Auteur/autrice : patrick reymond

  • Hippodrome de la recession.

    Hippodrome de la recession.

    Images_2 Je viens écrire un article totalement amoral, car profondément jouissif, celui des pays en course pour entrer en récession.
    les USA n’évitent la dite qu’avec des statisticiens habiles, sans scrupules et totalement dévoyés.
    La Grande Bretagne l’évite en tapant dans la caisse des couillons investisseurs qui viennent placer leurs picaillons (souvent mal acquis) à la grande lessiveuse qu’est la bourse de Londres.
    L’Espagne l’évite en continuant à titriser à qui-mieux-mieux les créances immobilières et en les revendant au dernier … (censuré)  survivant, la banque centrale.
    Et paf, qui c’est qu’arrive en tête, hein ? C’est le tocard, le Danemark, ex-aequo avec le Japon, un autre tocard.

    C’est toujours pareil au tiercé.
    Vous pariez sur les cracks, vous avez tous les espoirs, et Paf, c’est la tortue qui s’y colle et qu’arrive en premier.
    Avec, il faut le reconnaitre, de grands points communs entre ces coureurs.
    Notamment en matière énergétique.
    leur production énergétique est très en deça de leur consommation, leur effort de réduction de consommation n’a pas été de zéro, mais en dessous de zéro, ils ont, pour cause de croissance, de libre marché et de libre entreprise, laissé les marchés décider de leur consommation en énergie.
    Ils ont décidés : elle baissera. Dans la sauvagerie. 

  • 3 vilains petits canards…

    3 vilains petits canards…

    Images Les trois vilains petits canards américains se sont fait prendre les doigts dans la confiture.
    GM, Ford et Chrysler sont dans une panade noire.
    Pour cause de rentabilité, ils ont privilégiés les monstres 4 X 4, pick- up, SUW, au point qu’une vente sur deux, c’était ces modèles dévoreurs de carburant.
    Aujourd’hui, la donne se renverse, le consommateur, ruiné, regarde les petites berlines, car si la consommation y est proverbialement élevée (10.5 litres au cent), le marché automobile y dispose de toute la palette de choix possible, du plus gourmand au moins gourmand.
    Or aujourd’hui, entre le modèle qui consomme 4 litres au cent et celui qui en consomme 20, il faut gagner

    fort correctement sa vie pour se payer le second.
    La situation est la pire pour Chrysler pour lesquels les ventes s’effondrent de 49 %, pour les berlines (un peu moins de 30 000 vendus en juin) et seulement de 30 % à 88 000 unités pour ses trucks. Comme c’est la deuxième catégorie qui consomme le plus, cette évolution peut être considérée comme très négative.
    GM chute "seulement" de 18 % à 262 000 unités pour un marché qui se rétracte de 18 % et son action rebondit légèrement, devant le tableau encore plus noir des autres constructeurs US.
    Toyota qui est largement un constructeur US aussi, avec des produits largement US aussi, chute lui de 21 %.
    Dans ce contexte,  Honda et ses petits véhicules triomphe (plus 1.1 %) et "Other car makers said they could have sold more vehicles in June but didn’t have enough of the models that customers wanted  " .
    Le constat est clair, l’offre et la demande sont complètement déphasés et ce sont les constructeurs locaux qui, grâce à leurs réseaux de vente avaient réussis à fourguer des voitures trop chères, trop grosses, trop gourmandes qui souffrent le plus actuellement.
    Seul Honda dispose de capacités de production importante de petites berlines aux USA.
    Honda devrait donc être, logiquement, le seul constructeur US survivant.

  • Russie et orient.

    Russie et orient.

    Images_2 Pour répondre à la question de Bob sur la Russie, il faut recadrer le contexte.
    L’URSS était un pays malade, malade de sa structure politique et de sa décomposition.
    Trois cercles de pouvoirs s’y affrontaient, le KGB, l’armée et le parti.
    La crise a résolu le problème, il ne reste comme bloc de pouvoir, que les services secrets.
    La Russie a vécu une grande dégringolade dans la "thérapie de choc", dégringolade qui a crée l’électrochoc et la reconstruction.
    Une reconstruction très rapide, même avant la montée en flèche des cours de l’énergie.
    Le modèle imposé était erroné, le nationalisme russe a survécu, la nation russe a survécue et est très peu désireuse de se laisser piller.

