Auteur/autrice : patrick reymond

  • Le Grand Jeu : victoire totale

    Le Grand Jeu : victoire totale

    ViergedekazanVictoire totale de la Russie dans le contrôle des matières premiéres d’Asie Centrale. Il ne faut jamais jouer au échec avec eux, ce sont les rois. Les présidents de Russie (V.Poutine) de Kazakhstan (Nursultan Nasarbaïev) et surtout Turkméne (Gourbangouly Berdymoukhammedov) sont arrivés à un accord pour l’exportation des combustibles fossiles, pétrole et gaz. L’accord Kazak était considéré comme évident, seul l’accord turkmène était plus douteux.
    Cette actualité officielle en réalité, n’est qu’une politique d’annonce, et le grand jeu des occidentaux, piteux. En effet, pour toute personne informée (surtout pas à haut niveau), les travaux d’infrastructures prévus sur la mer Noire indiquaient des exportations massives par cette voie.
    Il est toujours curieux de voir les chancelleries se trompaient ainsi. La dernière manoeuvre étant les oléducs prévus en Europe de L’est.

    En plus de l’accord sur les gazoducs, les 3 présidents ont signés un accord sur la reconstruction de ceux existants, et l’accroissement de leurs capacités. En effet aucun nouveau gazoduc n’avait été construit depuis la fin des années 1970 au turkménistan.
    En la matière, on peut noter l’amateurisme, le défaut de renseignement, le conformisme et la suffisance des occidentaux en général et des américains en particulier. En effet, le résultat était connu d’avance (on engage pas, à la légère, les travaux d’infrastructures prévus en Russie, sans accord de longues durée), notamment dans de nombreuses firmes d’engineries. De plus, ces travaux n’avaient même pas un caractère secret.
    En occident, on devrait donc réellement se poser la question de connaitre l’utilité de leur services de renseignements. C’est d’ailleurs, parce que peut-être, absolument rien n’était secret, qu’ils ont été surpris…

  • Toujours le grand jeu…

    Toujours le grand jeu…

    Europe_de_lestLes présidents polonais, ukrainien, lituanien, géorgien et azéri, se sont mis d’accord sur un projet d’oléoduc (partiellement déjà existant) reliant Gdansk et Odessa.
    La réplique n’a pas tardé, c’était la visite de W Poutine au Turkménistan et au Kazakhstan.
    En réalité, on peut douter de la solidité de raisonnement, voir la solidité d’esprit de certains.
    En effet, les états du Turkestan ont tendance à revenir sous le giron russe, dans un certain lien de vassalité adouci.
    En vérité, la vassalité d’un état enclavé est toujours grande. Il dépend toujours de celui qui lui assure le débouché sur la mer, et les exportations.

    Evacuer le gaz et le pétrole du turkestan, par le sud, serait de construire oléoduc et gazoducs, par l’Iran (hostile au USA) et l’Afghanistan (c’est la M…), à l’est par la Chine (les peuples de l’ex Urss voient ce qui arrivent à leur cousin du turkestan chinois). La dernière carte occidentale, en l’occurence, n’est même pas jouable. Faire passer, dans le Caucase du sud, région troublée, des oléoducs, gazoducs, dans un corridor plus qu’étroit, facilement fermable, c’est donner les verges pour se faire battre…
    Etonnant, donc…
    L’esprit de la détente avec la Russie, des relations apaisées, ne viendrait donc pas à l’esprit des hommes d’état occidentaux, et à leurs acolytes de l’est…

  • Edf : fusion avec RWE ?

    Edf : fusion avec RWE ?

    RweDes rumeurs courent d’Opa d’EDF sur le numéro deux de l’énergie allemand RWE.
    Edf dispose de 45 % de l’électricien allemand EnBW. Dans le cas d’une fusion avec RWE, Edf devrait renoncer à cette participation.
    Bien sûr, tout le monde dément comme d’habitude.
    On a là, au plan énergétique, une non-nouvelle. C’est simplement la tentative d’une firme énergétique de renforcer sa position oligopolistique.

    L’union européenne ne manque pas de fusions en la matière. Pas plus tard qu’en Avril, Enel, EON et ACCIONA se sont partagés Endesa en Espagne.
    Leur but est de recréer le communisme (le monopole) sous une forme privatisée.
    Mais ces aventures ne sont pas exemptes de risques, la déconfiture d’Edf au Brésil et en Argentine a été phénoménale. Plus prés de nous, on se souvient de la fusion Daimlerchrysler (acheté 36 milliards de $), que Daimler aimerait dissoudre (pour 4 milliards), soit en perdant des sommes phénoménales.
    Cela relativise beaucoup l’importance (soit disant vitale) des plans sociaux qui pourraient arriver dans ces firmes…

  • Eolien : doubler la capacité d’ici 2010

    Eolien : doubler la capacité d’ici 2010

    MoulinLa capacité totale de production électrique atteindra 150 Gigawatts en 2010. En 2006, la capacité était de 74 GW. La part de l’Europe diminue, ainsi que son taux de croissance.
    72 % du potentiel en 2004, 51 en 2006, 44 en 2010 pour une capacité totale de 82 GW ? (Cela ne donne pas tout à fait le même taux ?).
    Le taux de croissance sera le plus important en Asie, (surtout en Chine et Inde),  suivi par l’ Amérique du nord, et par Amérique du nord, il faut entendre surtout USA.

