Auteur/autrice : patrick reymond

  • Augmentation du prix du gaz.

    Augmentation du prix du gaz.

    Flamme Des mécontents partout.
    La politique gouvernementale représente désormais un grand écart et un déchirement quotidien.
    Le prix du gaz va augmenter, pas assez pour satisfaire GDF et Suez, et trop pour ses clients.
    Les petits verront les prix augmenter de 2.78 %, pour ceux qui se chauffent au gaz, ce sera 4.2, soit une hausse moyenne de 3.5 %.
    Dans l’art de se faire des ennemis et des mécontents, le gouvernement fait fort.
    Il laisse GDF faire un rachat d’action de 1 milliard d’euros. Ce genre de manoeuvre n’a aucun intérêt économique, aucune justification

    Juste un mécanisme financier juteux pour les bénéficiaires.
    Par ce genre de "petites mesures", le pouvoir d’achat est rogné, copeau par copeau, parce que, dans le même temps, les salaires sont bloqués.
    Là aussi, le pouvoir politique se déchire en voulant débloquer le pouvoir d’achat, tout en continuant le blocage des salaires.
    La purée idéologique à l’état pur.

  • Farwind

    Farwind

    Images_2 La firme Vergnet vient de se voir remettre "le prix des ingénieurs de l’année" pour son éolienne anticyclonique de haute puissance.
    Cette éolienne se couche en cas de cyclone en moins d’une heure et a permis de résoudre les contraintes "Farwind" (infrastructures et moyens logistiques réduits).
    La GEV HP (Grande éolienne vergnet de haute puissance) est deux fois plus légère, pour la même puissance qu’une éolienne traditionnelle.

    Mais le gain ne s’arrête pas là.
    En effet, on peut y ajouter des hausses de performances de 30 %, et une performance record avec peu de vent.
    L’utilisation de l’électronique permet l’optimisation de la production.
    Reste bien sûr à savoir la portée de la percée sur les ventes.
    En effet, joue aussi l’effet de masse, la compétence et la réactivité du constructeur.
    Entre des grandes firmes bien établies, du genre ENERCON, et d’autres moins bien rodé, l’avantage technique ne suffit peut-être pas.

  • Famines et argent facile.

    Famines et argent facile.

    Champagne Alors que le monde a de plus en plus de mal à subvenir à ses besoins alimentaires, en Champagne, on veut jouer au rentier.
    La boisson des riches, le Champagne souffre du périmètre de l’AOC. En effet, tracé à une autre période, il est désormais trop petit (planté à 98 %), et fait le désespoir des "pôvres vignerons".
    Pensez, un hectare de terre agricole vaut quelques milliers d’euros, et a un rapport de quelques milliers d’euros à l’année.
    Un hectare de Champagne, lui vaut 600 000 euros.
    On voit donc l’intérêt de multiplier par 100 (au minimum) la valeur des terrains, pour une récolte d’une valeur très supérieure.

    Par contre, la simple alimentation, grevée par le prix de l’énergie, intéresse visiblement beaucoup moins de monde.
    C’est que ce n’est pas le même marché.
    L’un, le marché des pauvres, l’autre, le marché des riches, comme pour le Cognac.
    Visiblement, on arrive en Europe à changer beaucoup moins vite les règles pour nourrir les pauvres que pour abreuver les riches.
    Avec un risque pour les vignerons.
    Celui d’avilir la valeur de leur patrimoine.
    Il est en effet fort intéressant d’agrandir la zone AOC. Pourtant, en cas de retournement, cet agrandissement se retournerait contre eux, entrainant la dégringolade de la valeur de leur patrimoine.
    Ils ont visiblement oublié l’histoire de leur vignoble. Celui d’un cépage trop septentrional pour lutter et obligé de se réfugier dans une spécificité, pour survivre.

  • Toyota dépasse GM.

    Toyota dépasse GM.

    Images General Motors a su être un très bon courtisan.
    On appelle cela lobbying maintenant.
    Courir les travées du pouvoir pour obtenir passe-droits, faveurs, pensions, etc…
    Rien de bien neuf, un vieux concept sous un mot tout neuf.
    Mais un bon courtisan ne peut rien être d’autre qu’un courtisan.
    Et pour un fabricant de voiture, c’est mauvais.
    Sous prétexte de protéger "l’Oeconomie", GM a fait le parfait travail de courtisan qui lui a permis de couler.
    Défaillance industrielle de plus en plus marquée, normes surannées de consommation, bénéfices logés dans l’activité bancaire, toutes les erreurs qu’un constructeur peut commettre, GM les a commises.

