Auteur/autrice : patrick reymond

  • Nucléaire ? Ben voyons !

    Nucléaire ? Ben voyons !

    Uranium_gap_1 Voilà une intervention qui mérite un article : " La fusion nucléaire ne sera sans doute jamais utilisée pour produire de l’énergie car une réalisation effectivement utilisable à cette fin n’est pas attendue avant 2080 ou 2100. Autant dire que d’autres solutions basées sur les énergies renouvelables auront remisé cette folie aux oubliettes de l’Histoire. Pour le moment, l’énergie nucléaire presque éternelle avec la génération IV est le nouveau mirage à la mode. Mais les premiers réacteurs de cette génération ne seront pas disponibles au niveau commercial avant 2040 ou 2045 selon le CEA, ne l’oublions pas. Entre temps, la production d’uranium aura bien entamé son déclin, après un peak uranium vers 2025 pour les plus réalistes, cinq ans plus tard pour les incorrigibles optimistes. En conséquence logique, une partie des réacteurs classiques devront s’arrêter, n’ayant plus de combustible pour fonctionner. Détails ici : Les réacteurs nucléaires de 4e génération : une illusion pour l’énergie Les réacteurs de quatrième génération ont besoin d’une grande quantité de plutonium pour démarrer, plutonium qui est justement produit par les réacteurs actuels en petite quantité et consommé avec le MOX. En résumé, à peine six réacteurs de génération IV pourraient démarrer dans le monde chaque année après 2040-2045, moins que le nombre de réacteurs actuels et futurs qui seront arrêtés à cause du rationnement de leur combustible favori.   "

    Quelques remarques, quand même pour mieux encore cadrer l’intervention : les réserves "prouvées" sont très aléatoires, comme l’a montré la fermeture des mines en France.
    Une relance de la production est aléatoire aussi.
    Le pic de l’uranium est vieux de plus de vingt ans et la relance de la production semble donner des résultats poussifs.
    Depuis 1996, on est passé de 36 230 tonnes produites à 39 650 (2006), en passant par un maximum de 40260 en 2004.
    En outre, le cout devient démentiel. Si à 10 $ la livre, le carburant représentait 5 % du cout du Kwh, au cours actuel, le prix devra augmenter de 45 %.
    Pris entre la consommation (67 000 tonnes) et la production (40 000), c’est le parc actuel de centrales qui va avoir des problèmes de fonctionnement, faute de minerai.
    Quand à la si riche mine de Cigar Lake (Canada), la seule position réaliste est de la rebaptiser "Soeur Anne", car de ce côté là, on ne voit vraiment rien venir, juste à cause de ce vilain lac, situé au dessus.
    Mais le problème ne s’arrête pas là.

  • Où va le pétrole, où vont nos sociétés ?

    Où va le pétrole, où vont nos sociétés ?

    ImagesLes deux scénarios de Goldman Sachs sont inquiétants et quasi révolutionnaires.
    Nos sociétés, économiquement, sont bâtis sur la consommation énergétique en général, et surtout sur l’automobile.
    Enlevez cette industrie en France, il ne reste quasi rien.
    C’est pour cela que la récente augmentation est porteuse d’orages et de nuées.
    Bien sûr, il faut réduire les consommations, bien sûr, il faut

    passer à un autre genre de civilisation, mais le tout est de savoir si on le fait sauvagement ou de manière organisée.
    Les deux scénarios sont l’alternative du choix.
    Si les prix se maintiennent, on peut investir et modifier l’avenir de manière civilisée.
    Dans le cas d’une montée exponentielle, la chute sera exponentielle aussi.
    Bien des pays d’ailleurs, ne s’en relèveront pas.
    Ce sera une crise par tâches, comme en connait le tiers monde. Un pays s’effondre de l’intérieur.

    Mais il faut bien observer la courbe. Nous sommes bel et bien dans une bulle énergétique, comme dans une bulle nourriture. La montée jusqu’au ciel est exclue.

