Auteur/autrice : patrick reymond

  • Et les shadoks pompaient…

    Et les shadoks pompaient…

    Alpages Nyon, vie de campagne. L’eau de pluie récupérée  était acheminée des montagnes au village, et remontée par camions.
    Les installations étaient pensées, non pas pour de l’élevage intensif, mais pour une population fixée, à la main d’oeuvre abondante.
    L’eau était remontée dans les alpages par camion citerne, la consommation augmentant, la production industrielle consommant beaucoup plus d’eau, ce systéme n’apparaissait guère plus adapté… Moyen-âgeux.
    On avait imaginé l’installation  d’étangs, mais on y renonça pour des raisons esthétiques.
    Aussi, une pompe solaire remontera sur une altitude de 60 mêtres et d’une longueur de 200 mêtres.

    Les pompes ont donc permis de remonter 1240 M3 d’eaux, ce qui correspond à 124 camions, à 600 francs (suisses) le camion, soit 74 400 francs par an. 9 pompes fonctionnent parfaitement aujourd’hui, épargnant des notes financiéres, environnementales et énergétiques conséquentes.
    En réalité, cette vision est souvent celle des amish, avec une technologie plus actuelle. Réduire l’empreinte écologique et énergétique des activités humaines.

  • La théorie d’Olduvaï

    La théorie d’Olduvaï

    Theorie_dolduvaPour la théorie dite "théorie d’olduvaï", la civilisation industrielle vivra 100 ans environ (soit de 1930 à 2030). On peut la définir ainsi : e = Energie/population.
    On observe les évolutions suivantes :
    – une croissance exponentielle de la production d’énergie jusqu’en 1970 (la population s’accroit fortement, surtout dans la période 1950-1970),
    – plus de croissance de e depuis 1979, jusqu’à 2008 (l’accroissement de la population décroche, la natalité freine brutalement dans la quasi totalité du monde),
    – la décroissance commence en fin de décennie 2000-2010,
    – la population mondiale s’effondrera suivant la variable e.

    La théorie d’Olduvaï met le doigt sur les pannes d’électricité de plus en plus fréquentes, conduisant à l’effondrement de la civilisation, et un retour à une population mondiale de 2 milliards d’habitants en 2050. On peut faire les remarques suivantes :
    – les pannes électriques, et un non-redémarrage définitif des réseaux semble aller à l’encontre du développement des énergies renouvelables (grande autoconsommation). Pour ce qui est de l’effondrement de la civilisation, c’est déjà fait dans un certain nombres de pays, qui se résument à des guerres d’exterminations autour de ressources naturelles, l’AK 47 ayant remplacé l’épée.
    D’autres pays ont optés pour une politique forte de renouvelable. En cas de crise, notamment, le développement éolien risque vraiment d’être anarchique, même si c’est avec un matériel archaïque, cela n’a rien de compliqué. De même, la retombée au niveau 1930, avec le niveau de renouvelabe actuel,  n’a rien du retour à la préhistoire.
    Mais, il est clair aussi, que le découplage peut être la rêgle : la régression de certains à des civilisations agricoles, le maintien d’autres à des niveaux élevés. Ce qui est possible, si l’on part vite et bien dans l’économie du renouvelable. Mais il est clair aussi, que l’énergie électrique renouvelable, va devenir de plus en plus importante.

  • Royaume-Uni : signes de décomposition

    Royaume-Uni : signes de décomposition

    EcosseLa transformation de la Grande-Bretagne par Margaret Tatcher en état pétrolier et gazier, a montré avec le dernier scrutin, ses limites. En effet, tant que la courbe était ascendante, il n’y eut guère de problème. Aujourd’hui, la courbe de production descend fortement avec des effets fortements délétères sur le Royaume-Uni. Qui n’a plus d’uni, que le nom. En effet, le parti nationaliste SNP remporte 47 siéges au parlement d’Ecosse, sur les 129 à pourvoir, contre 46 aux travaillistes, 17 aux conservateurs et 16 aux libéraux-démocrates.
    En réalité, le clivage n’est pas celui seulement d’un particularisme local, mais aussi de deux modes de développement. L‘Ecosse a choisi de miser tout, et gros sur les énergies renouvelables, a une vision d’avenir et un projet.

