Auteur/autrice : patrick reymond

  • 15 ans…

    15 ans…

    Images 15 ans, c’est le temps qu’il a fallu à une petite ville en train de mourir, Güssing en Autriche pour devenir autonome en énergie et déclencher un cycle économique vertueux.
    "Il y a une quinzaine d’années, la région était la plus pauvre d’Autriche, et la population, confrontée à des difficultés économiques, était obligée de partir chercher du travail ailleurs. Nous avons donc cherché un moyen à notre portée pour sortir de cette situation ".
    Donc, loin d’avoir été une charge, ce glissement a été bénéfique.
    "En tout, plus de 35 installations de production d’énergie, sous forme de sociétés d’économie mixte avec la participation des agriculteurs locaux, ont émergé".

    On appel cela le développement économique.
    Seul l’éolien ne s’est pas développé, faute de sites propices.
    Le fait donc d’être autonome, économe, n’a pas été un facteur arriérant, mais au contraire a boosté une région arriérée, en voie de désertification.
    C’est, quand même plus sympathique que d’aller faire la guerre aux 4 coins du monde, ou de se mettre sous la coupe de fournisseurs dont on ne sait ce qu’ils peuvent faire.
    A noter, que pour nos dirigeants, dans 12 ans, "on ne peut arriver à 20 % de renouvelable en 2020"…
    Pardon, la bonne phrase c’est "on ne VEUT arriver à 20 % de renouvelable en 2020".

  • Edf vs Sarkozy…

    Edf vs Sarkozy…

    Images_2 Hier Tsar adulé, aujourd’hui universellement honni, Nicolas 1° le-délesté-des-sondages, doit avaler une nouvelle couleuvre.
    EDF veut prolonger la durée de vie de ses centrales, au lieu de se doter de ses nouveaux joujoux tous neufs, les EPR.
    C’est que vous comprenez, ma bonne dame, construire un EPR, d’une technologie dernier cri (de 1956),
    ça coute.
    Tandis que maintenir des vieilles centrales amorties, ça coute très peu.

    Aussi, l’étude du vieillissement sera faite… Car elle ne l’avait pas été.
    "La tenue des polymères aux irradiations n’a jamais fait l’objet d’études poussées".
    Exit donc l’excuse du "tout avait été étudié", "tout était prévu".
    Même le béton de l’enceinte de confinement n’est pas sûr  :
    "EDF devra aussi démontrer la tenue de l’enceinte de confinement en béton précontraint".
    Normal, on n’a jamais plusieurs décennies de recul sur le vieillissement du béton.
    En plus, les centrales EPR, c’est pour les gogos. Cela n’a aucune utilité.
    EDF préfère faire murir un peu plus ses vieilles centrales, et elle, il ne faut pas vouloir l’abuser sur l’état des stocks.
    EDF sait parfaitement où ils en sont (pas haut), et où ils vont (vers zéro).

  • Bas le masque. II

    Bas le masque. II

    Images_ii Les états-unis ferraillent dur contre les pays producteurs, désormais sortis de l’orbite US.
    Aujourd’hui, c’est le tour du Vénézuela de s’attirer ses foudres.
    Classé comme "pays favorisant le trafic de narcotique", mais pas son voisin, la Colombie, allié US, mais premier producteur de drogue de la région.
    On dit que Colombie et Vénézuela auraient trop à perdre dans un conflit, mais, c’est toujours le cas dans des conflits de voisinage.
    Aujourd’hui, c’est Exxonmobil qui a fait bloquer des avoirs Vénézueliens, s’attirant, en réciproque un embargo, en attendant sans doute un embargo global contre les USA.