  • La mécanique infernale…

    La mécanique infernale…

    Famine_1847 Ou bien moins qu’hier et bien plus que demain.
    la mécanique infernale se met en place sur le monde.
    Cet enfer sur terre s’appelle l’économie de marché.
    Céréaliers et riziculteurs produisent ce qui est susceptible d’être vendu. Comme les prix multipliés par 5 ont appauvris une multitude de personnes.
    Moins d’acheteurs (solvables) et sa conséquence, c’est la réduction de la production. Pas l’augmentation.
    La famine risque d’être pire demain.
    Regardez le Zimbabwé. Les prix flambent, mais la production s’effondre. Salaires bloqués et/ou inexistants ont ramenés l’agriculture à ce qu’elle était au départ.

    C’est à dire une agriculture de survie, jardinière et paysanne, mais pas plus.
    Si encore, on a conservé quelques semences.
    Le gouvernement de Mugabe espérait réduire la population de moitié. Ce ne sera pas de moitié, mais de 90 %.
    Les greniers sont vides et n’importe quel incident vient aggraver le problème.
    Regardez la Birmanie. Un cyclone, 100 000 morts, et pire, la destruction de la récolte, en Birmanie et dans l’ Océan indien, combien ses voisins, Bangladesh et Thaïlande ont ils été touchés ?
    La Thaïlande, est d’ailleurs le dernier gros exportateur de riz.
    Elle venait de liquider ses stocks pour casser la hausse…
    Aux temps anciens, pas si anciens d’ailleurs, du 18° siècle, la production était quasi-entièrement autoconsommée. Le marché, qui touchait si durement la population par ses soubresauts ne concernait que des quantités marginales 15/20% au maximum.

  • AIAAIAIAIAIIAIAIIAI CARIOCA !!!!!!!!!

    AIAAIAIAIAIIAIAIIAI CARIOCA !!!!!!!!!

    Images_4 D’abord, il y a l’annonce. CARIOCA, LE NOUVEAU GISEMENT BRESILIEN CONTIENT 33 MILLIARDS DE BARILS.
    Après, il y a la réalité.
    Ouai, c’est un peu offshore. Mais pas grand chose, il y a juste un petit océan de rien du tout. 
    Ouai, c’est un peu profond. Mais c’est quoi 10 km de forages ?
    Une babiole.
    L’équipement devra juste résister à une pression quasi amicale : 8164 kg par cm2, des couches de sels d’ 1.6 km et 260 ° de température ambiante.
    "Dans des gisements si chauds qu’il peuvent faire fondre le métal utilisé pour transporter l’uranium dans les centrales nucléaires   ". (Bloomberg).

    Mais ne vous en faites pas. Le bénéfice est déjà fait. Rien que l’annonce a enrichi Pétrobras.
    A l’image de Coluche, enrichi par le simple télégramme annonçant sa candidature aux présidentielles, Pétrobras a gagné beaucoup d’argent avec un gisement pas encore exploité, comme Toulouse qui vient d’être détruite par des avions pas encore construits.
    C’est clair non ?
    Je pense que, nous français, nous devrions rebaptiser ce gisement "Les pieds nickelés", célèbres agriculteurs, cultivant un seul produit, celui qui pousse de préférence dans les grandes villes : la poire.
    Vous pouvez, bien entendu, acquérir la collection complète des pieds nickelés pour une somme modique.
    Vous verrez que les affaires ne se passent pas très différemment que ce qui est décrit dans ces BD.

  • ça promet !!!!

    ça promet !!!!

    Images_3 Il y a une pensée qui se répand comme une trainée de poudre : il y a trop de monde sur terre.
    Le gouvernement US, lui est prévoyant.
    Il anticipe la pandémie. Enfin, il anticipe surtout sur qui il compte pour faire de la place.
    – Les plus de 85 ans,
    – souffrant de traumatismes graves,
    – gravement brulés,
    – déficients mentaux (dont alzheimer),
    – malades chroniques (coeur, diabète, poumons).
    Bien sûr, on compte surtout sur les pays étranger…

    Tous ceux là, il ne faut pas le cacher, coutent très cher, n’ont aucune utilité économique et allègeraient bien des budgets retraites et maladies.
    Les vieillards des maisons de retraites, les dépendants, plus de gaspillages !
    Mais, ce phénomène, n’est pas réservé qu’au cas de pandémie, cas, encore hypothétique.
    Imaginons, une crise économique, une crise énergétique, une crise alimentaire, une vraie crise quoi.
    Le même schéma s’appliquera.
    Adolf commença à se faire la main sur les malades mentaux (plan Aktion T4), mais il ne dépareillait pas trop son époque.
    Le malade mental était honteux, relégué et sa survie était courte, quelques mois.
    Bien des pays, pas seulement l’  Allemagne nazie eurent des comportements indignes.
    Stérilisations, euthanasies. La France de 1940 à 1944 vida ses hôpitaux psychiatriques et remplit ses cimetières.
    Avec les ressources qui se raréfie, on (re)découvre que l’homme est un loup pour l’homme.

