Auteur/autrice : patrick reymond

  • L’Union européenne jette le masque : ce sera la guerre…

    L’Union européenne jette le masque : ce sera la guerre…

    Images_3 L’Union européenne, soit disant construction pacifique n’est qu’un empire comme d’autres, agressif, n’ayant comme finalité que l’extension, pacifique si possible, armée si besoin.
    Lors de la campagne référendaire de 2005, j’avais répliqué à un partisan du traité (il disait "l’Europe c’est la paix" !) que les irlandais, basques ou corses seraient contents de le savoir.
    En même temps, L’UE était responsable à 100 % de la guerre en Yougoslavie, qu’à ma connaissance, la plupart des pays européens avaient des contingents en Irak et en Afghanistan, sans compter que l’intégration de certains pays, Turquie et Pologne, n’ajouteraient pas au calme.
    La Pologne parce qu’elle n’avait pas acceptée ses frontières actuelles, la Turquie parce qu’elle était en mauvais terme avec nombre de ses voisins, sinon tous.

    J. Solana, lui, veut faire la guerre à la Russie, pour l’accès aux ressources arctiques.
    En même temps, une poussée migratoire, déstabilisera le continent.
    Mais raréfaction du pétrole entrainant raréfaction de la production agricole, il va s’en dire qu’une immigration dans un contexte tendu au niveau alimentaire, ne sera pas forcément bien accueilli.
    Le sketch de Fernand Reynaud et du boulanger, trouverait ici une nouvelle donne.
    Propos à mettre donc en parallèle avec le projet du programme alimentaire mondial de promouvoir la culture de la pomme de terre.
    D’autre part, la vue de Solana est sans doute ancienne.
    Une Europe très peuplée (trop ?), ne sera pas forcément l’endroit le plus épargné par la faim en cas de chute des rendements agricole.
    15 millions d’habitants aux Pays-Bas, c’est beaucoup trop pour la surface du pays…

  • Nucléquoi ?

    Nucléquoi ?

    Images_6 je me permets de publier in-extenso l’intervention d’un internaute :
    " On parle beaucoup de réacteurs en construction dans le monde, mais les chiffres annoncés doivent beaucoup être relativisés, ne serait-ce qu’en tenant compte de la durée de construction d’un réacteur : cinq ans lorsqu’il n’y a pas de retard. Certains réacteurs sont en construction depuis plus de trente ans, d’autres sont de faible (200 MWe) ou de très faible puissance (30 MWe). Onze réacteurs sont en construction depuis plus de 20 ans, dont deux depuis plus de 30 ans. Deux autres le sont depuis 10 ans. Au cours des six dernières années, seulement 23 réacteurs ont été commencés, soit une moyenne de 2,5 réacteurs de 1.000 MW par année (monde entier). En contrepartie, les réacteurs les plus anciens sont arrêtés et leur nombre va beaucoup augmenter à mesure que les réacteurs construits dans les années 1970 et 1980 arriveront en fin de vie. Voir la liste complète : Les réacteurs nucléaires en construction Une comparaison intéressante est celle de la puissance des nouvelles installations en éolien et en nucléaire, mais surtout de l’énergie (électricité) qui sera fournie par ces nouvelles installations. A voir dans ce dossier : Electricité : nucléaire, carbonée, renouvelable Depuis cinq ans, l’énergie éolienne progresse plus vite que l’énergie nucléaire au niveau mondial, non seulement en nouvelle puissance installée (62.770 MWe pour l’éolien contre 13.620 MWe pour le nucléaire) mais aussi en énergie supplémentaire qu’il est possible de produire à partir de ces nouvelles capacités (125.600 GWh/an pour l’éolien contre 98.000 GWh/an pour le nucléaire). L’année 2007 est particulièrement défavorable au nucléaire puisque les éoliennes installées produiront trois fois plus d’électricité que les réacteurs nucléaires mis en service avec 39,6 TWh en éolien pour 13,3 TWh en nucléaire. Mais l’écart se creuse ensuite, au détriment du nucléaire, puisque entre 2008 et 2012 la production supplémentaire d’électricité sera de 381 TWh pour l’éolien et 155 TWh pour le nucléaire, sur les cinq ans. "

    A cela, on peut ajouter quelques remarques.
    La construction de centrales non encore terminées s’est arrêtée pour beaucoup sous le coup de politiques néolibérales de rentabilité immédiate, et visiblement, on peut douter qu’un certain nombre soient jamais terminées.
    D’ailleurs, sauf exceptions, la plupart des pays n’ont pas envie de se donner les moyens financiers et humains de la construction de centrales et même les compagnies sont réticentes à assumer ces dépenses.
    En ce qui concerne les centrales, les compagnies préfèreraient faire fonctionner celles existantes (totalement amorties) plus longtemps.
    Et il est totalement vrai que désormais l’éolien a pris le pas en capacités installées, en même temps qu’en production nouvelle, sur un nucléaire qui devient symbolique, hors effet d’annonces.
    Le nucléaire ? C’est du vent !

