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  • Ours et loups, forêts et énergies… II

    Ours et loups, forêts et énergies… II

    VipereDe temps en temps, on voit un type, condamné par les tribunaux. Il a commis un crime affreux ; la destruction d’un vipère. Parce qu’il a eu peur, ou parce que c’est dans notre instinct.
    Parce que notre génial législateur a trouvé que la vipère était en voie d’extinction. Génial. Et pourquoi est elle en extinction ?
    A cause du vilain promeneur ? Celui qui sera condamné ? Surtout qu’il a énormèment de chances de la tuer dans un endroit, où elle n’est pas en voie de disparition.
    Pourtant il est très peu coupable. Pas plus que ces poules qui mettent la vipère à leur diner.

    Quel est le plus coupable ? Cela ne serait il pas la politique de remembrement ?
    Vous savez, celle qui est subventionnée. Et qui détruit aussi, par la même occasion des biotopes et habitats importants.
    Qui conduit à la destruction de kilomètres carrés de biomasse, à la ruine de toute diversité biologique dans des parcelles immenses, ou les hannetons, ces grosses machines gavées de pétrole, peuvent enfin se mouvoir à leur aise. (80 % du prix de notre nourriture, c’est de l’énergie…)
    Coupable aussi ces machines qui bottellent, et qui écrasent aussi la vie animale.
    Coupable celui qui tue une, pas condamné celui qui en tue des milliers ?
    Avec en prime la destruction de milliers de M3 de ressources renouvelables, chaque année…  L’enfer est pavé de bonnes intentions.   

  • Ours et loups, forêts et énergies…

    Ours et loups, forêts et énergies…

    BeteJ’ai entendu un message. Quel rapport entre loups, ours, énergie ? Simple, plus que simple. Evident même. La France se reboise. A grande allure. A très grande allure. Mais le reboisement a pris une autre allure. Celui du déprisement et de l’abandon.
    Abandon n’est pas synonyme de bonne forêt. Pour la raison qu’une forêt est, dans notre pays, une culture. Sur 50 à 200 ans. Dans beaucoup d’endroits de montagnes, pas forcément très haute, les forêts deviennent nuisances. Il faut en être conscient.

    Peu ou pas exploitées. Pôle de répulsion, parce qu’ impénétrable. Elles n’ont pas non plus une biomasse très intéressante. Rappel : une bonne forêt, cela peut être 600 tonnes de bois/ha. Une mauvaise (le taillis) en fait 50.
    La brousse, ça n’intéresse personne.
    Si une forêt avec une seule essence est répulsive, une forêt spontanée n’est pas plus accueillante.
    Désolé si je casse les idées de certains sur les forêts (surement des gens de la ville, qui confonde forêts et leurs espèces de grands parcs urbains).
    Une forêt, cela peut être sinistre. (lecture conseillée : abel Chevalley "la bête du Gévaudan", J Denis parle très bien des forêts de l’époque).
    C’est plein de maladies.
    Et dans pas mal d’endroit, ce qui retarde l’expansion de la forêt, ce sont justement des troupeaux de moutons et de chêvres. Il n’y a pas mieux comme débroussailleuses.
    Et pas plus efficaces. Ces troupeaux, souvent petits, sont souvent des activités complémentaires.
    S’ils viennent à disparaitre, la mauvaise forêt va s’étendre encore plus vite.
    Le métier de berger, était déjà au 18°siècle, marginal (les enfants), et de plus est profondément ennuyeux. Certains veulent le réintroduire ? Bonne chance, et quel charge !
    Et puis si certains aiment la vie sauvage, au lieu de l’imposer au fin fond du pays, pourquoi ne tente t’il pas la réintroduction en plein Paris ?
    Aprés tout, les poubelles ne manqueront pas pour les nourrir. Et puis, quand la circulation devra s’arrêter pour laisser passer un troupeau, ils apprécieront le temps…
    Vous allez me dire que ce serait gênant ? Autant que pour des populations plus isolées.
    Et puis, pour parler franchement.  La réintroduction des animaux sauvages, c’est un truc d’urbains. Les ruraux, ont beaucoup mieux que le fusil pour se débarrasser d’indésirables. Cela s’appelle le poison. Relisez, là aussi A. Chevalley. Et ça risque de faire beaucoup de torts à TOUTE la faune. Le carnage.

