Auteur/autrice : patrick reymond

  • La donne politique dans le prix de l’or noir.

    La donne politique dans le prix de l’or noir.

    Images_2 Et dans le prix de toutes les énergies. On dit que la production US de pétrole va augmenter.
    Très bien.
    Passer de 5 à 6 millions de baril jour, pas de problème.
    Plus que 14 millions à importer, PAR JOUR.
    Au tarif actuel, cela représente 1.5 milliards de $.
    La seule chose qui devrait inquiéter aux USA, c’est combien de temps va t’ on accepter un dollar qui fond à vue d’oeil  ?
    Sans doute plus très longtemps.

    La Russie veut désormais des Roubles pour son gaz et son pétrole.
    L’ Iran veut des Yens et des Euros, ou autre chose.
    Chavez veut en découdre avec le dernier ami des USA dans le continent sud américain.
    Même les petits copains saoudiens jettent l’éponge. D’accord, le prix monte, mais le stock, c’est à dire les avoirs sont globalement dévalués.
    Quand à l’appareil militaire US, il est  suivant la formule  "financé comme  Enron et géré comme General Motors" et désormais fait plus pitié que peur.
    Quand au stock d’or US, il ne tiendrait pas longtemps pour financer le déficit extérieur, hors une diminution rapide et drastique de la consommation.
    Pour sauvegarder les prix, les pays producteurs risquent de baisser massivement aussi la production.
    Le pic-oil  a davantage de chance d’être politique que géologique.
    "Oil in the ground is better than dollar in a bank".

  • « Sécurité énergétique » européenne qu’ils disent…

    « Sécurité énergétique » européenne qu’ils disent…

    Images_3 Devant la crise gazière entre l’Ukraine et la Russie, l’Europe va chercher sa sécurité énergétique…en Algérie.
    Il faut donc bien constater que les hommes politiques européens sont toujours à la recherche d’un cerveau.
    Et qu’ils ne l’ont pas encore trouvé.
    L’Algérie étant, comme c’est bien connu, un pays calme, serein où tout baigne depuis des décennies.
    Il n’y a absolument pas accaparemment de la rente pétrolière et gazière dans ce pays où tout le monde, c’est bien connu vit bien, avec un bon travail et un bon salaire.

    Bon, sans rire, confier sa "sécurité énergétique" à un  pays qui est encore une cocotte-minute prête à exploser sur le plan social, où la masse voit fort peu les "bienfaits" de la rente pétrolière et gazière et qui n’a pas purgé encore ses restes de guerre civile, cela reste surréaliste.
    L’Algérie, comparé à la CEI, c’est 15 % de sa production, et 10 % de ses réserves.
    Ses réserves ne lui permettent pas de prendre la place de gazprom et le pays n’a peut être pas très envie de les gaspiller à tout allure.
    Il préfèrera sans doute les "faire durer", afin d’assurer son développement.
    L’Algérie a 33 millions d’habitants et sa fécondité (1.87) s’aligne sur les standards européens.
    Il n’est donc, pas dit, du tout, que le gouvernement algérien veuille assurer cette "sécurité énergétique" européenne.
    La vraie sécurité énergétique, c’est la sobriété.

  • Désalinisation éolienne

    Désalinisation éolienne

    Images_4 La désalinisation de l’eau de mer consomme beaucoup, et de plus en plus d’énergie. Des chercheurs de l’université de Delft ont eu l’idée d’utiliser l’énergie éolienne pour la dessaler.
    Le principe est on ne peut plus simple, une pompe injecte de l’eau de mer dans une membrane.
    C’est cette membrane qui sépare le sel de l’eau, selon le principe de l’osmose inverse.
    On a donc là, une utilisation incontestable.
    En effet, le produit, de l’eau, est on ne peut plus stockable, et le caractère aléatoire de la ressource importe finalement peu, il suffit d’avoir des réservoirs suffisants pour pallier le problème.

