Auteur/autrice : patrick reymond

  • « Mauvais pain, Mauvais gouvernement ! »

    « Mauvais pain, Mauvais gouvernement ! »

    Images " Que l’on supprime tous les règlements en laissant la liberté indéfinie, on détruit le ressort des sociétés ; les peuples se confondent, les souverains ne sont plus que des grands que quelque éclat distingue mais que nulle utilité accompagne ; ainsy ce système qui paroit tout fonder et établir tend dans le fait à tout ébranler et détruire ".
    Remontrance du parlement de Rouen à Louis XV.
    On peut dire aussi qu’ils étaient un peu sorciers, derrière Louis, ils avaient vu Nicolas.
    Hier, un facteur bien connu a eu les honneurs médiatiques.
    Pourtant, lui aussi est déphasé.

    Pourquoi ? Parce qu’il n’y a qu’un seul échelon valable et testé où la solidarité est possible.
    Cet échelon s’appelle l’état nation.
    On ne peut crier comme l’extrême gauche : "non à la mondialisation, non aux frontières", comme je l’ai déjà vu.
    Il faut choisir.
    On a reproché à l’état nation de faire la guerre. Cela arrive.
    Les nations ont aussi gérées de longues périodes de paix. L’alternative, la seule, c’est l’empire.
    Et le consubstantiel de l’empire, c’est la guerre.
    Il lui faut toujours un ennemi à aller détruire.
    Son appareil militaire hypertrophié ne se justifie pas sinon.
    Petit Nicolas est à la césure.
    Il voudrait bien manier le sabre de bois, mais il est obligé de réduire le budget (encore considérable) militaire.
    Sur la nourriture, désormais, se concentre la lutte qui caractérise le monde d’aujourd’hui. La lutte des empires, contre la nation.

  • Gonflée, la Banque Mondiale…

    Gonflée, la Banque Mondiale…

    Images La Banque Mondiale ne manque pas d’air. Elle qui avait forgé avec le FMI, le "consensus de Washington", préconisant le libéralisme à tout crin, les dettes à rembourser coûte que coûte et le marché purificateur, continue son tête-à-queue à 180°, préconise désormais les prêts à l’agriculture, l’autosuffisance alimentaire, les (relativement) grands travaux locaux, "développement durable et partagé".
    Décidément, la Banque Mondiale doit être un lieu saint, où on entre, tel R Zoellick néo-cons bon teint (et avant lui, P. Wolfowitz), et dont on ressort marxiste léniniste convaincu.

    " Pour ces familles, la nourriture représente de 50 % à 75 % de leur consommation, et aucune marge n’existe pour garantir leur survie. "
    J’espère que la perception de la réalité n’aura pas été trop dur pour R. Zoellick.
    Bon, on s’aperçoit que la "Perestroïka" et la "Glasnost" deviennent une nécessité pour les néo-cons.
    Encore un effort, il faut que toute la planète en profite et que les "néo-lib" soient mis aux poubelles de l’histoire.
    Il m’est avis qu’il va y avoir des crises de nerf au gouvernement français.

  • Que sera le paysage dans 20 ans ?

    Que sera le paysage dans 20 ans ?

    Images_3 Aujourd’hui, première ballade, profitant des beaux jours.
    Une première constatation, beaucoup de bois par terre. Non pas par l’action des forces naturelles, mais des coupes à blanc.
    La crise alimentaire touche désormais les paysages français. Les plantations faites il y a 50 ans à coup de subventions, sont détruites à coup de subventions.
    Ces coupes sont dessouchées et destinées à la remise en culture.
    Le Massif central donne aujourd’hui l’impression de devenir une vaste forêt, c’est aujourd’hui, une marche inverse assez impressionnante.

