Le petit paysan, le désert et le marché…

Images Il n’y a rien d’inéluctable. Un petit paysan burkinabé a vaincu la désertification, la faim et l’ inéluctabilité de la mondialisation du libre-marché et de la libre entreprise.
Installé sur des terres dégradés, il les a remis en état, obtenant des rendements supérieurs aux voisins.
Comment ?  En protégeant ses terres : « Il s’agit de techniques paysannes traditionnelles, améliorées par des techniciens agricoles  « . Le vieux mur de pierre paysan, quelques plantations, pour empêcher le ruissellement et récupérer et stocker l’eau, ainsi que quelques mares.
Le coût ? Dérisoire. Le résultat : « On stoppe la désertification, on augmente la fertilité des terres, donc les rendements des céréales et du fourrage pour le bétail, on récupère de la biodiversité  « .

130 euros par hectares pour obtenir un tel résultat, un investissement très bas, un peu de matériel, cette évolution concernerait 9 % des terres du burkina faso.
On parle de « bocage sahélien », et on voit son efficacité. A contrario, on voit les problèmes que causent, même en France, la destruction du bocage.
Quand aux effets sur la vie villageoise, ils sont clairs : c’est le développement local, or tout « bienfaits » de la globalisation.
Le marché alimentaire reste local, et on revient au paradigme ancien : vie frugale, mais, hors accident climatique important, la famine ou la disette n’existe pas.
Bien sûr, la consommation villageoise économise notablement tous les frais et dépenses de manutentions, notamment énergétiques.
Ce phénomène semble plus discret en occident, mais existe bel et bien.
A l’heure actuelle, sans potager familial, des familles ne mangeraient pas.
Productions et consommations locales sont les premières clés pour résoudre la crise de l’énergie.

Commentaires

3 réponses à “Le petit paysan, le désert et le marché…”

  1. Avatar de Imago
    Imago

    Il y a de l’espoir !
    A noter que ces techniques (anciennes et modernes) ont été répertoriées, formalisées et promues depuis 30 ans par la permaculture. En occident où nous disposons de beaucoup d’énergie bon marché et d’une réserve de fertilité, le problème ne se pose pas encore trop cruellement.

  2. Avatar de patrck
    patrck

    oui imago, on peut dire que ni le pire, ni le meilleur ne sont écrits d’avance.

  3. Avatar de Emile
    Emile

    En France, le fait d’avoir arraché les haies, créé de grands fossés de drainage, remembré les terres pour en faire des champs à perte de vue a conduit à une érosion accélérée des sols, à la disparition de l’humus et de toute vie naturelle, aux inondations catastrophiques, à l’épuisement des nappes phréatiques et à la sécheresse, (car l’eau n’est plus retenue par l’humus ou les herbages, mais dévale et gonfle aussitôt les rivières au moindre orage).
    Et ensuite, on irrigue lorsqu’on le peut, pour épuiser encore plus les nappes phréatiques, on multiplie les engrais et les pesticides pour des productions agricoles artificielles, vidées d’une grande partie de leurs éléments nutritifs et minéraux.
    Le meilleur insecticide, ce sont les coccinelles et les oiseaux. Mais encore faut-il que les uns et les autres aient des plantes sauvages et des arbres d’spèces variées pour s’y abriter, et qu’ils ne soient pas tués par l’agriculture industrielle et ses produits chimiques.
    Cette agriculture imbécile multiplie les maladies, dont la prévalence est très supérieure chez les agriculteurs (premières victimes) et est une cause importante de l’augmentation des dépenses de santé, sans vivre mieux pour autant.
    Sachons que si l’espérance de vie à la naissance a beaucoup augmenté depuis un siècle, c’est pour l’essentiel dû à la très forte diminution de la mortalité infantile (meilleure hygiène et moins de maladies contagieuses). Lorsque la moitié des enfants décédaient avant l’âge de cinq ans, cela faisait évidemment baisser la moyenne, mais cela n’empêchait pas les nombreux vieillards de 70 ans et plus.

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