    Quand on connait le nombre de pays riverains de la méditerrannée, ou d’autres mers, qui souffrent de manque d’eau, on voit les conséquences que peut avoir cette découverte.
    Comme une bonne partie de la population habite en bord de mer, on voit aussi que cette invention n’est pas forcément dénuée d’intérêts pour des pays moins en manque, et que le coût de ces éoliennes serait certainement très inférieurs à des projets d’adductions qui viennent parfois de très loin.
    C’est, à mon sens, une utilisation incontestable de l’éolien.

  • Crises concomitantes.

    Crises concomitantes.

    Images_3 Les crises politiques s’aggravent de manières concomitantes avec un certain nombre de puissances énergétiques.
    Le conflit Russo/Ukrainien sur le gaz rebondit pour la énième fois. Les russes ayant le culot de vouloir se faire payer.
    Quand à la Colombie, en guerre depuis 60 ans (1948), elle tente visiblement, à la manière nord-américaine d’étendre le conflit au Vénézuela et à l’Equateur, tous deux producteurs de pétrole.
    Après tout, quand on n’arrive pas à finir une petite guerre, pourquoi ne pas l’étendre ?
    Le conseil de sécurité vote des sanctions supplémentaires contre l’Iran.
    La Bolivie a du mal à faire investir les compagnies étrangères sur son sol, et Argentine et Brésil sont gourmands en gaz.

    On voit donc, que la multiplicité des crises politiques sous les projecteurs concernent des pays producteurs peu en odeur de sainteté en occident.
    Les âmes simples diront que c’est parce que ce sont des dictatures.
    C’est bien connu qu’en Occident, il n’y a jamais de manipulation de résultat de présidentielle, tellement puérile que personne n’y croit, et qu’on y observe toujours les résultats du suffrage populaire et qu’on n’y envahit jamais aucun pays étranger.
    En outre, on pourra désormais y voter, grâce aux machines à voter sans même se déplacer et sans même y penser.
    En outre, Deubeuliou a eu une violente diatribe contre les états de l’opep qui ne veulent pas augmenter leur production.
    Dans ces conditions là, il ne sera pas étonnant d’assister à une baisse de la production bientôt…

  • Opep : baisse de production ?

    Opep : baisse de production ?

    Images_4 L’ Opep va choisir entre … baisse ou stabilité de la production.
    Cette baisse ou cette stabilisation ont des causes essentiellement politiques.
    La tension entre l’axe Washington-Bogota et Caracas-Quito de l’autre est une des causes du problème.
    L’activisme anti-chavez des étasuniens a notablement contribué à la hausse des prix de l’essence, via une baisse de la production vénézuelienne, cas de figure pouvant certainement se reproduire, et d’autre part, la lassitude, l’agacement, le changement d’attitude du moyen-orient vis-à-vis des USA.
    De suzerain craint et obéi, Washington passe au rang de clochard.
    Son armée ne vaut rien, malgré un budget démentiel, elle est en train de se faire battre par une bande de cul-terreux, elle apparait distendue, et surtout, le dollar est de plus en plus déprécié.

    Sa chute infernale entraine immédiatement une augmentation des prix, mais dévalue systématiquement les avoirs en dollars des pays du golfe, la vraie puissance régionale, c’est l’ Iran, et celle qui joue le rôle d’arbitre, c’est la Russie.
    Les passes d’armes incessantes avec Moscou deviennent de plus en plus pesantes, l’agressivité occidentale se cache de plus en plus mal derrière le paravent de la démocratie.
    En bref, la superpuissance et son avatar européen se comportent de plus en plus mal avec ceux qu’elles croient leurs ennemis, et se brouillent avec des amis de plus en plus tiédasses à leur égard…
    Ou l’art de se faire des ennemis…
    Ne vous étonnez pas de voir le prix de l’essence grimper, donc…

  • Europe de l’est et le nucléaire.

    Europe de l’est et le nucléaire.