    Ses véhicules sont des gouffres énergétiques, la part de marché des constructeurs américains s’est écroulée, notamment vis-à-vis des concurrents nippons, aux modèles bien plus sobres, indépendamment des modèles mixtes présentés comme la panacée.
    Toyota, lui, a fait le choix d’être un constructeur automobile préoccupé de qualité,  "Il n’y a pas de croissance sans qualité. Notre croissance sera toujours le résultat de l’amélioration de la qualité" et fort discret de surcroit.
    Raison pour laquelle, avec 9.5 millions de véhicules produits, elle devrait dépasser la General Motors, qui avec une situation nette négative de 80 milliards de $ et un endettement dépassant les 1000 milliards prend de plus en plus l’aspect d’un tas de bouse.
    Personnellement, je me demande qui peut encore coter ce "machin".
    Toyota se contentant de gagner de l’argent avec ses véhicules.
    Il faudrait introduire aux USA une notion, celle de capitalisme, qui repose sur une accumulation du capital, et non sur une dissipation à la GM.

  • Iran’s niouzes.

    Iran’s niouzes.

    La question iranienne s’est dénoué à Washington, comme une lutte classique entre clans, n’ayant rien à voir avec une démocratie, et comme but la possession des ressources gazières et pétrolières iraniennes.
    Les affrontements ont eu lieu entre les réalistes (proche du président Bush père, et de James Baker), et les idéologues (Cheney, Perle, Libby, Wolfowitz…). Et les idéologues, ont au moins provisoirement, perdus.
    Les réalistes ont été appuyé par le Pentagone, et ce, pour plusieurs raisons.
    Irannext D’abord, en premier lieu, l’usure de l’armée, sur le terrain en Irak, des signes de désobéissance inquiétants, et des trêves sauvages sur le terrain.
    En Afghanistan la guerre reprend et menace de s’étendre au Pakistan.
    Techniquement, des surprises ont eu lieu.
    Des sous marins silencieux chinois ont surpris le Kitty hawk et sa flotte d’accompagnement, et des bombardiers stratégiques russes n’ont été repérées au dessus de la même flotte de porte-avion, que visuellement.
    La perte de compétence technique, évidente, est lourdement ressentie, peut être plus que l’ Irak. L’aéronavale, est en effet depuis 1942, l’arme d’excellence nord-américaine.

    Devant une telle somme de déconvenue, les iraniens ont poussés leurs pions, d’abord, maintenant, on parle de 19 centrales nucléaires, donc un choix "à la française" du tout nucléaire, avec le bénéfice supplémentaire du dessalement d’eau, pour un pays où ce problème est récurrent.
    Ensuite, des pactes de "non-agressions" avec les forces américaines sur place, qui visiblement ont leur propre stratégie, indépendante du pouvoir politique méprisé, ensuite, une réintroduction feutrée de Moscou dans le jeu.
    En effet, les Russes, excellents joueurs d’échecs, ont préféré laissé les factions de Washington continuer à s’étriper, plutôt qu’une réintroduction fracassante mais inutile. Pourquoi se fatiguer, quand il n’y a qu’à ramasser ?
    Enfin une diversification gazière et pétrolière chinoise, à minima, au grand bénéfice de Téhéran, qui invite les européens à faire de même…
    Dans le même temps, un autre pion de Washington se porte mal, la Géorgie.
    Cette crise iranienne aura permis une éviction des USA de l’ Asie centrale et de ses ressources importantes en hydrocarbures, une reconstitution accélérée de la mainmise russe, et une reconstitution du statut impérial russe.
    En même temps, une autre nation accède au statut impérial : l’ Iran.

  • Economique, mais anémique, tabernak…

    Economique, mais anémique, tabernak…

    Petite_auto L’automobile de demain sera économique, mais anémique nous dit le journal Québécois "le devoir".
    Moins de rejet de CO2, cela veut dire plus petit, moins lourd, moins puissant essentiellement.
    Les clivages sont réels, entre constructeurs, la France par exemple produit de petits modèles qui ont peu d’efforts à faire, au contraire des constructeurs allemands.
    les bisbilles entre gouvernement fédéral US et états, dont la Californie ne cessent pas avec les nouvelles normes votées par le congrès, mais au contraire s’enveniment.
    Il est vrai que celle-ci manquent beaucoup d’ambitions, et on ne peut même pas parler d’effort.

    Par contre, le premier ministre français, F.Fillon met en exergue le principe pollueur-payeur.
    La France étant un pays de petites cylindrées, elle n’a aucun intérêt à la non application de ce principe.
    Ce qui diffère notablement de la position sur certains dossiers (internes), par exemple l’eau, où l’on s’est bien gardé de l’appliquer.
    Il faut dire que dans ce cas d’espèce, il ne fallait pas chagriner les agriculteurs !

  • Crise alimentaire généralisée ?

    Crise alimentaire généralisée ?