  • Le nucléaire Français risque de manquer de personnel

    Le nucléaire Français risque de manquer de personnel

    Images Dépêche de l’agence Reuters.
    " La France risque de manquer de personnel qualifié pour ses centrales nucléaires et doit prendre d’urgence des mesures pour éviter cette situation. ".
    Une main d’oeuvre qui vieillit, peu ou pas remplacé par un afflux de nouvelles vocations, Tchernobyl aidant.
    Auquel il faut rajouter la ladrerie crasse des entreprises du nucléaire :
    " La réticence des entreprises à augmenter les salaires est une autre raison qui dissuade les ingénieurs ".
    Hier j’écrivais un article sur le nucléaire britannique. J’exprimais mes doutes sur la capacité de construction.

    Ces doutes sont confirmés ici :
    "La pénurie de main d’oeuvre pourrait être un facteur de ralentissement pour le programme nucléaire français, Par exemple, au lieu de construire une centrale en 8 ans, cela pourrait prendre entre 10 et 12 ans".
    Comme disait le commentaire d’un internaute, dans certains endroits, ça peut même prendre 30 ans.
    Dans toute la filière énergétique, on a oublié qu’il fallait d’abord investir pour récolter.
    En Russie, on se plaint de l’absence de prospection depuis la fin de l’URSS, et partout dans le monde, investissements et prospections sont bien en désuétude aussi.
    Avarice, quand tu nous tiens !

  • Grande-Bretagne : accroitre la part nucléaire…

    Grande-Bretagne : accroitre la part nucléaire…

    Images_3 La Grande-Bretagne veut accroitre la part de l’énergie nucléaire dans son bouquet de production électrique.
    Pour l’heure, celui ci se situe ainsi :
    – 20 % pour ses 14 centrales nucléaires,
    – 40 % pour les centrales au gaz;
    – 33 % pour les centrales au charbon.
    La première centrale étant opérationnelle en 2017. Cet objectif semble hors d’atteinte, en même temps que farfelu.

    En effet, ses centrales actuelles sont surrannées, vieillissantes, construites dans les années 1960, elles sont les plus anciennes en activités. Elles ne dureront pas très longtemps.
    En outre, quand elles ont été construites, la Grande-Bretagne était un pays industrialisé, ce qui n’est guère le cas aujourd’hui.
    Elle disposait aussi de main d’oeuvre, de techniciens, d’ingénieurs.
    Aujourd’hui, les meilleurs travaillent à la city et ne sauraient planter un clou.
    En fait, même si la décision est prise, elle risque fort de se retrouver dans la situation du "jvoudrais ben, mais j’peux point".

  • La famine avant la crise climatique.

    La famine avant la crise climatique.

    Images_2 Selon le professeur Beddington, conseiller auprès du gouvernement britannique, "Il est très difficile d’imaginer comment nous pourrions avoir un monde ayant suffisamment de récoltes pour produire de l’énergie renouvelable, et en même temps répondre à l’énorme augmentation de la demande de produits alimentaires qui va accompagner la réduction de la pauvreté   ".
    Bon, on peut tout de suite le rassurer, la pauvreté n’a absolument pas diminué, sauf dans les statistiques reconnues truquées par elles mêmes, du FMI, et de la Banque Mondiale.
    Aujourd’hui, ces statistiques reconnaissent une MONTEE concomitante de la pauvreté en Asie, en Amérique latine et en Afrique.
    Bien sûr, cette pauvreté s’étend aussi en occident.

