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  • Sierra Club

    Sierra Club

    Sierra_clubSierra club est une organisation écologiste américaine forte de 850 000 membres et 450 permanents*. Si l’administration Bush est alignée sur les industriels et leurs intérêts (ou plutôt  leurs intérêts à trés court terme) ou plutôt leur conduite suicidaire (en effet, leur perte de compétitivité par le gaspillage énergétique), l’importance des effectifs prouve que les citoyens américains ne sont pas alignés sur leur gouvernement.  En effet, l’action se porte souvent sur les législation d’états, au niveau des collectivités locales, lesquelles peuvent être trés en avance, bâtiments sobres, flottes économes, normes législatives et campagnes de

    publicités qui peuvent être négatives, parfois féroces ; "100 ans d’innovation" (devise de Ford) en ajoutant : "Sauf chez Ford", mettant le doigt sur les insuffisances des constructeurs américains : "Nous y publions les résultats de tests comparatifs que nous avons fait réaliser. Tests qui montrent que le véhicule Toyota Prius Hybrid émet une pollution quatre fois inférieure à celle d’un 4X4 Ford Excursion. Nous expliquons par ailleurs que les constructeurs américains continuent à perdre des parts de marché au profit de leurs concurrents étrangers, en partie en raison de leur incapacité à innover et à concevoir des véhicules propres.", mais le problème est l’absence de relations entre les voeux des citoyens, et les produits des entreprises…

    * On peut noter le paralléle parfait avec les écologistes français : 450 permanents (autants de courants et mouvances), 850 militants.

    Source : Sierra club.

  • Exxonmobil : pas de pic-oil.

    Exxonmobil : pas de pic-oil.

    ExxonmobilPour Exxon Mobil, pas de pic oil, ni aujourd’hui, ni pour demain, peut-être aprés demain, mais "ça sera pas sa faute". En effet, ce sont les problèmes économiques, sociaux, réglementaires, qui bride la production à court terme.
    A long terme, ce sera la faute rien qu’au renouvelable.
    Résumons la liste des vilains :
    – Chavez, (ben oui, parce que c’est Chavez)
    – la Grande-Bretagne (avec ses impôts),
    – le nationalisme,
    – la Russie, (mais aussi son climat froid, ils l’ont fait exprés),
    – le Nigéria (ils font rien qu’à se taper dessus là-bas),
    – les écologistes américains,
    – le gouvernement américain, (eh oui, il fait rien qu’à interdire de forer n’importe où),

    – les banques, qui donnent pas assez de sous pour forer,
    – les chinois et les indiens, qui font rien qu’à demander du pétrole,
    – les irakiens, qui font qu’à se taper dessus.
    Pour définir le pays idéal :
    – pas d’impôts, (pour Exxon Mobil)
    – pas de lois, (pour Exxon Mobil),
    – pas de réglementation, (pour Exxon Mobil),
    – le gouvernement idéal prend tous les coûts à sa charge, et laisse le pétrole à Exxon Mobil… C’est aussi simple que ça.
    Exxon Mobil, dans sa grande bonté se chargera de la technologie.

    Source de la propa… de la documentation : Exxon Mobil.

  • Iran : compromis sur le nucléaire

    Iran : compromis sur le nucléaire

    IranL’Iran accepte un compromis sur le nucléaire civil. L’Iran a accepté en effet une clause réaffirmant "la nécessité d’une pleine conformité au TNP". Le Tnp permet de développer le nucléaire civil, contre l’abandon du développement de l’arme nucléaire.
    Pour l’Iran, la notion de "conformité" s’applique à "toutes les dispositions du traité".
    La république islamique assure que son programme est de nature exclusivement civile.

