La vérité sur le transport aérien.

Images Petit à petit, le voile se lève sur l’inanité profonde du transport aérien.
Depuis 2001, cette activité se survit. Elle n’est, en effet, tout bonnement, pas rentable.
7 années de pertes sur 8, et sans être grand clerc, on peut annoncer une huitième année déplorable. Seul 2007 a été bénéficiaire, sans éponger les déficits cumulés.
Et encore, les compagnies « reines de la terre », les compagnies aériennes américains sont elles dans une spirale profonde de récession. Toutes elles se mettent, les unes après les autres, sous le chapitre 11, histoire de compresser un peu plus salariés et retraités.
93 appareils mis en service en Janvier, 96 retirés, 23 définitivement, 73 stockés…
Sur les 5 derniers mois, les retraits sont palpables : 441 appareils mis en service, 632 retirés.

On pourrait dire que c’est une modernisation, que cela n’a rien de catastrophique. Même pas.
Car le vrai recul n’est pas, statistiquement perceptible : il s’agit de la moindre rotation des appareils, qui s’apparente elle, à des retraits massifs de capacités.
Mais l’IATA lâche le morceau a un moment :
« Les compagnies tentent pourtant de répliquer à la crise. Elles réduisent leurs capacités depuis plusieurs mois déjà, mais jamais de façon aussi importante que ne recule le trafic, si bien que les avions sont toujours moins remplis. La seule exception soulignée par l’IATA est le marché intérieur nord-américain, où la stratégie de baisse de l’offre connaît un certain succès.  « 
STRATEGIE DE BAISSE DE L’OFFRE ?
Serait donc DEJA rentré dans une stratégie POST CROISSANCE ?

Les américains savent aussi être fort pragmatique. Les destinations les moins rentables ou les  déficitaires sont tout bonnement abandonnées, purement et simplement.
En janvier, le fret aérien était à son huitième mois de déclin, le trafic passager à son cinquième.
On parle de « consolidation » ? C’est l’appellation polie d’un monopole reconstitué qui masquerait la perte de sens économique.

Mardi 3 Mars 2009

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