    Des leaders régionaux apparaissent, dans d’autres parties du monde, Egypte et Maroc, notamment. Mais il faut prendre en compte surtout que l’Europe est un petit continent qui est par ses leaders espagnols et allemand, parti premier, et arrive à de bons résultats, malgré un potentiel moins important que les grands pays.
    C’est aussi une prime au développement vertueux, il n’y a donc aucune surprise dans le fait que le Maroc, soit, par exemple un pays leader aussi. Il développe, avec succés, depuis longtemps déjà l’énergie photovoltaïque. Vu la géographie marocaine, sa large façade cotiére, le développement devrait être aussi important.
    La capacité de production atteindra (2010) 82 GW en Europe, 31 en Amérique du nord, 35 en Asie.

    Source : Paris Afp

  • Gore is gore

    Gore is gore

    Al_gore_2Buenos Aires, afp.
    Al Gore vient de dresser un tableau apocalyptique de l’avenir climatique. "le réchauffement climatique n’est pas un problème politique, c’est un problème moral, un problème de survie".
    Première erreur et non sens, le réchauffement climatique, est bien la conséquence d’une politique, celle qui lie politiciens et firmes énergétiques.
    Deuxième erreur, ce n’est pas un problème moral, c’est un problème bien palpable.
    Gore dit que la montée des eaux d’un mêtre créerait 100 millions de réfugiés, et de 6 mêtres, 400 millions. En réalité, plus, car il y aurait destruction de terres agricoles de grandes valeurs.

    D’ailleurs, Gore se contredit : "Tous les moyens sont à notre disposition pour inverser la tendance, à l’exception de la volonté politique".
    C’est donc bien un problème exclusivement politique.
    – On sait ce qu’il faut faire,
    – on dispose de la technologie,
    – y a qu’à… Mais, il faut que la classe dirigeante, en générale, rompe des liens contre nature de consanguinité avec les firmes énergétiques.
    Finalement, Gore arrive à la même conclusion que le GIEC. On peut faire beaucoup, réduire au maximum, mais si on ne le fait pas, cela coûtera trés cher, à tous les niveaux… Par contre, en agissant maintenant cela ne couterait même pas trés cher.

  • Onu : les villes problèmatiques

    Onu : les villes problèmatiques

    OnuL’urbanisation est inséparable du réchauffement climatique.
    Le rapport de l’Onu concernant les villes vient d’arriver ; les villes sont le coeur et la solution du problème du réchauffement. Avec 50 % et bientôt 75 % de la population mondiale, il faut enfin créer un développement urbain durable. 80 % des gaz à effet de serre provient des villes, la moitié par le transport, l’autre moitié par l’énergie utilisé par les bâtiments.
    Efficacité énergétique pour les transports, comme dans la construction et la vie des immeubles…

    L’énergie doit être accessible aussi aux plus pauvres, dans l’efficacité. En réalité, cette étude ne met pas le doigt sur la responsabilité des transports collectifs urbains. En effet, ce sont eux qui, à travers les compagnies ferroviaires, les transports en commun, ont permis les concentrations de population.
    Un cercle vicieux qui s’est crée, mais aussi peut se détruire trés vite. En effet, toutes les constatations montrent, dans le tiers monde, un abandon rapide des villes par la population, en cas de troubles qui rompent les approvisonnements de carburants. leçon à méditer pour le pic oil. Les villes actuelles sont aussi le fruit du pétrole. Malheur à elles en cas de rupture du cordon…

  • Tony Blair : départ sans gloire

    Tony Blair : départ sans gloire

    Tony_blairphoto : intérêt-général.info

    Tony Blair va s’en aller, flamboyant au départ, sans gloire aujourd’hui. Il est curieux de constater que sa carrière a suivi celle des champs gaziers et pétroliers de la mer du Nord. En gros, il s’est comporté comme un mauvais rentier : se contentant de dépenser la rente, qui avait le tort de ne pas être viagère. D’ailleurs, tant que la rente a été importante, il n’a pas eu de gros problèmes. Il faut aussi en conclure que son successeur devra numéroter ses abattis. En effet, les ressources de la mer du Nord ont masqué toutes les erreurs, acheté tous les manques. Maintenant, il faudra donc faire une vraie politique, en période de crise énergétique : pétrolière, gazière et électrique, lancer en urgence une relève qu’on aurait pu préparer depuis longtemps.

