Auteur/autrice : patrick reymond

  • Cartel du gaz

    Cartel du gaz

    MethaneL’Opep du gaz semble de plus en plus probable à court terme.
    Les principaux pays exportateur de gaz se réunissent lundi et mardi au qatar. Pour le moment, ce n’est qu’une structure informelle ( FPEG : forum des pays exportateurs de gaz), qui regroupe une quinzaine de producteur représentant 42 % de la production et 73 % des réserves. Longtemps déchet du pétrole le gaz naturel, le gaz naturel était une source d’énergie peu améne, car nécessitant de lourds investissements, souvent dans le cadre d’une économie dirigée. Mais peu importe le résultat de la réunion, le cartel du gaz est quasiment réalisé depuis l’accord entre Sonatrach et Gazprom.

    Renforcé par l’appoint de certains pays : Vénézuela, militant pour des prix hauts de l’énergie et les économies d’énergies ; Iran en déplétion pétroliére grave. Ce cartel n’est pas en soi une mauvaise chose : le fait que l’énergie soit chère, propulsera au sommet les énergies renouvelables et les économies. Le mauvais génie des économies occidental est de vouloir trouver, désormais contre toute évidence, la terre des délices où l’énergie est inépuisable et bon marché.

    Désormais, seule l’alternative suivante vous restera pour vous approvisionné en méthane : vous vous brancherez sur des excréments humains. Ce n’est pas une plaisanterie. Cela se fait déjà en Californie, et chez certains exploitants agricoles.

  • autoroute ferroviaire

    autoroute ferroviaire

    Chemin_de_fer_2Une autoroute ferroviaire existera entre Perpignan et le Luxembourg, longue de 1000 kilométres, elle met en une seule fois, deux fois plus de longueur de ferroutage que l’Italie et l’Allemagne réunie. Façon polie de dire qu’hors contrainte (cas Suisse pour le transit) le ferroutage n’existe pas.
    Il faut dire que l’avantage en terme de coût n’est pas évident (900 euros contre 850 à 1000) et le seul avantage réel est de pouvoir expédier le WE.
    En gros, cette autoroute ne pose pas le vrai problème, le coût trop bas du transport, qui multiplie des déplacements

    inutiles : de la pomme de terre des Pays-Bas (subventionné par un prix du gaz trés bas), qui se proméne dans toute l’Europe pour être lavée, conditionnée, grossisé, détaillisé et consommée… Quand vous payez au surpemarché un produit d’aussi haute technologie que la patate, vous ne payez guère le produit, mais beaucoup plus l’énergie et le transport qu’elle a consommé. Autre problème rencontré, celui du zéro stock. En effet, solution japonaise à des problèmes japonais (l’exiguïté et le manque de place), elle a été importé sans esprit critique, ni analyse. Cela transfert simplement la gestion du stock sur la route, sans volant de sécurité pour les aléas, aux prix de grosses pertes financières à chacun d’eux.
    Un "avantage" certain de la construction européenne : de plus en plus de camions, de plus en plus gros, pour transporter du vent.

  • Pic mondial du blé ?

    Pic mondial du blé ?

    BlsLa question des terres cultivables prend une grande importance. en effet, l’urbanisation dévore les terres, et le montant global des terres cultivées ne progresse plus sur terre, mais au contraire régresse. Parfois, la panique et l’inquiétude régne, notamment en Chine ou ce phénoméne est important. Mais, les récoltes, un peu partout dans le monde marquent le pas. 620 millions de tonnes de blé l’année dernière, 590 cette année, pour une demande de 607…
    Certes, au prix d’une augmentation des prix, il est clair que

    les stocks permettront de faire face. La question est de savoir pour combien de temps. En effet, certaines mauvaises récoltes sont récurrentes (on a toujours su qu’il ne fallait pas compter avec les blés d’Ukraine, trop dépendants d’aléas climatiques), mais la récolte mondial s’avére mauvaise. Réduction des surfaces cultivées, soit par urbanisation (Chine), soit par salinisation des terres (Australie), il est clair désormais que le problème mexicain de concurrence entre l’alimentation humaine/alimentation animale/nécrocarburants risque de se poser à l’échelle planétaire. Une grosse crise sociale et frumentaire s’annonce à l’horizon, même si la progression démographique est désormais un vestige du passé. Crise d’un type ancien. Car les crises de la deuxième moitié du 20 °siécle étaient des crises localisées, voire crées. Le monde n’a jamais vécu une crise globale de subsistance. Il est clair, qu’elle ne peut plus être écarté désormais.

  • Australie : le pic du blé aussi ?

    Australie : le pic du blé aussi ?