    Contrairement à des idées reçues, cette région n’avait pas toujours été boisé.
    Au XVIII° siècle, c’était le toit chauve de la France.
    Toujours est il, que le sentiment d’ inépuisabilité de la ressource forestière,  qui avait conduit à la création de la filière granulé, est aujourd’hui écorné.
    Pour le moment, certes, seules les parcelles "faciles" sont exploitées et remises en culture, celles plates et mécanisables.
    Mais une marche arrière plus importante n’est pas à exclure. En effet, tout accroissement de la crise alimentaire poussera des productions et des terres de plus en plus marginales à se remettre sur le marché. 

  • Changement d’atlas.

    Changement d’atlas.

    ImagesVoilà, la nouvelle carte du monde est à jour.
    Comme vous pouvez le constater et le chercher avec une lampe (à huile), il y a un machin dont on parle souvent, mais visiblement pas de ce monde, surtout pas de ce tiers monde, c’est la démocratie.
    Là bas, ça ferait plutôt pleurer, comme vous savez, les histoires du père fouettard.
    Il faut dire qu’entre les "ajustements structurels" et les interventions militaires, ils ont pas eu bien le temps de réfléchir à ce que c’était.

    ImagesiiVoici l’ancienne carte, avant la mise à jour.
    Vous avez donc compris que la nouvelle prend en compte la création de l’empire Brésilien.
    Bien entendu, il faut préciser que le monde est à classer en deux catégories : les-gentils-tout-plein-et-si-sympathiques-consommateurs et les-vilains-producteurs-qui-sont-rien-que-des-méchants-à-punir, sauf quand ils obéissent à la première catégorie.
    Si vous avez d’autres questions sur les gentils et les méchants, vous pouvez vous renseigner sur "picsou-magazine", "le monde de mickey", ou en plus moderne "sangoku contre superman", lectures de chevet du président US.

  • Liban : le point de la crise.

    Liban : le point de la crise.

    Images_3 La crise Libanaise qui rebondit est emblématique d’une région qui glisse hors du contrôle de son parrain.
    Toujours la même évolution, que ce soit en Irak, au Liban, ou dans les territoires palestiniens.
    Le culte de la force américain conduit à créer des milices surarmées, aux poches pleines de dollars, et quand survient la crise, on s’aperçoit que les milices ne valent rien.
    Le Fatah dans la bande de Gaza s’est effondré en 48 heures, le hezbollah, ou plutôt le mouvement Amal, son allié, qu’on avait oublié se sont emparés de Beyrouth, terrassant les milices sunnites et pro-occidentales en moins de temps qu’il faut pour le dire, au prix d’une dizaine de morts de politesse.
    Victoire rapide, nette et sans bavures et non, comme le dit les médias occidentaux, risque de guerre civile.
    Pour faire une guerre civile, il faut être deux. En face du Hezbollah, il n’existe rien.

    La situation est identique en Irak, le mouvement sadriste tient.
    Malgré l’offensive américano-gouvernementale, la milice tient beaucoup mieux que l’armée irakienne ne l’avait fait.
    Ici et là, les gouvernements occidentaux ne veulent pas en voir la cause.
    C’est la paupérisation.
    Les salaires libanais sont BLOQUES DEPUIS 1996…
    La misère s’étend en Irak et en Palestine, ce qui fait que les gouvernements, les potentats appuyés, plutôt, non ni force, ni légitimité, ni partisans convaincus.
    On peut faire parti de la milice d’un milliardaire, on ne meurt pas pour un milliardaire.
    On parle de Saad Hariri, c’est, le fils de son père, un milliardaire que la reconstruction du pays a enrichi.
    Un milliardaire, est par essence, un mauvais martyr.
    Ce qui alimente les oppositions anti-américaines, au Liban, en Palestine, en Irak et en Afghanistan, c’est tout bonnement, la misère.
    Qu’importe les armes, si celui qui les tient, n’y croit pas.
    Par contre, en face, on est extrêmement déterminé.
    Le sort du pétrole Irakien est scellé, le sort de l’accès aux ressources d’Asie centrale aussi.
    J’espère que personne ne croyait parler de démocratie, ou de droit de l’homme.

