Auteur/autrice : patrick reymond

  • Freiner la déforestation

    Freiner la déforestation

    Photos_52Freiner la déforestation, revient à réduire notablement (12 % environ), le volume des gaz à effet de serre, selon le GIEC. Le but est complexe, et le GIEC plaide pour la déforestation des seules zones à haute valeur agricole.
    Mais cette tâche est ardue. Souvent on a su, ce qui fallait faire pour améliorer l’économie locale, augmenter la production, sans savoir comment le faire. Parce que, ce qu’il fallait faire allait à l’encontre des survies immédiates des population.
    Quand Olivier de Serres (1539-1619) écrit son "Théâtre d’agriculture et ménage des champs", son livre obtient un grand succés, et son application généralisée attendra trois siécles et le 19° siécle.

    La raison ? La réorganisation de la production dans son propre domaine a été faite à une époque de guerre civile, et sa population avait fui.  Il fit (facilement ) table rase de tous les usages anciens, notamment la vaine pâture, dont dépendait beaucoup la survie des plus pauvres. L’époque pré-révolutionnaire, fut époque de grandes tensions, car la bourgeoisie, les nobles voulaient créer des prairies permanentes. Bien sûr, le progrés était évident, mais le souci des petites gens étaient qu’ils ne pouvaient pas céder sur ce point là. Même souci pour les bois. Lois drastiques, impitoyables souvent, application féroce, rien n’y faisait. Il a fallu en France le 19° siécle, l’apprentissage, par les agents des eaux et forêts, de l’art de la négociation avec les populations locales, des budgets, l’acceptation d’échecs par les pouvoirs publics, qui, on le sait, sont infaillibles…
    Là aussi, l’équation est simple, elle est partout politique. penser global, agir local, mais on peut faire de grandes choses, pas forcément avec beaucoup. D’autant qu’en général, les populations, n’ont pas un a priori contre la préservation de la forêt, mais plutôt une question : "comment faire ?". Une fois crée le cercle vertueux, les mêmes populations qui détruisaient les forêts, se mettront à les protéger avec ardeur.

  • Changement d’époque.

    Changement d’époque.

    Cuve_eauLe changement d’époque est palpable. Il n’y a pas si longtemps, on ne récupérait l’eau pluviale que pour les jardins ouvriers, et quand ils étaient pris en charge par une municipalité, ou une association, on se dépêchait de tirer un réseau d’adduction d’eau, de civiliser ces cabanes sauvages et d’édicter un réglement pour plus ou moins l’interdire.
    Plus prés de nous, il y a quelques années, premiers pionniers qui se débrouillaient avec n’importe quoi, et passaient plus ou moins pour des originaux, des marginaux, des écologistes. Des gens bizarres quoi. Puis, en réfléchissant, la bizarrerie est apparu calcul économique (quoi ! 100M3 à l’année ? ça représente bonbon ! à x roros le m3 ! amorti, en deux ans ?). Surtout ici, en Auvergne, avec une réputation économe. Ecologiste, c’était mal vu, radin c’est beaucoup mieux (il est des NÔTRES). Pour résumer, ça, c’est beaucoup mieux compris, et cerise sur le gâteau, lutte des classes aidant, beaucoup de personnes aiment bien saborder le chiffre d’affaire des grandes compagnies d’eau…

    Aujourd’hui, changement de décor complet. Gamme complète de produit de récupération (en kit), il n’y a plus qu’à monter, et celui qui persiste à être branché sur le réseau pour certaines utilisations (wc notamment), c’est çui-la (comme on dirait dans la guerre des boutons), qu’est devenu le vilain… Le gaspilleur, le Wouliganne…
    Alors résumons :
    Wouliganne : type qui fume, roule en 4X4 et ne récupére pas ses eaux… Un cas grave…

  • Greenpeace allemagne : tous complices

    Greenpeace allemagne : tous complices

    AllemagneGreenpeace allemagne dénonce la collusion entre groupes énergétiques et hommes politiques. Les frontières entre les deux mondes s’avérent poreuses. Les firmes servent en effet de maisons de retraites (fort bien payées) aux hommes politiques étalés par le suffrage universel. 28 hommes politiques sont passés directement dans le secteur de l’énergie, dix parlementaires et 22 élus des lands ont une activité conjointe à leur mandat dans le secteur de l’énergie.

