Auteur/autrice : patrick reymond

  • Effondrement de l’économie sud-africaine. II

    Effondrement de l’économie sud-africaine. II

    Images "Aucune des centrales à charbon (90 % de la production d’électricité) d’eskom ne fonctionne à plein régime".
    Les racines de cette crise énergétique sont multiforme, celle d’un délabrement généralisé, de plus en plus visible.
    Soit le charbon n’est pas bon, de mauvaise qualité, humide, soit il n’arrive pas, soit la vétusté des installations est criante, la main d’oeuvre manque aussi, que ce soit ingénieurs ou techniciens…
    25 % des capacités de productions sont perdus, il n’y a plus d’exportations d’électricité, et elle est dans le pays, rationné.

    On le voit, il n’y a nul besoin d’avoir atteint un pic géologique pour avoir des problèmes. Des économistes néolibéraux fous (pléonasmes) suffisent largement.
    "Sur les marchés matières, tous les secteurs sont touchés, et les ondes de choc se répercutent partout dans le monde  ".
    L’économie sud-africaine, quasi entièrement minière s’est arrêté, il n’y a quasiment plus de mines en activités, les dernières tentent d’approvisionner eskom en charbon, pour éviter l’effondrement total.
    Là aussi, la gabegie en appelle au contribuable, 5 milliards sont demandés au gouvernement. Désormais celui-ci n’a guère le choix.
    Mais il est clairement en cause, précédemment, il s’en était tenu à une attitude libérale extrémiste, autofinancement, ou appel aux capitaux.
    L’ Afrique du sud inaugurerait elle la théorie d’ Olduvaï ?

  • Effondrement de l’économie sud-africaine.

    Effondrement de l’économie sud-africaine.

    Images L’économie sud africaine va mal, très mal, et son mal est très classique.
    Elle a souffert pendant un temps d’un "keynésianisme militaire", ou économie militarisée, ensuite d’une cure libérale.
    Aujourd’hui, on manque cruellement de charbon, d’électricité et la production des mines d’or chute.
    Ce mal est on ne peut plus répandu aujourd’hui, c’est le défaut d’investissement, dans les mines d’abord, dans la production électrique ensuite, ce qui fait que la production s’étiole, malgré son potentiel.

    La main d’oeuvre a été réduite, les ingénieurs et techniciens plus encore, enfin il était plus prestigieux d’aller travailler dans la finance à Johannesburg.
    Là aussi, le vieux poncif de la "vieille économie", revient dans la gueule, comme dirait Poutine de ceux qui l’ont lancé.
    Vu le poids de l’ Afrique du sud dans les productions de platine et d’or, vu le contexte monétaire de forte flambée de ces deux métaux, il ne faut pas s’étonner de voir l’économie mondiale aussi déstabilisée par la crise sud africaine.
    Mais ce maëlstrom emporte aussi le marché charbonnier. L’ Afrique du sud est en effet, un des rares endroits où la production de "bon" charbon est possible.
    En ce qui concerne les énergies renouvelables, le pays se consacre désormais aux ampoules basses consommations, et chauffe-eau solaire, dans l’urgence…

  • Eolien anglais : dans le vent…

    Eolien anglais : dans le vent…

    Images_6 En Grande-Bretagne, visiblement, on ne sait guère où on en est. Un jour on dit que l’on ne peut pas faire du renouvelable, l’autre jour, on affiche des ambitions démesurées.
    La réalité, c’est que l’on a pas tranché les choix économiques. On n’a pas tranché la gorge du libéralisme économique qui empêche toute réorientation.
    33 GW d’électricité éolienne marine ont un coup considérable, mais c’est quand même moins cher que le sauvetage de la banque Northern Rock, qui, elle, n’a rien apporté aux britanniques.
    Et il faudra sans doute débourser 4, ou 5 fois plus d’argent pour sauver un secteur bancaire improductif.

    En réalité, pour l’éolien offshore, on sait faire. Au moins en prototype. Il ne reste donc plus qu’à industrialiser le procédé, à construire. C’est simple.
    Mais compliqué.
    Jusqu’à présent la politique consistait à raconter des âneries au médias, baisser ou monter un taux d’intérêt, faire la guerre au loin, des choses banales et simples que le premier demeuré venu était capable de faire (on le voit au profil des hommes politiques depuis 30 ans), là, le problème est technique et d’envergure. Un simplet n’y suffira pas.
    Il y faut de la compétence. Il faudra de la main d’oeuvre bien formée et compétente, une industrie. L’horreur complète pour les néolibéraux.

  • Une technologie ratéeeeee……

    Une technologie ratéeeeee……

    Images_4 Une technologie ne tient pas ses promesses, c’est celle des chaudières à céréales. Personnellement, dans le contexte actuel, j’en suis fort aise.
    Que se passe t’il ? C’est simple,acidité, corrosion, encrassement, mâchefer en quantité importante, réglages non stables, allumage difficile qui fait que la chaudière fonctionne constamment…
    On ne pouvait imaginer pareil empilage de problème sur une technologie qui paraissait simple.
    Pourtant, la céréale vient de montrer qu’elle dispose de toutes les tares du bois humide, pour la bonne raison,  c’est qu’une céréale, organisme vivant en attente, garde une certaine trace d’humidité.