    Images_3 Le monde est confronté à une crise de subsistance qui touche désormais 37 pays, mais aussi les fractions pauvres des pays développés.
    Les causes sont simples, catastrophes climatiques, ou simplement variations climatique un peu inhabituelles, conflits, spéculations, politiques agricoles maintenues, bien que devenues inadéquates.
    En bref, là aussi, plutôt que d’accuser la nature, ou le changement climatique, accusons plutôt les politiques humaines, à savoir :

    – le manque de prévisibilité des récoltes, qui était une donnée éternelle du problème, mais qui réapparait suite à la réduction des stocks,
    – défaut d’entretien des équipements, on peut citer l’Ukraine, où rien n’a été fait depuis Staline concernant l’irrigation, depuis, les installations ont un peu vieillies,
    – politique européenne farfelue et ancienne (destinée à lutter contre… la surproduction), à travers jachères imposées, et quotas,
    – spéculation qui désolvabilise les ménages les plus fragiles, que ce soit dans le tiers monde ou le spays développés,
    – et bien entendu, l’inévitable manipulation de la faim dans les conflits.
    Comme on voit, pas de cause réellement naturelle, mais l’incurie d’un système.
    En effet, quoi de plus aléatoire qu’une récolte ?

  • Produire de l’électricité avec la mer morte ?

    Produire de l’électricité avec la mer morte ?

    IsraelUn potentiel hydroélectrique énorme existe à la frontière jordano-israélienne.
    Un projet existe de relier la mer rouge à la mer morte pour empêcher son assèchement complet, par l’intermédiaire d’un canal ou d’un pipeline qui produirait de l’électricité.
    Les problèmes rencontrés sont d’ordres géopolitiques, écologiques et financier.
    Le cout n’est pas négligeable, sa réalisation nécessite un accord Jordanie/Israël/autorité palestinienne, et ses impacts sur les écosystème en mer rouge et en mer morte ne seraient pas négligeable.

    En effet, si le niveau de la mer morte souffre, ce sont des prélèvements importants sur le cours du Jourdain, qui alimente la mer morte.
    Cette mer, est de plus alimentée en eau douce, et non en eau déjà salée, comme elle le serait par la mer rouge.
    Reste que le principal problème, à l’heure actuelle sont les prélèvements israëliens (90 de ceux-ci), pour cause d’agriculture intensive.
    En un siècle, la mer morte a perdu 25 mètres.

  • La chimie au secours des puits ?

    La chimie au secours des puits ?

    Images_2 Rhodia et ses partenaires cherchent à récupérer davantage de pétrole dans les champs existant, en améliorant les taux de récupération.
    On cherche à l’heure actuelle à améliorer les techniques d’injections.
    En moyenne on récupère environ 35 % d’un gisement pétrolier, le reste étant inexploitable avec les techniques actuelles.
    Mais ces moyennes, elles mêmes sont très aléatoires, et dépendent de la nature du gisement.
    En un mot, aucun gisement ne se ressemble.

    La pression interne du gisement ne permet de récupérer que de 10 à 20 % des quantités, après, d’autres puits d’injections d’eau ou de gaz carboniques servent à récupérer encore moins de 10 %.
    Cette fois ci, c’est une vieille technique qui est aussi utilisée, c’est de l’injection d’eau additionnée de polymères.
    Mais, là non plus, la technique n’est pas récente, il ne faut pas en attendre des miracles, et si le taux de récupération globale peut être amélioré, c’est seulement sur un temps d’utilisation très long, donc sur un adoucissement du Pic-oil, et non sur un report de 50 à 80 ans, comme on pourrait l’espérer à vue des articles.
    La géologie est têtue. Les techniques évoquées pourraient faire gagner une ou deux années de productions, sans plus.

  • Confiance, confiance…

    Confiance, confiance…

    Absinthe C’est rien que des plantes. C’est sain. Puis non, c’est plus sain, c’est interdit.
    Edf veut rassurer, sur ses capacités à alimenter le marché de l’électricité en France.
    Il est vrai que la dernière vague de froid a mis à mal les certitudes.
    Le parc nucléaire n’a pas permis de faire face aux besoins surdimensionnés par le chauffage électrique, et le déficit de production a atteint 2 %.
    Donc EDF fait passer le message suivant : les importations, et les délestages des clients industriels permettront de passer le cap. En même temps, la construction de 6000 MW supplémentaires (dont 4300 thermiques) permettront d’ajuster les besoins d’ici 2012.

    En réalité, il faut lire ces nouvelles comme suit.
    Le nucléaire est dépassé, les centrales thermiques à flamme sont plus souples et plus réactives.
    Avec la cogénération, d’un bien meilleur bilan au niveau des retombées pour le réchauffement climatique.
    Mais, les compagnies d’électricité ont besoins de faire définir leur cadre.
    La course effrénée au volume a t’ elle un sens ?
    Aucun à proprement parler.
    Fournir le minimum d’énergie pour une civilisation économe est parfaitement réalisable pour une société de production d’électricité.
    Gaspiller l’énergie et l’électricité dans une forme aussi peu efficace que le chauffage électrique à l’heure actuelle n’a pas plus de sens environnemental qu’ écologique.