    Par contre "le président n’a pas renoncé à l’option militaire" selon condoleezza Rice, "et je crois que nous ne souhaitons pas qu’il le fasse".
    Effectivement, la clé de l’hostilité américaine est son échec militaire en Afghanistan et en Irak, sa déplétion et ses problèmes énergétiques, (notamment sur le continent nord américain, les problèmes de raffinage), la déconfiture du dollar.
    Donc une fuite en avant, destinée à faire oublier les vrais problèmes, le toc des gouvernants, alors que les gouvernés voient clairement leur vie quotidienne qui se dégrade, et ne croient en aucun cas au caractère avoué de la guerre  projeté.
    Et pour cause, l’américain moyen, voit clairement le problème en passant à sa pompe à essence préférée…

    source : Reuters

  • Autoroutes, viaducs et infrastructures

    Autoroutes, viaducs et infrastructures

    Photos_017_5L’augmentation des prix de l’essence et du gazole, la perception de plus en plus claire de la venue du pic-oil, fait apparaitre une transition énergétique qui apparait comme les tâches d’un léopard. Des pays complets ont jetés l’éponge. Des aéroports, ne sont ni plus, ni moins qu’abandonnés, les autoroutes des grandes régions urbaines risquent d’apparaitre vite des habits trop grands, mais c’est dans les régions rurales, souvent encore mals desservies que l’inflexion est déjà le plus visible. Pourtant, s’il existe des écologistes opposés, des Nimby, (Not in my backyard) nombreux, la condamnation la plus lourde est celle des

    gens ordinaires, pas militants : à quoi bon ? Si par exemple des investissements pour les grands axes, comme la RN 88 (Lyon Toulouse), sont toujours bien perçus, d’autres apparaissent comme tombé du ciel et inutile. A proximité de ce viaduc, un autre devait relier Monistrol sur loire et Beauzac. Les projections de circulation faisait passer le trafic de la RD 12 de 12 000 à 20 000 véhicules/jour. Mais hélas, entre-temps, la projection, qui devrait être à 14000 s’est abaissée à 11 000… Et le projet, viaduc et autoroute, estimé à 40 millions d’euros, tombe, au mieux dans l’indifférence généralisée. La route existante n’est pas mauvaise et pas saturée. Alors, à quoi bon ? On a vu clairement aussi le clivage entre élus, manipulés et manipulables, et citoyens…
    Dans le pire des cas il est dit "encore une transcévenole", et dans le meilleur, on est prié de s’occuper en priorité de la RN 88, qui quelque soit l’avenir, mérite d’être améliorée, les tronçons étant trés inégaux, variant de la 2X2 voies, et la piste (goudronnée certes)tourmentée.

    Et cela ne fait que commencer…
    association AVENIR (association pour la valorisation de l’environnement et des intérêts de la ruralité des gorges de la loire)

  • Perspectives mondiales

    Perspectives mondiales

    MondeNouveau "paquet" européen, en "énergie et changement climatique. Selon l’AIE (agence internationale de l’énergie), le renouvelable assure 13.1 % de la fourniture totale d’énergie et 17.9 % de la production d’électricité. Ce chiffre devrait passer à 25 % en 2030 et 50 % en 2050.
    Mais bon, il est difficile de savoir sur quelle hypothése, ces proportions s’abritent ? Un doublement de la consommation ? soit 18 milliards de TEP ? Cela voudrait dire l’importance de la production alors… 9 milliards de tonnes 

    équivalent pétrole en 2050 ?
    Quels sont les axes de réflexion ? Tout d’abord, l’UE n’atteindra pas ses objectifs, et les progrés sont trés faibles dans le secteur où la consommation peut être effondrée : le bâtiment. Cela veut dire que les changements, en l’espéce sont trés dépendants d’une politique gouvernementale : DTU, crédits d’impôts et politique monétaire. Prosaïquement, ça coûte bonbon.
    En ce qui concerne les objectifs européens, c’est encore le flou : objectifs obligatoires ou flexibilité ?
    D’une manière générale, le "géant endormi" n’a pas encore été évoqué : c’est le bâtiment. Et le sujet est explosif. Tout d’abord, notamment en France, le chauffage électrique par effet-joule, d’une manière générale le chauffage par énergie fossile (subventionné en France pour les chaudières à condensations), l’aberration de l’air conditionné. Pourtant, l’inflexion pourrait être TRES rapide…

  • Eolien : la part du lion.

    Eolien : la part du lion.