    AustraliecarteLe continent Australien vit peut être un moment crucial. En 1783, le continent ne comptait que 300 000 habitants, apparemment connu de longue date par les commerçants arabes, il n’avait pas attiré de nouvelle population, la donne changea avec la colonisation britannique et le peuplement par des bagnards. Néanmoins, la population resta longtemps peu importante (5 000 000 habitants en 1914) et même maintenant est relativement petite (21 000 000 environ). Néanmoins, une question qui est posé depuis plusieurs années se révéle de plus en plus crucial. Le milieu naturel australien peut il supporter une telle charge ? La question peut paraître surprenante (dans l’absolue 21 000 000 habitants ce n’est rien). Mais le milieu local fragile, a sans

    aucun doute été surexploité. Le problème, vu par d’autres civilisations, est le risque de l’effondrement de son milieu naturel. Ce risque, n’est en aucun cas académique. L’Australie souffre depuis plusieurs années de plusieurs maux. Sécheresses, incendies, remontées d’eaux salées, et cette année, effondrement de la production de blé. Oui effondrement, moins 60 %. Du jamais vu dans ce siécle, hors guerre. Si la récolte globale de blé est mauvaise, entrainant tension sur les prix, un recul de cet importance n’a été observé aux temps historique, qu’avec l’effondrement des civilisations ; kmers, mayas, iles du pacifique, Europe occidentale au 14°siécle. Bien des accidents climatiques virent au contraire des récoltes flamboyantes : l’hiver 1709 fut proverbialement horrible en France, la récolte de blé nulle, mais une récolte d’orge semée tardivement donna des résultats inespérés : l’hiver avait exterminé les insectes…
    Autre nouvelle globale, le pic des surfaces cultivées semble aussi atteint…

    Gnu free documentation license

  • Le choix des armes…

    Le choix des armes…

    Comparaison_systeme_chauffageeuh, non, le choix du chauffage.
    On entend beaucoup de choses, quand les particuliers font construire ou achêtent, sur les systémes de chauffage.
    Il me semble nécessaire donc de recadrer les choses. Le plus coûteux est indubitablement l’électricité dans la courbe ci -contre, ou plus exactement le chauffage électrique par effet-joule. Le chauffage électrique thermodynamique, surtout sur prise d’eau ou géothermique est bien meilleur marché que la courbe gaz ci-contre.
    Mais même une pompe à chaleur sur prise d’air, du moins les plus performantes, divise, au minimum, le coût du chauffage électrique par 2. Donc économie considérable.

    Quand on dit, et qu’on entend que le chauffage gaz est le meilleur marché, il s’agit du gaz NATUREL, et non du propane (c’est un gaz de pétrole liquéfié), et surtout c’est un marché directement dépendant des pétroliers, donc peu concurrentiel. Tous les inconvénients du pétrole et du gaz réunis. Le marché du fioul est plus disputé, mais on assiste à un regroupement des distributeurs.
    Le fioul est semble t’il, un peu plus cher que le gaz naturel, mais ce n’est souvent qu’une apparence : l’huile entretien la chaudière, le gaz est naturellement détergent. Ce qui entraîne des frais de maintenance et de piéces souvent considérables. En réalité, ce schéma est peu intéressant. Ce qui compte désormais, c’est d’aller plus loin.
    Le puit canadien ou provençal, permet de gagner les premiers degrés, et l’été climatise. Il est donc une solution que l’on ne peut écarter. Le solaire thermique est capable de donner un tour de vis aux consommations d’énergies fossiles. Des paramétres qui n’existaient pas il y a quelques années. Pour le bois, c’est plus difficile à établir : nombreux en zone rurale, le bois est souvent de la récupération…
    La solution alors ? puit canadien + solaire thermique + solaire photovoltaïque + éolienne + chaudiére ? cela permet, ou permettra de réduire à pratiquement néant la consommation d’énergie d’une habitation, ou mieux, d’avoir une production…Mais, ce n’est pas gratuit…

  • Opep : pas d’augmentation

    Opep : pas d’augmentation

    Opep L’Opep ne veut pas augmenter (sa production), en dépit de l’augmentation (des prix). Et pour cause, la plupart de ces pays producteurs de pétrole sont en déplétion !
    Etat des lieux :
    – Moyen-orient, cela va de grave déplétion (Iran) à commencement  de déclin (Arabie Saoudite), en passant par un pays  troublé dans sa production par la guerre (Irak)
    – en Afrique, la Lybie est en déclin depuis longtemps déjà, l’Algérie est plus producteur de gaz que de pétrole, les pays n’ayant pas atteint leur pic de production sont le Nigéria, le Soudan et l’Angola, mais souvent le contexte local est troublé,
    – Indonésie : en déclin depuis 1997,
    – en Amérique du sud, les deux plus gros producteurs, Vénézuela et Equateur, sont partisans de prix élevés.

