Auteur/autrice : patrick reymond

  • Les nouvelles LED

    Les nouvelles LED

    Led De nouvelles LED (diodes électroluminescentes) ont été mises au point à Glasgow.
    Jusqu’alors, le problème était celui d’une faible lumière, mais manquant de puissance.
    En perçant de minuscules trous à la surface des diodes, la difficultés a été tournée.
    Cette technique (nanolithographique) est encore couteuse en énergie mais devrait être opérationnelle d’ici trois ans.

    Les antiques ampoules à incandescence sont dors et déjà condamnées et auraient du disparaitre il y a bien longtemps, mais leurs remplaçantes, les ampoules fluocompactes devraient disparaitre encore plus vite.
    Là aussi, le problème n’est pas technique, il est politique.
    En effet les lampes fluocompactes existent depuis assez longtemps maintenant, mais les gouvernements n’ont jamais voulu peiner les compagnies électriques (l’éclairage constitue environ 15 % de la demande de courant).
    les pays interdisant les ampoules à incandescence sont de plus en plus nombreux, dernier exemple, l’Irlande.

    Photo : GNU free documentation license.

  • La Famine menace l’Asie.

    La Famine menace l’Asie.

    Nouveau_pacte La hausse des prix alimentaires, les pénuries menace l’ensemble du continent asiatique, contraignant les gouvernements à adopter des mesures d’urgence.
    Au Pakistan, la flambée des prix du blé a entrainé un accroissement de ses exportations, et une pénurie dans le pays. Cette flambée est intimement liée à la situation politique extrêmement grave que traverse le pays.
    Mais la situation la plus grave est en Chine, où un contrôle des prix sur les céréales, le gaz, l’huile, les oeufs, la viande et le lait va être établi.
    Partout, la hausse des prix est supérieur à 50 %, partout des troubles éclatent suite à cette inflation.

    Deux causes à ces flambées.
    L’utilisation des céréales pour produire le "bio"carburant, et l’exportation de l’inflation US, par le déficit de la balance des paiements.
    En effet,  pour préciser le propos, si les marchés financiers ne traitent qu’une toute petite partie des récoltes  (10 à 15  %), la demande en éthanol fait precisement flamber les prix sur ce marché réduit. 
    Il s’ensuit un effet de levier considérable pour la hausse.
    De même, les statistiques économiques dans l’euroland ou aux USA sont stupéfiants de modestie pour l’inflation.
    Une fois les prix transmis à l’extérieur, notamment pour les ménages pour lesquels la nourriture est encore 80 % des dépenses, on n’a pas du tout la même perception.
    L’escroquerie de la statistique ne se discute même pas.
    La situation a clairement basculé dans un contexte révolutionnaire.
    Ventre vide n’a pas d’oreilles, ni de peur.

  • Amérique du nord : sous développée…

    Amérique du nord : sous développée…

    Images_4 le réseau électrique nord américain, ravagé par trente années de libéralisme économique et de sous-investissement chronique est "inadapté", il "vieillit rapidement", c’est le point de vue, non pas du parti communiste américain, mais de la "North american electric reliability Corporation", chargée d’évaluer la fiabilité du réseau…
    "Restauration des capacités" et "innovation" sont recommandés.
    En clair, c’est la faillite économique complète de toute l’infrastructure depuis 30 ans qui est reconnue dans le réseau de distribution électrique.

    Il faudra donc investir 100 à 150 milliards de $ pour le restaurer…
    A comparer au bénéfice cumulés des compagnies électriques pour les 25 dernières années, et l’on s’aperçoit vite que le bénéfice réel est très faible, une fois déduit ces investissements différés.
    La bonne nouvelle pour les états-unis, c’est que pour sortir de la crise économique qui s’annonce, ce ne sera vraiment pas compliqué.
    Il faudra simplement rebâtir l’ensemble de l’infrastructure. A vue de nez, il y en a pour 25 ans.
    Le pays, soi-disant le plus puissant du monde, est un pays du tiers-monde.

