Auteur/autrice : patrick reymond

  • Premier Gigawatt atteint.

    Premier Gigawatt atteint.

    Allemagne_4

    Le premier gigawatt a été atteint. Le géothermique perce en Allemagne, en dépit d’un déficit de main d’oeuvre dans les activités de forage. 24000 installations en 2006, soit deux fois plus qu’en 2005, là aussi, la percée technologique et économique est majeure. le succés est inattendu. la main d’oeuvre manque dans l’industrie aussi pour la construction des sondes géothermiques. Le développement de la filiére est équilibré, il ne s’appuie pas sur un marché d’exportation fantasmatique, mais sur une demande intérieure, forte, en expansion pour des années, les systèmes sont fiables et demandent peu d’entretien. Le nombre total d’installations dépassent 100 000 et progressent de 2000/mois (source adit).

    g La géothermie horizontale, préférée en France refléte plus un parti pris des plombiers chauffagistes (les entreprises de tp ne manquent pas et sont disponibles), que l’intérêt profond et à long terme de leurs clients.
    En effet, un captage horizontal souffre souvent de plusieurs tares :
    – surface de captage insuffisante,
    – composition du sol (défaut qu’on peut corriger en amendant la terre avec du sable),
    – mouvement du sol, qui oblige à reprendre la totalité de l’installation (défaut courant à long terme).
    Les problèmes allemands sont ceux de goulots d’étranglements industriels.

  • plm, cfe, cfo, etc…

    plm, cfe, cfo, etc…

    Billetcdf_1 J’entends dire aux informations de ce soir 2 mars 2007, une NOUVEAUTE INOUIE, l’état va faire appel aux compagnies privées pour construire selon le régime de la concession la voie tgv jusqu’à Bordeaux. Je suggérerais aux présidents des chaines de veiller à la culture personnelle des journalistes. Elle est courte, et brêve.
    Liste non exhaustive des compagnies de chemin de fer qui ont construit au 19°siécle selon le régime de la concession :
    – chemin de fer du Calvados,
    – compagnie de chemin de fer de caen à la mer,
    – compagnie de chemin de fer bordeaux/la teste,

    – compagnie des chemins de fer de l’ouest,
    – compagnie des chemins de fer de l’est,- Plm,
    – compagnies des chemins de fer du midi,
    – compagnie de chemin de fer de paris à Orléans,
    toutes construites sous le régime de la concession au 19°siécle, toutes rachetées ou nationalisées, car toutes en faillite. Car il est une régle, ce genre de compagnie n’est jamais rentable, meme si c’est à long terme un élèment important de développement.
    la dernière compagnie nationalisée dans les années 1930 fut la Plm. (paris , lyon, méditerrannée) son axe était le plus rentable , elle fut la dernière à se débattre dans des difficultés financière. Le mouvement de rachat  avait commencé sous  le ministère Clemenceau en 1907,  la compagnie des chemins de fer de l’ouest, en faillite , fut rachetée par l’état.
    Il faudrait dire aux journalistes du Jt, que la sncf n’existait pas à l’âge des cavernes… Je ne signalerais pas non plus les compagnies qui ont fait faillites dans les voies navigables, comme l’illustre Riquet qui creusa le canal des deux mers…Là aussi, l’infrastructure est une lourde charge. Quand ils auront fait faillite, ils feront comme leurs illustres prédécesseurs, demanderont nationalisation ou rachat par l’état…

  • Brésil Usa : même combat ?

    Brésil Usa : même combat ?

    BrsilLe président G W Bush va proposer au Brésil de créer une "Opep de l’éthanol" qui garantisse "un approvisionnement stable" et "diversifié dans toute la région".
    Devant l’épuisement des ressources pétroliéres qui se profilent, devant la montée en puissance d’un état particulièrement pourvu (le Vénézuela), mais aussi, et pas seulement depuis Chavez, souvent rebelle et trés malcommode, le président étasunien propose la formation avec le  Brésil de "sociétés privées pour implanter des usines d’éthanol en Amérique centrale."