    Les rodomontades US ne doivent pas faire oublier qu’ils ne possèdent plus désormais d’appareil militaire suffisant pour "pacifier" un pays comme le Vénézuela.
    Et il est clair que la position US : "ils ont besoin de nos raffineries", est intenable.
    En réduisant sa production à cause des grèves, la société Vénézuelienne PDVSA avait déjà causé le doublement du prix du pétrole, prix qui n’est jamais retombé.
    Quand à Chavez, il tirerait le même prix de 1.6 millions de barils à 200 $, qu’aujourd’hui 3.2 millions à 100…
    La balance n’est pas égale, le producteur est systématiquement avantagé par une baisse de production.
    Et les USA connaitraient peut être, eux aussi, le lot quotidien en Chine, en Afrique, du manque pur et simple, malgré un prix élevé…
    En réalité, là aussi, il n’y a qu’une seule solution pour les USA, c’est de regagner leur indépendance en réduisant leur consommation.

  • Bas le masque.

    Bas le masque.

    Images_ii Ce début d’année 2008 voit les états-unis mettre bas le masque devant la réalité de sa politique étrangère : l’obsession pétrolière et énergétique.
    "Le gaz, le pétrole, les gazoducs, les pipelines et les investissements en Europe et en Asie semblent aujourd’hui occuper la première place dans la liste des péchés capitaux de la Russie ", nous dit l’agence de presse Ria Novosti, après le rapport Mac Connell au congrès.
    Les états-unis découvrent, ou semblent découvrir que l’accès aux ressources naturelles gratuitement, par l’intermédiaire d’un dollar qui ne leur coute rien, n’est pas garantie.
    Pourtant, la situation est simple, très simple et hideusement simple. Les USA ont gaspillés leurs énergies fossiles et entendent se gorger à peu de frais de celles des autres.

    Russie, Iran, Vénézuela, quelques uns plus petits, et hier Irak, avaient dénoncé le pacte.
    Le renouveau de la puissance russe, est utilisé pour justifier le budget militaire américain (1000 milliards de $ cette année) d’une armée déployée désormais essentiellement dans le golfe persique.
    La perte de puissance est un élément qui ne veut pas être entendu dans les milieux dirigeants, cyniques et naïfs, ni même l’épuisement géologique des gisements.
    Bien sûr, il en reste, mais des compliqués et des petits à exploiter.
    Pas de Ghawar qui pouvait donner 5 millions de barils avec 600 puits.
    Les états-unis se méfient désormais même de leurs amis.
    Au point de les mettre sur écoute… Après tout, s’il y a évacuation de l’ Irak et de l’ Afghanistan, il y a de fortes chances pour que ce soit les gisements du golfe qui soient perdus…

  • Québec investit pour ses routes.

    Québec investit pour ses routes.

    Photos_015 La marque du libéralisme est la ruine, pas seulement financière. Le réseau québécois est proche de l’effondrement et si mal en point que le gouvernement du Québec est obligé d’ y injecter 2.7 milliards de $ canadiens.
    Le budget des infrastructures routières augmente de 58 %, et devrait permettre 1850 chantiers.
    D’ici 2012, c’est 12 milliards de $ qui devraient être investit.
    Début 2007, le budget prévu n’était que de 8 milliards…

    Quand au voisin US, c’est Félix Rohatyn qui donne le ton :
    "Mais le mécanisme de répartition de l’investissement entre l’Etat fédéral, les Etats et les villes a été cassé dans les années 1960-1970. Le pouvoir central investit de moins en moins, les collectivités locales n’ont pas les moyens financiers de se substituer à l’Etat et, du coup, des infrastructures aussi cruciales que les routes ou les écoles se dégradent. On a évalué qu’il faudrait dépenser 1.600 milliards de dollars sur cinq ans pour remettre simplement à niveau nos infrastructures essentielles ".
    Le "miracle" économique n’a donc consisté pendant des années qu’à voir voir vieillir les infrastructures.
    Maintenant, c’est confirmé, des politiques de grands travaux s’annoncent.
    C’est mon petit "doit" qui me le dit…
    De plus, cela serait diablement plus intelligent que d’aller faire le traineur de sabre aux quatre coins du monde.

  • Lac Baïkal et lac Victoria : mêmes problèmes.