    "il y a des progrès en ce qui concerne le changement climatique. Mais il existe un autre problème majeur. Il est très difficile d’imaginer comment nous pourrions avoir un monde ayant suffisamment de récoltes pour produire de l’énergie renouvelable, et en même temps répondre à l’énorme augmentation de la demande de produits alimentaires qui va accompagner la réduction de la pauvreté  ".
    Les émeutes de la faim qui se produisent un peu partout, émeutes dues à l’inflation des produits alimentaires, le mécontentement dans les pays occidentaux causé, chez tous, par ce genre d’augmentations, rien n’indique une "réduction de la pauvreté".
    On a à faire ici à un bisounours du gouvernement britannique à qui il faut rappeler que sortir de la pauvreté, c’est ne pas affecter tous ses revenus à des dépenses de survie, et notamment alimentaire, dans 80 % des cas.
    A vue de nez, la pauvreté, cette année a rattrapé plus d’un milliard d’hommes, c’était facile, avec des prix alimentaires qui augmentent de plus de 50 %.
    Effectivement, la famine arrive. Et il ne peut y avoir "réduction de pauvreté" et "famine" à la fois…

  • Dénouement de crise en Amérique Latine.

    Dénouement de crise en Amérique Latine.

    Images_3 Les 60 ans de guerre civile bolivienne ne s’étendront pas encore au reste de l’ Amérique latine. Les criminels de guerre, trafiquants, mangeurs-de-petits-enfants, détenteurs hier d’ ADM se sont réconciliés au sommet de Rio à Saint-Domingue.
    Finie, pour un temps, la brouille entre Colombie d’une part, Vénézuela, équateur, cuba et Nicaragua de l’autre.
    "Le texte stipule, entre autres, que le président colombien, a présenté des excuses à l’Équateur pour le raid mené sur son territoire et que la Colombie s’engage à ne plus violer la souveraineté territoriale de ses voisins.  "

    En Colombie, tous les protagonistes de la guerre civile pratiquent à grande échelle le trafic de cocaïne, c’est la seule activité véritable du pays ( tandis que ses voisins disposent de ressources pétrolières) et celle qui a permis à la guerre de durer si longtemps.
    Mais les Colombiens n’avaient guère les moyens de faire perdurer le conflit, même avec l’appui des USA, son armée est relativement petite (les militaires en Amérique Latine n’aiment pas voir les armes trainer), les paramilitaires ne valent que dans le meurtre de civils désarmés et sa structure sociale inégalitaire est à très haut risque.
    Quand au président Vénézuelien, s’il aime ferrailler avec les gringos, il n’a guère les moyens de mener une guerre ouverte, mais en possède beaucoup plus pour une guerre diplomatique, notamment pétrolier.
    Et en ce qui le concerne, il a rompu avec la tradition des armées d’Amérique Latine.
    La sienne est assez mal équipée, mais il l’a doublée d’une garde nationale, pas très bien dotée, elle non plus, mais impressionnante par sa seule masse (plus de 2 000 000 de combattants), qui est sensée dissuader d’une aventure à l’irakienne.
    En tout cas, une armée essentiellement défensive.

  • Ancien et nouveau tsar.

    Ancien et nouveau tsar.

    Images La guerre froide est finie, mais une nouvelle l’a remplacée.
    Car ce qui est critiquée en occident en ce qui concerne la Russie, c’est la politique d’indépendance russe.
    En son temps, Poutine avait réuni les Oligarques au Kremlin, et leur avait dit qu’ils paieraient les impôts et qu’ils ne se préoccuperaient plus de politique.
    Il y eut ceux qui comprirent, et les autres.
    Les autres sont en taule, en exil et/ou en Sibérie.
    De tout temps, la Russie a été le royaume du désordre et de l’a-peu-près.
    En moins correct, c’est le bordel. D’ailleurs, la Russie, cela a toujours été ça.

    Cela a permis de croire qu’on pourrait en disposer facilement.
    D’abord les Polonais.
    Ensuite les Suédois (les Goths de Voltaire) qui inaugurèrent avec la terrible guerre du nord le conflit de destruction de l’état russe.
    Puis les Français.
    Puis les Allemands.
    Vous savez à quoi on reconnait un grand con…quérant ? C’est qu’il essaie de s’emparer de la Russie.
    Enfin les occidentaux qui voulurent faire main basse sur les ressources naturelles russes pour pas grand chose.
    Les oligarques étaient du point de vue occidental, des hommes en or : tout leur argent, ils le rapatriaient en occident.
    La deuxième partie de l’affrontement vient de commencer. Elle concerne "la terre des confins" (Ukraine en russe) et plus largement les terres extérieures.
    De ce point de vue là, les occidentaux et les russes n’ont pas la même conception des frontières. Pour les russes, c’est quelque chose d’imprécis, où l’on peut reculer, mais qu’on abandonne jamais réellement.  Seule la frontière de la grande Russie  est  sacrée, mais il ne faut pas oublier qu’ils sont en mesure de batailler férocement pour les confins.
    Surtout s’ils veulent s’allier à d’autres, ou si l’on veut y placer des radars.