    Les deux pays produisent 17 milliards de litres chacuns (avec un potentiel de 200 milliards).
    Mais, la réalité est tout autre : " Washington aura besoin d’un partenaire fiable, disposant des  CONDITIONS TECHNOLOGIQUES et des capacités d’expansion de production d’alcool"." Aucun pays n’est aussi avancé que le Brésil" (Tom Treabat).
    Voila, c’est clair. Le masque est tombé. Une demande d’aide technologique…Les Usa en voie de désindustrialisation, incapable de préparer l’avenir doivent demander l’aide du Brésil. Cela pourrait aussi prendre l’allure d’accord billatéraux : la Suéde, et certains autres pays sont en pourparlers avec des pays africains.

  • Pic-oil : l’Iran aussi

    Pic-oil : l’Iran aussi

    Iran_pic_oilDepuis le début des années 1950, et non depuis la révolution de 1979, et non pas, non plus depuis la crise nucléaire, l’Iran est un problème récurrent.
    Etat resté "indépendant" pendant la grande phase de colonisation , l’Iran  a servi d’état tampon entre la russie d’abord, l’Urss ensuite et la Grande-Bretagne.
    La crise devient violente avec la montée du nationalisme Iranien et l’arrivée du docteur Mossadegh au pouvoir.

    Celui-ci, entreprend une reprise en main du pétrole iranien, bradé à la compagnie anglo-iranian petroleum. Bien que n’ayant jamais été colonie britannique, la Perse, Iran ensuite était extrémement inféodée aux interets économiques britanniques. Il s’ensuivit un blocus contre l’Iran de Mossadegh. Dans le monde d’alors, l’économie ne souffrait pas encoe d’addiction au pétrole. Le blocus pût être efficace et amener au renversement de Mossadegh.
    Le shah reprit le pouvoir, développa la production, surarma son pays (y compris avec une option nucléaire prévue) et conduisit son pays à la révolution. Comme toutes les armées gavées d’armes et de budgets, l’armée iranienne ne servit à rien.
    L’Ayatollah Komeiny, lui était extrémement réservé vis-à-vis du pétrole. Pour lui le meilleur pétrole, "c’est celui qui reste sous terre", il avait clairement vu le régime pourrir sous l’effet d’un afflux de capitaux monstrueux, renforcé encore depuis 1974 et le premier choc pétrolier. Le régime pourrit encore plus vite. Le Shah n’avait jamais assez de dollars pour son armée…
    Quand le Shah perdit le pouvoir, il y eut un deuxième choc pétrolier, qui dura jusqu’en 1986, et la production Iranienne s’effondrât. Mais le régime en place depuis 1979 gardât ses méfiances vis-à-vis de cet argent trop facile, trop corrupteur.
    Privé aussi de technologies occidentales, il a exploité ce qu’il a pu. En gros, grâce à cette "punition", il a  economisé ses ressources, depuis bientôt trente ans.
    Mais, comme le montre la courbe, désormais, c’est la volatilité à la baisse de la production qui prédomine. Raison pour laquelle les dirigeants iraniens tiennent tant au nucléaire.

  • Reservoir d’eau

    Reservoir d’eau

    Photos_220Récupérer l’eau de pluie, c’est révolutionnaire. Pas seulement au sens technique. Interdit de récupérer son eau de pluie en Colombie, interdit d’y vendre du matériel le permettant. La "guerre de l’eau" de Cochabamba fut trés violente conduisit l’armée dans la rue, puis l’armée dans ses casernes, enfin la fuite du president bolivien.
    Car, partout dans le monde, une politique "écologique" (ou soi-disant) a vue la mise en place d’une eau chère, même si comme dans le cas des boliviens, on y a pas accés, on la paie quand même…
    Alors quoi de plus simple qu’une citerne ?

