Auteur/autrice : patrick reymond

  • Appuyez sur le champignon

    Appuyez sur le champignon

    PourritureOn devait au champignon, le roquefort, la pénicilline, on lui devra peut-être un bioéthanol.
    En effet, si l’on sait produire du carburant avec le bois, il faut séparer cellulose (riche en glucose) et lignine (pour le sucre et le faire fermenter).
    Pour le moment, on utilise que le broyage mécanique (coûteux en énergie), mais on étudie au Japon, la propriété lignivore de la pourriture blanche.

    Une fois la lignine détruite, l’irradiation par micro-ondes permet d’accélerer la dégradation. La consommation d’énergie est aussi dix fois moindre.
    Le seul problème sera de produire des champignons en nombre suffisant, et ce sera une technique d’extraction longue. Mais, c’est quand même bien connu en milieu agricole. Il n’y a pas si longtemps, les paysans récupéraient les fruits pourris et les laisser macérer avant distillation. L’ensilage (mis immédiatement sous bâche) aussi produit de l’alcool (le lait est alcoolisé, et les vaches, alcooliques et cirrhosées sont conduites jeunes à l’abattoir), de même, si l’on se promène en sous bois, on perçoit aussi des odeurs caractéristiques…

  • La queue du requin

    La queue du requin

    RequinLa queue du requin est le fruit de plusieurs millions d’années d’expérimentation, et donc, s’avére trés efficace. Sinon le requin ne serait plus.
    Aujourd’hui, on veut utiliser une queue de requin bionique pour produire de l’électricité en mer.
    Une firme australienne (biopower) a étudié la question et se propose de la construire.
    Articulé sur un axe rotatif, la queue suit le mouvement de la mer, et absorbe l’énergie de flux er reflux, il n’y a pas de structures rigides, et en cas de courants trop violent, s’allonge sur le sol.

    Peu de résistance à la force du courant, une emprise réduite au fond des mers, premiers prototypes en 2008, commercialisation possible 2009.
    Les points d’ancrage seront réduits (le socle ne nécessite qu’un série de boulons), réduisants d’autant les frais de génie civil. La production peut théoriquement atteindre de 200 à 500 KW, contre 300 à la plus grande centrale (Hammerfest) existante.
    Il n’y a pas de problème d’énergie, seulement des hommes politiques trop influencés par des lobbys.
    En ce qui concerne les usines marémotrices, celle de la Rance est en France l’usine électrique la plus rentable, et elle est dix fois mois puissante qu’Hammerfest…

  • Voitures « propres » et marché français

    Voitures « propres » et marché français

    Ford_t"Une voiture vendue aujourd’hui, pollue deux fois moins qu’il y a 5 ans". En effet, selon l’Ademe, la moitié (47 %) des véhicules vendus en 2006 sont étiquetés A,B ou C (émettent moins de 140 g CO/ km, la prius de toyota (104g) et la 107 de peugeot (109g) sont les mieux placées.  Sur les 35 premières du classement 14 sont françaises. Rien d’étonnant, la ligne de force des constructeurs français a toujours été la petite/moyenne voiture consommant peu. Les énergivores E, F et G représentent 25 % du marché et sont en recul.

    Dans l’union européenne, les pays privilégiant grosses voitures essence sont les plus polluants, notamment la Suéde, et entre parenthése, les constructeurs allemands sont trés réticents en ce qui concerne les normes antipollutions (la formule est polie).
    D’une manière générale, les marchés de grosses voitures gourmandes déclinent, coût du pétrole oblige, ceux des 4X4 se maintiennent (ils sont élèments de standing social), dans un marché qui, au mieux plafonne, et au pire décline fortement.
    La crise énergétique avance par tâches. Et quand les hommes politique n’impulsent pas de politiques volontaristes, il ne reste plus qu’une alternative au choix : consommer ou non. Mais c’est politiquement intenable…Et l’arrivée logique d’une crise énergétique non contrôlée, c’est la guerre.

