Peu d’opérateurs du marché du pétrole se préoccupent aujourd’hui du rôle de l’OPEP qui produit gaillardement depuis 2 ans au dessus de ses quotas (FIG.), chacun des membres du cartel profitant à pleins barils des prix avantageux du moment. Dans les couloirs de la réunion des membres de l’OPEC le 11 Décembre à Quito, le Financial Times rapporte que le leader saoudien Al Naimi a affirmé que rien ne changerait dans le comportement du Cartel tant que le pétrole n’atteindrait pas les 100 $/baril. Il a même rajouté que si ce niveau était atteint en raison de la spéculation, l’OPEP pourrait ne pas bouger.
Le message est clair, les opérateurs ont le feu vert de l’OPEP pour engager un rallye sur le pétrole. Il semble probable que ce seuil des 100 dollars sera atteint dans les semaines ou les mois à venir. Il le sera d’autant plus rapidement que le dollar faiblira vis à vis des autres monnaies, dans un climat de raffermissement de la demande en produits pétroliers au sein de l’OCDE et d’un embargo de l’Administration Obama sur les forages offshores le long des côtes de Floride jusqu’en 2017 (LIRE). Tout converge pour accentuer la certitude d’une tension prochaine dans l’approvisionnement américain en pétrole… et tout le monde est maintenant au courant, depuis 2008, que la spéculation se développe toujours sur un terreau de certitude de pénurie à venir et largement partagée.
Une seule différence par rapport à 2008, on n’entend plus les soi-disants experts du pétrole rétribués par les banques, aboyeurs et bonimenteurs en charge de l’animation du marché. Ils se sont faits beaucoup plus discrets, mais il n’y a pas de raison qu’ils n’agissent pas en sous-main, avec pudeur et discrétion, auprès d’investisseurs fortunés.
LIRE le Financial Times
Le 12 Décembre 2010


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