    Le reste du Royaume-Uni n’en est guère à ce stade là. Il est au contraire, à peine commencé, mais déjà, l’ensemble de l’économie Britannique souffre de la déplétion pétrolière et gazière, de la déplétion nucléaire, hors l’impopularité personnelle de T.Blair, de l’usure du pouvoir, d’une économie de rente qui s’épuise.
    La percée aussi des nationalistes Gallois est significative (plus 4 sièges sur 60). Ailleurs les pertes travaillistes se comptent par centaines d’élus. Mais il est clair que pour beaucoup d’Ecossais, aujourd’hui, comme hier, une question centrale a dominé : à quoi nous a servi le pétrole et surtout le gaz ? à rien ! Ils n’en ont guère vu la couleur, que sous la forme de retours en subventions, qu’on leur disputait d’ailleurs… Le développement, et un avenir ne se voit que sous une forme décentralisée d’énergies renouvelables, mais pour laquelle, le gouvernement de Londres, n’a strictement aucune responsabilité.

  • Gisement de pétrole chinois

    Gisement de pétrole chinois

    Baril_petroleLa compagnie pétrolière nationale de Chine annonce la découverte d’un gisement de pétrole en mer et sur le littoral de la mer de Chine. Le gisement est estimé à un milliard de tonnes.
    C’est à dire, en réalité, pas grand chose. Un milliard de tonnes, c’est en effet moins de trois ans de consommation chinoise qui se monte à 347 millions de tonnes. Sachant que l’exploitation d’un gisement peut s’étaler sur 40 ans, il suffit de faire le calcul. A son maximum, le gisement rendra 50 millions de tonnes par an…

    On peut comparer ce chiffre à celui des importations (163 millions de tonnes), et de la production chinoise (184 millions de tonnes) qui peine beaucoup à progresser encore. Il y a fort à parier que ce nouveau gisement balancera à peine les pertes de productions des gisements plus anciens.
    Donc, effectivement cette découverte n’augure rien de nouveau. Les nouvelles découvertes couvrent entre 25 et 30 % de la consommation.
    Les "grandes découvertes" actuelles 500 millions de tonnes l’année dernière au Texas, le milliard en Chine, sont des gisements étroits, sans comparaison possible avec les véritables grands gisements du passé, Cantarell, ghawar, etc…

  • Maison solaire.

    Maison solaire.

    TournesolEn réalité, les experts du GIEC réunis à Bangkok ont défoncé une porte ouverte. Le réchauffement climatique peut être vaincu facilement à l’aides de sommes dérisoires. Ce qui est en cause, c’est particulièrement la période 1980-2000, et, pour ne pas le dire, la politique néolibérale, menée aussi dans le domaine énergétique. Là aussi, la rupture est mise sur le dos du réchauffement climatique, mais surtout, au bout de 25 ans, cela apparait désormais comme une vieille barbe, y compris pour ses supporters. Désormais, une voie s’ouvre au retour de l’économie dirigée, destinée dans un premier temps à l’habitat, car c’est là que résident les plus grande économie réalisables, facilement et rapidement. Il ne faut pas se leurrer. Un plombier dont le chiffre d’affaire sera subventionné à 50 % n’est plus un indépendant, mais un fonctionnaire.

    Rolf Disch, architecte, lui a conçu une maison, non seulement autonome, mais productrice nette, et même fortement productrice d’énergie.
    Tournant sur elle même, triple vitrage, 55 M2 de panneaux solaires (entre 4 et 6 fois l’énergie consommée), l’eau chaude est fournie par des capteurs solaires, et pour ne rien oublier, l’eau pluviale est récupérée, les eaux usées épurées. Une seule critique : les eaux usées auraient pu voir le méthane récupéré… (plaisanterie)… En réalité, nous vivons une heure d’inquiétude. Celle des pays producteurs d’énergies et dont la totalité de l’économie est assise sur l’énergie. LA DEMANDE PEUT S’EFFONDRER, soit par troubles politiques et retour à l’âge de pierre, soit au contraire par une nouvelle révolution industrielle. Les travaux de rolf Disch, bien qu’onéreux, laboratoire d’essai avant d’être un modéle, le prouve.