    Cette quantité est suffisante pour mettre en berne tous les autres avantages de la chaudière à céréales. Dans le contexte actuel de hausse du prix de l’alimentation, d’émeutes de la faim qui se généralisent, de personnes qui ont faim, même en France, on peut se dire que ce peu de fiabilité de la technologie est quelque chose d’heureux.
    Le granule bois, lui, ne souffre pas de ces défauts et, il n’est pas besoin de le rappeler, le bois utilisé dans une cheminée doit être très sec, sinon, il aura aussi les mêmes problèmes

  • Europe : le retour de la guerre. II

    Europe : le retour de la guerre. II

    Images_3 "L’indépendance du Kosovo crée un «précédent horrible» qui va revenir «dans la gueule» des Occidentaux, a martelé le président russe Vladimir Poutine. "
    les propos sont encore plus précis :
    " Si l’Otan ou l’Union européenne ‘défient’ l’ONU sur le Kosovo, nous allons alors nous aussi partir du fait que nous devons utiliser une force brutale qu’on appelle une force armée, pour qu’on nous respecte ".
    Chypre, la Roumanie et l’Espagne s’oppose à l’indépendance, sans doute suivis par le Portugal, la Slovaquie, la république Tchèque et Malte.
    Le saccage de l’ambassade américaine à Belgrade est la première réponse.
    Le président Serbe était aux abonnés absents.

    Mais, la palette de riposte russe est tellement large qu’elle ne peut même pas être énumérée.
    En tout cas, en cas de crise, l’Europe occidentale apprendra vite qu’elle est dépendante du bon vouloir de Moscou, en gaz, et en pétrole, et que son pib fictif en "services", lui servirait de papier toilette.
    Il n’est pas impossible d’ailleurs, qu’on assiste à des "bouffées de guerre" en Afghanistan et en Irak, voir qu’on assiste à un dépeçage en règle de certains pays, on peut citer la Bosnie, bien sûr, mais aussi l’Ukraine, si elle s’aventurait loin dans la voie pro-occidentale.
    Pendant la campagne du référendum de 2005, les partisans du traité insistaient sur la caractère pacifique et pacificateur de l’ UE.
    L’ UE a bien, j’en ai peur, déclenché une crise mondiale.

  • Europe : le retour de la guerre.

    Europe : le retour de la guerre.

    Images_2 Les autorités de l’union européenne, les états, les USA, ont poussés à la politique du pire. Ils l’auront.
    La totalité des commissaires européens pensent que l’indépendance du Kosovo est une catastrophe complète, mais n’ont rien dit officiellement car,
    " L’indépendance du Kosovo, c’est une cause sacrée de l’idéologie libérale et de l’opinion médiatique des élites moralistes européennes ".
    "George Friedman insiste sur le fait que la position occidentale, en ne laissant aucune porte de sortie honorable à la Russie, remet en cause la crédibilité du statut de puissance qu’elle s’efforce de regagner.  "
    mais aussi :
    "Poutine se voit maintenant contraint de riposter, par exemple en soutenant les sécessionnistes serbes de Bosnie-Herzegovine ou bien en jouant la carte iranienne.  "
    Car la position russe n’est pas sans biscuits.

    Tout d’abord, dès qu’on parle de Russie, il ne faut pas oublier que c’est 30 % du gaz et 12.5 % du pétrole mondiale.
    Les crises sur lesquels Moscou peut souffler sont nombreuses en Europe (en plus de celle citées précédemment : Ecosse, Irlande, Pays de Galles, Pays basques, Catalogne, Corses, ou Monténégro (30 % de serbes), Macédoine, Transdniestrie, Ossétie, Abkasie, ou même Québec (après tout, l’indépendance du Kosovo n’a vu qu’un vote du parlement), la totalité de l’Afrique, bâtie sur des frontières coloniales, et pas loin de la totalité de l’Asie aussi…
    Selon Vladimir Poutine, "le bâton va revenir dans la gueule des occidentaux".
    La retenue Russe dans la crise iranienne ne sera peut être plus de mise aussi, et on peut imaginer sans peine un Afghanistan encore moins calme.

  • La mission serpentine II

    La mission serpentine II

    Images_3 Si la mission serpentine repose le problème de l’origine, organique ou non, du pétrole, la question en est de savoir si cela remet en question la théorie, qui n’est qu’une théorie du Pic-oil.
    A mon avis, non.
    Pourquoi ? Parce que les premiers pionniers du pétrole trouvaient celui-ci, à peu près au même niveau que le sol.
    Dans les années 1960 au Biafra, chaque village, et chaque maison avait sa raffinerie.
    Le "stock disponible", devient de plus en plus loin à aller chercher.
    Tout le monde conviendra que chercher le pétrole à 23 mètres (Drake) et à 10 000, ce n’est pas la même paire de manche.

