Auteur/autrice : patrick reymond

  • Congrés des Etats-Unis : l’aveu.

    Congrés des Etats-Unis : l’aveu.

    Courbe_de_hubbert Nous avons tous nos tabous, nos vaches sacrées, nos codes, tout ce qui est "culturel" : ce que tout le monde fait ou pense , sans l’avoir jamais appris : apporter des fleurs à la maitresse de maison quand on est invité à diner, par exemple. Et briser un tabou peut être extrémement traumatisant, cela en est d’autant plus méritoire.
    Le congrés des états-unis, vient de briser un tabou.
    "l’incertitude à propos de l’approvisionnement futur en pétrole rend important de développer une stratégie permettant de faire face au pic et au déclin de la production ", et de dater le pic : 2040.

    On peut trouver ce pic éloigné, et selon le schéma et les calculs initiaux (ceux du schéma), on y est déjà. Seules certaines compagnies pétroliéres (shell, total) donne une date un peu voisine (2030), d’autres parlent de 2010, pour certaines, il est déjà là.
    A l’heure actuelle, les politiciens aux Usa, vivent de déchirantes remises en question :
    – remise en question du libéralisme économique (qu’allions nous faire dans cette galère !),
    – du consensus de Washington,
    – de la désindustrialisation,
    – de l’éternité du pétrole. Voyons les choses clairement : il faut du courage pour se remettre en cause. Même si la date du pic oil est sans doute trés surestimée, l’essentiel était de briser le tabou. C’est fait. Le continent nord américain fait son aggiornamento, et sur beaucoup de plans.
    Prendre conscience du problème, c’est déjà une grande partie de la solution.
    Nous ne pouvons en dire autant. Et je dois dire que le spectacle de la campagne présidentielle est assez navrant aussi, aucune question de fond abordée, tous les candidats "sérieux" essaient de gagner par défaut. sans fins, et sans buts. Confucius disait que seuls les trés grands savants et les trés grands idiots ne changeaient jamais d’avis. Je vous laisse deviner dans quelle catégorie sont nos hommes politiques.

  • nouvelles d’Allemagne

    nouvelles d’Allemagne

    Hanovre_2Foire de Hanovre. L’état des lieux pour l’industrie, car désormais il faut bien parler d’industrie du renouvelable est clair désormais. Les taux de croissance par entreprises atteignent souvent 100 %, pour un chiffre d’affaire global de 32 milliards d’Euro (+17 %).
    Ce taux est freiné par la pénurie de main d’oeuvre et différends goulots d’étranglements :
    – l’environnement juridique et les réticences locales,
    – le manque de terrain,
    – les retards industriels.
    Certaines firmes, tel Enercon ont préférés renoncer à développer les éoliennes Off-shore, peinant déjà à satisfaire la demande d’éoliennes classiques.

    Aussi, les firmes germaniques préférent-elles donc miser sur un développement Européen, profitant de son avance, pour rayonner, par cappillarité, sur tout le continent. En effet, les contingences allemandes en matière d’espace n’existent pas dans certains pays.
    7.7 % d’énergies renouvelables en 2006, en réalité, certainement plus (l’autoconsommation est difficile à évaluer), on s’aperçoit qu’avec le taux de croissance annuel actuel (17%), le taux de 20 % d’énergie renouvelable en 2020, est loin d’être un objectif insurmontable. En matière industrielle, il y a souvent effet d’emballement d’ailleurs.
    20 % est même un objectif trés en deça de ce que l’on pourrait faire.
    Emplyant 175 000 personnes à l’heure actuelle le complexe des énergies renouvelables devrait en employer 500 000 en 2020, et devenir ainsi le premier secteur industriel. Pas mal pour ce qui était considéré, il y a 20 ans comme une utopie. Et, remarque en passant, l’industrie automobile devrait donc décrocher de sa première place… Le développement de ce secteur en Allemagne devient donc aussi tributaire des possibilités de développement  ailleurs, notamment en Europe. Le principal goulot d’étranglement sera la main d’oeuvre.

  • Sommet sud-américain !

    Sommet sud-américain !