    La simple existence ou réémergence de la Russie a bloqué l’Europe et l’occident dans sa marche aux ressources énergétiques.
    Les pays de l’est n’apportent rien à l’Europe de l’ouest, ce sont dans le meilleur des cas, des boulets, dans le pire, des nuisances.
    Le "triomphe de l’économie" et la "fin de l’histoire" n’aura duré, comme le reich de 1000 ans qu’une douzaine d’années, avant que le système économique occidental ne se décompose aussi.
    Les occidentaux se targuent d’une supériorité militaire de plus en plus illusoire.
    Mais quand on n’a plus, comme les américains que 150 000 hommes de corps de bataille ou les français et les britanniques, 30 000, la seule géographie, la masse démographique de certains pays les protège.
    Quand des pays font leur révolution beaucoup d’autres pays ne les acceptent pas, ils les jugent comme fragiles et pouvant être renversé facilement.
    C’est souvent le cas, mais pas toujours.
    Accepter ces nouveaux régimes, les réintégrer dans le jeu diplomatique, les traiter en égaux serait un bon départ.
    Mais en occident, on ne veut que des gouvernements fantoches, notamment chez les producteurs de pétrole et gaz.
    Russie, Iran, Vénézuela, hier Irak.
    On ne leur reproche pas d’être dictateurs, on leur reproche une certaine indépendance.
    Mais les choses évoluent aussi. Le gouvernement irakien veut montrer qu’il est indépendant.
    La pression occidentale bute sur sa propre faiblesse, la plupart des gouvernements ne sont pas désireux de laisser piller leur pays et voient dans les donneurs de leçons de l’ouest, des gens vus comme arrogants et schizophrènes.
    Les  gouvernements occidentaux se croient encore les plus beaux, les meilleurs et des modèles.
    Il existe encore une avance occidentale, mais de plus en plus tenue, et il  leur manque la modestie.

  • Le mythe.

    Le mythe.

    Dime Bien sûr qu’il y a de l’uranium en quantité dans la croûte terrestre.
    Le seul problème est que l’on ne sait pas comment l’extraire de façon économique.
    Et que l’uranium ne fera jamais rêver, comme l’or.
    L’or a occasionné des débauches extraordinaires d’efforts en tout genre, mais absolument pas rentable, la plupart du temps.
    Il y eut quelques heureux le temps des ruées vers l’or. Il y eut les malins qui les ravitaillèrent, mais il y eut tout ceux qui moururent en cherchant l’or et tout ceux qui ne trouvèrent rien.

    On nous dit qu’il y a 60 années de réserves d’uranium au rythme de la consommation actuelle. Fort bien. La consommation actuelle, c’est 67 000 tonnes.
    Mais on arrive à produire seulement 43 000 tonnes.
    La France avait, quand à elle 125 000 tonnes en réserves.
    Elle en produisit 25 000 et ferma toutes ses mines.
    Là aussi, la connaissance de la ressource est très imparfaite.
    Quand aux stocks actuels, notamment Français, ils sont scotchés, depuis des années à 20 000 tonnes. 
    Pourtant, le déficit, depuis des années existe à hauteur de 3000 tonnes/an.
    Les 20 000 tonnes de réserves sont, à l’heure actuelle, plus près des 5 000.
    On parle de pénurie pour 2015. Elle serait donc notablement avancée.
    Faut il, de plus, rappeler l’article de l’IEER : la France peut sortir du nucléaire tout en réduisant massivement ses émissions de GES.
    C’est simplement une question d’investissement, dans les économies (surtout) et dans les nouvelles technologies.
    La consommation énergétique est devenue, avant tout, une dime.

    Image : le paiement de la dime.