    Quatre producteurs se partagent 80 % du marché, reconstituant un oligopole. Ces porosités, ces connivences rendent les hommes politiques un peu trop réceptifs aux intérêts des firmes énergétiques. Elles concernent tous les partis, les syndicats aussi.
    La réduction des gaz à effet de serre, particulièrement est particulièrement favorable aux firmes et particulièrement bon marché (3 euros la tonne de carbone).
    Le problème est avant tout politique. Les libéralisations n’ont constituées qu’une étape sur la reconstitution des monopoles (le communisme) sur une base privatisée. Et les firmes se contentent d’acheter les hommes.

  • Kazakhstan : cap sur la Russie

    Kazakhstan : cap sur la Russie

    KazakhstanLe Kazakhstan met le cap (énergétique) sur la Russie. Là, le choix est clair et net, le retour au 17°et 18° siécles, les hordes Kazaks reconnaissaient la suzerainté lointaine de la Russie. La totalité du pétrole exporté passera par les oléoducs russes. L’année dernière, cela représentait 42 des 52.3 millions de tonnes de pétrole Kazaks exportés. La transformation conjointe de matières premières se fera aussi. Etape importante pour la Russie, car elle préfigure ce qui arrivera au gaz, ressource nettement plus importante encore que le pétrole. Le Kazakhstan posséde en effet le dernier plus grand gisement découvert, celui de Kashgan.

    Une conclusion logique. Le kazakhstan préfére une tutelle russe légére, à une exportation (et donc une protection) occidentale, fort lointaine, et à la Chine. En effet, les Kazaks ont bien vu ce qui est arrivé à leurs cousins au Sinkiang et au Tibet. Pékin a sinisé les deux provinces en important une population Han, qui a déduit la population d’origine (notamment au Sinkiang), a être une petite minorité, pas fort bien traité. Moins de 16 millions d’habitants, dont une importante minorité de non-Kazaks explique la fidélité aux liens russes, anciens et plus solides qu’on ne veut bien le dire. (Quand les prédicateurs iraniens venaient prêcher l’islam au début des années 1990, ils étaient trés bien accueillis, mais les populations locales fétaient les discours par des libations à la vodka). La matrice russe a bien laissé une empreinte durable dans le région. Et les gouvernements locaux ne sont pas prés d’abandonner le maniement de l’arme énergétique.

  • Sierra Club

    Sierra Club

    Sierra_clubSierra club est une organisation écologiste américaine forte de 850 000 membres et 450 permanents*. Si l’administration Bush est alignée sur les industriels et leurs intérêts (ou plutôt  leurs intérêts à trés court terme) ou plutôt leur conduite suicidaire (en effet, leur perte de compétitivité par le gaspillage énergétique), l’importance des effectifs prouve que les citoyens américains ne sont pas alignés sur leur gouvernement.  En effet, l’action se porte souvent sur les législation d’états, au niveau des collectivités locales, lesquelles peuvent être trés en avance, bâtiments sobres, flottes économes, normes législatives et campagnes de

    publicités qui peuvent être négatives, parfois féroces ; "100 ans d’innovation" (devise de Ford) en ajoutant : "Sauf chez Ford", mettant le doigt sur les insuffisances des constructeurs américains : "Nous y publions les résultats de tests comparatifs que nous avons fait réaliser. Tests qui montrent que le véhicule Toyota Prius Hybrid émet une pollution quatre fois inférieure à celle d’un 4X4 Ford Excursion. Nous expliquons par ailleurs que les constructeurs américains continuent à perdre des parts de marché au profit de leurs concurrents étrangers, en partie en raison de leur incapacité à innover et à concevoir des véhicules propres.", mais le problème est l’absence de relations entre les voeux des citoyens, et les produits des entreprises…

    * On peut noter le paralléle parfait avec les écologistes français : 450 permanents (autants de courants et mouvances), 850 militants.

    Source : Sierra club.

  • Exxonmobil : pas de pic-oil.

    Exxonmobil : pas de pic-oil.

