Auteur/autrice : patrick reymond

  • Bulle pétrolière explosive.

    Bulle pétrolière explosive.

    Images_3 Les bulles se suivent, se ressemblent, s’aggravent et explosent, en faisant toujours, toujours plus de victimes.
    La bulle immobilière avait vu doubler les prix, plus rarement multiplié par trois.
    La bulle pétrolière et la bulle alimentaire, elles ont largement dépassé ce ratio.
    Si pour la majorité des gens, au moins dans l’économie de tous les jours c’est une bonne nouvelle, car passer à une économie plus sobre et plus économe demande temps et argent, les dégâts seront au moins, aussi grave que ceux de la bulle immobilière, déjà considérables, et en beaucoup moins de temps.
    11, 14 16 dollar de baisse pour le baril, on peut penser raisonnablement que la bulle pétrolière vient

    d’éclater.
    Il y a une double conséquence, d’abord un changement de mentalité.
    Après un épisode pareil, c’est toute une génération qui vient d’intégrer les économies d’énergie et la nécessité d’être sobre.
    C’est une leçon dure, sévère, mais qui devrait perdurer et même  propulser la "société civile" dans une évolution  que les hommes politiques, trop perméables aux lobbys énergétiques, n’ont pas voulus, jusqu’à maintenant impulser. 
    Enfin, s’il y a détente, il y aura des remontées, sans doute pas au même niveau, mais qui serviront de "piqures de rappels".
    Enfin, il apparait que toute l’ingénierie financière n’a pas protégé l’économie réelle contre les dérives, mais les a accrus.
    Enfin, on s’aperçoit que la rentabilité de certains secteurs économiques, est, sur long terme, très réduite.

    Samedi 19 juillet 2008
    Hors règlementation, ni le transport aérien, ni le transport par camion ne dégage de marges de rentabilité correct. Ce n’est pas nouveau.

  • L’énergie nucléaire.

    L’énergie nucléaire.

    Images_2 C’est, économique, comme l’EPR,
    c’est propre, comme Tricastin,
    C’est renouvelable, comme le pétrole.
    Que des qualités.
    Bien sûr, on voit que beaucoup de "fuites" se produisent en ce moment, mais ce que l’on a du mal à voir, c’est la nature des fuites.
    C’est plus des fuites dans l’information qui ont l’air de se généraliser, que les fuites sur le terrain, car les fuites physiques, avaient l’air d’être aussi généralisées, voire banales que cachées.

    Bien sûr, mettre l’ensemble des installations nucléaires sous haute surveillance est une évidence, dont on attend toujours la réalisation, et dont on voit qu’elle est un argument sur le papier, mais guère mis en pratique.
    Bien entendu, on sait que certaines installations sont dangereuses.
    Une autre évidence serait leur fermeture.
    Encore une autre évidence serait que l’autorité chargée de la surveillance ait des pouvoirs de contraintes, de sanctions, que ces contraintes et sanctions soient immédiatement applicables et massives, pour être dissuasives, contrairement à celle de l’ASN, indicatives, jamais sanctionnées et dont les recommandations se perdent dans les brumes du futur.

    Image : Une personne (notre photo)vient d’être interpellée à la suite de la fuite nucléaire du Tricastin.
    Le suspect, d’origine chinoise est actuellement entendu par l’ASN.

    Samedi 19 juillet 2008.

  • La nouvelle donne…

    La nouvelle donne…

    Images "C’est une stratégie qui créera des millions de nouveaux emplois bien payés et qui ne pourront être délocalisés  ", B. Obama a promis un investissement massif dans les énergies renouvelables.
    On peut penser aussi que les économies d’énergies ne seront pas oubliées.
    Vu le retard américain, colossal, en la matière, une simple modernisation ferait baisser la consommation de plus de moitié.
    Mais, apparemment, les deux candidats principaux ne sont pas en reste sur ce point.
    On peut donc, raisonnablement escompter une inflexion significative, déjà commencée, par la société américaine et une accélération du mouvement.

