop de matiéres à manipuler. Quand aux besoins croissants en pétrole, ils butent simplement sur l’inélasticité de la production. En effet, il est clair qu’elle ne peut plus suivre. De plus, il faut noter que les techniques d’exploitations ont souvent rendus les catastrophes plus ardus. Par exemple, les mines d’uranium, inondées en Australie et au Canada, ces inondations, considérées comme catastrophiques, et qui le sont, sont dues aux tailles des galeries, qui doivent supporter des engins de chantiers colossaux. Une inondation dans ce contexte est trés difficilement maitrisable.
    Toute la chaine sera déstructurée par la pénurie de pétrole…