Auteur/autrice : patrick reymond

  • – 35 % ou + 100 % ?

    – 35 % ou + 100 % ?

    DerrickNouvelles contradictoires en provenance du moyen-orient et de l’Asie.
    En effet l’Opep réuni à Ryad pense qu’il n’y a pas lieu d’augmenter la production. On lui demande 9 Millions de barils jour de plus pour 2030. Le cartel s’appuie sur… l’incertitude de la demande : "l’inquiétude de l’Opep est qu’ils ne veulent pas investir et se retrouver avec une capacité additionnelle"…pour ne pas répondre, en disant qu’il n’y a pas de problème pour les 80 prochaines années.
    Dans le même temps, on prévoit un doublement de la demande. En réalité, la plupart des pays de l’Opep sont déjà atteint par la déplétion, mais ils savent aussi que l’on peut, trés vite se passer de pétrole. La technologie est prête ou sera prête bientôt.

    On mesure aussi le ridicule de certaines projections : le doublement, donc 170 MBJ. Déjà, l’Opep rechigne pour 9, et il est certain que la production recule pour cause de déplétion pour beaucoup. On voit donc clairement le fossé entre le refus (plus 9 MBJ, et la demande théorique : plus 85 MBJ). Donc déjà divergence profonde entre l’AIE (agence internationale de l’énergie) et l’Opep. Divergences des courbes aussi. Tôt ou tard la simple projection devient absurde, et le décrochage se fait d’abord par une moindre montée, puis par un décrochage franc. D’ailleurs d’autres sources portent la production de pétrole en 2030 à …55 millions de barils jours….(-35%).

    La simple vérité, c’est que les états pétroliers craignent surtout un arrêt du gaspillage. Bien sûr, ils ne peuvent produire plus, mais une situation tendue (donc énergie chère) leur va tout à fait.

    Source AFP Ryad, Rian

  • Chavez fait parler de lui.

    Chavez fait parler de lui.

    Veneuela_iiLe Vénézuela sort de la Banque mondiale et du Fmi. Les situations financières ont beaucoup changé. Endettés dans les années 1980-2000, la plupart des pays sud américains ont pu rembourser leurs dettes. Un redressement dû cours des matières premières, une politique monétaire US trés laxiste, trés créatrice de monnaie, la fabrication à grande échelle de faux dollars US (plus vrais que les vrais).
    Ce qui se passe est un constat que l’on peut voir dans la courbe du dollar ces derniers temps. Trop abondant, il n’inspire plus confiance.

    La sortie du Vénézuela est révélatrice : le dollar sort de son rôle de monnaie de cotation du pétrole. Peu à peu. Caracas (et bien d’autres) préfére désormais traiter avec des pays qui ont des biens réels à proposer, comme la Chine (un oléoduc traversant la Colombie est en construction), et l’importance désormais des réserves de change, DANS TOUS LES PAYS, améne à une déplétion monétaire des gisements de pétrole (pourquoi épuiser les gisements, quand on ne sait quoi faire de l’argent ?).
    Une autre revanche, savoureuse, est dite dans le message : le FMI qui avait imposé des restructurations trés importantes, tombe dans le rouge et peine à payer les salaires de ses employés… Ils devraient faire appel à un "expert" du FMI…

    Source : AFP caracas

  • Bush et UE : contre le réchauffement d’urgence

    Bush et UE : contre le réchauffement d’urgence

    GeorgewbushIl y a de quoi mourir de rire : action "urgente" contre le réchauffement climatique. GW Bush et les dirigeants européens se sont mis d’accord sur la nécessité de cette action. (Pas sur les impératifs, il ne faut rien exagérer).
    Dans le même temps, il n’y a aucun rapport avec les nouvelles de plus en plus graves sur le front de la déplétion pétrolière.
    En effet, la production de pétrole pourrait passer de 2007 à 2020, de 85MBJ à 55… Ce qui reste considérable, mais indique que les techniques utilisées pour faire rendre les gisements les épuisent aussi beaucoup plus vite.
    Toujours à leurs troubles obsessionels compulsifs néolibéraux, ils ont parlé de l’achévement du cycle de Doha, de la libéralisation du transport aérien et d’une intégration économique transatlantique.