  • Alimentation : le point de l’Ocde.

    Alimentation : le point de l’Ocde.

    BleLa demande d’éthanol va faire flamber les prix alimentaires de toutes les denrées, animales, végétales, et aussi lait.
    L’utilisation croissante du blé, du maïs, des plantes oléagineuses, du soja, vont renchérir pour l’être humain, et pour le plus gros consommateur, le bétail.
    Brésil, Europe, USA et Chine vont voir doubler d’ici 2016 les quantités produites d’éthanol.

    Pourtant, l’Ocde comme la Fao voit la progression du commerce de denrées agricoles en vert : plus 50 % pour la viande, 17 % pour les céréales comme le blé et 13 % pour les céréales secondaires.
    La flambée des prix va effectivement être sévère, y compris, contrairement à ce que l’on dit, pour les pays industrialisés. Car les 80 % des prix non liés à la matière première sont liées, souvent à des charges gourmandes en énergies fossiles : emballages, transports, stockage…
    D’ailleurs, on se demande comment le "marché"pourrait propulser le commerce à de tels niveaux, alors que ce qui est en jeu est la désolvabilisation des acheteurs ? Là bas et ici. D’autant que la production viande risque d’être beaucoup moins attrayante pour l’agriculteur, que l’usine qui demandera un flux constant de production à traiter, et peut donner des contrats à long terme plus alléchants.

    Source : Fao Ocde

  • Le point de bascule…

    Le point de bascule…

    BalanceL’AIE après l’IEA, le reconnait. Le point de bascule est atteint. Entre offre et demande de pétrole, rien ne va plus. La demande dépasse désormais l’offre, malgré un envol à 77 $ du brent.
    "Malgré quatre ans marqués par des prix du pétrole élevés, ce rapport prévoit une hausse des tensions sur le marché au-delà de 2010", a ajouté l’AIE. "Il est possible que le point critique pour l’offre puisse être retardé – mais pas de beaucoup".
    En même temps des révisions à la baisse de la production viennent d’être prévus pour plusieurs pays, ainsi que du potentiel non exploité de l’Opep, pour … 2009, de 2 millions de barils/jour.
    Le raffinage manque quand à lui de main d’oeuvre qualifiée (ingénieurs), d’investissements et de main d’oeuvre tout court.

    En ce qui concerne les efforts de prospection, ils se maintiennent mais n’augmentent pas. La raison en est simple, dans l’optique des pétroliers, il n’y a plus rien à trouver.
    En réalité, ce que ne veut pas reconnaitre l’AIE, c’est que non seulement la croissance de la demande continue, mais aussi que l’offre devient elle même problématique. Les perspectives à moyen terme sont abaissées, mais le court terme est aussi inquiétant aussi. Les gisements deviennent "matures" (selon la terminologie politiquement correcte), c-à-d, déclinent. 1.7 à 1 millions de barils jour pour la mer du nord Britannique, encore moins que les prévisions gouvernementales qui oscillent entre quasi maintien (1.6 MBJ) et franc déclin  (1,1 MBJ). Le syndrome qui nous frappe risque d’être celui "du jour d’après".
    Bien que prévu et prévisible, le début de la fin surprend tout le monde…
    Avec cela, autre nouvelle disjointe qui est lourde d’inquiétude : la Turquie a massé 140 000 hommes à la frontière irakienne, et l’état-major semble bien déterminé à régler la question kurde. Contre l’allié de l’allié.
    Pendant ce temps, la production de bio carburant va bientôt atteindre 1.75 MBJ (ne riez pas : consommation 1920).

  • Les forêts précèdent les hommes…

    Les forêts précèdent les hommes…

    Desertles déserts les suivent.
    Le processus de déplétion est de plus en plus connu, public, et néanmoins, de plus en plus camouflé par les pouvoirs publics derrière le paravent cache-sexe du réchauffement climatique.
    L’activité agricole aura, elle aussi à souffrir du pic des énergies fossiles. L’agriculture industrielle est très dépendante de ces énergies. Néanmoins, on commence aussi à penser à l’après.
    Le modèle de l’après pétrole peut se définir de deux manières. Soit un effondrement de la production qui peut amener à la dislocation de l’état, mais pas forcément (modèle nord-coréen), soit à une cubanisation de l’agriculture.

