Régulièrement un commentateur avisé, succédant à un des mille et un articles annonçant l’inéluctable pénurie de lithium, vient expliquer dans les gazettes que la technologie des batteries est le talon d’Achille de l’électromobilité parce qu’elle ne progresse pas assez vite: elle ne suit pas la loi de Moore chère aux technologies du stockage d’informations et de données. C’est vrai, la technologie des batteries, mettant en oeuvre des réactions d’oxydoréduction qui doivent se développer dans la masse des matériaux n’a pas le côté flamboyant des composants électroniques mais il est faux de dire que ces technologies n’évoluent pas. Par exemple, dans le domaine des batteries Li-Ion, depuis que Sony en 1991 a sorti commercialement son premier accumulateur 18650 de 1,2 Ah de capacité, il faut reconnaître que la technologie a fait quelques progrès.
Dans une présentation de son futur accumulateur 18650 de 4 Ah à anode à base d’alliage de silicium, Panasonic rappelle fort à propos que les capacités des accumulateurs 18650, utilisés entre autres dans les ordinateurs portables, ont progressé de 11% par an (FIG.). Pour Panasonic qui dispose des équipes techniques et industrielles les plus performantes dans ce domaine, l’arrivée des nouvelles technologies d’anodes, alliées à bien d’autres progrès, devrait engager les accumulateurs Li-Ion vers une progression de leurs capacités de 18% par an.
Panasonic annonce donc ce nouveau produit à anode à base d’alliage de silicium pour une sortie industrielle accélérée en 2012. Il avait annoncé 2013 auparavant (LIRE). Nul doute que l’application des alliages de silicium viendra un jour faire progresser les batteries pour véhicules électriques, soit pour miniaturiser les batteries et réduire leurs coûts, soit pour accroître l’autonomie des véhicules. La traction électrique n’en est qu’à ses débuts et les réserves de Lithium sont considérables.
Le 3 Mars 2010


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