  • JO Pékin : catastrophe aquatique ?

    JO Pékin : catastrophe aquatique ?

    Images Les JO de Pékin, qui ont déjà mal tournés au niveau économique (le boum attendu n’est pas trop là), pourraient franchement tourner au vinaigre pour ce qui est la consommation d’eau.
    En effet, un démenti des autorités vaut de l’or.
    " Pékin affirme pouvoir assurer "…
    D’accord, peut-être au moment des jeux, mais APRES les lampions éteints ?
    Les médailles d’or massivement raflées par les athlètes chinois que restera t’ il aux habitants permanents ?
    La province voisine de Hebei dispose de 300 millions de M3 en cas d’urgence.

    Il y a fort à craindre que les pékinois souffrent de la consommation effrénée d’eau pendant cette période.
    Une population étrangère massivement venue, avec une consommation très différente de celle, encore frugale du chinois moyen.
    En effet, celui-ci, n’en est pas (heureusement pour ce pays) à prendre sa douche quotidienne.
    Cette crise se rapproche de toutes les autres crises chinoises : alimentaires, énergétiques, environnementales

  • L’Opep appuie le Vénézuela contre Exxonmobil

    L’Opep appuie le Vénézuela contre Exxonmobil

    Images_2 L’Opep vient de prendre deux décisions significatives.
    la première est de ne pas augmenter sa production, décision en trompe l’oeil, car elle n’a certainement aucune marge de manoeuvre en la matière, mais politiquement parlant, il vaut mieux faire croire que l’on contrôle un mouvement, plus qu’on ne le subit.
    La seconde est d’appuyer le Vénézuela contre EXXONMOBIL, dans son litige sur la nationalisation des pétroles de l’ Orénoque.

    De plus, la diplomatie nord-américaine, et l’appui -maladroit-de Condoleezza Rice aux intérêts d’EXXONMOBIL , fait de plus en plus apparaitre celle-ci comme le faux-nez du gouvernement US.
    "Conscient qu’une situation délicate peut facilement empirer, le Ministère des Affaires Etrangères américain s’est fait entendre et a annoncé la création de "représentants spéciaux" pour s’occuper des pays qui utilisent leurs ressources de pétrole et de gaz comme outils politiques. Alors qu’Exxon avait de très bons arguments pour demander réclamation, les "représentants spéciaux" de Condoleezza ne font que renforcer l’idée que les compagnies pétrolières américaines ne sont que des pions de l’impérialisme des Etats-Unis, et qu’ils doivent donc être traités comme tels  ".
    Inutile de rappeler que chaque démêlé entre Caracas et Washington se solde par une augmentation du baril de 20 $, même si celui-ci passe par Bogota interposé, voire par Minsk

  • Bretagne : projet écologique.

    Bretagne : projet écologique.

    Images_3 Pour lutter contre le changement climatique, on se trompe d’ennemi.
    On parle beaucoup du CO2, en oubliant le méthane.
    Pourtant, le méthane produit quotidiennement est utilisable et rentable.
    En Bretagne "Morgane" va donc utilise un certain nombre de déchêts pour produire du gaz et par là, de l’électricité et de la chaleur.
    La matière première sera " déchets animaux, déchets végétaux et algues vertes " et produira, outre le gaz, des engrais organiques, et du fongicide (et certainement de l’eau).

    Cette technologie n’est pas une première et demande certainement un peu d’argent, pas plus.
    Dès les années 1950, la Chine utilisait les déjections humaines pour produire du gaz et la rentabilité de ce genre d’investissement est prouvée.
    Le reste est une question de volonté politique et de disponibilité des déchêts. Sachant que le méthane est 100 fois plus puissant que le CO2 pour l’effet de serre, là est certainement la vraie réponse, même s’il faut sans aucun doute réduire les consommations d’énergie fossile.
    Le seul "inconvénient" pour les "économistes" néolibéraux étant que ce genre d’installation crée beaucoup d’emplois.