    En effet, le modèle de transition retenu et réussi, est celui de… Cuba (qui, pour une fois a réussi quelque chose). Avec la fin de l’URSS, l’agriculture cubaine s’est en effet totalement métamorphosée. Intensive, industrielle et exportatrice, elle est passée à un stade biologique, paysan, et… encore plus intensif… Le système de rationnement a permis de passer de 2600 calories/jour à 1600 avant de remonter en quelques années.
    Le système est à la fois élaboré dans sa pensée et fort simple dans son application  :
    – techniques de travaux directs et légers du sol,
    azote symbiotique (par les légumes),
    – agriculture de proximité,
    – intervention pour l’installation de personnes non apparentées (aux familles paysannes),
    – taxation des transports de marchandises (les denrées alimentaires font en moyenne 2400 Km),
    – recherche sur la pérennisation de l’agriculture.
    En ce qui concerne la France, on peut rajouter les points suivants. Des endroits se prêteraient admirablement à ce genre d’agriculture : ce sont les sols reposés par un long abandon, répulsifs aux engins lourds, et qui atteindraient par leur long repos subi, des rendements bibliques, ce sont les montagnes reboisées. Dans ce cas de figure, inutile de vous dire que les loups qui se réintroduisent seraient vite flingués.
    Les terres ruinées par l’agriculture industrielle devraient être laissées au repos sans doute assez longtemps pour se reconstituer. Et sans doute se boiser à leur tour. On le voit, là aussi, la variante "transport" est cruciale. Le caractère encore plus intensif ne doit pas surprendre. Les agricultures de haute densité de populations ont toujours fonctionnées sur des lopins.

    Photo : Gnu free license

  • Ours et loups…

    Ours et loups…

    Ours_des_pyrenees_aspe_2002la réintroduction de l’ours et du loups pose des problèmes économiques importants. Ces animaux d’or (leur cout pour la collectivité est proprement délirant), ont un impact bien plus grand que leur présence réelle. 120 loups et 15 ours, c’est en définitive, pas grand chose, sauf pour ceux qui ont à les supporter.
    Car leur présence sur des zones déjà largement abandonnées, risquent d’enclencher une spirale encore plus grande d’abandon.
    En outre, même si on peut accuser les éleveurs de beaucoup de maux, on ne peut pas dire qu’ils aiment voir croquer leurs animaux, fussent ils indemnisés. On peut se poser  clairement la question de l’imbécilité profonde et des conventions, et du gouvernement en la matière. Le cas cormoran est significatif : on protège le cormoran alors qu’il était en voie de disparition, et on continue à le protéger, alors qu’il n’est plus en voie de disparition, et même surnuméraire…

    En effet, le loup n’est aucunement en voie de disparition au niveau mondial (même plus en France d’ailleurs). Pas plus que l’ours brun. Quel utilité y a t’il donc à en avoir dans nos montagnes ? Sauf à faire disparaitre les derniers éleveurs, faire avaler la montagne par la forêt, et par la même, non plus y avoir une activité touristique, mais plus d’activité du tout (les forêts sont plutôt répulsives). Sauf dans quelques années pour abattre les arbres.
    Finalement l’évolution pourrait être celle-ci : plus de troupeau, mais des forêts, plus de touristes, et finalement, plus de loups. Evidemment, comme toute bête, elle voit le moindre effort, il est beaucoup plus facile d’attraper un mouton (en troupeau) qu’un chevreuil… D’ailleurs la disparition du loup en France au 19°siècle doit plus au déclin du mouton (le troupeau passa de 30 à 8 millions de têtes) qu’à l’arme à feu…
    Si l’on ne doit pas regretter le reboisement en cours, et donc la rente énergétique réelle constituée pour les générations futures, on peut se poser la question de savoir pourquoi imposer cette charge supplémentaire à des régions fragiles et déjà saignées économiquement. D’autant que passé une certaine timidité, il est certain que les spécimens s’enhardissent. Après les moutons, pourquoi pas les broutards ?  La réalité est que notre gouvernement est paralysé par ses préjugés, ses a-priori. Ou que veut il ? l’abandon et le boisement de 20 % supplémentaires du territoire ? Dans certains endroits, la forêt avance tellement vite qu’elle est désormais considérée comme une nuisance, une malédiction et une plaie… Or, les forêts ne perdurent que si elles sont considérées et protégées par les populations locales…

    Photo : Gnu free documentation license.