    Les citernes peuvent être de plusieurs types : polyéthylène, béton, maçonnées à l’ancienne…
    Le principe est le même : on prend l’eau de son toit, que l’on mêne au réservoir. Souvent les réglements de lotissements imposent un puit perdu (épandage en épi) alors la solution peut être de ne pas gaspiller cette eau, car c’est une ressource considérable. Comptons 120 M2 de toit. 0.80 m de précipitation par M2  on arrive à 96 M3 d’eau par an. Une réserve de plus de 10 M3 pour tous les besoins est vraisemblable.
    Imaginez le moyen de pression sur les élus et sur multinationale de l’eau. Sans compter le crédit d’impôt

  • Le milliard II

    Le milliard II

    Billet_de_banque_1944La monnaie fut changée en 1945. P.mendés France voulut lui donner une réduction drastique, de l’ordre de 90 %.
    On ne l’écoutât pas, et on changeât à la valeur faciale. Pas tout visiblement, parceque ces billets ne valent pas grand chose chez les collectionneurs : il y en a trop. Si Jacques Calvi avait l’air de trouver que ça faisait beaucoup un milliard, à l’époque, en sachant ce qui n’était pas revenu, il en serait mort sur place…
    Les billets de la libération était eux, petits, petits, petits…
    Mais là est une clef de la réussite de l’après guerre : il y avait des gens qui dépensaient de l’argent, investissaient, mais thésauriser… Là, ils avaient été

    vacciné…Même la mort des fonds de pensions fût votée dans l’enthousiasme (les "bénéficiaires" purent s’en payer une sucette, et pas au sens figuré). Investir*, pris un synonyme : acheter dans un bien réel, palpable.
    Alors aujourd’hui, comment préparer ses vieux jours ?  Un fond de pension ? Méfiance, d’ailleurs aux Usa, ils font faillites (ou plutôt ont fait faillite 13 à la douzaine). Le bien palpable est revenu à la mode, dévoyé d’ailleurs sous forme de bulle immobilière. C’était un essai, mais mal orienté.
    Vous voulez compléter votre retraite, qu’on vous amaigri, non par nécessité, mais par idéologie ? Alors si vous posséder un pavillon, récupérez vos eaux de pluies, installez un panneau solaire, et une éolienne, et à l’égale de Voltaire, cultivez votre jardin… ça ne vous fera pas vivre, mais ça sera toujours ça d’économisé…

    * Dans la vulgate actuelle, quand on parle d’investir, on parle d’investir en bourse, ou en immobilier. Le sens premier de l’investissement (en terme physique de capacité de production, ou d’amélioration de capacité de production est complétement gommé).

  • Le milliard

    Le milliard

    Billet_bdf_1938C’est beau la confiance. Mais la confiance c’est fait pour être trahi.
    Hier, 28 fevrier 2007, j’ai vu l’émission "c dans l’air".
    Elle parlait du milliard de francs qui n’est pas revenu à la banque de France suite au retrait du billet de 500 francs.
    Alors, je voudrais raconter une expérience personnelle.
    Il y a une trentaine d’années, une dame nous a demandé de l’aide, à moi, et à un copain. C’était pour débarrasser son héritage : une vieille maison remplie d’un bric-à-brac qui ferait maintenant le bonheur d’un brocanteur.
    A cet âge (j’avais 15 ans environ), être payé 100 francs pour une journée de travaille en été, c’était pas mal.
    Et puis, on vide la maison, assez dégoutante d’ailleurs, et on tombe sur  la chose classique : la  lessiveuse. Dans l’imaginaire, la lessiveuse, c’est le bas-bleu, la cagnotte, etc… On s’est dit mutuellement et en même temps  : "ça y est, on vient de trouver  le magot  de la vieille"  (décédée récemment).  J’essaie de soulever, sans résultats, le copain vient m’aider, et avec bien de la peine,