    Lac Baïkal et lac Victoria : mêmes problèmes.

    Images Le lac Baïkal en Sibérie, et le lac Victoria ont les mêmes problèmes.
    Ils sont, au fin de produire de l’électricité, surexploité, et tous les deux, baissent trop.
    Réchauffement climatique et bouleversement climatique ne sont pas en cause. Les deux régions, africaines et russes, sont correctement arrosées, mais là aussi, on a atteint, une "courbe de hubbert" de l’électricité.
    Et l’on n’arrive à produire plus, qu’en sacrifiant la ressource.
    L’enjeu financier est conséquent dans les deux cas.
    Chaque baisse d’un centimètre du lac Baïkal permet de produire 200 MW d’électricité, revendu a l’insatiable voisin chinois.

    Seul la règlementation et le contrôle étatique ont empêché les responsables de traiter le Baïkal comme une vulgaire mare, ou une simple cuvette.
    Bien sûr, cet appât du gain ne fait pas l’affaire de tout le monde, des pêcheurs d’abord, du trafic dans le cas du lac Victoria, ainsi que la prolifération de la jacinthe d’eau.
    Mais en ce qui concerne les deux cas, la catastrophe écologique n’est pas encore vraiment là.
    Elle pourrait être beaucoup plus sérieuse et massive par la destruction pure et simple des éco-systèmes des régions.

  • Zéro énergie, pardon Zero energy

    Zéro énergie, pardon Zero energy

    Images_3 Zero Energy en Californie pour 2020, en ce qui concerne le résidentiel et 2030 pour les locaux commerciaux.
    Il n’y a pas eu besoin de "Grenelle de l’environnement" pour décider une simple mesure de bon sens.
    Ce qui donne le là de ce "Grenelle" : une tartufferie.
    Pour l’ancien, un aspect "économie d’énergie" sera pris en compte.
    Et ce, avant toute revente.
    Bon, d’accord, pour le moment, avec la crise immobilière, cela ne sera pas forcément évident à appliquer.

    Mais, il n’y a rien de révolutionnaire dans les projets du CEC (California Energy Commission) : meilleure isolation et énergies renouvelables.
    D’ailleurs certaines normes sont déjà en place, et des initiatives sont en cours.
    Les états-unis sont un continent, et les initiatives sont nombreuses dans ce sens, il n’y a guère que le gouvernement fédéral, bien doté en représentants des lobbys pétroliers qui ait fait la sourde oreille jusqu’à présent.
    Une non-nouvelle, donc. On va appliquer ce qui existe. Pour ce, une seule solution, la règlementation.

  • Viens, mon petit caniche…

    Viens, mon petit caniche…

    Images Robert Gates n’aura eu qu’à siffler.
    Petit caniche Sarkozy est venu.
    Il sera bien le seul d’ailleurs.
    Son "renfort" en Afghanistan sera d’ailleurs misérable : 700 hommes.
    Joints aux fonds de tiroirs américains, ce sera au maximum 5000 hommes. Il n’en manque plus que 355 000.
    Les "stratèges" américains (canadiens et étasuniens), le savent, pour gagner la guerre en Afghanistan, il y faudrait 400 000 hommes et de durs combats.
    Pour cela, il faudrait la conscription.
    On préfère faire appel à l’ OTAN et à des alliés qui ne voient dans la guerre que 4 choses :
    – une guerre déjà perdue,
    – une guerre pour l’énergie,
    – une guerre où l’ OTAN, crée pour faire face à l’union soviétique n’a rien à faire,
    – une guerre américaine devenue immorale.