    Ces deux politiciens, bénéficieront, l’un ou l’autre de plusieurs fenêtres pour lancer une nouvelle politique.
    D’abord, parce que dans les mentalités, les choses mûrissent.
    Le consommateur, pragmatique en diable ne verrait absolument aucun inconvénient à réduire ses consommations, et donc ses factures à confort égal.
    Ceux qui n’auront pas les moyens de payer ou plutôt ceux qui n’ont déjà plus les moyens de payer deviennent économe, par force.
    En même temps, le cercle de pouvoir à Washington se décompose.
    Le complexe bancaire vient de se noyer tout seul, le complexe militaro-industriel est plombé par deux guerres, le complexe énergétique par son représentant de commerce à la maison-blanche et par les prix.
    Le nouveau président aura donc une opportunité forte.
    Pendant le même temps, on voit clairement les limites de l’expansion de la production classique par les lobbys énergétiques.
    Les investissements sont démesurés, pour un résultat faible, simplement maintenir la situation en l’état.

    Samedi 19 juillet 2008

  • Le rebond américain.

    Le rebond américain.

    Images_2 Al Gore se distingue et surfe sur un mouvement profond de la société américaine, contre l’establishment.
    Les Yankees ont pour habitude, lorsqu’ils identifient un problème d’y consacrer toute l’énergie et toutes les ressources possibles pour le résoudre.
    C’est ce qui fait la plastique de la société, et ses revirements, souvent étonnants, sans arrière-pensée, à mille lieux de l’habitude européenne de dissoudre le peuple, indigne de l’aristocratie qui la gouverne.
    La politique économique de Lincoln fut un de ces revirements, le new deal aussi.
    Aujourd’hui, c’est l’american way of life qui pose problème et sa gabegie énergétique.
    Mieux, tout le monde, là-bas en prend conscience et prend conscience qu’il faut agir.

    Et agir, c’est quoi ? Bush a agi, il a dit que l’american way of life n’était pas négociable et pour cela a envahi l’Irak et l’Afghanistan.
    Il voudrait bien aussi se payer l’Iran, mais les prétoriens sont hostiles (après tout ceux de Rome préféraient aussi bénéficier des douceurs de "protéger" l’empereur à Rome, que de guerroyer aux frontières).
    Bien sûr, on peut investir, pour accroitre l’offre.
    Mais l’investissement est d’ailleurs de plus en plus lourd, financièrement, politiquement et techniquement.
    C’est souvent, ces signes d’investissements démesurés et avec très peu ou sans rendement, qu’on a vu le glas d ’empires multiples, Khmer, maya, romain, Parthe et plusieurs empires chinois.
    Gore décloisonne le système, fond toutes les crises en une crise unique et finalement, c’est la partie d’Alexandre, face au noeud gordien.
    C’est toutes les crises qu’il faut affronter, ensemble, pour les résoudre toutes.
    Laisser les "spécialistes", tel Ben Bernanke affronter une crise partielle est sans issue.
    En même temps, l’alternative finalement est la moins couteuse, la plus simple, la plus évidente.
    Il faut cesser de compliquer l’usine à gaz, qui n’en a plus besoin.
    "Ce qui nous importe est que souffle l’ouragan et qu’il désigne désormais la cause humaine centrale de cet épouvantable effondrement d’un système de civilisation : le système lui-même.  "
    Résoudre la crise énergétique, la crise tout court est simple. Il faut des objectifs clairs et compréhensibles de tous,  à court terme.
    42 ans pour réduire de 50 % les GES est idiot, 10 ans est tentable.
    Même si on sait que l’on n’y arrivera pas, le chemin accompli sera gigantesque et l’effort restant, résiduel, même si le plus gros reste à faire. En effet, les structures seront en place et fonctionneront.