  • Ruinés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Ruinés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Dollar_2Pour paraphraser le regretté Raymond Devos, on ne devrait pas appeler la monnaie actuelle, la "monnaie fiduciaire", c’est à dire reposant sur une seule chose : la foi. En effet, B. Bonner et A Wiggin, ont essayé de dénombrer celles ayant existées. Ils se se arrêté à la lettre B et au chiffre 800. On ferait donc mieux de parler de "monnaie du cocu", puisque l’on sait où elle arrivera : nulle part.
    Quand j’entends le débat des présidentielles : question centrale la dette ?  Oui, quitte à faire faillite, personnellement je préfére qu’elle ait lieu en 1788 qu’en 1794.

    Surtout que des dépenses pharaonesques et phénoménales se profilent à l’horizon. Jugez en : Selon le GIEC réuni à Bangkok, pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique, il faudra investir… 0.12 % du pib mondial, (est ce que ça veut dire que si on fait 1 %, on va geler les … ?) Solution : éoliennes, photovoltaïque et nucléaire (ça c’est pour faire plaisir au lobby), et piégeage du carbone au sortir des centrales. Toutes ces solutions, bien sûr, existent et se développent…
    A cela, on peut rajouter les faits suivants :
    – déplétion pétrolière en cours,
    – déplétion gaziére prochaine,
    déplétion uranium vieille de 20 ans,
    – déplétion charbonniére pour les charbons de qualité (on augmente la quantité, mais l’anthracite, elle décline fortement et souvent depuis longtemps -1920 pour les Usa).
    Ce qui correspond, à l’origine à la position des physiciens russes dans Novosti : pas de réels problèmes climatiques. Le changement climatique en 2100 se limitera à 1° de plus. La prise de position de certains est politique plus qu’écologique.

  • Brut : montée de tension

    Brut : montée de tension

    Derrick Le ton monte entre l’AIE et l’opep, à propos d’une demande de l’AIE d’une hausse, à l’horizon 2030 de 9 MBJ (millions de barils jours) de la production Opep.
    Les derricks devraient donc se trouver renvoyés à leur fonction première : faire voir le monde de haut à des jeunes gens remuants et pleins de vie.
    Le directeur de l’AIE Claude Mandol s’alarme du manque d’approvisionnements, du déclin des stocks de brut, et aux USA, des stocks d’essence.

    En réalité, on voit clairement un clivage entre des gens (les producteurs) qui voient leurs stocks REELS, et qui, si effectivement ils prévoient de forer comme ils n’ont jamais foré dans le passé, doute de leur capacité à augmenter la production, et même en sentent l’impossibilité (sinon, ils ne développeraient pas leur production de gaz), et les "experts" de l’AIE qui vivent dans un monde théorique, où ils croient à la véracité des stocks proclamés des états. La vérité, c’est que les états voient clairement qu’ils ont atteint le point culminant de leur courbe de Hubbert, que le simple maintien sera impossible. Les "experts", paradoxalement, en sont encore au seuil de l’incrédulité…
    D’autre part, le succés du pétrole passé ne s’est fait que parce qu’il était trés bon marché. Un pétrole cher, lui, privilégie l’alternative : et les sources de renouvelables sont prêtes.
    Le point détonnant de la crise aux Etats-unis, est le non-investissement des pétroliers dans les raffineries. En effet, ce n’est pas par volonté délibéré qu’ils ont organisé la crise, mais parce que l’investissement ne serait ni plus, ni moins que totalement inutile. Pas de brut, pas besoin de le raffiner…Donc pas d’investissement. La pause de l’investissement dans le raffinage remonte à la fin des années 1970, soit l’époque où les nouvelles découvertes sont devenues rares. On peut dire que les compagnies pétrolières ont vu loin, et juste.

