Devant l’annonce par JL Borloo de son plan « énergie renouvelable« , on a une impression de gribouille.
Alors que la base de travail était relativement simple.
Dans un premier temps, il fallait économiser massivement, là où l’effet de levier était maximum et les économies importantes et immédiates, c’est à dire, d’abord dans le bâtiment, ensuite dans l’automobile, enfin dans l’industrie, et pour ce qui est de la production, on pouvait se permettre de prendre du recul.
Naturellement et mécaniquement, le recul de la consommation aurait fait augmenter les énergies renouvelables.
Or, de quoi nous parle t’on ? De « mise en concurrence » pour l’hydroélectricité…
De qui se moque t’on ? La concurrence est donc devenu le saint Graal, alors qu’il n’y a strictement aucun rapport de cause à effet, entre la mise en concurrence et la modernisation des barrages.
De même, dans le solaire, on peine à trouver un fil conducteur. Simplification des procédures ? Et alors ?
Panneaux solaire sur les toits des collèges ? Fort bien, mais quelle ligne directrice ?
Encadrement règlementaire, fiscalité, là aussi, une bouillie assez peu engageante d’aspect…
mais, tous comptes faits, on a oublié finalement, ce qu’était une planification.
On s’en tient à un dogme, alors que c’est beaucoup plus basique que cela. D’un côté on définit un objectif, de l’autre, des moyens. Et après des périodes intermédiaires, on ajuste.
Là, il n’y a aucune finalité, sinon ésotérique (les 20 % de ceci, de cela, les 20 millions de TEP économisées, mais sans dire la consommation globale en 2020), les moyens sont réduits.
Parti sur de bonnes bases, le plan Borloo est devenu, donc, un empilement de mesures, signe de lobbying, plus que d’intérêt général et signe d’un mal plus général qui veut qu’on s’occupe de détails, tout en refusant de vraiment s’occuper de l’ensemble.
Il n’y aura donc, là aussi, pas de résultat spectaculaire sans rejet de l’idéologie libérale, qui paralyse tout.
Mardi 18 novembre 2008

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