  • Le coupable…

    Le coupable…

    Quand ça foire, on cherche le coupable.
    Images_2 On peut déjà éliminer une personne. C. Lagaffe, Lagarde par exemple, personne ne croira qu’elle ait eût l’intelligence de le faire.
    Il faut un coupable à la montée des prix.
    Résumons les points de vue :
    – pour l’Opep, ce sont les pays industrialisés qui taxent trop,
    – Pour les pays industrialisés, les chinois, hindous mangent trop, subventionnent trop leur consommation,
    – Pour les pays industrialisés, c’est la faute aux méchants exportateurs qui veulent pas exporter plus,
    – Pour les exportateurs…
    Pour Tremonti, ce sont les spéculateurs…

    Dans l’infâme piège à con qu’est devenu la mondialisation, le coupable idéal, c’est l’autre.
    Tout le monde sera d’accord sur ce point là.
    N’empêche que risque de se poser la question infernale, après celle, célèbre de F. Blanche (On le tue tout de suite, ou on boit café d’abord ?) : qui c’est qu’on passe à la trappe ?
    En réalité, le "marché" qui fonctionne avec la transparence, n’en montre en fait aucune.
    La seule chose qu’on puisse dire objectivement pour les réserves énergétiques, c’est que personne ne sait où l’on en est, faute de fiabilité de tous les acteurs.
    Quand éclate le système, il n’y a plus que la lutte de tous contre tous, qui sera mitigée d’un peu de troc.
    Pour les importants, le but, visible dans le traité de Lisbonne, c’est "la dictature bienveillante" (mais d’une manière générale, cela à toujours été la justification des dictatures, la bienveillance).

  • L’émeute..

    L’émeute..

    Images Quand un endroit est mûr pour craquer, ça craque, quelque fut le motif.
    Les incohérences d’une société font qu’un incident, à priori mineur, se transforme en gouffre entre la société et ceux qui la dirige.
    "Plusieurs bâtiments administratifs et des voitures ont été incendiés dans le sud-ouest de la Chine en signe de protestation contre la conduite d’une enquête sur la mort d’une adolescente  "…
    La Chine, présenté comme le pays de l’avenir prend tout les traits d’une société en voie d’explosion.
    Le vent a desséché la prairie et ce vent porte le nom d’inégalités sociales, de flambée alimentaire, de flambée énergétique, de corruption généralisée et de perte de confiance dans les autorités.

    Ces incidents, pudiquement appelés "incidents de masse", où les autorités locales sont littéralement pulvérisées par des marées humaines, sont extrêmement nombreuses.
    Aux dernières nouvelles, jamais sur les médias officiels, sauf quand ils sont politiquement corrects comme le Tibet, peuvent être estimés à la cadence de trois par jour (1 pour 8 heures), encore que la manière de les voir ait beaucoup changées.
    En effet, on règle souvent, "en famille", localement, les "petits incidents".
    A savoir les mouvements qui n’ont concernés "que" quelques centaines de personnes, les galéjades, genre algarades…

    Image : ça tombe bien, la Chine était grosse productrice de pavés. Avec la flambée des coûts de transport, elle ne savait qu’en faire…

  • Fumeurs de havanes, fumeurs de moquettes…

    Fumeurs de havanes, fumeurs de moquettes…

    Images Si Dieu, pour certains est un fumeur de Havane, certains responsables du nucléaires sont des fumeurs de moquettes.
    En effet, certains rêvent de faire passer le nombre de centrales en exploitations de 435 à 700, d’ici 2030.
    435, comme je l’ai indiqué sont en exploitation, 25 en construction, 284 en projet.
    Comme la plupart des existantes seront réformées d’ici là, il faudra doubler l’effort.
    Quand à la question diversification des sources d’énergies, c’est raté. Le marché de l’uranium est fort concentré, avec un producteur encore plus prédominent que l’Arabie saoudite pour le pétrole, c’est le Canada.

    Mais comme visiblement, la production ne suffira pas (elle ne suffit déjà plus, depuis longtemps), en plus des guerres et des troubles politiques que créeront la dispute pour l’accès au gaz et au pétrole, on aura en plus la guerre et la dispute pour l’accès à l’uranium.
    Là aussi, la ressource est insuffisante et les sources "alternatives" de production d’uranium, comme le phosphate, ont atteint… leur pic de production (1988), et certains n’auraient pas la bonne teneur
    Bref, toujours le même problème : les officiels nient la réalité, le bas prix de l’uranium pendant longtemps, le yoyo des prix aujourd’hui n’incite guère à l’investissement pour un marché capricieux et pas si porteur.
    De plus, il ne faut pas oublier que les projets de développement, les centrales en constructions peuvent l’être depuis fort longtemps, ou être arrêtées, fort longtemps aussi, pour un tas de motifs…

  • Charbon Gallois…

    Charbon Gallois…

    Images Une mine de charbon du pays de Galles est réouverte.
    Elle faisait partie de ces 97 exploitations fermées.
    Sur 97, les 2/3 étaient rentables…Même à l’époque…
    Le charbon extrait dans cette mine, c’est de l’anthracite.
    C’est le plus intéressant en matières de charbon et le "pic de l’anthracite" est assez vieux dans l’histoire de l’humanité : 1920.
    Il ne faut pas se laisser abuser par les quantités extraites, c’est du charbon de mauvaise qualité qui est produit actuellement. 