    on sort la lessiveuse dehors, et là, absence de surprises : paf, elle était pleine. Et c’était lourd, lourd, lourd.
    Des billets, qui auraient du être changé en 1945. Le couple de paysans n’avait pas osé. Comme ils n’osaient pas vendre à ma famille qui habitait en face. Ils n’osaient pas demander les mêmes prix…
    Ils n’avaient même pas oser détruire ces billets.
    La dame pour laquelle j’avais travaillé, elle était assez forte, devint rouge, et se mit à insulter ses beaux parents décédés. Elle les maudissait, disant qu’à la même époque, elle et son mari se privaient de tout…Elle les rendit responsable de son plasticage. (Elle avait été plastiquée une nuit).
    Aprés, elle m’a demandé de venir l’aider à compter. Il y en avait pour plusieurs dizaines de millions. Je regrette de ne plus me rappeler combien exactement.
    Cette scéne, ces changements eurent lieu dans biens des endroits, une russe du kazakhstan m’a pratiquement raconté la même histoire, les ouvriers gardaient leurs économies en caisse d’épargne, elles furent changées, les kolkoziens, gardaient du liquide, évaporé…
    Un allemand m’a aussi raconté une histoire similaire…
    Naufrage de la confiance. A l’inverse, un artisan du batiment (un menuisier) m’a raconté que son père avait acheté des stocks de chênes. Jusqu’en 1955, date de sa retraite, il n’en acheta plus jamais. Son fils, lui n’en acheta jamais non plus, en plus de 40 ans de carrière.
    Deux maniéres d’investir.
    L’une dans l’économie réelle, l’autre dans la confiance…
    Qu’est ce qu’Edf par exemple fait de mieux ? Un bénéfice considérable, ou ne vaudrait-il pas mieux des centrales hydrauliques en bon état, bien entretenues ? Le bénéfice et le dividende exigé à l’heure actuelle ressemble à un miroir aux alouettes.
    Je n’ose imaginé le dénouement de la crise. Ah, si, bill Bonner a écrit : "la valeur de long terme d’une monnaie fiduciaire, c’est zéro."

    Finalement. Ils auraient peut être mieux fait d’être franc à l’époque et de changer l’argent : ils s’en seraient tiré avec une amende (ils avaient de quoi la payer), mais là, ils ont du être content : jamais cet argent n’a été imposé.

  • La Réunion : parfaite résistance des éoliennes

    La Réunion : parfaite résistance des éoliennes

    Eolienne_4Malgré le passage d’un ouragan ; les éoliennes en fonction nement à la réunion ont parfaitement résisté.
    Les vents ont atteints les 205 km/heures, la pluviosité a dépassé les 2 metres en 72 heures.
    La centrale concernée est celle d’Aérowatt, elle est composée de 26 éoliennes, elles peuvent être mise à terre en 45 minutes par deux hommes.
    Cet incident nous rappelle la tempête de 1999 et ces dégâts en France.
    En réalité, ce qui est souvent dit, par les professionnels et les compagnies d’assurances à l’occasion de cette tempête, c’est que les  sinistres arrivent souvent sur les malfaçons.
    En gros, le pareil et le même incident climatique, arrivant sur la même zone, ferait moins de sinistres (les malfaçons sont déjà tombées).
    Une fois de plus, on préfére faire simple, parce que après tout, si c’était le cas, cela releverait de la justice pénale et civile, et régler le tout par les compagnies d’assurance à travers l’arrêté de catastrophe naturel.
    La première cause de l’économie d’énergie, c’est pour ces cas là de construire convenablement.
    Beaucoup d’aigrefins, utilisant allègrement leur assurance décénnale, se contentent d’aller très vite.
    Par contre, beaucoup d’artisans aussi, et qui n’y font JAMAIS appel (ou pratiquement), trouvent que la décénnale est une confiture au cochon dispendieuse, qui les couvrent mal, et ne les protégent pas des procès.

    Beaucoup pensent qu’ils feraient mieux en cas de sinistre d’indemniser directement la victime…
    Pour revenir à nos moutons, cet exemple de la réunion prouve qu’on peut construire fiable, même en condition extrème…Et la qualité, est toujours beaucoup moins chêre… à terme…

  • Edf et Enron, même combat ?

    Edf et Enron, même combat ?