    LionL’énergie éolienne vise la part du lion. La barre des 20 % de renouvelables pour 2020 est visée. Quand à la part de l’électricité éolienne, elle devrait passer de 3 % aujourd’hui à 16 % d’ici 2020.
    Pour une bonne raison, la technologie est prête, et relativement peu coûteuse. Du moins quand on le regarde comme il doit être regardé, comme un investissement d’industrie lourde. Soit dans une vision allant de 25 ans au siécle. Dans ce cadre là, le coût actuel apparaît même comme dérisoire.

    La réalité est que le potentiel du renouvelable est considérable, plus que les énergies fossiles, mais ne bénéficient pas de lobbys, jusqu’à l’heure actuelle. Mais cette situation est en train de changer. En effet le poids du complexe "énergie-renouvelable" allemand, est en train d’en faire une puissance. Il ne faut pas aussi négliger les créations d’emplois ailleurs en Europe, qui sociologiquement crée un pouvoir, qu’il est de plus en plus difficile d’ignorer. En contrepartie, le poids des lobbys traditionnels a tendance à s’alléger. En effet, le coût des fossiles les disqualifie.
    Néanmoins, la part de 12 % en énergies renouvelables sera difficilement atteint. Sinon pas du tout. Tout d’abord, l’autoconsommation, la sauvegarde de l’énergie est difficilement comptabilisable, mais par contre le particulier ou l’industriel voit tout de suite l’intérêt des économies. D’autre part, l’éolien est prêt, le solaire thermique est prêt, mais il faut encore quelques années au photovoltaïque solaire pour être trés bon (vers 2010), et si on travaille sur une foule de nouvelles technologies, le résultat, c’est à dire l’application n’est pas encore là, et l’existant ne céde pour le moment que pas à pas. Jusqu’au moment où le recul deviendra débâcle. C’est pour cela que la barre de 20 % en 2020 manque d’ambition.

    Source Ewea

  • Nucléaire : au bonheur des spéculateurs

    Nucléaire : au bonheur des spéculateurs

    Reserves_uranium10 ans.
    On sait maintenant qu’il n’y a pas de mieux à attendre en matière de combustible nucléaire avant dix ans. C’est logique. Dans les années 1980, les matières premières ne valent plus rien, on n’investit plus. Or, pour lancer une nouvelle mine, il faut une génération. Pas moins. Soit entre 20 et 25 ans.
    Comme on en est qu’au stade de la prospection pour l’uranium, et ce avec des BUDGETS complétements ridicules, de l’ordre de 100 millions de $ par an ; on comprend que l’on va tout droit vers le grand écart doublé d’une déchirure douloureuse. Tous les inconvénients du nuke, sans aucun des

    avantages.
    Evidemment, quand je parles de problème de combustible, je fais complètement l’impasse sur le prix. Il ne s’agit ici que du combustible physique, dont les centrales ont besoin. Le prix, bien sûr, lui s’envolera. Et la barrière des 5 % (coût du combustible dans le coût d’une centrale) risque d’être pulvérisé.
    D’autre part, la volonté de prospecter existe, mais ce n’est qu’une volonté de prospecter… De là à développer, il y a un gouffre de 20/25 ans, pendant lesquelles une société doit accepter des pertes financières récurrentes de la création de la mine. On est là dans le temps de l’industrie lourde. L’unité de compte est la génération. A l’heure actuelle, dans l’économie financière, personne n’accepte de voir à 25 ans d’âge. Seule une intervention gouvernementale, des accords inter-étatiques, comme dans le cadre des contrats de 25 ans pour le gaz permettrait de développer la ressource.
    Donc, il faut voir le choix de notre nouveau président pour l’Epr comme il se doit : croquignol. On ne sait même pas si on arrivera à nourrir les centrales existantes. Ou plutôt, on le sait, d’ici dix ans, on court au collapsus. Par contre, on peut saluer la volonté de Nicolas Sarkozy de vouloir réduire la consommation, par le biais de la fiscalité écologique.