  • Comment appuyer sur le frein. II

    Comment appuyer sur le frein. II

    Images_3 Le GRETS (groupe de recherche énergie et sociétés) a entrepris une recherche auprès de 40 ménages belges pour comprendre les mécanismes qui font que le secteur résidentiel a amélioré son rendement de seulement 5 % de 1990 à 2002, bien inférieur à son potentiel, et aux performances faites dans d’autres pays que la Belgique.
    L’étude comprenait des tableaux de bords énergétiques, un audit et des entretiens.
    D’abord, l’impact du mode de vie sur la planète est méconnu ou sous estimé, et bonne connaissance du climat et de l’énergie ne font pas d’associations d’idées…

    Les ménages apprécient les conseils et les appliquent fort peu (11%), pour ce qui est des interventions mineures, et les travaux plus importants, amenant des économies plus importantes sont… planifiés… on y pense, on y pense…
    Associer les économies d’énergies seulement au gain financier ne suffit pas, c’est mal perçu, sous estimé ou méprisé.
    Le poids des convenances sociales, du rang social est important aussi, mais aussi du "faire avec" le bâti existant…
    Le résultat de l’étude est simple finalement, réduire la consommation nécessite une approche multifactorielle : confort, économie, prise de connaissances et de capacités d’actions, mais aussi de briser des routines…
    Finalement, rien de compliqué, mais plus une approche pour donner des résultats, et qui explique des écarts énormes de consommation par pays…

  • Comment appuyer sur le Frein ?

    Comment appuyer sur le Frein ?

    Buffy la consommation d’électricité en France continue d’augmenter, fruit des années de gabegie où l’on n’a pas travaillé sur les normes.
    Tout devait être fait "par le marché", aujourd’hui, la tendance lourde, hors évènements climatiques, c’est l’augmentation.
    Les ménages surtout sont les auteurs de cette hausse.
    La consommation augmente à 483.2 Twh soit 0.4 % de plus cette année et 7 % de plus depuis 2002.
    Le client particulier et la basse tension augmente de 2.6 %, le secteur PME/PMI de 1 % et l’industrie diminue de 1.4 après – 1 en 2006 et – 3.4 en 2005.

    La multiplication des équipements, certains, en double ou en triple, très vieux et très gourmands, tous les appareils autonomes à batteries, les "vampires" qui consomment 100 % du temps et fonctionnent 3 % comme le magnétoscope, tout contribue à la flambée de la demande.
    Mais surtout, faut il le répéter 20 ans de gabégie, la volonté de privatiser, et pour "bien" privatiser, il faut consommer d’autant plus, font que la consommation prend une pente ascendante.
    Pour la briser, il faut modifier les normes (telle la loi Californienne "tueur de vampires") et sans doute faudra t’ il augmenter le prix de l’électricité.

  • Poutine en Bulgarie

    Poutine en Bulgarie

    Images Poutine ne sait pas manier que le bâton, il manie aussi habilement la carotte, surtout avec la Bulgarie.
    C’est aussi le prototype d’un homme politique post effondrement monétaire. La monnaie n’est rien, l’investissement est tout, et la partie jouée avec la Bulgarie est habile, l’ Europe fera serrer la ceinture, la Russie apportera des capitaux et de l’ énergie.
    La Russie a deux cartes maitresses dans sa manche, le gazoduc south stream et une centrale nucléaire, avec prêt intégré.
    La centrale nucléaire de Béléné redonnera à la Bulgarie son statut de grand exportateur d’électricité, perdu avec la fermeture de la centrale de Kozlodoui, fermeture causée par l’adhésion à l’union européenne et que ni la population, ni le gouvernement n’avait accepté.

    La diplomatie russe avait la réputation de lourdeur et d’inefficacité.
    Elle vient de faire preuve d’une grande finesse, et c’est désormais la très aristocratique union européenne qui fait figure d’éléphant.
    L’autre projet de gazoduc (nabucco : Asie centrale, Iran, Turquie), reste pour l’instant à l’état de projet. Mais certains voient très clair. La Bulgarie devient le cheval de Troie de la Russie en Europe.
    Moscou tente là de réactiver une alliance balkanique, dans une péninsule où l’indépendance du Kosovo fait figure d’épouvantail.
    L’ union européenne est de même très naïve, en pensant assurer l’indépendance énergétique, en passant par l’ Iran qui vient de couper l’approvisionnement à la Turquie récemment, pour cause de vague de froid…

  • Logan ecolo.

    Logan ecolo.

    Images_3 Renault veut faire de son vilain petit canard son cheval de combat.
    La firme teste en ce moment une voiture sobre qui serait vendue à partir de 2010.
    Sa consommation mixte s’établirait à 3.8 litres au cent, et 97 grammes de CO2 au kilomètre
    Cette course à la réduction de la consommation (L’IEER pense à 2.4 litres au cent en 2020) prouve que cette évolution peut être brusquée notablement, et que le fait qu’elle ait peu régressé par unité depuis une vingtaine d’années, est surtout le fruit d’une décision antérieure.