    ChampagneChampagne. Edf féte ses bénéfices, normal. 5.6 milliards, c’est considérable…
    36.77 milliards de nos francs, 3677 du vrai franc, celui de nos anciens, d’avant 1960…
    Quelle est la réalité de ce bénéfice ?
    En réalité, on peut se poser réellement la question !
    On a voulu plus ou moins privatiser, comme Enron, Edf doit fournir du bénéfice aux "investisseurs", comme Enron. Enron en a fourni, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’ Enron vendait … des salades et du vent…
    Enron poussait le vice à faire visiter une fausse salle des marchés… En réalité la simple analyse du "marché" de

    l’électricité poussait à voir qu’il n’éxistait pas et ne pourrait pas exister : une poignée de producteurs, quelques acheteurs, les producteurs, quand à eux ont vite compris que moins ils produisaient, plus chers ils vendraient, que c’était inutile de constuire, d’entretenir ou de moderniser des centrales…
    Avoir la paix avec les écologistes locaux ? simple et facile ! Ma centrale au charbon pollue ? je la ferme..
    Le masque vient de tomber brutalement ; sur 450 centrales, 200 vétustes, et qu’en est il du nucléaire ?
    De l’entretien, des frais de démantelement ?
    Si l’on ne peut qu’espérer que l’entretien des centrales nucléaires soit bien fait, le sous-provisionnement de leur démantelement est criant… Brennilis, petite centrale coutera 4 fois plus cher que prévu. Alors faisons une simple estimations des coûts différés (nucléaires + hydraulique) :
    – nucléaire : comptons un milliard par centrale : 60 milliards,
    – hydraulique : 30 milliards pour 200 centrales vétustes…
    – reseau : 10 milliards,
    Peut être que ce montant de 100 milliards est éxagéré… mais même s’il est moitié moindre, comparons le au bénéfice : 5.6 milliards, et à l’endettement : 14 milliards. Ce qui n’a pas empéché Edf de s’emparer de l’Amérique du sud, et de s’en désengager en déconfiture financière…
    La vraie richesse d’edf, elle n’est pas dans son bénéfice, elle est dans son patrimoine, dans des hommes formés et compétents.
    Patience, il n’est plus qu’à attendre la déconfiture de ce type d’entreprise, et nos hommes politiques feront comme schwarzy : re-nationalisations et interventions publiques. Car après des années de non-investissements, on fera appel a ducon-tribuable à souhait, à ce sacré client-qui-n’a-pas-payé-l’électricité-à-son-juste-prix-pendant-des-années.

    Plus vrai que nature non ? on s’y croirai !

  • Uranium Gap

    Uranium Gap

    Uranium_gap_1Le "pic de l’uranium" est peut être survenu bien avant les autres…
    Paradoxale pour une énergie qu’on annonçait comme une relève possible de l’énergie fossile, du pétrole en particulier.
    Aujourd’hui, la production d’uranium n’arrive à fournir que 60 % de la demande mondiale, et sans doute moins (on parle de 40 % suite à des incidents dans une mine canadienne).
    Dans le même temps, le cours flambe, car l’uranium avait la particularité que le coût réel de l’extraction était passablement brouillé par la première demande,

    celle de l’uranium militaire. Le solde de la demande est assuré par les stocks, civils et militaires, par le retraitement, mais on voit mal dans cette configuration, voir le délire de certains se réaliser (4000 voire 8000 centrales nucléaires). Sans le désarmement consécutif à la fin de la guerre froide (il était prévu de désarmer 90 % du stock d’armes, mais je rassure les bellicistes, ce qui reste est amplement suffisant, et même surabondant si l’on en croit Eisenhower en 1961), qu’en serait il des stocks actuellement ?
    Surtout que les nouvelles du réacteur Epr en construction en Finlande ne sont pas bonne… 18 mois, voire 3 ans de retard… Une paille. En réalité, ce qu’on a oublié dans l’affaire nucléaire, notamment en France (on a bâti, trop, trop vite), c’est que toute aventure industrielle est une aventure longue… On constitue des équipes, il faut leur donner du travail (même peu), constamment, renouveller les connaissances, assurer le renouvellement des équipes, le passage des connaissances existantes… Rien de cela n’a été fait fait… Et bâtir une centrale, ce n’est pas une "petite tâche", ne serait-ce qu’au niveau du bâtiment. D’ailleurs, sur certains ouvrages de génie civil, il est un clair que les entreprises françaises ne le conservent que parce qu’elles travaillent beaucoup dans des réalisations à l’étranger…
    Comme toute chose, c’est la première fois qui est difficile…