  • Roi Abdallah : pensez à nos enfants !

    Roi Abdallah : pensez à nos enfants !

    Images_3 "Chaque fois qu’il y a de nouvelles découvertes, laissez-les dans le sol car nos enfants en auront besoin  ".
    Le roi Abdallah a été clair.
    D’abord nous, ensuite les autres.
    C’est normal et évident, sauf pour les intégristes et fanatiques du marché.
    L’Arabie Saoudite n’a aucune envie de jouer au régulateur de production.
    Pour elle, la production suffit. La spéculation explique 40 $ sur les 120 $ des prix actuels.

    Les problèmes, en même temps que les mauvaises nouvelles s’accumule sur les gisements.
    La mer du Nord, Cantarell, la Russie déclinent. Le Moyen orient est incertain et se méfie du dollar.
    L’Afrique est ravagée par l’insécurité.
    Le Vénézuela a des problèmes de débit de production.
    L’ Indonésie n’est plus exportateur net.
    Petit à petit, la production plafonne et baisse. Le "marché"du pétrole va se réduire à la portion congrue.
    La spéculation actuelle est certainement son apothéose.

  • Cantarell et exportations mexicaines : déclin toujours

    Cantarell et exportations mexicaines : déclin toujours

    Images_2 La production Mexicaine a baissé de 7.8 % lors du premier trimestre 2008, par rapport à la même période 2007, les exportations ont elles, baissées de 12.5 %.
    Le ton est donné, le marché interne est privilégié à l’exportation.
    Le gisement de Cantarell est responsable de la totalité de la baisse.
    En ce qui concerne la situation politique mexicaine, le pétrole est au coeur de la conjoncture.
    Nationalisé en 1938, le pétrole mexicain est responsable de 40 % du pib.
    Mais la présidence actuelle songe fortement à la privatisation du pétrole, même si elle se passe sous forme déguisée.

    Le Mexique est aussi au centre géographique de la déplétion pétrolière.
    Possédant certains des gisements les plus importants, l’un dépassant même Ghawar, il n’en a pas moins un débit ridicule.
    L’importance du gisement ne donne donc pas automatiquement une production importante.
    En même temps, cette monoculture du pétrole est très inquiétante avec le déclin de la production.
    Une crise économique et politique est en gestation sur la frontière sud des USA avec seulement 9 ans de production…

  • Vénézuela : une non-nouvelle…

    Vénézuela : une non-nouvelle…

    Images_2 Les réserves pétrolières de la ceinture de l’Orénoque augmentent les réserves exploitables du Vénézuela de 30 milliards de barils, atteignant au total 130 milliards de barils.
    En réalité, cette nouvelle n’est QUE politique.
    Le poids des réserves implique le poids du producteur.
    Raison pour laquelle l’ Arabie Saoudite ou le Koweit ont pu augmenter massivement leurs propres réserves (et les laisser à ce niveau, malgré le pompage effectué), il y a une vingtaine d’années.
    On n’ a pris qu’une petite frange de la ceinture de l’ Orénoque (1200 milliards de barils dont 235 exploitable).
    La ceinture de l’Orénoque, apparemment serait une réserve "facile" à exploiter, c’est à dire sans difficultés techniques insurmontables, mais à un cout important. 

    En effet, on est très loin ici du puit de pétrole classique ou tout jaillit.
    C’est plutôt de l’ordre de l’usine, et une exploitation horizontale par injection.
    Mais les démêlés politiques entre un important producteur (le Vénézuela), et le plus important consommateur (les USA), font que la montée en puissance de la ceinture de l’Orénoque (surtout dans le décompte des réserves) est différée.
    Avec les réserves classiques (100 milliards de barils), les réserves exploitables de pétrole extra lourd, font du Vénézuela le premier pays pétrolier, sinon par la production, du moins par les réserves.
    La nationalisation du secteur, en outre, va contre la religion en vigueur dans le monde occidental.
    Même si celui-ci ne se prive pas de nationaliser, il le fait honteusement.
    D’autre part, dans les médias occidentaux sont toujours présentés les "méchants producteurs" face aux "vertueux consommateurs" que nous sommes.