  • Géorgie : la guerre ?

    Géorgie : la guerre ?

    Images Les gouvernements géorgiens et russes sont d’accord là dessus : on court à la guerre.
    C’est leur seul point d’accord, d’ailleurs.
    Le ton monte, l’enjeu est important, plus pour Moscou que pour Tblissi d’ailleurs.
    L’enjeu, c’est la crédibilité de south stream d’une part, de la Russie d’autre part et de l’ Otan.
    Les deux pays massent des troupes, la Russie en Abkhasie et la Géorgie à sa frontière.
    Mais cette crise risque de dépasser amplement le Caucase, notamment s’il y a intervention occidentale autre que symbolique.

    Images_2 En effet, les rôles ont notablement changés depuis 1991.
    La Russie est un pays différend qui a réussi une mue difficile, qui a liquidé une grande partie de sa puissance militaire, mais que celle-ci reste considérable, en même temps que les circonstances actuelles font du pétrole, du gaz et de l’uranium russe, une clef de la situation.
    Dans ce contexte, c’est l’occident qui désormais est en crise, immobilière, boursière, financière et économique.
    Les puissances occidentales sont, de leur côté, extrêmement dépendantes de sources extérieures d’approvisionnements.
    Seule la Géorgie sera écrasée.
    Si les USA, l’ OTAN aident la Géorgie, l’Europe risque de voir le gaz russe coupé, à moins de se découpler totalement des USA et de faire éclater l’ OTAN.
    Dans le même temps, la dépendance mondiale vis-à-vis du pétrole russe apparaitra clairement.
    L’Union européenne bâtie en période d’abondance verrait arriver une crise économique colossale.
    Elle n’y survivrait sans doute pas.

  • Le parfait courtisan…

    Le parfait courtisan…

    Images_4 Le journal "les échos", multiplie les lieus communs.
    En publiant un article d’ Henri Martre, plat et sans arguments : le renouvelable ne saurait suffire, heureusement que nous aurons la fusion !
    Tant pis si la fusion n’est pas au point et qu’elle ne le sera probablement jamais.
    Comme on peut le voir actuellement, une autre solution n’est aucunement envisagée : la réduction de la consommation, par la modernisation.
    La seule mort des ampoules à incandescence serait un pas important.
    la stagnation technique dans un pays aussi important que les USA, n’est même pas abordée.

    On retombe dans le classique de l’économie : investissement, modernisation, intervention de l’état pour définir enveloppes et priorités.
    Les différences -très significatives- de consommations énergétiques, à niveau égal de civilisation,  sont très élevées, et dénote des dominations sociales et économiques.
    M. Al Gore, vivrait sans doute très bien aussi dans une maison de SEULEMENT 300 M2, et non un manoir.
    On ne pourra donc faire l’impasse sur la question fondamentale de la consommation.
    En attendant, laissons quelques terreplatistes rêver de leur source d’énergie inépuisable, qui nous permettrait de nous vautrer dans une orgie énergétique sans fin.

  • Automobiles en France : vive la deudeuche !

    Automobiles en France : vive la deudeuche !

    Images_3 Bien qu’elle n’existe plus, les français plébiscitent la deudeuche, ou plutôt désormais son équivalent : l’automobile pas cher et qui consomme peu.
    le segment constitué par les 107, fiat 500, logan, C1 et C3, explose littéralement en ce début d’année.
    La C1 caracole : plus 70 %, les petites voitures progressent de 57 %, sur un total de progression de 5 %.
    A l’autre bout de la chaine, BMW voit aussi ses ventes exploser : plus 47.5 %.
    On peut donc observer le phénomène bien connu d’épaississement aux deux bouts de l’échelle sociale.