    En réalité, comme la mondialisation, et les échanges reposent sur des coûts de transports bas, et une grande concurrence sur ces transports. La déplétion relocalisera beaucoup d’activités, l’avenir du transport aérien sera celui d’hommes d’affaires et de gens riches (on ne sait pas encore faire voler des avions sans kéroséne), avec un nombre réduit de compagnies, des monopoles de fait. Globalement, les compagnies aériennes se portent mal. Les compagnies "low-costs" sont celles qui ont réduit leurs dépenses au minimum, en conséquence, leur chute sera encore plus rapide (ils n’auront pas de frais à tailler), et leur présence est souvent sujette à caution (elles ont abandonnés à leur sort bien des aéroports).
    En réalité, c’est la psychologie des personnes qui est importante. Ils sont tout bonnement incapable de se projeter dans l’avenir, et jugent le monde comme dans leur jeunesse. Une énergie qui fut abondante et bon marché (gaspillée), une superpuissance pétrolière (les USA), la déification d’un défaut (la cupidité) paradoxale parce que naïve : les monnaies sont fiduciaires (elles ne valent rien).

    Source : AFP Washington

  • Rapport du ministére de l’industrie II

    Rapport du ministére de l’industrie II

    Ministre_de_lenvironnementEn réalité le rapport du ministére de l’environnement pêche par un certain nombre de faiblesses.
    Tout d’abord, le nombre d’éoliennes (45 000) est présenté comme important, l’hydraulique comme saturé.
    Or, le premier janvier 1800, la France possédait pas loin de 200 000 moulins à vent, eaux, marées. Les 1700 centrales au fil de l’eau, une bien maigre partie de ce qui existait. Je conseille donc à nos hommes politiques, députés, ministres, sénateurs, un plaisir simple. Celui de la promenade. Ils verront le long des rivières, au sommet des collines, ce qui existait, ce qui ne choquait pas les contemporains, et ce qui ne choquera personne en 2050.
    D’une autre manière, la consommation d’électricité est grevé par le chauffage électrique à effet-joule. Remplacé par des thermodynamiques, y compris les pompes à chaleurs aérothermes, l’économie serait conséquente.

    Le nucléaire, l’Epr deviennent de ce fait, inutiles, pire, nuisibles, car syphonnant des crédits.
    2025 : en produisant par le renouvelable et réduisant la consommation inutile, le nucléaire pourrait être déclassé en totalité. De plus, la consommation des centrales, et notamment du recyclage est loin d’être anodine (4 tranches).
    De plus le rapport part sur une continuation de la tendance : on prend la courbe antérieure, et on prolonge…Il faut voir le monde tel qu’il est : des pays sont passés au post-pétrole et post-énergie, même.
    C’est l’effondrement de l’espérance de vie (donc une baisse de la population en germe) des guerres d’extermination autour des ressources géologiques.
    L’alternative est un futur sauvage à la madmax ou une société ordonnée. les deux sont possibles.

  • Rapport du ministére de l’industrie

    Rapport du ministére de l’industrie

    Rf_2 Le rapport public date un peu (2005), mais sont toujours signe de données importantes.
    La consommation intérieure d’électricité s’est montée à 516 milliards de kwh, 451 ont été fournis par le nuke et le thermique, 65.7 par le renouvelable, et à l’intérieur de celui-ci, 93 % par l’hydraulique, 6 % la biomasse et 1 % le solaire.
    Mais désormais, le ministre ne peut plus changer la donne pour les énergies renouvelables.
    En effet pour produire la même chose, il faudrait 45 000 éoliennes géantes ou 4500 km2 de capteurs.
    Ou un mix des deux 22500 éoliennes et 2250 km2 de capteurs.  Le rapport insiste lourdement sur les défauts.

