Auteur/autrice : patrick reymond

  • Erratum.

    Erratum.

    Images_3 A force de faire de la lecture rapide, pour ingurgiter pas mal d’articles chaque jour (une centaine), on arrive à faire des erreurs.
    j’ai donc, commis une lecture rapide en travers, qui m’a fait commettre une boulette dans l’article en référence. C’était AIG le propriétaire.
    Mais, sur le fond, le reste est correct. le secteur aérien va rester plombé, faute de financeur.

    Mais, quand on commet une bêtise (et je m’en excuse auprès du lecteur, et notamment de ceux qui me l’on signalé), on est toujours ravi de trouver plus bête que soit : "Bigre, et la planète entière croit que ILFC appartient à AIG.  "
    La "planète entière", ça doit représenter 1 habitant sur 1000 (et encore avec de la chance).
    Je présente encore mes excuses à ce 1 pour mille, espérant qu’il ait survécu à ce drame horrible de la désinformation, et, si parmi eux certains considèrent représenter la "planète entière" (dont 1500 millions d’affamés, qui n’en ont rien à braire, ayant des sujets de préoccupation plus importants que ma bourde ou ILFC), il faut d’urgence envisager un traitement d’ordre psychiatrique.

    Il y a quelques générations déjà, le "tout Paris", était déjà de l’antiphrase. Il ne représentait que lui-même. Mais il faut voir le bon côté des choses aussi. Certains ont commencés à réfléchir.

    Vendredi 19 septembre 2008

  • Edf : la confusion.

    Edf : la confusion.

    Images_2 A l’heure où les prix de ventes se réduisent comme peau de chagrin, la reprise de British Energy et de ses infâmes casseroles nucléaires par EDF vire à la confusion.
    Et si EDF s’était aperçu que non seulement BE ne valait rien, mais avait une valeur négative ?
    Les uns annoncent la conclusion, les autres le retrait, enfin, on ne peut que constater une valse hésitation.
    Valse hésitation dont le consommateur/contribuable français ferait bien d’être attentif.
    Dans le contexte actuel, toute reprise est suicidaire pour EDF

    A savoir nous rentrons dans un crédit-crunch et une crise économique qui a engendré une dépression, déjà visible et très forte en Grande-Bretagne.
    EDF voudrait donc investir et conquérir le marché électrique d’un pays qui, à force d’avoir été "l’homme malade" de l’Europe, finit par en mourir.
    Bien sûr, il faut faire l’effort d’oublier toute la propagande et les bêtises qu’on a dit sur le Royaume-Uni.
    C’est un pays en déconfiture et EDF risque d’acquérir "a grands frais, beaucoup de regrets".

    Il faut le répéter, il n’y a rien à attendre de cet "investissement" au moment où devient visible une crise économique de grande ampleur et de longue durée.
    Les augmentations de tarifs outre Manche auront sans doute été le pain blanc des compagnies. Arrivé à un certain point, ce n’est plus des bénéfices que l’on amasse, ce sont des emmerdements qui s’entassent.

    Jeudi 18 septembre 2008.

  • Lehman Brothers et le transport aérien.

    Lehman Brothers et le transport aérien.

    Images_2 L’affaire Lehman Brothers risque d’achever prématurément le transport aérien.
    "Il s’apprête à se séparer de plusieurs activités, notamment sa filiale International Lease Finance Corporation (ILFC), numéro un mondial du leasing aéronautique, qui gère une flotte de plus de 900 avions – le plus gros client d’Airbus et de Boeing.  "
    En ce moment, les compagnies aériennes risquent d’avoir du mal à trouver des financeurs, et là aussi, la loi économique qui veut que les choses n’ont une valeur que lorsque peu se vendent, et pas quand tout est à vendre, risque de s’appliquer.
    De plus, les compagnies aériennes, endettées et déficitaires, n’ont guère de marges de manoeuvres.

    La vulgate ambiante, de plus, les a privées de la sagesse des entreprises passées.
    Bien sûr, des capitaux étaient immobilisés dans les investissements. Mais actuellement, avec le leasing généralisé, les entreprises du transport aérien n’ont aucune épaisseur réelle dans le bilan.
    Le "gras" n’y existe pas et ce ne sont souvent que des sociétés financières.
    Qu’il manque des recettes et qu’un aléa arrive, il n’y a plus de solution autre que la liquidation.

    La faillite de Lehman Brothers a vraisemblablement déclenché une spirale récessive qui touchera les transporteurs, mais surtout les avionneurs (eux mêmes aussi en difficultés) et dont ils auront le plus grand mal à sortir.

    Jeudi 17 septembre 2008.

  • Bolivie : les affrontements étaient des massacres

    Bolivie : les affrontements étaient des massacres

    Images_3 On a parlé d’affrontements sanglants en Bolivie, ces affrontements n’en étaient pas, c’étaient des massacres.
    Les riches provinces dotées en ressources naturelles ne sont pas partageuses, elles ont préférées une évolution à la Colombienne, appuyée par les gouverneurs locaux, hostiles au pouvoir central.
    Surtout, le président Moralès avait eu la mauvaise idée de remettre son mandat en jeu, et de gagner l’élection a une très forte majorité.
    Ce genre de manipulation US, très courantes à d’autres époques paraissent aujourd’hui, anachroniques.