    Le philosophe Alain disait : voici la route, place à l’argent.
    C’est encore, on ne peut plus vrai.
    Les petits modèles triomphants sont aussi des modèles de sobriété.
    Les gros moyens ont de grosses voitures, c’est pour ça que les  4X4 prolifèrent dans les beaux quartiers.
    Le triomphe de la petite voiture marque l’écrasement de la classe moyenne.
    Statistiquement, d’ailleurs, les gros modèles sont aussi beaucoup plus accidentogènes.
    " le dommage corporel auquel on s’expose par le choix d’un véhicule « performant » relève de la liberté individuelle, le risque corporel auquel on expose les autres concerne l’ensemble de la collectivité."
    En effet, non seulement la consommation est beaucoup plus importante, mais le dommage causé à autrui peut être plus de 16 fois plus importants que pour les véhicules les moins puissants.
    Le véhicule "de classe", inutilement lourd et puissant est une charge pour la collectivité.
    Certains pays, ont d’ailleurs fait leur choix. Le Danemark, en est un exemple : voiture exorbitante, transport en commun cher, tout est fait pour vous guider, vers le vélo…

  • Comment construire ?

    Comment construire ?

    Images En prévision de la maison autonome de 2020, qui aura bientôt ringardisé et dévalué le parc antérieur, Laurent demande comment construire MAINTENANT une maison qui soit dans l’air du temps futur, c’est à dire ne consommant pas plus qu’elle ne produit.
    Tout d’abord, je vais répondre par l’évidence. Une maison, c’est des murs et un toit.
    L’inertie thermique peut règler le gros du problème. (c’est l’isolation qui permet le chauffage électrique).
    Murs épais, charpente traditionnelle, isolation et triple vitrage.
    On peut aussi faire remarquer qu’une forme géométrique simple est idéale pour les travaux ultérieurs d’isolations.
    On rajoute un puit provençal et une ventilation double flux.
    Là, on a fait le plus gros  du chemin.

    Pour le solaire thermique, ce sera probablement la norme dans quelques années.
    Mais il serait étonnant qu’une mairie puisse bloquer la demande, malgré les réticences rapportées par Laurent.
    Il existe aussi du solaire thermique qui se remarque à peine. C’est peut être ce que désire la mairie.
    Quand au système de chauffage à choisir, le plancher chauffant se marie bien avec une pac, à cause de sa basse température.
    Pour les fabricants, on peut en signaler certains.
    On ne peut d’ailleurs que conseiller les professionnels du bâtiment de bonne réputation pour aider à un choix judicieux.

  • Le cas bolivien.

    Le cas bolivien.

    Images_2 La Bolivie ressemble beaucoup au Canada, ou à la Belgique.
    Dans les deux cas, on a des parties plus riches que d’autres, qui ne veulent rien donner à la collectivité, veulent "davantage d’autonomie", pour ne rien transférer du tout.
    Il est oublié le temps, où c’était eux les pauvres, c’est le cas de l’Alberta et des Flamands.
    La Bolivie veut entrer dans le club des pays où une fraction veut profiter des ressources minérales, en évitant d’en faire profiter la collectivité nationale.
    En conséquence, en France, le département des Landes auraient du demander son indépendance au moment du gaz de lacq.

    L’état de Santa Cruz, en Bolivie organise un référendum -illégal- pour demander son autonomie. Le point de vue est simple. Il produit 46 % des richesses et n’en reçoit que 15 % du gouvernement central.
    Bien entendu, les hydrocarbures se sont implantés là, à cause de la bonne gestion du pays.
    C’est bien connu, c’est toujours ce que font les hydrocarbures.
    L’évolution de l’Amérique Latine se poursuit cahin-caha.
    Le maitre d’hier, nord américain, n’y est guère plus entendu, et ne provoque que raidissement et radicalisation  (nationalisation des hydrocarbures et télécoms en Bolivie).
    Hors la Colombie, tout semble perdu, a tel point que, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, les USA ont reconstitué une flotte pour cette partie du monde.
    Dans le mouvement à l’autonomie, on peut préciser que la désire les 4 provinces (sur 9), les plus riches, et que ne la veulent pas, les 5 autres… Personne n’est surpris ?