    Images L’Europe de l’est vit très mal le ticket d’entrée qu’il a fallu payer pour rentrer dans l’Union Européenne. Une partie de ce ticket était la fermeture des centrales nucléaires soviétiques.
    Mais les dirigeants de ces pays, que ce soit en  Bulgarie, ou ailleurs comprirent très mal les raisons de ces fermetures, ou plutôt les comprirent comme une volonté de dérussifier et que la sécurité n’était qu’ alibi.
    Bulgarie comme Lithuanie étaient, de par leurs centrales, autonomes énergétiquement, la fermeture exigée et obtenue par l’ Union Européenne est remise en cause.
    Sofia prend langue avec Moscou pour la construction d’une autre centrale, et la Lithuanie rêve de redevenir une puissance exportatrice d’électricité en construisant une  centrale nucléaire, à la place de celle d’Ignalina  (et au même endroit) qui doit fermer en 2009. Elle convie ses voisins à la construire avec elle, ses moyens financiers étant par trop réduits.

    Car les résultats ont été paradoxaux.
    En effet, ces pays, Bulgarie d’un côté, Lithuanie, Estonie et Lettonie, et même la Pologne sont devenus bien plus dépendant de leur fournisseur de gaz russe.
    Mais la donne se complique avec l’enclave russe de Kaliningrad, qui ne veut pas dépendre de ses voisins et qui demande à son tour, une centrale nucléaire.
    Comme on voit, l’Union Européenne, loin d’être un facteur de concorde, est une cause de bisbille…

  • ça ne méthane pas !

    ça ne méthane pas !

    Images_3 Un pavé dans la mare a été jeté par 3 chercheurs ( Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Letreut  ), on se focalise sur le CO2 pour le réchauffement climatique, sans se préoccuper d’un gaz bien courant, le méthane (CH4), produit lui par les ruminants, les décharges et les déjections animales.
    Le traitement des décharges notamment aurait bien plus d’effet sur le réchauffement climatique que 3 EPR construits, 400 000 logements réhabilités chaque année, tout en valorisant une ressource méprisée jusqu’à maintenant.

    La question n’est pas anodine. Une tonne de méthane fait autant pour le réchauffement que 101 de CO2.
    Non seulement cela, l’utilisation du méthane produit naturellement peut se faire de multiple manière et être introduit dans une stratégie active de développement.
    On le voit, un euro dépensé dans la récupération du méthane n’aurait pas le même poids qu’un euro dépensé dans le CO2.
    C’est l’occasion pour moi, de faire connaitre ici, une invention simple, basique et à la fois génial…(photo).
    C’est une valorisation des déchêts agricoles.
    Mais comble de l’horreur, on tombe ici dans la production locale, l’autoconsommation, voir pire que tout, le plein emploi.

  • L’Arménie s’enflamme…

    L’Arménie s’enflamme…

    Images_2 A la suite de l’élection présidentielle au résultat contestée, qui a vu la victoire de Serge Sarkissian sur Levon Ter-Petrossian, des milliers de manifestants ont affrontés la police dans la capitale Erevan.
    Le bilan se monte à huit morts et des dizaines de blessés.
    Cette nouvelle a de lourdes conséquences. L’ Arménie occupe en effet une large portion de la république pétrolière d’ Azerbaïdjan, en plus du haut-karabakh peuplé d’arménien, et le trajet du gazoduc Nabbucco est prévu à quelques kilomètres seulement de sa frontière.

    L‘indépendance du Kosovo a encore ajouté au trouble de cette région fragmentée, et où les "petits peuples" font souvent appel au "grand frère russe" pour se protéger des voisins plus puissants.
    C’est le cas des Ossétes "plus russes que les russes", mais aussi de bien des autres.
    Il y a en effet pas moins de 150 peuples caucasiens.
    C’est bien dans ce qu’il faut qualifier de bourbier, que les européens veulent faire passer un gazoduc pour assurer leur "indépendance énergétique".
    C’est pitoyable !