  • Le super ministére

    Le super ministére

    ColbertA l’heure actuel, le super président que nous nous étions donné semble patauger dans la panade. On voit désormais le "la" de la présidence sarkozy : une carbonisation rapide.
    Rappelons les points de cafouillage actuels recensé depuis l’élection :
    – des vacances incongrues,
    – une épouse qui ne vote pas, des articles qui ne paraissent pas, entrainant la bronca des journalistes,
    – un nombre de ministéres réduits, insuffisants à payer tous les soutiens,
    – la parité des dits ministéres (dur avec une classe politique à 90 % masculine),
    – l’ouverture, faute politique, qui ne raménera, comme d’habitude que des hommes politiques faisandés, et brouillera les électeurs et hommes politiques de son propre camp. En effet, 53 % des français n’ont pas voté pour Kouchner, ou autres, ils n’ont pas votés contre des 68 ards pour les voir revenir par la fenêtre.
    – et pour ce qui nous intéresse, un "super ministére du développement durable" regroupant "transports, énergie et écologie" (au moins), mais aussi changement climatique, et peut-être d’autres choses, confié à un personnage neuf et irréprochable : Alain Juppé. Comme rupture, il y a mieux, comme ouverture aussi… Là, sarkozy a eu raison : Pendant la campagne, il n’a pas dit qui il prendrait comme ministre…

    En réalité, ce grand ministére verra les poules gardés par les loups et renards :
    – "contrairement aux transports et à l’énergie, l’environnement n’a pas de grands corps d’état : les deux autres feront valoir leurs prioritéssur l’écologie, les arbitrages à l’intérieur de ce grand ministére leur seront encore plus favorables qu’ils ne le sont déjà" (France nature environnement),
    -"les gens venant de l’environnement n’auront aucun moyen de s’opposer aux mines et aux ponts" (Corinne Lepage),
    -"je me suis heurté au poids considérables des lobbys agricole, automobile, pétrolier ou même Edf" (Corinne Lepage),
    à l’inverse pour N Kosciusko-Morizet : "c’est en regroupant sous un même chapeau les grands corps d’état qu’on peut les interesser à l’environnement et les acculturer.
    Je résume : le loup dans le poulailler se met à bouffer du grain… (Moi, la dernière fois que j’ai vu un loup passer en faisant cot-cot, j’ai arrêté de boire).

  • Le temps de diffusion du progrés technique

    Le temps de diffusion du progrés technique

    Leonardje laisse la parole à un internaute :
    "Il semble pointer à l’horizon des concepts qui permettraient de valoriser de façon plus importante le rendement énergétique actuel dans ce domaine de l’éolien avec une esthétique "affinée" de surcroit (voir lien ci-joint). personne ne semble également porter l’attention que mériterait a mon sens ces éoliennes horizontale qui peuvent avantageusement être implantées sur les toits "d’immeubles en zones urbaines" avec une efficacité énergétique et esthétique tout a fait remarquable. ces micros systèmes seraient alors complémentaires des grands champs d’éoliennes qui nous sont promis !"
    Le problème que signale ici ce lecteur, est un problème d’une autre espéce que l’énergie. C’est un problème politique, économique, social et humain, de toutes les époques, et de tous les temps, celui de la diffusion d’un progrés technique, d’une trouvaille technologique, d’un mieux faire quelconque.
    En effet, dans le bâtiment, on peut le dire, le redire et le reredire, ce n’est pas la technologie qui manque, le seul problème, c’est qu’il faut l’appliquer.
    Et c’est là que le bât blesse ;

    La vitesse de propagation du progrés technique, et donc de coexistence entre technologies amenées à disparaitre, et celle destinées à prendre la relève, peut être fabuleusement longue. L’exemple chinois est caricatural. L’empire du milieu, a jusqu’au 18°siécle, tout inventé, ou presque. Et rien appliqué. Le muscle du chinois est moins cher…
    On nous présente la Chine, comme la puissance de demain. Peut être. Mais plus d’un milliard d’habitant vit au moyen-âge.
    L’indifférence du politique, l’absence de politique économique, les faux problèmes (comme la dette), tout est susceptible de freiner cette diffusion.
    Que faut il faire alors ? simple, hideusement simple.
    – Faire connaitre le progrés technique, notamment dans le bâtiment : il y a le DTU, rien de plus simple que de modifier le DTU pour le politique, c’est fait constamment…
    – diffuser ce progrés : donc investir, donc crédits d’impôts, donc prêts à bas taux,
    – ne pas nous présenter l’intérêt des grandes firmes, notamment énergétique, comme "le bien commun", c’est faux.
    – créer des contre-pouvoir, contre lobbys et nouveaux lobbys. On peut, tout à fait créer un lobby du solaire photovoltaïque, ou du petit éolien… Une loi ou deux, suffisent (le dtu aussi)…
    – prendre l’intérêt de 95 % de la population, et non des 5 % les plus riches.
    Et dans nos sociétés assez âgées, il faut mettre aussi en relief, le pouvoir retardateur des seniors : "pourquoi faire ?", c’est courant, comme réaction. Volonté de continuer comme avant, même si tout augmente un peu. Les pensions, ne sont pas globalement mauvaises. Donc il n’y a pas "urgence" à opérer certaines inflexions. Le fioul se paie plus cher ? Pas grave, et ainsi de suite… On apprécie et appréhende le monde, comme au temps de sa jeunesse, de toute façon, vous disent ils, l’énergie, c’est abondant…

