Brut vert.

Images_6 Du brut vert, avec tous les avantages du brut fossile, mais sans ses inconvénients (soufre, azote, benzène).
Cette production est issue d’algues bleues, et la production s’établirait à 100 000/l hectares et par an.
D’ailleurs, quiconque connait les algues, ne serait ce que par leur faculté à occuper un vieux réservoir ou abreuvoir d’eau stagnante n’est pas étonné par la performance.
Reste que, il faut le répéter, la solution n’est pas forcément là.
Car, si elle s’avère plus efficace que celle d’huile de palme (6000 litres à l’hectare), la vraie solution réside dans la réduction des consommations.

Même avec une production si élevée, l’investissement sera, lui aussi prodigieux (à moins qu’on trouve une utilisation utile à toutes ces horreurs appelées « piscines », qui fleurissent le long des maisons).
Et même si on a trouvé LA solution, il faudra aussi solutionné LE problème politique : quel sera le mode de production, justement ?
Production décentralisée et donc, très largement, autoconsommation possible.
Là, les états sont coulés, les grandes compagnies au cimetière, faute de rentrées fiscales et faute de marché suffisant.
On peut enterrer aussi quelques états arabes et la mondialisation.
Ou plus classiquement des « usines » de productions ?

Vendredi 8 août 2008

Commentaires

3 réponses à “Brut vert.”

  1. Avatar de TATARD
    TATARD

    Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne
    Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol.
    Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation.
    Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole.
    Où est la bonne affaire ?
    Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.

  2. Avatar de Emile
    Emile

    Certains arrivent, un temps, à vivre d’amour et d’eau fraîche.
    Les algues ne peuvent pas se multiplier rapidement avec seulement de l’eau et l’air du temps … ou le seul CO2 de l’atmosphère.
    Alors, ces résultats de laboratoire ou d’expérimentation à petite échelle ne peuvent pas être généralisés. Les précisions ne sont jamais données sur les consommations d’énergie et d’intrants nécessaires à ces algues : CO2 concentré et en très grande quantité, engrais, produits phytosanitaires et autres, …
    A moins de construire une centrale au charbon à côté de chaque ferme d’algues, pour fournir en quantité le CO2 nécessaire, cette histoire d’algues n’est qu’une bulle verte comme beaucoup d’autres.
    Et puis, les rendements indiqués portent sur la masse de matière sèche (comme pour les fromages), pas sur la masse totale récoltée qui se compose d’eau en grande partie.

  3. Avatar de Olivio
    Olivio

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