    Carteamerique_sudON PARLE QUE TRES POLIMENT DE CE QUI FACHE ! Telle est la moralité du sommet énergétique sud-américain. En effet, les positions de Chavez, reflétant celles de Castro sur l’éthanol (on n’enléve pas le maïs à la population pour alimenter les voitures) a été mis en sourdine. La négociation a eu lieu en coulisse. Il faut dire qu’il n’y a pas deux pays aux intérêts plus dissemblables que le Brésil et le Vénézuela. Le Brésil a soutenu envers et contre tous (et notamment le FMI), sa filière éthanol pendant plus de 20 ans, alors que les réserves de pétrole du Vénézuela, sont sans doute, à l’heure actuelle, les plus grosses du monde (235 milliards de tonnes, rien que pour la ceinture de l’Orénoque), et les populations des deux pays sont aussi trés dissemblables : 26 millions pour l’un, prés de 200 pour l’autre.
    Donc Chavez a laissé Paul Wolfowitz et la banque mondiale

    s’inquiéter de la sécurité alimentaire, et condamner le néolibéralisme… Pas d’annonce, non plus de construction de "gazoduc du sud", mais en revanche un traité garantissant la sécurité énergétique du continent.
    Une naissance : celle de l’Unasur (Union des nations sud-américaine), remplaçant la communauté sud américaine des nations, au point mort, sinon décédée.
    Chavez a rappelé à cette occasion que L’union européenne était née sur la question énergétique, à travers le CECA (mais les sudaméricains devraient se méfier : il n’y a plus de mines de charbon en Europe, et l’acier est indien)…

  • Banque mondiale : le grand changement

    Banque mondiale : le grand changement

    Banque_mondialeOn avait parlé de "Consensus de Washnigton" depuis une génération. Le gouvernement des Usa, n »y était à l’origine pour rien, ce consensus était entre la banque mondiale et le fond monétaire international. Aujourd’hui, il est enterré, ou plutôt, une nouvelle forme de consensus voit le jour.
    En effet, le Fmi n’a plus à l’heure actuelle de raison d’être, et la banque mondiale (Bird) dit : "les politiques néo-libérales d’ajustement structurel défendues par la banque mondiale et le  FMI ont eu un impact très direct et très négatif sur le monde rural des pays pauvres". José Bové n’aurait pas dit mieux…

    Exit donc, les privatisations, les déréglementations, les impôts faibles et la libéralisation des échanges…" la pauvreté n’a pas reculé et maintenant, il y a urgence environnementale".
    La clef de ce revirement ? la voila :
    "l’accélération du changement climatique, l’imminence de la crise de l’eau, la lente adoption des biotechnologies et le bourgeonnement de la demande de biocarburants et d’aliments pour le bétail créent de nouvelles incertitudes sur les conditions dans lesquelles sera disponible la nourriture dans l’économie mondiale". Wolfowitz, Chavez et Castro, même combat…
    On voit clairement donc que la déplétion pétroliére, entrainant la montée en puissance des biocarburants entraine un tête à queue idéologique qu’on attendait pas de certains.

    Il n’y a désormais que les 4 candidats principaux à la présidentielle en France à rester sur l’ancienne longueur d’onde…

    Source : pré-rapport de la Banque mondiale

  • Gaz naturel en France.

    Gaz naturel en France.

    Prod_petroleLe gisement Pétrolier de lacq fut découvert en 1949, le gisement gazier, ne le fût qu’en 1951. Son rôle fût primordiale de 1957 à 1967, puis il n’a cessé de décliner depuis (en part relative d’abord, en part absolue ensuite). La production actuelle de gaz naturelle (lacq profond) tient plus au fait de la volonté de récupérer un site de stockage profond qu’à un intérêt économique. Economiquement parlant, Lacq profond apparait mort. Au total, la production française de méthane  est de l’ordre de 3% du total de la consommation.
    On utilise plusieurs sortes de gaz en France. Si le gaz naturel est prépondérant aujourd’hui, il était minoritaire jusqu’en 1972.

    En effet, plusieurs sortes de gaz sont utilisés chez le particulier, ou industriellement :
    – le grisou (récupéré à l’heure actuelle sur les anciens gisements houillers),
    – le gaz manufacturé (produit à partir des huiles de pétrole),
    – le gaz de cokerie (le gaz d’éclairage), bien vivace aussi chez le particulier jusqu’aux années 1960/ Début 1970,
    – le gpl,
    – le gaz de haut fourneau (qui est réutilisé dans le processus industriel),
    – le gaz de raffinerie. Jusqu’aux années 1970, ces différents gaz étaient prédominent dans le bilan énergétique. La consommation s’est établie ainsi :
    1973 : 190 TWh, 1983 : 250 TWh, 1993 : 350 TWh, 2003 : 500 TWh. Cet accroissement de consommation s’est pour ainsi dire quasi exclusivement déroulé dans le tertiaire/habitation. Ailleurs en Europe, la consommation est encore plus développé (l’électricité pour le chauffage est moins utilisée, voire interdite).
    On peut compter une centaine de TWh pour les autres sortes de gaz. Il s’ensuit que si une politique forte d’économie énergétique voyait le jour, dans le bâtiment, elle concernerait avant tout la consommation de gaz naturel, ensuite d’électricité, enfin seulement de pétrole.
    D’autre part, il était clair que dés le début des années 1960, la production nationale s’avérerait vite insuffisante à suivre le développement qu’on voulait lui donner. les coûts d’investissements sont considérables, et la production locale complêtée par des importations d’abord néerlandaises (82 % en 1973, 16 % aujourd’hui), ensuite algériennes (18 % en 1973, 22 % aujourd’hui) et surtout norvégiennes (30 %) maintenant, en attendant d’être russe (24 % à l’heure actuelle).