    ExxonmobilPour Exxon Mobil, pas de pic oil, ni aujourd’hui, ni pour demain, peut-être aprés demain, mais "ça sera pas sa faute". En effet, ce sont les problèmes économiques, sociaux, réglementaires, qui bride la production à court terme.
    A long terme, ce sera la faute rien qu’au renouvelable.
    Résumons la liste des vilains :
    – Chavez, (ben oui, parce que c’est Chavez)
    – la Grande-Bretagne (avec ses impôts),
    – le nationalisme,
    – la Russie, (mais aussi son climat froid, ils l’ont fait exprés),
    – le Nigéria (ils font rien qu’à se taper dessus là-bas),
    – les écologistes américains,
    – le gouvernement américain, (eh oui, il fait rien qu’à interdire de forer n’importe où),

    – les banques, qui donnent pas assez de sous pour forer,
    – les chinois et les indiens, qui font rien qu’à demander du pétrole,
    – les irakiens, qui font qu’à se taper dessus.
    Pour définir le pays idéal :
    – pas d’impôts, (pour Exxon Mobil)
    – pas de lois, (pour Exxon Mobil),
    – pas de réglementation, (pour Exxon Mobil),
    – le gouvernement idéal prend tous les coûts à sa charge, et laisse le pétrole à Exxon Mobil… C’est aussi simple que ça.
    Exxon Mobil, dans sa grande bonté se chargera de la technologie.

    Source de la propa… de la documentation : Exxon Mobil.

  • Iran : compromis sur le nucléaire

    Iran : compromis sur le nucléaire

    IranL’Iran accepte un compromis sur le nucléaire civil. L’Iran a accepté en effet une clause réaffirmant "la nécessité d’une pleine conformité au TNP". Le Tnp permet de développer le nucléaire civil, contre l’abandon du développement de l’arme nucléaire.
    Pour l’Iran, la notion de "conformité" s’applique à "toutes les dispositions du traité".
    La république islamique assure que son programme est de nature exclusivement civile.

    Par contre "le président n’a pas renoncé à l’option militaire" selon condoleezza Rice, "et je crois que nous ne souhaitons pas qu’il le fasse".
    Effectivement, la clé de l’hostilité américaine est son échec militaire en Afghanistan et en Irak, sa déplétion et ses problèmes énergétiques, (notamment sur le continent nord américain, les problèmes de raffinage), la déconfiture du dollar.
    Donc une fuite en avant, destinée à faire oublier les vrais problèmes, le toc des gouvernants, alors que les gouvernés voient clairement leur vie quotidienne qui se dégrade, et ne croient en aucun cas au caractère avoué de la guerre  projeté.
    Et pour cause, l’américain moyen, voit clairement le problème en passant à sa pompe à essence préférée…

    source : Reuters

  • Autoroutes, viaducs et infrastructures

    Autoroutes, viaducs et infrastructures

    Photos_017_5L’augmentation des prix de l’essence et du gazole, la perception de plus en plus claire de la venue du pic-oil, fait apparaitre une transition énergétique qui apparait comme les tâches d’un léopard. Des pays complets ont jetés l’éponge. Des aéroports, ne sont ni plus, ni moins qu’abandonnés, les autoroutes des grandes régions urbaines risquent d’apparaitre vite des habits trop grands, mais c’est dans les régions rurales, souvent encore mals desservies que l’inflexion est déjà le plus visible. Pourtant, s’il existe des écologistes opposés, des Nimby, (Not in my backyard) nombreux, la condamnation la plus lourde est celle des

    gens ordinaires, pas militants : à quoi bon ? Si par exemple des investissements pour les grands axes, comme la RN 88 (Lyon Toulouse), sont toujours bien perçus, d’autres apparaissent comme tombé du ciel et inutile. A proximité de ce viaduc, un autre devait relier Monistrol sur loire et Beauzac. Les projections de circulation faisait passer le trafic de la RD 12 de 12 000 à 20 000 véhicules/jour. Mais hélas, entre-temps, la projection, qui devrait être à 14000 s’est abaissée à 11 000… Et le projet, viaduc et autoroute, estimé à 40 millions d’euros, tombe, au mieux dans l’indifférence généralisée. La route existante n’est pas mauvaise et pas saturée. Alors, à quoi bon ? On a vu clairement aussi le clivage entre élus, manipulés et manipulables, et citoyens…
    Dans le pire des cas il est dit "encore une transcévenole", et dans le meilleur, on est prié de s’occuper en priorité de la RN 88, qui quelque soit l’avenir, mérite d’être améliorée, les tronçons étant trés inégaux, variant de la 2X2 voies, et la piste (goudronnée certes)tourmentée.