  • « Bio » carburants : inquiétudes allemandes…

    « Bio » carburants : inquiétudes allemandes…

    AllemagneEn Allemagne, on s’alarme, du boum des bio-carburants.
    Risques de déforestation des pays du tiers monde, monoculture industrielle à la brésilienne, ou des régions entières rurales ne produisent rien d’autre que de l’éthanol, important la totalité de leur nourriture.
    L’Indonésie déboise pour produire de l’huile de palme (87 % du déboisement), mais le soja est aussi mis en cause, comme le fut aussi le maïs à l’occasion de la crise de la tortilla, au Mexique.
    Les critiques de Fidel Castro, on le voit, trouvent des échos un peu partout dans le monde.

    Pour le prix Nobel de chimie 1988, Hartmut Michel, l’obligation de mélanger les bio-carburants à l’essence traditionnelle est "extrêmement négative" du point de vue de l’environnement et des effets sur la forêt tropicale.
    Là aussi, on retombe sur les travers de l’économie actuelle. Il est beaucoup plus facile et moins couteux de produire loin, sans considérations écologiques, qu’en Europe, avec des règlementations.
    Les deux écueils : évictions des productions alimentaires, et atteintes au milieu naturel sont aussi difficilement évitables.
    Il ne faut pas nous y tromper, elles ne concerne pas que les pays du tiers monde. Le prix des matières premières est certes faible dans nos supermarchés, mais il augmentera notablement, car l’autre composant du prix de l’alimentaire est lui aussi très lié aux prix de l’énergie ; ce sont les emballages et le transport… Et on en voit déjà les premiers effets…

      Source Neue Osnabrücker Zeitung             

  • Le temps des loups…

    Le temps des loups…

    Loup120 loups vivent désormais en France, d’abord recolonisant les Alpes, puis maintenant les Pyrénées, cet animal, couvert d’or par la collectivité (un loup "sauvage" coute environ 150 000 euros à la collectivité, car la chasse au troupeau est beaucoup plus facile que la chasse du gibier), est d’abord un indicateur.
    Il indique le reboisement, l’abandon de la chasse et son corrollaire, la pullulation du gibier sauvage.
    Le reboisement est lié à deux paramètres : l’abandon des régions montagneuses par l’agriculture qui se concentre sur les espaces mécanisables, les structures agraires notamment occitanes (plutôt la brousse que de se séparer du bien), les rivalités familiales ("Qui a terre a Guerre"), parfois antédiluviennes.
    En bref des éléments objectifs qui se mêlent à des éléments subjectifs et historiques.
    Selon certains, le reboisement devrait encore  concerner  4 000 000 d’hectares en  France, soit 40 000 Km2, soit environ 8 % du territoire, ce qui devrait amener le total de la forêt en France à 40 % du territoire total.

    Mais il implique que ce mouvement se poursuive. Rien n’est moins certain. Jusqu’à présent, les bonnes forêts, exploitées, étaient celles où, comme l’agriculture, la mécanisation était possible et souhaitable. Souvent d’ailleurs exploitées de longues dates, elles relevaient de lignées d’exploitants forestiers qui avaient le souci, justement de la lignée, s’inscrivant dans un passage de relais, de générations en générations. Le bois était traité comme un patrimoine, valorisé comme tel. On peut le voir en maints endroits, le bois, à l’abandon est désormais exploité artisanalement, à la tronçonneuse, et est très liée, à la percée du poêle à bois. Déjà, dans certaines régions d’Europe, le mouvement de reboisement naturel et de plantation, s’est interrompu. La flambée du cout de l’énergie a cassé le mouvement.
    Voir des effets bien plus radicaux : la flambée du prix de la nourriture a reconduit certaines familles au jardin familial, conduisant à déboiser la parcelle familiale qui s’était replantée toute seule, il y a 50 ans. Peu d’exemples, mais début d’un mouvement ?