    Vendredi 18 juillet 2008

  • La passoire…

    La passoire…

    Images Donc la vérité s’est levé sur l’état réel de la sécurité nucléaire en France. C’est une passoire.
    En fait de "culture de la sécurité", on a eu droit à l’amateurisme et au je-m’en-foutisme le plus élémentaire et le plus complet.
    D’abord avec des terrils d’uranium abandonné, ensuite par des contaminations cachées pendant 30 ans, et la plus élémentaire des pannes industrielles, c’est à dire la rupture de canalisation qui arrive…Il y a plusieurs années de cela
    Bien entendu, ce genre d’incident doit être légion, et non isolé.

    Car, s’il y a eu " sous-investissement dans la sécurité, la protection de la santé humaine et de l’environnement  ", c’est généralisée, car c’est un coût brut.
    Et l’économie actuelle veut réduire les coûts. Donc, banalement, on a laissé filé la radio-activité dans la nature et par de multiples fuites, dont la réparation et encore moins la recherche, était le cadet des soucis des "responsables".
    Le Rhône, entre autre, est devenue une poubelle, poubelle dont on se sert amplement en agriculture.
    Quand aux "normes" AIEA et OMS, elles n’engagent que ceux qui y croient (ou font semblant d’y croire), les conseilleurs n’étant pas les payeurs…

    Image : le nouveau logo de la sureté nucléaire.

    Vendredi 18 août 2008

  • « Ajustement » des prix du gaz.

    « Ajustement » des prix du gaz.

    Images_4 G W Bush a eu un mérite. Faire haïr tout ce qu’il représente.
    C. Lagarde (et son boss), pareil.
    Elle parle "d’ajustements" des prix du gaz, pour ne pas parler de "hausses", car le locataire de l’Elysée n’a rien à refuser à son enfant chéri, la société née de la fusion GDF-Suez.
    Il faut d’ailleurs aller sur la presse étrangère, pour voir autre chose que des bêlements de satisfaction.
    On jettera des cacahouètes aux plus pauvres, et la classe moyenne (au dessus de 1000 euros, c’est à dire d’une moyenne médiocrité), sera pressurée.
    Au terme d’une telle évolution, aux USA 72 % des américains ne peuvent plus voir leur président, et 82 % leurs représentants…

    la crise énergétique et économique va entrainer la "Elstinisation" (lire : carbonisation totale), des politiques en place.
    Face à tous les problèmes de la vie courante des populations, les hommes politiques, perroquets sans cervelles sont incapables de dire autre chose que "le libéralisme c’est bien".
    Avec bien entendu, aucun résultat, autre que des statistiques truquées, servant à justifier une politique ayant largement échouée.
    Ou en est la prochaine inflexion ? A savoir les politiques MASSIVES d’économies d’énergie ? Nulle part !
    Dans 42 ans, on aura réduit de moitié les rejets de GES, disent ils. On pourrait faire beaucoup plus, et cesser de s’occuper des actionnaires de GDF-Suez, espèce complètement inutile, nuisible et malfaisante.
    Le conformisme a ce point là, c’est l’absence totale d’idée personnelle.

    Jeudi 17 juillet 2008

  • Borloo, borl’eau, vous avez dit borl’eau ?

    Borloo, borl’eau, vous avez dit borl’eau ?

    Images_3 Borloo s’intéresse à la qualité de l’eau, c’est d’autant méritoire pour lui.
    Il veut tester toutes les nappes phréatiques à proximité des centrales.
    Donc, on n’aura même pas eu besoin d’un Tchernobyl pour qu’on ait nos zones interdites "bien d’chez nous" (et oui, je regrette feu Jean Nohain).
    "qu’il se penche sur la situation radio-écologique de l’ensemble des sites nucléaires et que l’on vérifie notamment l’état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises  ".
    Je savais pas que Borloo était affilié à "sortir du nucléaire", "greenpeace" ou "Amis de l’apéro la terre".