  • Relance de la filière à neutron rapide

    Relance de la filière à neutron rapide

    Centrale_nucleaireLe Japon relance la filiére plutonium, de feu superphénix. Pour ne pas reprendre les erreurs du passé, notamment française, des paliers de démonstrateurs à puissance intermédiaire ont été planifié pour 2025…
    – Soit 750 Mw puis 1500,
    – soit 500 puis 1000, puis 1500, ce dernier ne devant être atteint qu’en … 2050. L’avantage de cette filière est une consommation bien moindre qu’une centrale classique (2 tonnes de "carburant", contre 150 pour un réacteur REP),

    La ressource, aussi est plus abondante que pour l’uranium, dont on voit le bout, bien plus vite que les combustibles fossiles.
    On espére une coopération avec la France et les USA, les leaders en la matière, mais on voit clairement, la volonté de prendre son temps. Volonté, il faut le dire qui semble justifié, eu égard aux erreurs du passé, et eu égard à la longueur des temps pour passer de la conception à la réalisation. Au moins, eux, ne prennent pas leurs désirs pour des réalités, et se laissent le temps…
    Le plus gros surgénérateur fait actuellement 280 MW, et les nippons ont eu l’intelligence de reconnaitre les limites actuelles de la technologie, même si la finalité est (TRES) ambitieuse. Mais comme on dit, la meilleure façon de marcher…

  • Biocarburants de bois : à réfléchir ? II

    Biocarburants de bois : à réfléchir ? II

    Photos_021En effet des objections faites au biocarburants bois font l’impasse sur la structure du marché du bois. C’est la pâte à papier, la destination, la plus importante, et dans la pâte à papier, le papier carton. On produit, on emballe et on expédie. C’est bien. (théorie Greenspan).
    Mais terriblement consommateur d’énergie à tous les niveaux. Tellement consommateur, que ce secteur ne souffre pas de délocalisations. Le transport pour approvisionner les usines, pour expédier la production, l’énergie pour la transformation, font que ce secteur souffre énormément du prix de l’énergie. Raison pour laquelle les finlandais construisent l’Epr. Leur spécialisation c’est la forêt, et la pâte à papier.

    Mais, le raisonnement est à cours terme. En effet, tous les renchérissements relocalisent trés vite les productions et font chuter les expéditions. On redécouvre la distance. Et la distance, sans moteur, cela ne se vainct pas facilement. Même chose pour le bois destiné aux chaufferies. Effectivement, maintenant, on peut expédier loin. Ca ne sera sans doute pas toujours le cas. Là aussi, sans moteur, la production ne peut être que locale. Jusqu’au 18° siécle, le commerce ne concernait que les produits de luxe, seul capable de payer des coûts de transports élevés. Dernièrement, j’ai vu quelque chose d’intéressant chez le marchand de plantes : des stocks phénoménaux de pommes de terre de semence. je n’en avais jamais vu autant. Le prix de la pomme de terre a tellement augmenté qu’il retrouve le chemin des jardins et des exploitations. Il n’y a pas si longtemps ? C’était l’inverse, ça n’était pas intéressant ! Trop peu cher…
    Pour en revenir au bois, le seul sens sera la production locale, pour un usage local. Donc, le bioéthanol de bois a de bonnes chances…La mondialisation s’appuie sur trois axes : 2 politiques, le libre échange et la libre circulation des capitaux, et un bas prix de l’énergie. Manque le bas prix de l’énergie, et cela capote immédiatement…

  • Biocarburants de bois : à réfléchir ?

    Biocarburants de bois : à réfléchir ?