    Et cela ne fait que commencer…
    association AVENIR (association pour la valorisation de l’environnement et des intérêts de la ruralité des gorges de la loire)

  • Perspectives mondiales

    Perspectives mondiales

    MondeNouveau "paquet" européen, en "énergie et changement climatique. Selon l’AIE (agence internationale de l’énergie), le renouvelable assure 13.1 % de la fourniture totale d’énergie et 17.9 % de la production d’électricité. Ce chiffre devrait passer à 25 % en 2030 et 50 % en 2050.
    Mais bon, il est difficile de savoir sur quelle hypothése, ces proportions s’abritent ? Un doublement de la consommation ? soit 18 milliards de TEP ? Cela voudrait dire l’importance de la production alors… 9 milliards de tonnes 

    équivalent pétrole en 2050 ?
    Quels sont les axes de réflexion ? Tout d’abord, l’UE n’atteindra pas ses objectifs, et les progrés sont trés faibles dans le secteur où la consommation peut être effondrée : le bâtiment. Cela veut dire que les changements, en l’espéce sont trés dépendants d’une politique gouvernementale : DTU, crédits d’impôts et politique monétaire. Prosaïquement, ça coûte bonbon.
    En ce qui concerne les objectifs européens, c’est encore le flou : objectifs obligatoires ou flexibilité ?
    D’une manière générale, le "géant endormi" n’a pas encore été évoqué : c’est le bâtiment. Et le sujet est explosif. Tout d’abord, notamment en France, le chauffage électrique par effet-joule, d’une manière générale le chauffage par énergie fossile (subventionné en France pour les chaudières à condensations), l’aberration de l’air conditionné. Pourtant, l’inflexion pourrait être TRES rapide…

  • Eolien : la part du lion.

    Eolien : la part du lion.

    LionL’énergie éolienne vise la part du lion. La barre des 20 % de renouvelables pour 2020 est visée. Quand à la part de l’électricité éolienne, elle devrait passer de 3 % aujourd’hui à 16 % d’ici 2020.
    Pour une bonne raison, la technologie est prête, et relativement peu coûteuse. Du moins quand on le regarde comme il doit être regardé, comme un investissement d’industrie lourde. Soit dans une vision allant de 25 ans au siécle. Dans ce cadre là, le coût actuel apparaît même comme dérisoire.

    La réalité est que le potentiel du renouvelable est considérable, plus que les énergies fossiles, mais ne bénéficient pas de lobbys, jusqu’à l’heure actuelle. Mais cette situation est en train de changer. En effet le poids du complexe "énergie-renouvelable" allemand, est en train d’en faire une puissance. Il ne faut pas aussi négliger les créations d’emplois ailleurs en Europe, qui sociologiquement crée un pouvoir, qu’il est de plus en plus difficile d’ignorer. En contrepartie, le poids des lobbys traditionnels a tendance à s’alléger. En effet, le coût des fossiles les disqualifie.
    Néanmoins, la part de 12 % en énergies renouvelables sera difficilement atteint. Sinon pas du tout. Tout d’abord, l’autoconsommation, la sauvegarde de l’énergie est difficilement comptabilisable, mais par contre le particulier ou l’industriel voit tout de suite l’intérêt des économies. D’autre part, l’éolien est prêt, le solaire thermique est prêt, mais il faut encore quelques années au photovoltaïque solaire pour être trés bon (vers 2010), et si on travaille sur une foule de nouvelles technologies, le résultat, c’est à dire l’application n’est pas encore là, et l’existant ne céde pour le moment que pas à pas. Jusqu’au moment où le recul deviendra débâcle. C’est pour cela que la barre de 20 % en 2020 manque d’ambition.

    Source Ewea