    Mais, l’essentiel est dit : avec un effort volontariste, en 2025, c’est 45 % de la demande électrique qui pourrait être couverte par les énergies renouvelables. D’une manière décentralisée et diversifiée.
    D’une manière concomittante, la réduction de moitié de la consommation est réalisable (facilement).
    Ce rapport préconise de passer en 2025 à la moitié de la consommation d’énergie produite par des énergies renouvelables. Un plan "25-50" marquerait une vraie rupture de politique économique, une nouvelle révolution industrielle, et un défi moyen…

  • Allemagne : le muscle

    Allemagne : le muscle

    Empire_allemandL’Allemagne doublera. Quelque soit les objectifs européens, l’Allemagne doublera. Si 20 % de réduction, elle fera 40. On s’est gargarisé de compétitivité, l’Allemagne la fait. La vraie.  Celle qui développera l’industrie du renouvelable qu’elle a développé dans l’ombre, sans rien dire.
    La reléve est prête, il ne s’agit que de l’appliquer. En conséquence,
    – on modernisera les centrales (- 30 millions),
    – cogénération (- 20 millions),
    – renouvelable : porté à 27 % (- 55 millions)
    – réduire la consommation d’électricité,
    – effort accru d’efficacité énergétique dans les transports.
    Au total ce sera – 270 millions de gaz à effet de serre, une compétitivité trés accrue par la baisse de consommation énergétique.

    Et ils ont raisons. Parce que il est vraisemblable qu’ils feront plus, un objectif médiocre n’aurait pas été atteint, comme toujours. Le gain de productivité est difficile à contenir, ou reste médiocre, il ne connait guère la demi-mesure. Mais on le voit clairement, il ne s’agit pas d’une révolution. Simplement manier les outils classiques de la révolution industrielle, l’économie rhénane est de retour, l’économie financière est en déclin.

  • Biocarburants vraisemblables II

    Biocarburants vraisemblables II

    AlguesEn réalité, si pour la production d’huiles destiné à l’automobile, c’est déjà le jour et la nuit pour les plantes terrestres, avec des écarts considérables de production. Pour les algues, la différence devient gouffre.
    En effet, ce sont les algues, riches en huile qui ont produit le pétrole, par la sédimentation. Le rendement atteint de 20 à 75 M3 d’huile à l’hectare, selon les équipes (et les espéces étudiées).
    En effet ces plantes peuvent accumuler 50 % de leur poids sec en huiles… Soit trente fois plus que les espéces terrestres…

    Mais, là ne s’arrête pas l’intérêt des algues. En effet, la surface nécessaire est bien moindre, donc vraisemblable, pas d’apport de produits phytosanitaire, des produits valorisables, à la pelle (on n’est pas loin, là de "soleil vert"), un cycle de vie naturel…
    Finalement quand je vois les piscines se multiplier, je trouvais cela laid, et sans intérêt. Je n’avais pas vu le sens profond. CULTIVER SA PROPRE CONSOMMATION DE CARBURANT…
    Bon d’accord, avant, il y avait la fosse à purin (cela sentira à peu prés la même chose), mais il faut voir l’avantage : plus besoin d’entretien, au contraire, le caïd aura la plus belle faune… Aprés, autre phase odorante, on passera à l’ensilage, pour le séchange… Quelque chose me dit que ça ne va pas sentir la rose…

  • Biocarburants vraisemblables

    Biocarburants vraisemblables

    JatrophaLes algues et le Jatropha sont les deux solutions bio-carburants vraisemblables à l’heure actuelle. Le Jatropha dont on utilise la graine pousse dans des zones semi désertiques, et n’est pas une huile de consommation. Il a donc l’avantage de ne pas faire d’ombre aux cultures vivriéres. De plus, luttant contre l’érosion, le Jatropha, à la différence de l’huile de palme, ne provoque pas une déforestation, mais une reforestation.
    L’huile ainsi obtenue serait commercialisable à 500 $ la tonne, largement au dessous du prix de l’huile de palme.