    Et encore, cette évolution ne ferait elle pas de la Logan le véhicule le plus cher de la gamme Renault.
    Mais on retombe la aussi sur la quadrature.
    A l’exception du cochon de payeur, tout le monde profite de la manne.
    L’état qui encaisse les taxes.
    Les firmes qui peuvent rentabiliser plus longtemps leurs investissements, et éviter de la recherche et du développement supplémentaire.
    Non, il n’y a pas de complots, seulement la conjugaison d’intérêts puissants.
    Finalement, on risque d’avoir l’embarras du choix pour les véhicules peu gourmands.
    Encourageons Reault dans cette évolution prometteuse et montrons lui l’exemple à ne pas suivre, celui de ses petits camarades nord américains pour qui la lourdeur (physique et intellectuelle) de la voiture est un signe de virilité.

  • Barrages chinois : ça pourrait être mieux.

    Barrages chinois : ça pourrait être mieux.

    Images_4 Les barrages chinois accusent leur âge, et leur époque.
    La moitié des 90 000 barrages sont en effet dangereux.
    Construit entre 1950 et 1970, dans la hantise du résultat à tout prix, visiblement toutes les précautions n’ont pas été prises.
    Mais en réalité, le problème posé n’est pas le bon. C’est surtout un problème de gestion de l’investissement dans le temps.
    En effet, sur ce genre de réalisation, il n’est pas bon de vouloir aller vite, et encore moins de vouloir faire des économies sur l’entretien.
    Car, il est clair, qu’en Chine ou ailleurs, le problème n’est pas apparu du jour au lendemain.

    Ces deux notions, quelque soit le système économique, sont nocives.
    Beaucoup de barrages sont en France par exemple, propriétés de collectivités locales qui en tirent un grand bénéfice, après en avoir tiré de grandes charges.
    Vouloir plus qu’un rendement faible, c’est faire des économies indues sur la construction et l’entretien, et devoir à terme réinvestir massivement

  • Concentration dans le ciel US.

    Concentration dans le ciel US.

    Images_2 Le prix du carburant fait évoluer la situation du transport aérien de la concurrence aux cartels. L’abandon de moult petites lignes peu rentables, le délaissement d’aéroports où peu d’avion viendront désormais atterrir n’ont pas suffit.
    Il faut réduire le nombre de tête, et quoi de mieux qu’un bon cartel ou qu’une bonne fusion.
    Politiquement correcte, on parlera de "processus de consolidation".
    Delta Airlines, troisième compagnie américaine, va négocier avec United Airlines (deuxième) et Northwest Airlines.

    Les grandes compagnies existantes, American, Continental, Delta, US Airways, Northwest et United, en grande détresse financière depuis 2001 ont donc entamé leur processus de cartellisation, visant à réduire l’offre, augmenter les prix, laisse entrevoir donc une évolution à contre-courant du transport aérien, qui devrait redevenir un transport de personnes aisés dans un premier temps, et de riches dans un deuxième.
    Les constructeurs aériens devraient aussi souffrir d’une réduction des commandes. Le nombre global d’appareil sera réduit, on les fera fonctionner plus.
    Delta Airlines est d’ailleurs "partenaire" d’ Air France KLM (qui se regroupe avec Alitalia). Le cartel débordera donc sur les continents. On pourra donc revoir une combativité syndicale retrouvée. En effet, les organisations de salariés retrouveront du poids dans des cartels, fussent ils privés.
    Le passage dans le monde de la fin du pétrole commence doucement, accélérant des évolutions déjà en perspective avant.

  • Niger et Nigeria, même combat…

    Niger et Nigeria, même combat…

    Images_2 Certains semblent penser au nucléaire comme l’énergie de demain. C’est faux, pour des problèmes de production. D’abord géologiques, mais aussi politique.
    Le Niger, visiblement évolue dans la même direction que le Nigéria voisin, et pour les mêmes raisons.
    Une production énergétique hypertrophiée, qui a réduit le reste de l’économie à une portion congrue indigeste, les prix en nette augmentation qui ne profitent pas aux populations.
    Des populations qui voient leur santé, directement ou indirectement détruites par l’exploitation des ressources.

    Des fronts de libération, plus ou moins bandits de grands chemins, mais qui profitent d’une large assise populaire, des ingérences étrangères importantes, et qui renouvellent un jeu diplomatique aussi compliqué que juteux.
    En bref et pour résumé, le Niger a été maudit, d’une manière différente du Nigéria, l’un a été maudit par son pétrole, et l’autre par son uranium.
    Le cours de l’uranium ayant été plus bas que celui du pétrole, plus longtemps, la machine infernale ne s’est mis en marche que récemment au Niger, mais l’on va s’apercevoir qu’elle n’a rien à envier à celle du Nigéria.