  • Accident révélateur

    Accident révélateur

    NasatrainJe compléterai ici l’article paru sur le blog finance : "Un train chargé de piéces de fusées de la Nasa déraille" d’Elisabeth Studer.
    En effet, on voit clairement sur ce cliché l’effet d’une politique et de transport,  et énergétique. Les piéces chargés sur un train dans l’Utah, se rendant en Floride, a déraillé en Alabama.
    L’état de la voie, et du pont indiquent clairement et plus un état du tiers-monde qu’une grande puissance, la première parait-il.
    Pont de bois, ballast hors d’âge, travées d’origine visiblement et rails ne valant quère mieux.
    Effet d’une politique de non investissement remontant au président Johnson (faire des économies pour payer la guerre), on voit ici son échec complet. L’infrastructure compléte des Etats-unis est à refaire. Non entretenu depuis  40  ans, le béton est malade (cancer du béton), cotoyent des équipements dont on aurait honte dans les plus sous développés des pays. En ce qui concerne la dette, visiblement, les "économies" n’ont pas permis de la contenir…

    Au total, le pays, qui le premier a généralisé l’emploi du béton, est aussi le premier victime de ses inconvénients (cancer du béton), mais surtout de l’absence d’entretien, du maintien, comme ci-contre de capacités de transport d’une vétusté extrême. Cette voie remonte à l’époque de la guerre civile, ou plus exactement juste après, quand les états du sud reconstruits, complétérent une infrastructure fruste et défaillante. On peut dire, sans risque de se tromper que cette défaillance est la cause du développement des transports aériens, du succés des SUW,(beaucoup de routes évoquent davantage la piste que quoi que ce soit d’autre), et d’une gabegie énergétique sans nom.

  • Nucléaire : solution controversée

    Nucléaire : solution controversée

    Uranium_gapBangkok : Les délégués du GIEC en débattent. C’est un point très contreversé. Pour certains, l’idéal pour combattre le réchauffement climatique, pour les autres, un trompe l’oeil en raison des points qui restent en question.
    A savoir, que "l’énergie nucléaire a dû être largement financée par les gouvernements  pour être économiquement viable", et que l’on ne dispose pas de lieux de stockage.
    Mais à ces objections, on peut en rajouter d’autres. A savoir que les mines ont aussi largement été subventionnées par les gouvernements, qu’à l’heure actuelle l’uranium manque, la

    couverture des besoins par la production est tombé de 100 % en 1985 à 60 puis 40, et désormais, en dessous de 40 % (inondations des mines) pour un total actuel de 441 centrales réparties dans 31 pays. Bref, le nucléaire, sauf exception reste marginal à l’heure actuelle. Et, il est vraisemblable que l’énergie nucléaire le restera. En réalité si un certain nombre de pays construisent des centrales, la question est plus désormais d’un maintien global de capacité que de développement à tout va.
    Cela va s’en dire on fait aussi l’impasse sur qui auraient droit à l’énergie nucléaire (les bons) et ceux qui n’y auraient pas droit : les méchants. Et sur un autre problème : celui de la prolifération des armes nucléaires qu’implique le développement de l’atome.

  • Biocarburants : la polémique

    Biocarburants : la polémique

    RichesheuresjuinQue ce soit à Bruxelles ou à Tokyo, la polémique s’amplifie sur les biocarburants. Les conclusions sont les mêmes que la banque mondiale. On peut les résumer à plusieurs objections :
    – surexploitation des terres agricoles,
    – pénuries de denrées alimentaires,
    – quels pourcentages : 3, 6 ou 10 % ? Ce qui correspond à une petite partie du parc actuel, pour faire rouler la totalité du parc actuel, il n’y a pas assez de terres, même pas de terre cultivable, mais de terre tout court.

    Ce débat, rappelle, et reproduit un autre débat, récurrent partout : il ne faut pas que la force motrice consomme toute la capacité de production. Déjà, en France au 18° siécle, le cheval faisait concurrence à l’homme, comme dans la Russie du début du 20° siécle. La dépense de prestige du noble, ou l’outil de travail du paysan aisé concurrençait la nourriture humaine. Jamais, au grand jamais, tous les paysans n’auraient pu bénéficié d’un attelage qui leur aurait simplifié la vie.
    Le seul avantage visible est la possibilité pour les agriculteurs de combattre la baisse des prix agricoles. En effet, le choix et l’alternative entre distiller et vendre comme denrée alimentaire, évite la chute des prix, dont ont souffert trop souvent les paysans, notamment les plus pauvres. Il ne faudrait pas que les biocarburants créent le problème inverse.
    Le point de consensus est que les biocarburants actuels ne sont pas satisfaisant, mais nécessaire pour passer à une deuxième génération.