    On peut voir les limites de "la culture de la sécurité".
    En effet, il n’y a aucun risque… mais ne contrôlons surtout rien.
    Ce n’est guère sérieux. Après les déchets nucléaires du Tricastin, installés à l’air libre, comme un vulgaire terril de houille, lessivé par les pluies, contaminant la nappe phréatique, on peut voir que cette "culture" était un simple argument médiatique.
    En effet, la sécurité semble assurée de façon correcte dans l’exploitation.
    Mais si a un bout de l’échelle, on fait n’importe quoi, il y a de quoi inquiéter.
    En effet, à quoi sert prétendre faire les choses dans les règles de l’art, si, à l’autre bout, pour les déchets les moins dangereux, on se contente de la rivière, de la décharge municipale, ou d’un simple terril ?
    Il ne peut y avoir d’exceptions, ni de déchets "sans importance".
    En même temps,  prétendre, comme certains benêts de service que "les normes sont en dessous des normes OMS" est idiot.
    D’abord parce que les normes de l’OMS sont plus politiques que médicales, ensuite, Il faudrait avoir fait les mesures de radio-activité, sur tout le territoire, depuis le début du nucléaire, et non pas une mesure qui tombe du ciel, la première depuis 30 ans.
    S’il y a une chose que l’on peut déduire de la réaction de M. Borloo, c’est que rien n’a été fait et que l’obscurité la plus totale, règne.
    "Dysfonctionnement",  c’est comme cela qu’on appelle un comportement qui mériterait plutôt le nom de "porcin".

    Jeudi 17 juillet 2008

  • L’Amérique va changer…

    L’Amérique va changer…

    Images_2 … ou plutôt l’Amérique A changé.
    Mais elle ne le sait pas encore.
    La société vient d’imprimer un mouvement, que les hommes politiques, que les structures ignorent encore pour le moment, ou veulent l’ignorer.
    Voici le point de vue de Paul Jorion :
    "Aujourd’hui, les actions des Government–Sponsored Entities ont repris leur plongée : Fannie Mae et Freddie Mac ont perdu plus du quart de leur valeur en une seule séance : –27,34 % pour Fannie Mae et –26,02 % pour Freddie Mac. Le message est clair : le ministre des finances américain, Henry Paulson, et le patron de la Fed, Ben Bernanke, ont beau répéter que tout sera fait pour épauler les GSE, les investisseurs sont convaincus que la nationalisation larvée des derniers jours se concrétisera rapidement en une nationalisation pure et simple – dont ils feront les frais.
    J’écrivais hier que le système économique américain a basculé dans la social–démocratie, et j’ajoutais, « que ses dirigeants le sachent ou non ». Les actionnaires montrent eux, en quittant le navire en masse, que leur opinion est faite.
    Dans une question qu’il posait ce matin à Bernanke, Jim Bunning, un sénateur républicain du Kentucky, déclarait que :
    Quand j’ai ouvert mon journal hier, j’ai cru que je m’étais réveillé en France. Mais non, il s’avère que le socialisme règne en maître en Amérique […] Comparé à ceci, le rachat de Bear Stearns par la Fed était du socialisme d’amateur.  "

    "*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.  "

    Mais le changement ne se cantonne pas au régime économique.
    Un candidat (encore potentiel, il n’est pas officiellement le candidat démocrate), est encore plus clair sur l’Irak : " On met les voiles…" Lentement, histoire de ne pas faire figure de déroute, et pour se renforcer en Afghanistan, histoire de ne pas mécontenter le complexe militaro-industriel.
    Il entérine par là-même, un mouvement beaucoup plus profond de la société américaine : les prix auront eu raisons de la gabegie énergétique. Désormais, la demande d’économie émane du citoyen, convaincu que l’énergie la meilleure, c’est celle qu’on ne consomme pas.
    Pendant le même temps, une escarmouche a eu lieu en Afghanistan, 9 soldats américains ont été tués et 15 blessés.
    Le poste avancé a été évacué. Pour la première fois, on laisse le champ de bataille aux talibans.
    Là aussi, un mouvement profond a été impulsé. Un point d’inflexion a été atteint.

  • Niet.

    Niet.