    Le gaz a été épuisé particuliérement vite (les gisements administrés avec sagesse auraient duré longtemps), pour un usage (la cogénération électricité/chauffage) pas forcément indispensable. Le "marché " du gaz, alimente aussi le mécontentement désormais. Sans approvisionnement sûr (les britanniques s’alimentent sur les marchés spots, et non par des contrats à long terme), qu‘ils paient horriblement cher, les citoyens ont vu leur facture électrique multipliée par deux. Désormais, l’heure est à une politique : investir, à long terme, dans l’éolien, des capitaux considérables. Il est vrai que la ressource est considérable (surtout off-shore). De plus, si nos politiciens français s’alarment des déficits extérieurs, la balance commerciale britannique est plus une caricature, qu’une donnée sérieuse : – 120 milliards, et sans l’énergie – 160 milliards d’euros…

  • Allemagne : excédent toujours

    Allemagne : excédent toujours

    Drapeau_allemandAlors que le capitalisme anglo-saxon s’enfonce dans les déficits extérieurs, dans l’effondrement de l’investissement productif, qui atteint, là aussi des niveaux de ridicule jamais encore vus, même à la période pré-révolution industrielle, l’Allemagne et le capitalisme rhénan affichent des records, pratiquement chaques mois.
    Il est curieux d’abord que nos Jt préférés nous présentent d’ailleurs les pays ultra-excédentaires comme "attardés"et ceux ultra-déficitaires comme "dynamiques".

    Le dynamisme de production est allemand. Sa spécialisation ancienne (la machine outil et l’équipement industriel) fait que ses productions sont sans égales dans le monde, donc, indépendantes du prix, mais sa spécialisation nouvelle (les énergies renouvelables) marche aussi trés fort. A tel point que les firmes germaniques n’essaient pas de développer des nouveaux produits, car elles n’arrivent pas à faire face aux commandes de leurs produits précédemments développés. C’est le cas d’Enercon, fabricant d’éoliennes, qui a décidé de mettre "sous le coude", la recherche et la fabrication d’éoliennes off-shore. Le manque de main d’oeuvre, à tous niveaux, dans la construction, et à la production, explique cette carence. (Qui a dit qu’il fallait flexibilité et précarité ?)
    Les exports se chiffrent à 84 milliards d’euros, les imports à 65.5, l’excédent est de 18.5 milliards.

    Autre différence KOLOZZALE : l’investissement industriel. Alors qu’il s’effondre dans les pays anglosaxon, il flambe au Japon et en Allemagne.

  • Matières premières : la flambée

    Matières premières : la flambée

    Cuivre_2 On s’arrache les matières premiéres minières au prix fort, et à des volumes impressionnants. On produit beaucoup, comme jamais, mais jamais la demande n’a été aussi forte.
    Plusieurs causes :
    -l’équipement des pays comme Chine, Inde, Russie, Brésil, et vu leur taille, les besoins sont énormes,
    -l’effondrement du cours des matières premières dans les années 1980, 1990, qui a vu s’effondrer aussi l’investissement productif,
    -l’utilisation à grande échelle de carburants fossiles dans les mines (on utilise beaucoup moins les petits bras musclés),
    -la méfiance de plus en plus accrue à l’égard du US $,

    à l’heure actuelle, il ressemble de plus en plus au mistigri dont tout le monde se débarasse, et cela entraine flambée des cours dans l’économie réelle,
    -les politiques monétaires (FED, BCE, BOJ), plus qu’accommodantes. A l’heure actuelle (où l’on parlait en France du caractére INSUPPORTABLE de la dette), la planche à billet tourne à plein régime…
    Areva cherche de l’uranium… à Bruxelles, au musée royal de l’afrique centrale . En effet les explorateurs avaient, au 19° siécle ramené beaucoup d’échantillons de toutes sortes, de cartes, en bref de renseignements divers, qui s’avérent précieux aujourd’hui.

  • Grodz et Guelatz inc II

    Grodz et Guelatz inc II

    Anthracite30 usines électriques (thirty dirty), produisent 393 millions de CO2 (10 % du total de l’union européenne), d’aprés le classement établi par WWF. Parmi elles, douze utilisent le lignite, 16 le charbon, une le gaz et une du pétrole lourd. Pour l’ong, les groupes qui utilisent ces centrales pourraient faire de gros efforts (ils en ont les moyens), et devraient y être contraint, législativement.
    "on ne peut tolérer un secteur énergétique où c’est le plus sale qui devient le plus riche".
    L’Ong propose de coupler les aides, à la réduction des émissions, et le systéme des quotas de CO2 devra être plus contraignant.

    Néanmoins, vu le développement attendu de l’électricité éolienne, photovoltaïque, on se demande, s’il y a réellement une volonté des firmes d’aboutir (en fin de compte, ce qui est le moins cher est de fermer l’usine).
    Parmi ces trente, dix sont britanniques (mal entretenus et souvent hors d’âge), on retrouve les problèmes récurrents de non-investissement, caractéristiques des pays anglo-saxons ; dix sont allemandes (ils misent désormais sur autre chose que le charbon), 2 grecs.
    Le pays le plus utilisateur de houille à destination de la fabrication d’électricité (la Pologne tire 92 % de son électricité du charbon), n’est pas spécialement le plus polluant. La Pologne dispose en effet de charbons de bonne qualité, l’Allemagne de la lignite).