  • Sarkozy en Afrique…

    Sarkozy en Afrique…

    Images_5 A fait comme les carabiniers, il arrive bien tard en Afrique du sud, commis voyageur apportant EPR et centrale à charbon.  L’une pour 2014, l’autre pour… un jour…peut, ou alors demain.
    Une assistance technique d’ingénieurs d’EDF, voilà où en est réduit la superpuissance sud-Africaine, importer 10 ingénieurs pour essayer de faire repartir sa production.
    C’est vrai que pour les jeunes hommes brillants, la finance c’est beaucoup plus jouissif et moins compliqué.
    On gagne plus, on peut frimer, alors qu’un investissement industriel auquel participe un jeune ingénieur sera souvent pleinement opérationnel 25 années plus tard.

    Il sera alors retraité ou mort.
    Mieux, j’ai vu justement un ingénieur mourir presque centenaire, retraité depuis 30 ans. Et ses brevets ne sont même pas tous encore exploités.
    Le retour sur investissement n’est pas encore accompli.
    Pour dire que pour rattraper 25 ans, et peut être plus de retard d’investissements en Afrique du sud, il faudra plus que 10 ingénieurs et deux ou trois ans.
    Le flux d’investissements ne doit jamais s’arrêter, on voit ce que cela a donné pour l’union soviétique, c’est aussi très long à rattraper…
    Quand à l’affirmation de Sarkozy : "Vous êtes victimes de votre succès. La croissance progresse et il faut que la fourniture d’énergie suive  ", elle est entièrement fausse. Centrales obsolètes, réseau à l’abandon, production de charbon insuffisante, déclin de l’investissement dans les mines de charbon, et pour finir, grâce au manque d’électricité, effondrement de l’économie.
    Car une économie moderne, elle peut fonctionner sans bourse des valeurs, mais pas sans électricité.

  • La question alimentaire II…

    La question alimentaire II…

    Images_4 La question alimentaire est la juxtaposition de deux éléments, la nourriture du pauvre, et celle du riche, ce qui explique la proportion de la production animale, responsable de la faim dans le monde.
    Le riche, à toutes les époques, mange de la viande. Le pauvre non.
    L’une dépendant de la grande exploitation (latifundia), l’autre, de la petite (minifundia), voir du jardin familial.
    Cette question, qui semble archaïque est reposé de plein fouet par la crise énergétique.
    Dans la grande exploitation "moderne", la seule chose qui est moderne a été le remplacement de la main d’oeuvre servile, par la main d’oeuvre mécanique.
    Mais son but est le même : vendre sur le marché des produits, le plus cher possible.

    Et l’augmentation des prix l’avantage scandaleusement, tandis que seule, la production d’autosuffisance n’apporte rien, ou si peu, et n’améliore pas la situation des personnes qui la font.
    Ils sont moins pauvres que les autres, c’est tout.
    Mais pour empêcher la dislocation des sociétés, une seule réponse est possible, qu’un état fort impose des structures qui justement permettent au plus grand nombre de disposer de ces terres, cela souvent à l’encontre de l’intérêt des plus riches, à qui on demande d’être moins gourmands.
    La survie de Cuba après l’implosion de l’ URSS et la fin de l’aide qu’elle lui apportait est justement celui d’une agriculture biologique, très intensive et très productive, réussie.
    La Russie d’ailleurs n’a souvent traversé ses multiples périodes de troubles que parce qu’une mesure était un socle accepté : le lopin de 5000 M2 par famille.
    Et en Europe Occidentale, à certaines époques, on raconte que les paysans mangeaient de "l’herbe", il faut lire cela comme la production de leur jardin, en effet, on appelait les légumes "l’herbe".
    A l’inverse, les états en déshérence tombent en friche, et leur population en quenouille…
    Voltaire l’avait vu : "il faut cultiver notre jardin". Déjà (1759) un présage révolutionnaire…