    Mais cette crise politique, tombe dans le vide dans cette région. Les grands pays acheteurs, Brésil et Argentine n’ont qu’une envie, c’est de voir une ressource stable, et le groupe de rio a affirmé son attachement au principe de l’intégrité territoriale de la Bolivie et n’ont aucune envie de voir ce pays plonger dans les troubles.
    Le "coup du Kosovo", là aussi, fait largement avec le même personnel, semble aussi anachronique et déphasé.
    Brésil et Argentine ne sont pas demandeurs d’une crise et ont les moyens d’acheter le gaz bolivien, ils n’ont aucun intérêt à la déstabilisation et à la guerre civile.
    Mieux, cette ultime tentative US montre une fois de plus la perte d’influence de plus en plus nette et rapide dans la région.

    Mercredi 17 septembre 2008

  • La confiture aux cochons.

    La confiture aux cochons.

    Images_2 "Cinquième exportateur mondial de pétrole et troisième exportateur de gaz naturel, la Norvège, dans une démarche exemplaire de prévoyance pour les générations à venir, verse la quasi-totalité de ses revenus pétroliers dans ce fonds en prévision du jour où ses gisements seront taris, ce qui en fait par exemple le deuxième actionnaire du CAC 40.   "
    Bien entendu, les "générations futures" ont de bonnes chances de ne voir rien du tout de cette "démarche exemplaire".
    Les placements ne sont que des promesses et les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    On voit, en ces temps de faillites accélérées et d’inflation monstrueuse, bien que cachée, que ces finances trop excédentaires à l’image de l’ile de Nauru seront gaspillées.
    Le dernier rapport de l’OCDE confirme la "Dutch disease", une perte globale de l’efficacité causée par la ressource fossile, qui crée un déficit structurel et un laisser-aller général.
    De toute façon, "le pétrole est là".

    la déconfiture et la dégringolade nous sont présentés sous un jour positif, mais c’est loin d’être le cas.
    Les Pays-bas ont l’avantage, une fois le gaz de Groningue épuisé, de quand même se trouver au centre de l’Europe du Nord.
    La Norvège n’aura pas cette chance, et s’apercevra qu’elle se situe au milieu de nul part.

    Mercredi 17 septembre 2008

  • Nouvelles d’Orient…

    Nouvelles d’Orient…

    Images Le pouvoir du président Ioutchenko est usé, par son impopularité (coté à 5 % de popularité), par son alignement sur l’occident, par le jeu politicien.
    La rivalité est tripartite, Ioutchenko, ianoukovitch et Timochenko.
    Son partenaire de l’ancienne coalition orange, La blonde Timochenko vise désormais, elle aussi, la présidence, et, pour se faire, jette aux orties la politique antirusse, assez peu populaire, et la coalition orange.
    Désormais, ce qui reste du petit parti communiste appel à la destitution du président.

    Mais c’est la totalité de la région soviétique, au sens large, qui semble bouger. Les échanges commerciaux entre l’ Azerbaïdjan et la Russie progressent fortement, Moscou étant dans les rapports avec ce pays, désormais le partenaire stable.
    Le Turkménistan, riche en gaz a, semble t’il connu une période troublée.
    Un peu plus loin, les talibans revendiquent la destruction de trois blindés américains et la mort de 11 soldats, nouvelle ni démentie, ni confirmée (mais qui indiquerait une montée très forte en puissance des talibans).
    Un raid US au Pakistan aurait été repoussé et l’armée pakistanaise aurait fait savoir qu’elle ne tolèrerait plus de violations de frontières.
    Paris veut renforcer les sanctions contre l’Iran, ce qui, en cette période de crise financière aigu, semble du plus haut comique.

    Mardi 16 septembre 2008.

  • L’effondrement généralisé.

    L’effondrement généralisé.

    Images_2 La bulle immobilière généralisée s’effondre et son effondrement qui s’accélère est contagieux.
    La crise financière dure désormais depuis plus d’un an, et les faillites se produisent à une cadence de plus en plus rapide.
    Ces faillites créent des ondes de chocs sur plusieurs marchés :
    – la marché automobile,
    – les matières premières,
    – les énergies,
    – d’une manière générale les dépenses de consommations sont violemment comprimées, sauf les vitales.

    D’abord, la dissipation de "l’effet richesse". Contrairement à ce que disaient des présentatrices lobotomisées et blondes, renforcés par J. Mars…, on ne dépense pas parce que "l’on se sent riche".
    L’effet richesse, c’est de vendre à un bon prix à quelqu’un qui s’endette pour acquérir.
    Naturellement, une partie de ces ventes dopent la consommation.
    C’est cela, le véritable effet richesse.
    La bulle immobilière, une fois éclatée crée un crunch AUSSI sur le marché automobile, et sur l’utilisation de celui-ci.
    Les dernières statistiques collationnées donne le vertige.
    Mais là, c’est une solution brutale qui se met en place, celle de la paupérisation. Pour avoir une société équilibrée, ce n’est pas la bonne.
    Mais, l’une comme l’autre sont la hantise des saoudiens et des producteurs au sens large, celle où ils seront inutiles. Le pétrole a chuté de 5 $ aujourd’hui.
    L’amplitude de la baisse, crée par la déroute financière, joint à la rétractation de la consommation est emblématique d’une crise absolument monstrueuse.
    A cette allure, quel serait le cours du baril à la fin du mois ?