    Madagascar semble bien placé pour produire cette huile (le Jatropha y pousse naturellement) et, à part une petite utilisation médicinale, cet arbustre n’avait vraiment que peu d’intérêt. Mais les graines de semence de cette arbustre voient leur prix s’envoler : 1000 $ la tonne. A l’image de ce qui existe pour les autres biocarburants, l’effervescence gagne ce secteur, et pour ne pas dire, la bulle énergétique. 

    Mais il est clair que l’on ne voit pas du même oeil, ce projet pour des pays du sud, que pour les pays du nord qui eux, sacrifient l’alimentation. Bientôt Madagascar un émirat ? Il faut dire que les terres utilisées à cet effet étaient des patûres de peu de valeur : semi désertique, quelques kilos de viande par an sur cent hectares ?

  • NETL veut séquestrer le CO2

    NETL veut séquestrer le CO2

    NetlLe National Energy Technology Laboratory vient de publier le nouvel atlas des sites de séquestration du CO2 en Amérique du nord.
    Les capacités se montent à 3500 milliards de tonnes (soit 900 années aurythme  d’émissions actuelles). Et encore, tout n’est pas compté, et ce chiffre ne concerne que les Usa. Mais il faut rajouter, que le CO2 est amplement déjà utilisé dans l’exploitation des gisements pétroliers. En effet, le CO2 est injecté pour faire jaillir le pétrole. Beaucoup de CO2, pour de moins en moins de pétrole. Mais, et il faut bien dire le mais,

    à l’heure où l’on parle de manipulation pour le réchauffement climatique, il faut avouer que le CO2 est idéal pour le Bizness. En effet, tirer de l’argent de l’air, c’est génial.
    L’instauration de marchés de permis négociable peut aussi apparaître le summum. En effet, ce n’est, ni plus, ni moins que la vieille technique qui consiste à ouvrir un trou d’un côté, pour boucher le trou de l’autre.
    La cour suprême des Etats-Unis, vient de prendre un arrêté important sur les gaz à effet de serre. Si certains industriels seront trés pénalisés, d’autres voient avec délices s’annoncer une nouvelle période…Pas forcément de vaches maigres…Et, il est bien connu que la cours suprême a toujours défendu l’intérêt général, et non ceux d’une côterie, n’a jamais été manipulée, ni cédé aux modes…

  • Le dix-ânes, c’est génial !

    Le dix-ânes, c’est génial !

    PoubellesComment faire du blé en fourgant un produit finalement sans grands utilisateurs ? Voilà la clé du problème. Les presses hydrauliques de toutes tailles existent, et elles sont fréquemments utilisées pour compresser les déchets dans les usines.
    Alors les dix-âneurs de Bmw ont pensé à une poubelle toute belle et toute jolie qui écrasera, chez le particulier, canettes en alu, dans d’autres compartiments, le papier, le plastique et il permet de faire le tri.

    Coût de l’écopod : plus de trois cents euros. Pas mal. Une petite presse hydraulique (beaucoup moins jolie, il est vraie) coûte la moitié ou le tiers de ce prix. Mais, il faut bien l’avouer, quelle CLAAAAAAAAAAASSSE cette poubelle compresseuse !!!!!
    Là aussi, il faut bien reconnaitre, ça devient un vrai bizness l’écologie !
    Mais pour le prix annoncé, il devrait être prévu que la compresseuse à ordures aille toute seule à la décharge… Ou, mieux encore, chez le ferrailleur et vous rapporte le chêque de celui-ci à la maison… Il n’y a pas de raison. Médor rapporte bien les pantoufles…