  • La Transcévenole

    La Transcévenole

    Transcevenoleii splendide ouvrage d’art, n’est ce pas. C’est le viaduc de Recoumène, situé sur la transcévenole, la derniére voie de chemin de fer construite en France, construire et sitôt abandonnée.
    Les habitants de l’Ardéche et de la Haute-loire espéraient une ligne de chemin de fer entre Aubenas et Le Puy-en-Velay.
    La ligne sera construite entre 1911 et 1939. Avec une interruption pendant la grande guerre, la ligne le Puy/Monastier sur Gazeille est terminée en 1939.

    Les rails ne seront jamais posées, la ligne est déclassée dés 1941.
    12 viaducs et 35 souterrains… Un coût colossal. Pour du saut à l’élastique, de la randonnée, une ligne colossale…
    Nicolas Sarkozy, visiblement ne connait pas l’histoire de la transcévenole. La transcévenole risque de s’appeler nouvelles autoroutes, et Epr. L’epr en effet, n’est pas du tout assurée d’être un calcul raisonnable. Est-ce qu’il y aura encore longtemps de l’uranium ? Rien n’est moins sûr. Les nouveaux tronçons d’autoroutes ? Sont ils raisonnables aussi, si le prix du carburant flambe ? Et ne seront ils pas une nouvelle Transcevenole ? Complétement inutile ?
    Monsieur Sarkozy veut tout faire. Mais qu’adviendra t’il ? Des tronçons d’autoroutes vides ou biens moins pleins que prévus ?

  • Sarkozy et climat : double tâche.

    Sarkozy et climat : double tâche.

    Sarkozy_2Sarkozy va devoir s’attaquer au réchauffement climatique. la preuve, c’est que la nuit dernière, plus de 700 voitures ont flambées…
    Trêve de plaisanterie.
    Dressons l’état des lieux. En Europe, c’est pour une fois, l’unité. L’Allemagne a la technologie, La Grande-Bretagne est dans la Mer…du nord, voyant se pointer une triple crise énergétique : gaziére, pétrolière, et nucléaire, quand à sarkozy, en rupture avec les Ong sur beaucoup de choses (nuke, ogm, autoroutes et incinérateurs), se doit de refaire une vertu sur ce point.
    Il va falloir donc montrer l’exemple en France et dans le monde.

    lle"le grand enjeu pour la France et les autres pays développés sera de savoir comment convaincre la Chine, l’Inde, le Brésil et les autres pays émergents à se développer autrement alors que nous, nous leur avons montré ce qu’il ne faut surtout pas faire".
    D’autre part, le nouveau président ne sera pas forcément insensible à une relance de l’activité, notamment en matière immobilière, de bureaux ou de logements.
    Par contre, on peut se demander si, sur les autoroutes, il n’y a pas déraillement…

  • Brésil : hydroélectricité pour Velcan

    Brésil : hydroélectricité pour Velcan

    BresilVelcan Energy va construire trois barrages hydroélectriques, un pour Rodieo bonito (14MW) et deux à Rios Das Mortes (60MW au total, 30 pour chaque barrage).
    Le développement du potentiel hydroélectrique brésilien est une priorité, en effet, le besoin de 4000 MW supplémentaires chaque année démontre que le marché électrique n’a pas encore atteint sa maturité.
    Les prix de l’électricité au Brésil a quasiment doublé passant de 77.6 BRL (brésil réals) à 136.70 BRL, entre décembre 2004 et novembre 2006.

    Là non plus, la libéralisation des tarifs n’a visiblement pas apporté de baisse. Les brésiliens, d’ailleurs se moquent souvent de ce détail. Le branchement est souvent sauvage, ou fait au forfait minimum (ce qui correspond TRES peu à la réalité), ce que Edf avait appris en son temps à ses dépens.
    Pour l’électricité aussi, Edf à appris,  le mot de Clemenceau (qui avait séjourné dans ce pays en son jeune âge) "Le Brésil est un pays d’avenir, ce sera d’ailleurs toujours un pays d’avenir".
    Ce qui démontre d’ailleurs, que quand on veut vendre un produit dans un pays, même l’électricité, il faut tenir compte du pouvoir d’achat local.