Le problème de l’eau vient de loin et nécessite une bonne approche.
Cette bonne approche, c’est l’investissement. Comme tout bien investit, il doit être désinvestit pour cause d’obsolescence, d’usure ou de dangerosité.
Les crises de l’eau aussi viennent de loin, on ne les voit pas venir de loin, pourtant, elles mettent énormément de temps à germer.
Saint-Etienne (loire, 42) a eu souvent des problèmes d’eau. Au XVIII° siècle, un illuminé voulut la transformer en Venise, car ses inondations étaient fréquentes. Les cours d’eau, s’ils étaient petits, servaient de force motrice, alimentant de nombreux moulins industriels et apportaient leurs lots de
désagréments. Les inondations étaient fréquentes, et quand, pour travaux, on découvre parfois le cours du Furan, les témoins restent stupéfaits des ouvrages de génie civils existants.
Comme toutes les villes qui sont au pied du massif du Pilat, on entrepris (19° siècle et début 20°), la construction de barrages, et pour alimenter la Ville et pour lever cette hypothèque des inondations.
La ville de Saint Etienne bâtit deux barrages sur le cours du Furan qui l’avait si souvent inondé et qui avait si souvent tué. Furent donc construit le barrage du pas-du-Riot, et celui du Gouffre-d’enfer. Le Gouffre-d’enfer ayant passablement vieilli, il est devenu un simple écréteur de crue. Par contre, son existence permis ce mois-ci d’éviter une inondation ravageuse. Il fut rempli en un clin d’oeil.
Leur contenance étant réduite (3 millions de M3) et insuffisante, plus tard fut érigée sur le Lignon Vellave, le barrage de La Valette, beaucoup plus vaste et rehaussé dans l’immédiat après guerre, il y a plus de 60 ans.
Le constat est désormais simple à faire. Tous ces barrages sont vieux (ceux-ci et d’autres non cité), certains ont été vidé, certains sont en reconstructions (barrage des plats à Firminy), non sans conséquences. Les barrages anciens étaient amortis, remboursés et RENTABLES.
Le barrage d’eau potable le plus grand de la région (La Valette) a des problèmes de vannes (elles sont vieilles) et cela a été souligné aussi par la dernière inondation.
Le problème général est donc celui d’une reconstruction. On (certains) a encaissé les bénéfices ces dernières années, et il n’y aura plus qu’à ouvrir le porte-monnaie.
Suite au prochain numéro : la vidande de La Valette (prévu en 2012), et la futur vidange de Grangent (Hydroélectricité), prévue aux calendes grecques (il y a VRAIMENT de quoi polluer) et pour crise de caractère nationale…
Mardi 11 novembre 2008

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