  • Capteurs pour éoliennes

    Capteurs pour éoliennes

    EolienneDes capteurs en fibre optique polymères (POF) vont être essayé sur les éoliennes. En effet, lorsque le vent est trop fort, les pales sont mises à l’arrêt et le rotor est maintenu par un frein mécanique.
    Ces capteurs (on parle de capteurs intelligents), bénéficient d’un avantage de poids, de coût, de faible encombrement, de l’insensibilité au champ électromagnétique (foudre) et sont d’une sensibilité trés élevée.
    D’une manière générale donc, plus que dans la puissance désormais, c’est dans tout un contexte d’utilisation  que sont recherchés les progrés  :  la loi de Betz dit qu’il est impossible de dépasser 59 % de récupération (on a atteint 50%), on cherche désormais l’amélioration des matériaux, des technologies qui font que dans  10 ou même 5 ans, les éoliennes risquent de ne guère ressembler à celles existantes aujourd’hui.

    Si, une chose restera : le nom, comme les éoliennes d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les monstres grinçants, bruyants, frustres et peu efficace des années 1980. La loi économique est à l’oeuvre, comme dans toute technologie, on cherche à faire plus économique, d’une plus grande longévité, en un mot, mieux et moins cher.

  • Rapport du Sénat II

    Rapport du Sénat II

    Senat_iiiLe rapport du sénat, prévoie aussi de sécuriser les approvisionnements : politique du gros bâton, par le contrôle du détroit d’Ormuz. Là, on se demande si nos sénateurs voient clairs : la présence massive occidentale en générale et américaine en particulier dans le golfe, nuie autant, qu’elle assure l’approvisionnement…Assister aussi la Russie dans la modernisation de ses raffineries.
    le point suivant seul apporte un peu de fraicheur :
    ACTION SUR LA DEMANDE… Enfin…
    Et notamment RELANCE des économies d’énergies, façon

    polie de dire qu’on les avait complétement abandonné depuis 20 ans… Données révolutionnaires :
    – modernisation de l’industrie,
    – économies d’énergies du bâtiment (construction et réhabilitation),
    – optimisation des normes et de l’utilisation des appareils électroménagers,
    – réduction des consommations des véhicules à 3 L/100 km pour une puissance réduite…(Exit le 4X4 urbain).
    On note aussi :
    – diversification des sources d’énergies fossiles,
    – subventions et recherches,
    comme on le voit une approche trés classique… Et trés peu dévoilée… peut-être parce qu’elle marque la fin du libéralisme économique ?

  • Rapport du Sénat

    Rapport du Sénat

    Senat_iiRapport d’information n°105, déposé le 24 novembre 2005 : "La hausse des prix du pétrole : une fatalité ou le retour du politique".
    Ce rapport est éloquent, public, il est une mise au point qui met à plat tous les risques. Pourtant, il n’a guère été relayé par les médias.
    Liste, non exhaustive, des risques :
    – risques de conflits,
    – risques pour la croissance mondiale, les tensions ne peuvent être réduites qu’en limitant la consommation.

    Il est noté que la consommation du pétrole contribue au réchauffement climatique (on peut voir, dans cette allégation aussi, la volonté d’instrumentaliser ce changement climatique, ce qui est reproché à Al Gore).
    – L’offre de pétrole ne pourra satisfaire une demande (2030) comprise entre 115 Mbj et 138 Mbj. De plus, tous les producteurs n’ont strictement aucun intérêt à augmenter significativement leur offre. (Pourquoi vendre bon marché, ce que l’on peut vendre cher ?).
    – Concurrence (forcément déloyale) des nouveaux pays consommateurs.
    – Selon le sénat, le marché pétrolier est incapable de s’autoréguler.
    En conséquence, l’intervention de la puissance publique est nécessaire et vitale. Elle consiste :
    A) améliorer l’information des marchés (là, je me demande à quoi cela va servir ? et de plus, il apparait difficile d’avoir une vraie information : tout le monde ment),
    B) renforcer la transparence des marchés papier (là, on est dans l’idéologie pure, les marchés étant internationaux, on s’aligne sur le plus opaque et le plus menteur),
    C) meilleure utilisation des stocks stratégiques : c’est bien, mais ils ne sont pas éternels, non plus,
    D) aprés le verbiage des points A, B, et C, on atteint le point crucial : investir pour augmenter l’offre. Seulement, comme les pays producteurs ne semblent pas vouloir réellement l’augmenter et que les compagnies pétroliéres ont des bénéfices dont ils ne savent que faire, ce point atteindra vite ses limites. Mais le rapport du sénat ne s’arrête pas là…