    Photos_50Je reviens sur le principe de l’éthanol, fabriqué à partir du bois. J’ai vu un certain nombre d’objections, pas insensées, mais qui, à mon avis oblitéraient une partie du problème de la filiére bois.  En même temps cela me permet de faire connaitre un site, ma foi, intéressant : www.sylvasphere.com,
    et je voudrais traiter les objections qui apparaissent au biocarburant-bois.
    Tout d’abord, l’insuffisance de la ressource. Cela est récurrent à toutes les énergies destinées au biocarburant, sauf peut-être les algues. Ce sont d’ailleurs elles qui ont crée

    le pétrole au cours des âges géologiques. Avec les biocarburants, on peut voir trois hypothéses d’arrivée :
    – France de 1930,
    – France de 1939,
    – France de 1960. Le scénario le plus optimiste est celui de la France de 1960, et donc d’un parc automobile réduit à cette époque. Effectivement, plus on gérera mal la ressource, plus on la réduira, plus, on aura des chances de retomber sur le scénario 1930. C’est la faillibilité des constructions humaines, des états, qui à législation constante, n’arrivent plus à faire respecter le renouvellement de la ressource. C’est le drame de l’ile de pâques, de Nauru, et c’est le massacre des forêts anglaises, au 17 et 18° siécle. Les troubles politiques ont entrainé la disparition rapide. On avait autre chose à s’occuper que de protêger les bois.
    L’autre objection importante, est de nature "Greenspan". En effet, dans les banques centrales, on surveille aussi la consommation de papier carton. Pour une adéquation simple : carton = expédition = production industrielle = transport.

  • Daimlerchrysler : le divorce

    Daimlerchrysler : le divorce

    DaimlerchryslerDaimler vend Chrysler au fond d’investissement Cerebrus. Acheté 36 milliards, il est revendu 5.5, mais Daimler n’en retirera qu’un (dont 300 millions sous forme de prêt à Chrysler). Il garde 19.9 % du capital.
    Comme on voit, la bonne affaire. Les liaisons transatlantiques n’aboutissent qu’à des fiascos retentissant. En effet, la direction de Psa avait donné son idée sur les fusions (aprés sa fusion avec Simca Chrysler, devenu Talbot), il fallait 20 ans pour qu’elle devienne rentable…

    En réalité, ce sont les organisations écologistes américaines qui donnent les clés de la déconfiture des constructeurs nord-américains. En effet, les clients se contentent de voiture plus petites et beaucoup moins gourmandes (En effet, le passage à la pompe est dévastateur). Et sont donc obligés de se rabattre sur des constructeurs étrangers, nippons, notamment.
    Les problèmes des constructeurs américains se ressemblent tous : gamme trop grosse, trop gourmande en décalage trop marqué avec les voeux des consommateurs, un surrendettement, des profits qui se nichaient dans… les prêts bancaires, notamment immobiliers…
    Bref, on voit donc le triomphe de l’économie de marché…

  • Etats-Unis : aggravation de crise

    Etats-Unis : aggravation de crise

    RaffineriePhoto : interet-general.info

    La crise de l’essence s’aggrave aux USA, suite à l’arrêt de raffineries (Delaware et Texas), dans un contexte de stocks d’essence tendu.
    En effet, traditionnellement les stocks se reconstituent en début d’année et se dégonfle en saison des voyages. Le problème général n’est pas seulement un problème étasunien, mais un problème mondial. D’aprés plusieurs sources, le problème de sous-investissement dans les raffineries est chronique et mondial (mais maximal aux USA). Pour les compagnies pétroliéres, il est en effet complétement inutile d’accroitre les capacités… (On en tire les conclusions qu’on veut).
    Ensuite, ce problème de sous-investissement est aggravé par la baisse de qualité des huiles extraites. La préférence aussi des USA pour l’essence aggrave le problème (surplus de gazole et manque d’essence), enfin, la situation en afrique s’aggrave (qualitativement aussi, les bruts africains sont excellents).

    Les états-unis avaient réorientés leurs achats vers l’afrique de l’ouest, mais des problèmes disjoints viennent de converger : la saisie de cargaisons pétrolières congolaises, a brouillé Washington et le Congo, les troubles récurrents au Nigéria, ont connus une poussée, entrainant une poussée du cours du Brent. A l’heure actuelle, il est piquant et cocasse de voir les USA dépendre essentiellement d’un gouvernement marxiste (l‘Angola), pour son approvisionnement en brut. Il faut aussi rappeler que les USA connaissent un double problème : des stocks de brut bien remplis, et des stocks de carburants qui se vident inexorablement…