    Cela juge aussi une décision qui fut avant tout politicienne (visant à détruire la puissance de syndicats combattifs) la fermeture des mines de charbon anglaises.
    Car au vue de la durée de production prévue (20 années), l’épuisement est très loin…
    Rajoutons à cela que les coûts de production en Asie viennent d’exploser, que les coûts de transports explosent, cela dévalue et juge la globalisation : une machine visant à la régression sociale…
    Avec l’augmentation du prix de l’alimentation, on peut voir en fin de course, le foirage complet de l’orientation économique des 30 dernières années, dont le seul paradigme véritable était un coût de transport faible.

    Image : GNU Free Documentation license

  • Métro fluvial.

    Métro fluvial.

    Image Le maire de Paris vient d’inaugurer un "métro fluvial" avec J-P Huchon, entre gare d’ Austerlitz et Maison-Alfort.
    Hors le caractère anecdotique de la nouvelle, il faudrait rappeler ce que fut la navigation dans notre pays, pendant des siècles.
    Les fleuves étaient très peuplés, aujourd’hui abandonnés ils faisaient vivre une très nombreuse population, la quasi-totalité des marchandises transportées l’étant par le fleuve.
    Ils étaient les autoroutes de l’époque.
    Les corporations étaient revendicatives et violentes, en même temps que puissamment organisées.
    Pendant les périodes de troubles, elles sont aussi puissantes que craintes.
    La batellerie humaine fut interdite au 16 ° siècle par l’église, qui avait en charge la protection sociale

    à l’époque.
    La plus grosse partie du trafic, d’ailleurs, ne se faisait que dans le sens de la descente.
    Le développement maximal du réseau fluvial ne fut atteint qu’au 19°siècle, et le ministre Freycinet y laissa son empreinte, mais il n’atteignit jamais le maillage du territoire qu’on avait rêvé pour lui.
    Il dépérit alors suite à la concurrence du rail.
    Le transport de marchandises par celui-ci fut développé à grand coup de dumping économique, jusqu’à ce que le transport par voie d’eau deviennent marginal, ensuite le transport par camions finit le travail.

  • Cauchemar finlandais…

    Cauchemar finlandais…

    Images_5 Le nanard, pompeusement baptisé "EPR", prend l’eau en Finlande.
    D’abord physiquement. Il paraitrait que, pour couler le béton, on n’ait pas tenu compte de l’hygrométrie ambiante.
    Il parait qu’à Tchernobyl, ils étaient cuits au moment de l’accident.
    Visiblement, en Finlande, l’ébriété imprègne aussi les intervenants.
    Bien sûr, comme il fallait s’y attendre, le budget est explosé (merci le secteur privé), mais n’ayez aucune crainte, c’est le con-tribuable, qui paiera. (le français).

    Le marché est à prix fixe et le client, bien sûr, va demander des compensations pour le retard.
    Comme ça, pour fermer la centrale, ou ne jamais la mettre en route, ils auront moins de regret : ça ne leur aura pas coûté cher.
    Bien sûr aussi, son petit frère français est dans le même état, mais, pour faire cadet roussel, on en veut deux.
    Après deux foirages, 3, ça fait une collection.
    Et puis comme ça, plus aucun doute, les "décideurs" veulent écarter définitivement tout soupçon d’intelligence pesant sur eux…
    Le gouvernement n’a rien à refuser à un grand cimentier, possesseur de chaine télévisée.
    Serait ce pour lui réserver les recettes publicitaires, d’ailleurs, que les chaines publiques y "renoncent".
    L’amateurisme étant partout, les agents de sécurité de Flamanville sont en CDD…

    Image : suggestion d’un nouvel emblême pour la République Française…