  • Nigéria : le désordre, doucement et sûrement

    Nigéria : le désordre, doucement et sûrement

    NigriaLe Nigéria est un état important, d’abord par sa très forte population, mais aussi au niveau mondial, par son pétrole.
    Etat composite, il a vécu une indépendance troublée, par une violence multiforme, et par la guerre du Biafra (1967-1970).
    Le nigéria peut être considéré comme un véritable "chaudron de sorcière" ou se mélangent rivalités ethniques, religieuses, mais aussi pétrolières. Le pétrole du Nigéria était au centre de la guerre du Biafra, horrible guerre de sécession, où s’affrontérent des camps impropables, au gré de leur intérêts : Nigéria, soutenu par l’Urss, les Usa, et surtout la Grande Bretagne contre un Biafra soutenu par le Portugal et la France, ainsi que par quelques pays africains. on sait peu que cette guerre du Biafra malmena la livre, entraina le décrochage du $ Us de l’étalon or, et aujourd’hui, le Nigéria est crucial dans la donne

    pétrolière. En effet, il est un des derniers pays à posséder (avec l’Angola) de confortables marges de manoeuvres pour augmenter sa production. Le delta est troublé, coexiste la misére la plus grande, et la tentation de l’or noir, que des chefs de bandes ne se font pas faute de trafiquer. Les élections du 21 avril (présidentielles et législative) auront lieu dans un contexte de violences généralisées. Le Nigéria souffre, à l’instar de beaucoup d’autres pays africains d’être issu de la décolonisation, sans unité, quelle qu’elle soit.
    Biafra Cette carte, du Biafra correspond aussi à celle du "Nigéria pétrolier utile", le delta correspond aux zones pétrolières. Le rôle trouble des compagnies pétrolières, la corruption locale, le dénuement extrème de la population, qui ne peut même plus survivre dans un milieu où tout est pollué par le pétrole : eau, sol et atmosphère. Tout dans le delta du Niger concours à une situation explosive. De plus, des propositions faites au gouvernement Nigérian pour "sécuriser la zone", aurait des effets sans doute aussi pervers que la "sécurisation de l’Irak"…Une différence aussi : si une crise devait faire chuter la production pétrolière du Nigéria, à l’heure actuelle, la crise deviendrait vite mondiale, et à l’instar de 1970, dégénerait vite en crise, non seulement pétrolière, mais économique et monétaire extrême.

  • HQE à Issy-les-Moulineaux

    HQE à Issy-les-Moulineaux

    AndresantiniIssy-les-Moulineaux et son maire, André Santini mise pour son centre d’affaire de 160 000M2 de bureaux la norme HQE Voir THQE (trés haute qualité environnementale). L’objectif semble important, mais s’étalant sur 3 à 5 ans, il est plus que modéré, réalisable. On peut applaudir (quelque soit la couleur politique) et regretter que ce ne soit pas des bâtiments passifs qui soit crées, reconstruits, ou rénovés. La récupération des eaux de pluies se fera aussi.
    Cet effort va dans la bonne direction et est plus porteur d’avenir, d’économies que d’autres projets, ou programmes, politiquement correct, mais d’un effet énergétique nul (voir l’achat de véhicules électriques par les PTT). Le mérite principal est que l’ordre de priorité vraisemblable est respecté. En plus cette réponse est fortement porteuse et d’emploi, et de croissance économique.

    Sont crées aussi un atelier "urbanisme et développement durable".
    "Cet atelier est conçu comme un lieu d’échange entre les différents acteurs de l’aménagement, du développement durable et de la vie associative. Ces séances seront ouvertes au public dans un souci de transparence. Dans le cadre de l’atelier, des groupes de travail réservés à des personnes averties et intéressées par les problématiques d’aménagement du territoire seront créés".
    La démarche n’est pas inintéressante (même s’il n’est pas dit qu’elle fonctionne). En effet, en matière d’urbanisme, de grands projets sont portés par de telles structures et peuvent créer des dynamiques fortes et ambitieuses.
    Résultat dans 5 ans. Le succés ou le flop.