    Pour résumer la situation, les marges de manoeuvre de l’opep sont forts étroites, certains pays n’arrivant pas à atteindre leurs quotas, et visiblement peu ont une volonté d’augmenter leur production. Soit pour cause d’épuisement, soit parce que militant pour des prix élevés. Il ne faut pas oublier que l’addiction des économies occidentales au pétrole est récente (elle date des années 1960), que l’Iran de Mossadegh avait pu être sanctionné par un blocus, sans retombées pour les pays consommateurs, que cette addiction avait été crée par un bas prix de l’énergie, maintenu par un petit nombre de producteurs (les pays du golfe). En revenant à un prix de l’énergie cher, on revient finalement à une situation antérieure, certains pays producteurs (Vénézuela pour ne pas le citer) ayant d’ailleurs entrepris une politique interne d’économie d’énergie, assez bien acceptée d’ailleurs, mais fort peu courante pour un pays pétrolier, fortement producteur d’autres énergies aussi.

  • Pétrole et Btp

    Pétrole et Btp

    GirouetteQuand la girouette elle tourne, ce n’est pas de sa faute, mais de celle du vent.
    Le prix du baril peut être aussi volatil que la girouette. En effet, si à terme, la production pétrolière aura du mal à se maintenir, le prix n’est que le rapport entre la production et la consommation.
    Et le Fmi nous dit : "le ralentissement Us, n’est pas contagieux et ne devrait pas durer". Cela reléve plus de l’article de foi que de l’avis documenté. En effet, on apprend :
    – qu’il y a un ralentissement US, notamment en matière immobiliére,
    – que le dit ralentissement ne se propage pas à la consommation et à l’investissement.

    Pourtant, il est une chose sûre, c’est que le Btp est fortement consommateur d’énergie et de main d’oeuvre. La crise du btp, naturellement devrait entrainer licenciements (donc mécaniquement baisse de consommation, y compris énergétique), baisse de l’investissement (même si l’on utilise encore pas mal de petits bras musclés dans ce secteur), contraction des encours de prêts.
    En clair, pour les prix de l’énergie, un grand écart avec déchirements des adducteurs est fort possible. Le prix du baril de pétrole est sans doute amener à dévisser dans des proportions importantes, d’autant plus fortement que la récession sera importante.
    Néanmoins, il ne faut pas oublier que l’investissement énergétique est un investissement à long terme. Si les énergies renouvelables venaient à être pénalisées (elles le seront certainement) ce serait sans doute très provisoirement (cas du bioéthanol brésilien).
    Par ailleurs, toute récession Us serait, contrairement à ce qui est dit, trés contagieuse, par l’intermédiaire du colossal déficit  extérieur. Le point positif pour les états-unis (et le monde) en serait la mise à plat de la surconsommation énergétique, une période de récession étant aussi une période où l’heure est aux économies (d’énergies, entre autres).

  • Pétrole et énergie

    Pétrole et énergie

    HouilleOn voit certains articles tendant à désinformer le public, toujours sur le même principe "dormez braves gens, tout va bien".
    Or, si l’on veut faire un bilan général des énergies, je le verrai beaucoup plus mitigé :
    – pour le pétrole, les 2/3 des gisements sont en déclin, y compris Ghawar en Arabie Saoudite, on dit en réponse, qu’il y a les "pétroles non conventionnels", faux et vrai. Les pétroles canadiens et us sont techniquements très durs à récupérer, et fortement consommateurs d’énergies, les Pétroles vénézueliens, eux sont d’un abord facile (c’est W qui doit être content) et d’une exploitation aisée, beaucoup plus qu’il était prévu.

    Mais, cela pose des problèmes politiques.
    – En ce qui concerne l’uranium, s’il y a 80 ans de réserves (avec 500 centrales), le nucléaire est à l’échelle mondial, marginal, de plus les mines faciles ont été exploitées, les gisements d’accés plus ardus existent, mais ils sont, là aussi, durs à exploiter, et fortement consommateur d’énergie (on n’y va plus avec des petits bras musclés).
    – 230 années de réserves pour le charbon, mais le charbon ne représente que 35 % de l’énergie consommée, si la proportion double, et la consommation double aussi, les réserves tombent à 65 années, et beaucoup moins, si l’on utilise l’hydrogénation de la houille pour faire du carburant ( 5 tonnes de houille  pour 1 de carburant).
    – on dit que l’hydraulique est saturé et l’éolien impossible : la micro-hydraulique de la France du 18° siécle ainsi que l’éolien (en tout environ 200 000 emplacements) ne sont que marginalement exploités : même pas 2000 emplacements (soit moins d’ 1 %). Et la France n’est qu’un petit pays…
    Quand à ceux qui ont des préventions contre les éoliennes : demandons leur comment ils jugent un moulin à vent : certainement joli… Quand les nouvelles générations auront été élevé avec la vue des éoliennes, ils trouveront cela naturel.
    – Seul point d’accord, les biocarburants demandent trop d’espace pour être généralisé, c’est vrai, mais cela ne remet en cause que la flexibilité et la précarité, qui obligent à la mobilité… Et puis, même s’il n’y avait plus que 4 000 000 automobiles en France, on ne retomberait pas à la préhistoire (il n’y en avait qu’un million en 1939).
    En réalité, s’il y a un pays compétitif au monde, il faut le citer, c’est l’Allemagne, justement parce qu’elle a fait le choix de l’économie d’énergie, du renouvelable solaire et éolien, et non malgré eux, car une part non négligeable des coûts, c’est le coût de l’énergie… Et cela a toujours été…