    Donc, là, on atteindrait bien des limites, non pas géologiques, mais techniques.
    "CERTAINS gisements semblent INEPUISABLES".
    Certains, mais pas tous, inépuisables ne signifie pas extensibles.
    Donc, contrairement à ce que disent certains, abiotique ne veut pas dire "a volonté".
    On peut très bien imaginer une production plafonnant, puis décroissante, jusqu’à un niveau où elle se consolide.
    Mais une chose est sûr, c’est que ce serait impossible pour 85 millions de barils/jour, et que le niveau de rentabilité pour l’homme ne serait pas forcément évident.
    En effet, il faudra bien doser le cout/bénéfice d’une extraction de plus en plus difficile et complexe.

  • La mission serpentine.

    La mission serpentine.

    Images_2 "La mission Serpentine, qui s’est déroulée du 26 février au 6 avril au niveau de l’équateur, avait pour but d’étudier les sources hydrothermales dites "mantelliques", un phénomène peu connu car on n’en avait détecté jusqu’à présent que trois exemplaires.  " (année 2007).
    L’écartement des plaques crée une couche océanique neuve, et produit aussi d’autres choses :
    – la serpentine (silicate magnésien riche en eau),
    – de l’hydrogène,
    – des hydrocarbures. " les chercheurs ont noté la présence d’hydrocarbures complexes produits grâce à une chimie du carbone dissous dans les fluides, ainsi que l’absence totale d’oxygène. "Des conditions qui sont similaires à celles qui existaient sur Terre au moment de l’origine de la vie, et qui s’appuient sur des réactions purement minérales. "

    On peut dire que la mission d’ IFREMER a confirmé l’idée que le pétrole abiotique était peut être autre chose qu’une idée soviétique fumeuse.
    les soviétiques n’ont pas eu que des mauvaises idées.
    D’ailleurs, faut il rappeler que les étasuniens ont mis très longtemps (une génération de plus) à accepter la théorie de la dérive des continents, et que même à l’heure actuelle, un candidat à la présidentielle peut difficilement dire qu’il croit à la théorie de l’évolution.
    Donc, il est difficile d’écarter d’un revers de main la théorie du pétrole abiotique, sous prétexte qu’il y a déjà "une autre théorie", pas mieux démontrée, du reste, mais plus ancienne, et plus occidentale.

  • Le retour de l’économie réelle…

    Le retour de l’économie réelle…

    Images_2 L’inflation des produits énergétique, et sa conséquence, l’inflation des produits alimentaires, renvoie à l’économie réelle qu’on avait voulu évacuer, vers un "ailleurs" moyen-âgeux.
    Pour l’alimentaire, l’augmentation officielle se situe à 4.2 %.
    Le blé flambe, mais la France a du mal à exporter car tous les clients ne sont pas solvables, à l’image du Maroc ou de l’ Egypte,
    La France manque désormais de génisses, pas de génisses, pas de veaux, pas de lait,
    le prix de la viande flambe à la suite de l’augmentation du prix des céréales,
    les récoltes sont détruites pour fabriquer du carburant, ou tout simplement brulé dans des chaudières…

    On le voit, la palette, non exhaustive est déjà large. Pour produire de l’alimentaire, on consomme beaucoup d’énergie, et on en consomme encore plus en transportant au loin, ces produits.
    Le trait de la production agricole, c’est à dire le plus possible de production locale, a disparu.
    Le transport résolvait tout.
    Après tout, dans les villages Gaulois certains promenaient leur poisson, ou leur cervoise. Les européens du 21° siècle font visiter l’UE à leur ketchup, leurs patates et leurs poulets.
    La réalité est plus forte que la fiction.
    J’attends de voir dans les magasins les tas de pomme de terre de semences.
    L’année dernière j’avais été subjugué par la quantité existante dans les supermarchés.
    Cette année devrait être encore plus époustouflante.
    Pour une production qui, il y a quelques années, avait disparu des jardins.
    Une seule va être contente : c’est perrette, son pot au lait, ses vaches, cochons et couvées…

  • La plante du développement durable.

    La plante du développement durable.

    Photos_pilou_014 Le matériau révolutionnaire, est aussi très ancien, c’est le bambou, il loge un milliard de personne, pousse très vite, devient mature très vite aussi.
    Un arbre de 18 mètres, c’est 60 ans d’attente, un bambou, c’est 59 jours.
    Sa robustesse et sa résistance sont comparables à celle des meilleurs métaux, aciers et graphites.
    Son commerce est florissant.

    Le bambou fait vivre, à l’heure actuelle deux milliards de personnes, et, en ces temps de réchauffement climatique, il est un très bon capteur de CO2.
    Vous pouvez en planter dans votre jardin. Moi, c’est déjà fait.
    Certaines variétés poussent d’un mètre par jour, et sont réputées pousser à "vue d’oeil".
    Il peut aussi servir d’alimentation. (Même si on ne porte pas une fourrure noire et blanche).
    Les ressources existent, elles sont malconnues, méprisées ou combattues