  • La guerre sociale.

    La guerre sociale.

    Images_3 Après avoir accordé royalement 0.8 % aux retraités, (largesses aux manants !) le gouvernement, acharné à perdre sa popularité, voir à programmer sa propre perte, continue sur sa lancée, avec parfois des retours et des reculades.
    Le prix du gaz devait augmenter de 1.5 %, après 4 %, puis 5.5 %.
    Le gouvernement se déculotte, devant l’impopularité de la mesure.
    Puis on noie le poisson, en parlant de distribution.
    Tel au 18° siècle, l’abime entre élites et peuples grandit.
    Une constitution européenne vomie, mais dont on ne demandera l’avis aux peuples que contraints et forcés, un anglais imposé dans l’Union Européenne, voir au ministère des finances, en France, alors que les peuples vomissent aussi désormais aussi l’empire anglo-saxon et son militarisme.

    On croit bâtir une prison.
    On bâtit, patiemment, inéluctablement un processus révolutionnaire.
    L’injustice réelle ou ressentie est partout.
    La seule alternative restante, pour les peuples sera de renverser la table.
    L’énergie avait, dans un premier temps pris le rôle du pain en 1788, puis le pain retrouve, lui aussi, son rôle central.
    La nourriture, c’est de l’énergie.
    Les troubles se multiplient dans le monde sous forme d’émeutes contre la faim, de grêves, avec partout des élites déphasées, incultes et inconscientes.
    On dit que c’est un volcan indonésien qui finit de déclencher la révolution française. Ses projections dans l’atmosphère firent que les récoltes de l’hémisphère nord furent mauvaises.
    Mais ce ne fut que le coup de grâce à un régime dont "sans bruits, jours après jours, les gens s’étaient détournés".
    Un évènement quelconque peut déclencher ces troubles. Le cyclone sur la Birmanie, par exemple est significatif. Il n’y a plus de réserves, deux gros producteurs au moins sont touchés

  • Nucléaire : les mines à fortes teneurs en Uranium.

    Nucléaire : les mines à fortes teneurs en Uranium.

    Images_2 On a parlé pour certains gisements de "monstres", de centrales nucléaires naturelles, et capables, pour certaines, avec leur teneur de démarrer naturellement.
    On a d’ailleurs soupçonné des phases de marche et de réveil, et des phases de pause, notamment au Gabon, sur plusieurs centaines de milliers d’années.
    Si la moyenne pondérée de production de l’uranium ne dépasse pas 1 kg/ par tonne extraite, certains gisements vont au delà des 100 kg, avec des problèmes bien spécifiques.
    Parce que l’uranium, c’est bêtement radioactif et que les humains ne le supportent pas…
    La moindre manipulation entraine donc des prix monstrueux, car des mesures spécifiques sont nécessaires.  Cigar Lake devait voir congeler son front de taille.
    Le transport du minerai est problématique (interdit si le minerai contient plus de 2 %), la radioactivité dans l’usine de traitement est aussi à traiter spécifiquement.

    En outre, si ces monstres sont couteux à exploiter, ils font perdre leur rentabilité aux sites classiques, beaucoup moins riches.
    Le problème économique ici se fait jour.
    Ces gisements entrainent des frais fixes importants (et des frais variables très mesurés) et la rentabilité économique sera donc très aléatoire : forte en période d’apogée de la mine, très vite déficitaire lors du déclin.
    En France aussi, certains gisements, de trop faibles teneurs, par contre pour être exploités, ne devraient pas davantage l’être.
    En effet, la flambée du cout de l’extraction ne les rend pas plus rentables

    Photo : intérêt général.info