  • Climat et énergie : risques pour l’agriculture.

    Climat et énergie : risques pour l’agriculture.

    ClimatL’agriculture et la sécurité alimentaire sont menacés en France par deux risques.
    Le premier est l’alternance de périodes séches/humides, le second l’utilisation de ressources non adéquates.
    La zone la plus méridionale est menacée de passer sous l’emprise d’une zone semi-aride. Une action est donc nécessaire.
    En effet, beaucoup de zones humides tampons, ont été détruites. Elles servaient de tampons absorbeurs en période trop arrosées, et de réservoir en période plus séche. Ce fait est avéré dans les montagnes du massif central, dés le 18°siècle, notamment, par J.Denis. Autre avantage, ces zones humides, en cas de grandes sècheresses servaient de pâture toujours verte.
    Il est clair qu’on a été trop loin dans l’assèchement de ces zones.  Désormais, les agriculteurs sont obligés à la marche arrière et refont à grand frais, ce qui avait été défait. De plus, il est clair qu’au siècles passés, les marais étaient de grands pourvoyeurs d’énergie et de biomasse.

    L’autre problème qui risque de se poser à nos sociétés est celui des "bio"carburants. En effet, là aussi se pose la question du rendement des carburants utilisés. Si déjà la deuxième génération de carburants de synthèse apparait, la logique industrielle en place, prend d’abord des produits courants (tel le maïs), abondant, mais dont l’utilisation en carburants est aberrant.
    "En terme d’énergie, Steffen Daebeler, de l’agence allemande des ressources renouvelables, a déclaré que la recherche dans le domaine des biocarburants devait se concentrer sur l’expansion d’usines à plus haut rendement énergétique par hectare, ainsi que sur les technologies améliorées pour la production de biocombustibles, tels que les combustibles de seconde génération et l’utilisation de résidus. Il a également encouragé les recherches dans les mécanismes de certification."
    Cela implique, à l’heure actuelle de bien maitriser la filière bio-carburants, pour qu’il y ait un rendement énergétique net. Tel n’est pas le cas pour le maïs, pourtant en plein développement, et premier producteur d’éthanol.
    Cela implique aussi, comme on a vu le cas pour le Brésil récemment, une politique de contrôle des droits sociaux, pour éviter un retour à l’esclavage.

  • DSK au FMI

    DSK au FMI

    DskN. Sarkozy veut propulser Dominique Strauss-Kahn au Fmi. Bonne idée. Le Fmi se posant des questions sur son utilité (ou plutôt sur son absence d’utilité), il ne pourrait donc plus exercer ses "talents" à être nuisible.
    Petit bêtisier de DSK :
    – Aux allemands : "vous ne pouvez pas dénoncer des traités internationaux SOUS PRETEXTE du suffrage universel". C’était l’époque où la coalition SPD-verts avait décidé la sortie du nucléaire. On voit le vrai démocrate, attaché au respect du suffrage universel, ou plutôt, la pensée de la classe dominante. Le suffrage universel c’est bien, mais on s’entend entre grandes personnes.
    Il n’avait pas bien compris  qu’avec l’argent investi par les allemands dans les énergies renouvelables, le nucléaire leur était une charge inutile et obsoléte.
    Mais quel est le bon Dsk  ? Celui qui dit  " La France a fait dans les années 50 le pari du nucléaire et elle a réussi. Elle doit aujourd’hui faire le pari du post-nucléaire et le réussir." ?

    – Aux russes, lors de la  crise de 1997 :  " Vous ne pouvez  pas faire cela, ce n’est pas moderne".  Il critiquait le recours à la création monétaire pour les dépenses courantes et la banqueroute. C’est justement ce recours qui a permis à la Russie de stabiliser sa production pétrolière, puis de la remonter à 10.5 millions de barils jours. La Russie n’avait pas les moyens, à l’époque de payer les intérêts de sa dette et d’investir dans le secteur pétrolier.
    Il est clair que sans la Russie et sans la CEI, le choc pétrolier du pic oil aurait eu lieu il y a au moins trois ans.
    Suggestion : que monsieur Strauss-Kahn applique au Fmi, les recettes qu’ils préconisaient ailleurs : licenciements et compressions d’effectifs…
    ça risque d’être drôle…