    Images Russie et Chine ont dit "Niet" pour les sanctions envers le Zimbabwé et l’offensive occidentale contre le Soudan se traduit par un mandat d’arrêt de la CPI envers le président Omar al-Bachir.
    Ne nous y trompons pas, ailleurs qu’en occident, absolument personne ne voit cela autrement qu’un alibi droit-de-l’hommiste pour faire main basse sur des ressources énergétiques ou remettre au pas un régime rebelle.
    Les problèmes du Zimbabwé ont commencés avec des démêlés financiers  entre le gouvernement de ce pays et des bailleurs de fonds qui voulaient le mettre au pas.
    Les évènements qui s’y passent sont aussi une forme de "révolution orange" (lire : téléguidée de l’ extérieur), couleur locale.

    Bien sûr, en aucun cas, il ne s’agit de blanchir les dirigeants de ces pays, mais de rappeler que la version qu’on nous sert dans nos pays est pré-mâchée, pré-pensée et qu’en aucun cas on ne parle de la cause réelle des problèmes de ces pays : leurs ressources que certains veulent s’approprier à prix "d’ami" (lire : pour rien).
    Bien entendu, on ne parle pas de la situation des grands lacs, mais là, les dirigeants sont "nos" amis, adeptes de l’économie de marché, amis des multinationales, qu’on ne va pas les embêter avec quelques futilités : millions de morts (4,5 ou 6 ?), viols par millions, corruption généralisée, pillage généralisé…

    Pour ce qui est de pendre, exécuter, briser les membres des gouvernements, chefs d’états dont les pays, ces trente dernières années :
    – ont vu les inégalités exploser,
    – la population massivement s’appauvrir,
    – la parole du peuple être méprisée,
    – remplir les prisons,
    – développer la corruption des milieux d’affaires et de la classe politique,
    – bombarder, tuer des milliers de civils innocents dans des guerres d’agressions, beaucoup de gens seraient fondamentalement pour, tout en préconisant le traitement pour leurs tyrans locaux et immédiats, avant de s’occuper de tyranneaux lointains, qui finalement, ne défrisent guère la galerie.

    Bien entendu, Soudan et Zimbabwé aurait été pauvres, sans ressources et complètement inintéressants, ils n’auraient pas eu droit à ce traitement  (cas, d’ailleurs du Soudan des années 1960).
    Pour ce qui est de la crise Zimbabwéenne, la Grande-Bretagne aura bien gagné son titre de "représentant des créanciers".

    Mercredi 16 juillet 2008.

  • Tricastin : on en sait un peu plus.

    Tricastin : on en sait un peu plus.

    Images Un lecteur parlait de "Tchernobylisation", en parlant du Tricastin.
    On peut comprendre qu’une cuve puisse déborder, mais on comprend déjà moins qu’une cuve de rétention déborde à son tour, et encore moins, le temps qu’on ait mis à réagir.
    Cela étant dit, et c’est déjà inadmissible, il apparait que le Tricastin était une poubelle nucléaire d’un fort beau gabarit.
    De 1964 à 1996, une usine militaire fonctionne à cet endroit, et les militaires y laisseront un chouette tas, un tumulus de 5 à 6 mètres de barrières de diffusion, contenant entre 2.6 et 3.5 tonnes d’uranium, dont la teneur en U 235 variait entre 2.6 et 3.5 %.

    Une bonne partie a migré vers la nappe (900 kilos dit-on) et on la savait contaminée depuis 1977.
    Elle a d’ailleurs été pompée, en douce jusqu’en 1998.
    Bien sûr, ces doses, faibles, contribueront quand même à rendre malades et à tuer quelques victimes, qui passeront dans le bruit de fond de maladies courantes.
    Mais ce qui est le plus frappant, c’est l’amateurisme, le je-m’en-foutisme, l’incompétence généralisée et érigée en système.
    De l’uranium ? Pas grave, fait en un tas ! Que deviendra t’il ? Rien à foutre ! Irresponsabilité et inculpabilité totale.
    Mode rigolade ON -La sécurité du nucléaire est pointilleuse en France- Mode rigolade OFF.
    30 ans de silence…
    Mercredi 16 juillet 2008