EDF et GDF-Suez se sont rudement ramassés pendant cette semaine boursière historique.
EDF baisse de 5.81 % aujourd’hui, de 26 % cette semaine, GDF-Suez, dégringole de 34 %.
Le masque a été brutalement arraché. La rumeur d’un tarif régulé en Belgique a provoqué la réaction.
Cela résume bien la philosophie de l’ouverture : l’ouverture pour la hausse des tarifs.
Reste que si cette annonce a été démentie, ce n’est, devant la crise politique, économique et sociale qui s’annonce, qu’une question de temps.
Les temps vont devenir très risqués et l’environnement juridique va évoluer très vite.
Les ouvertures de marchés et les dénationalisations n’auront duré que ce que durent les roses.
Il n’y a aucune raison que ces sociétés échappent à une récession globale, ni puissent continuer à se livrer à des orgies d’augmentations de tarifs, dans un contexte social de plus en plus tendu et explosif.
La rétractation immobilière a entrainé la rétractation bancaire et financière, qui elle même entraine l’industrie dans sa chute. L’industrie entraine la consommation d’énergie à la baisse.
Dans ces conditions, les privatisations se révèleront comme un bref instant. Les sociétés privés ne peuvent perdurer dans un environnement récessif. Prises dans l’étau de la récession et de la dépression, ou de la très grande dépression, elles se seront révélés être des mirages.
Seul un état peut endosser les investissements à long terme nécessaires à leur existence, les aléas de conjoncture sont mortels à des sociétés privées.
Là aussi, comme le dit R. Bonnaterre, les « prévisions » sont loin, très loin de la moindre objectivité, et d’ailleurs, elles ne peuvent l’être, mais révèle plus les désirs des opérateurs, au travers d’opération de magie divinatoire, qu’une méthode.
Source : Boursorama
Vendredi 10 octobre 2008

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