  • Menace sur l’eau

    Menace sur l’eau

    Photos_p_015L’assemblée nationale avait voté une loi prévoyant un crédit de 25 % des dépenses (plafonné à 8 000 euros) pour aider les particuliers à installer des systèmes de récupération d’eaux pluviales.
    Il était prévu à l’origine à 40 % plafonné à 5000 euros, mais le sénat, ayant à coeur le sort des pôvres (les compagnies des eaux), ne voulait que 15 % plafonné à 6000 euros.
    Nouvelle tentative de détournement : le ministre de l’environnement et du logement doit fixer la liste des équipements ouvrant droit à crédit d’impôt et préciser les conditions d’usages.

    Apparemment, suivant la logique Colombienne, on s’oriente vers un champ d’application restreint aux usages extérieurs (les pôvres compagnies des eaux sinon). En interne, cela créerait un risque pour la santé publique.
    Plusieurs remarques :
    – il est bien connu que les français vont se laver les dents avec l’eau des wc,
    – cet arrêté est surement sorti de la cervelle d’un énarque (donc n’ayant jamais rien fait de ses dix doigts),  là aussi, les membres de la classe dirigeante font étalage de leur ignorance glauque, crasse et stupide de toute technique,
    – il est trés facile de modifier les installations, et de plus certains vont jusqu’à récupérer leurs eaux de douches et de bains pour leurs wc,
    – que ce genre de loi est inapplicable,
    – qu’elles sont faites pour l’intérêt des compagnies des eaux.
    Ce genre de loi existe en Colombie : il est interdit de récupérer les eaux et de vendre du matériel pour le faire… Mais tant que l’on interdit pas de vendre le matériel…Les plombiers chauffagistes n’ont donc aucun souci à se faire pour le travail au noir dans le futur, d’autant que vu le prix de l’eau, le jeu en vaut 36 chandelles.

  • CIS, etc

    CIS, etc

    Images Une nouvelle technique de panneaux solaires photovoltaïque est industrialisé depuis le début de cette année. Elle a l’intérêt de se passer de silicium, qui était un goulot d’étranglement industriel pour le photovoltaïque.
    Cette technique existe en plusieurs variantes :
    – Cis (cuivre indium sélénium). Une mince couche métallique de 5 microns est déposé sur du verre ordinaire. Le rendement est un peu inférieur au silicium.
    – dsig (diséléniure de cuivre indium gallium),
    – dssc (dioxyde de titane).
    La "fiévre du solaire", va donc toucher le monde entier. En effet, toute nouvelle technique industrielle est sujet à une mise au point. Mise au point qui devrait diviser le prix de revient par 4…
    Mais d’une manière générale, l’évolution industrielle est toujours la même : passage d’une technologie peu efficace et gourmande en énergie, à une technologie trés efficiente et de fabrication à la fois de masse et aisée. L’épaisseur des capteurs en est le signe le plus visible : passage de 200 microns à 5…
    Les capteurs industrialisés qui seront commercialisés à partir de  2007-2008 auront des rendements de 30 % (contre 40 aux meilleurs prototypes, et de 12 à 18 pour les capteurs actuels).

    Le prix de l’électricité photovoltaïque est plus élevé en Allemagne qu’en France, le coût de l’installation, beaucoup plus compétitif, et la volonté politique plus affirmée qu’en France, où les politiques veulent à tout prix sauver la peau du soldat Nuke.
    L’installation du solaire se fera donc en France contre les autorités, par une véritable volonté populaire…
    Quand on nous parle de mondialisation, on nous fait part de la partie idéologique, et non de ce qu’elle est vraiment : la diffusion de techniques. Mais on ne peut lutter contre la diffusion du progrès technique. Avec un rendement de 30 %, un panneau de 10 M2 couvre pratiquement les besoins énergétique d’une famille (3500 kwh hors chauffage), avec 20 M2, c’est un excédent notable…