    Mais qu’elle était finalement le but de cette guerre ?
    C’était, malgré la fin de la guerre froide, attaquer le "ventre mou" de l’URSS, de le vider de son gaz et de son pétrole, sans passer par la Russie.
    Désormais, pourquoi se bat on ?
    Pour empêcher les pathans de couper les voies de communications de l’ OTAN, pendant que la guerre s’étend au Pakistan, soit un ensemble de 200 millions d’habitants.
    Penser maitriser un tel ensemble avec 40 000 homme est parfaitement présomptueux.
    D’ailleurs le sous-ensemble Afghan (30 millions) n’est même pas contrôlé.
    Le beau carnage, sans fin, ni but peut commencer.
    Des centaines de soldats de l’ OTAN vont être tués, et des dizaines de milliers d’ Afghans.

  • Guerre USA/Exxonmobil/Venezuela

    Guerre USA/Exxonmobil/Venezuela

    Images La politique du pire est toujours mauvaise conseillère.
    Exxonmobil s’est retiré du Vénézuela et poursuit le gouvernement de ce pays devant les tribunaux New-Yorkais.
    Un gel de certains avoir de PDVSA (pétrole du Vénézuela) est en cours, et il faut voir un gel de la production de l’ Orénoque, comme une "réponse adéquate".
    En effet, à l’heure actuelle, réduire la production de 200 000 barils/jour peut être dévastateur, quand le curseur des prix oscille dangereusement sur les marchés, un rien peut faire basculer une situation.

    En réalité, c’est bel et bien une nouvelle guerre froide, pas si froide que ça qui s’installe en Amérique latine et dans le monde.
    Là, le clivage est beaucoup plus clair que pendant la précédente.
    D’un côté, il y a un empire consommateur, et de l’autre côté, des producteurs qui n’entendent pas brader leurs ressources à bon marché.
    Ni encore moins conforter les délires des puissances consommatrices dans leur "toujours plus", pour une très simple et bonne raison : ils ne le peuvent pas.
    La relance de la course aux armements est relancée en Amérique Latine, et seule la volonté de la Russie de ne pas la relancer (elle a déjà donné), fait qu’elle est unilatérale face aux USA.
    L’image du monde est simple, d’un côté l’ Iran, le Vénézuela, et la Russie, les puissances productrices d’énergies, de l’autre l’ Otan et sa tête, les états-unis.
    Aux puissances productrices d’énergies se joint la Chine, puissance industrielle.
    A partir de là, on va constater des tentatives de déstabilisations, de gains territoriaux, en  faisant basculer certains états.
    Le moyen-orient est mûr pour basculer côté iranien et la crise à venir est certainement financière.
    Des états gorgés de dollars peuvent en effet, très vite organiser un effondrement de cette monnaie.

  • Redécouverte du capitalisme…

    Redécouverte du capitalisme…

    Images_2 Un article intéressant paru dans "Le Figaro" sur l’énergie éolienne.
    Peu de rentabilité, subventions de la collectivité, aberrations en tout genre.
    Finalement ce qui est intéressant dans ce genre d’article, c’est que "Le FIgaro" redécouvre 2 siècles de capitalisme.
    En effet, l’investisseur qui réussit à cause de son flair, de la loi de l’offre et de la demande, c’est une bouffonnerie sans nom.
    A chaque "révolution industrielle", c’est l’intervention résolue d’un état qui trace la voie.
    Qu’est ce que l’automobile, par exemple, si l’état laisse les routes à l’état primitif ?

    Et l’éolien, pas plus que les autres énergies renouvelables, ou même les économies d’énergies n’échappent à la règle.
    C’est l’état qui fixe, ou ne fixe pas, les évolutions.
    S’il ne les fixe pas, c’est une immense stagnation sur l’état antérieur, et une modernisation qui peut prendre des siècles.
    Les hommes des temps jadis n’étaient pas fermés au progrès, ils l’intégraient doucement.
    Bien sûr, c’est beau un paysage. Mais qu’est ce qu’un paysage dont toute la population a fui ?
    Et ce avant l’implantation de l’éolienne ?
    On le voit bien aussi avec les économies d’énergie. Bien sûr il est possible de réduire fortement les consommations. Mais si on impulse pas le mouvement, par des subventions, si on ne règlemente pas, on arrivera à rien.