    Mardi 16 septembre 2008

  • Easy Dome, ou la maison facile.

    Easy Dome, ou la maison facile.

    Images_3 Une très vieille manière de faire qui revient au goût du jour, Easy Dome, une maison en préfabriqué de forme unique en icosaèdre, d’assemblage rapide et peu consommateur.
    Bon, enfin, pour la forme, c’est assez spécial et peu vu.
    Le montage est ultra-rapide, rejoignant les records atteint au moyen-âge, (qui connaissait l’assemblage rapide et la préfabrication), économisant une main d’oeuvre, au point de rendre ce coût ridicule.

    Cette réinvention est suédoise et montre que le problème du logement doit être pensé globalement, et qu’il est plus facile de reconstruire souvent, que de mettre au norme, plus économe en tout cas.
    le concepteur de cette maison est danois, on peut donc en conclure que c’est dans un milieu motivé et conscient qu’ a lieu les mutations technologiques, économiques et politiques nécessaires.

    Bien entendu, devant cette irruption, on peut voir beaucoup de mécontents : compagnie d’eau, gaz, électricité, lobby nucléaire, etc…
    Vous savez, ceux qui vous écrivent toujours, alors que personne ne vous envoie de courrier, même si, dans ce cas de figure, c’est pour vous envoyer la note.

    Lundi 15 septembre 2008

  • Guerre du pétrole

    Guerre du pétrole

    Images_2 Le MEND a lancé la guerre du pétrole dans le delta du fleuve Niger.
    La production du Nigéria oscille entre 1.8 et 2 millions de barils/jour, contre 2.6 il y a un an.
    On le voit, la problématique du pic-oil est loin de dépendre uniquement de problèmes géologiques, surtout dans des pays où le reste de l’économie a été ruiné par la ressource pétrolière.
    C’est le cas du Nigéria, où, hors le pétrole, il ne reste rien, surtout dans le delta.
    le gouvernement est pétrolo-dépendant (à 90 %) des recettes du pétrole.
    La guerre du Biafra des années 1960, n’a jamais réellement fini.

    Gagner une guerre s’avère l’opération la plus facile, gagner la paix s’avère nettement plus compliqué.
    Il y a un an, une pareille nouvelle aurait occasionné la flambée des prix du brut, la récession actuelle, la contraction de la demande, rendent ces attaques plus bénines pour les cours du brut.
    L’objectif de 4 millions de barils/ jour pour 2010 ne sera donc jamais atteint, et la formule magique de l’investissement qui résout tous les problèmes d’énergie bute sur la problématique de la corruption sur un fond de pauvreté endémique, dans une région qui fut une des plus riches d’Afrique.

    On peut dire que la production n’atteindra jamais les niveaux voulus tant que ne seront pas résolus les problèmes économiques, politiques et sociaux, causés par une société où les inégalités sont extrêmes, les causes de la révolte existant toujours, si une révolte est écrasée, une autre voit le jour immédiatement.

    Lundi 15 septembre 2008

  • Alitalia : la fin.

    Alitalia : la fin.

    Marche_funbre La compagnie Alitalia est à vendre. Presque tout le monde pourrait la racheter, tellement elle est peu chère, personne n’en veut, à l’image de Lehman Brothers.
    La crise, elle est simple. C’est le prix du kérosène, allié à un défaut d’investissement classique dans les économies néo-libérales.
    le genre de crise qu’elle occasionne, en "tout ou rien", est tout aussi simple aussi.
    Des destinations peu ou pas du tout rentables sont abandonnées. les aéroports en question, deviennent de simples sites de club d’aéronautique de tourisme.
    Comme, globalement, le trafic progresse encore un peu ou se maintient, mais à partir de grands aéroports,

    on ne voit pas la crise arriver.
    Toujours est il que ce genre de restructurations aident peu.
    En effet, elles impliquent qu’une partie de la flotte est surnuméraire, c’est à dire que le déficit gonfle encore, au lieu de se réduire.
    Le personnel devient aussi pléthorique, mais pour celui, très qualifié, les compagnies hésitent à s’en séparer.
    Là aussi, le souvenir de reprises précédentes où techniciens de maintenance et pilotes avaient fait défaut, les freinent.
    La déréglementation du début des années 1980 avait pu sembler donner quelques fruits. Les appareils et les infrastructures aéroportuaires étaient neufs.
    Aujourd’hui, tout est suranné, et les compagnies n’ont plus les moyens financiers d’y remédier.

    Dimanche 14 septembre 2008.