Auteur/autrice : patrick reymond

  • Eolien en Grande-Bretagne.

    Eolien en Grande-Bretagne.

    UndergroundMargaret Tatcher avait profondément modifié la donne économique en Grande-Bretagne. En réalité, elle n’avait fait qu’une chose, changer la Grande-Bretagne industrielle et charbonnière, en état pétrolier et gazier. Double avantage, on développe la production électrique avec le gaz et non plus la houille, et pétrole et gaz n’ont pas besoin de beaucoup de main d’oeuvre. Seulement la roue tourne. Jusqu’en 1998, tout baigne. Gaz et pétrole coulent en abondance. Seulement 1998 est l’année du pic de Hubbert pétrolier et gazier britannique.

    Depuis, production de pétrole, production de gaz s’écroulent. 120 millions de tonnes de pétrole en 1998, 60 millions en 2006. Exportateur depuis 20 ans en gaz, importateur depuis ce mois-ci (avril 2007). Sortie, de fait du nucléaire, la Grande-Bretagne ferme ses centrales hors d’âge. Et, grâce à la politique Tatchérienne, la production de houille passe de 120 à 45 millions de tonnes. Il est à noter que les 2/3 des puits fermés étaient rentables. Mais, à l’époque, le charbon, c’était "dépassé", et on avait du gaz…
    Le prix de l’électricité bondit donc en Grande-Bretagne, d’autant qu’elle ne bénéficie d’aucun contrat de long terme sur le gaz, seulement des prix spots. Aussi, comme une grosse, trés grosse crise énergétique s’annonce au Royaume-uni, les projets de développement éolien se multiplient, notamment de champs éoliens en mer, au trés gros potentiel. (Et puis l’offshore, avec les forages, ils ont l’experience…)
    Siemens fournira 30 turbines d’une capacité de 108 mégawatts pour un troisiéme projet offshore.
    Cette ferme  représente un coût de 270 millions d’euros, et commencera en 2009. Siemens a deux autres projets à lynn et dowsing.

  • Pluie : l’état ne se mouille pas.

    Pluie : l’état ne se mouille pas.

    PluieLe crédit d’impôt de 25 %, plafonné à 8 000 euros concernant les équipements de récupération d’eaux pluviales devra être cantonné aux usages externes.
    Le gouvernement vient donc d’accorder satisfaction aux grandes entreprises gestionnaire de l’eau.
    En effet, celle-ci ont un bénéfice et un chiffre d’affaire assuré et sanctuarisé.
    Pour les usages internes, on verra, plus tard, sans doute bien plus tard. Bien plus tard. Le plus tard possible.
    Mais nos hommes politiques qui se gargarisent "d’économie", semblent ignorer une rêgle plus qu’élémentaire : plus l’eau est chêre, plus le système est rentable.

    On voit donc tout de suite que cette décision a été pondu par un énarque complétement ignare, qui ne sait rien faire de ses dix doigts. En effet, une fois crée la récupération, on peut tout a fait faire modifier (sans demander le crédit d’impôt), ou le faire soi-même. Ou demander au plombier deux factures, une éligible à 8000 euros, une complémentaire à 100 euros…
    En bref, un appel au travail au noir, à la combine et à la débrouille. Comme si le bâtiment n’était habitué à "s’arranger", à travailler au noir !
    Belle manoeuvre !

  • UE: les marchés énergétiques ? Déficients !

    UE: les marchés énergétiques ? Déficients !

    UeIls réfléchissent dur à la commission européenne.
    Ils viennent de se livrer à une étude approfondie pour trouver que :
    " les prix de gros de l’électricité sont nettement plus élevés que ce que l’on pourrait attendre de marchés parfaitement concurrentiels".
    L’étude a ignoré certains marchés (belges et français) trop spécifiques.
    La concurrence ne fonctionne donc pas en electroeurope.

    Pourtant, les états membres concernés par l’étude sont ceux qui ont parfaitement appliqué les directives européennes.
    Il faut donc voir cette appréciation comme le ralliement (aprés wolfowitz) de la commission européenne aux théses d’un célébre moustachu larzacois, pratiquant à ses heures, comme hobby, la démolition sauvage.
    Je me demande combien cette étude a couté ? Alors qu’il suffisait de questionner quelques consommateurs dont la note avait pris l’ascenseur pour savoir où on en était.
    Triste constat : il faut des rapports et des tonnes d’études pour que les gouvernants sachent, d’une manière édulcorée, ce que sait d’évidence l’homme de la rue.

  • Danemark : accélérer la cadence

    Danemark : accélérer la cadence

    ChichiLa ministre danoise Madame Connie Hedegaard a exhorté les pays européens et asiatiques à développer les énergies propres et les économies d’énergies, qui pouvaient se faire sans miner la croissance.
    Ayons une pensée émue pour cet homme, qui lui a fait exactement le contraire en 1986. A l’époque, aspirant président, et premier ministre décati, il avait en effet montré la voie inverse. La France ne savait pas quoi faire de son jus électronucléaire.
    Nous sommes donc passé en 20 ans de moins de 200 millions de Tep à 275.
    En gardant le cap des économies d’énergies, nous aurions pu tomber à 140…

    Pendant le même temps, le Danemark s’est contenté d’une politique plus modeste : ne pas augmenter sa consommation (c’est déjà beaucoup).
    Néanmoins, certaines choses semblent surréalistes dans les prévisions. Une augmentation de 60 %, couverte à 82 % par le fossile de la consommation d’énergie d’ici 2030 semble ignorer que, pratiquement toutes les énergies fossiles obéissent à la loi de Hubbert. C’est effectivement, beaucoup moins parfait et visible que dans le pétrole.
    En réalité, on pourrait partir sur une autre voie (involontairement) : énergie renouvelable, ou rien.

  • Eau Chaude Sanitaire et chauffage

    Eau Chaude Sanitaire et chauffage

    Besoins_chauffageQuand on parle d’eau chaude fourni par le solaire thermique, on pense systématiquement à Ecs (eau chaude sanitaire), sans penser chauffage. Pourtant, une bonne partie de l’eau chaude destinée au chauffage peut être fournie aussi par le solaire thermique. Il est difficile de donner une fourchette, mais de 60 à 80 %, suivant les années, est trés envisageable. Pour une moyenne sur 15 années, 80 % est une estimation fort optimiste, mais 60, c’est vraiment trés, trés bas.
    Disons que l’optimum se situe entre 70 et 80, pour les matériaux les plus compétitifs.

    Alors, le reste ? simple. On peut utiliser, une chaudière classique, une résistance électrique pour le surplus, ou une pac aérotherme. En effet, le bénéfice apporté par d’autres pac serait minime. Si on ajoute une éolienne dans le jardin, on est en situation de production nette d’énergie. Sans perdre de vue, que le problème n’est pas tant désormais d’accéder à l’autonomie énergétique, que de le faire au moindre coût.
    Il existe, A L’HEURE ACTUELLE, une profusion de trés bons matériels, fabriqués par des "fabricants historiques", c-a-d des gens qui y croient, et en vivent depuis plus de 20 ans. Ils ont passé de durs moments, et commencent à ramasser de (GROS) fruits de leurs efforts. La rupture technologique majeure va créer de nouvelles fortunes, assises sur les économies d’énergies.

    Quand au passage de nous tous à l’autonomie, faisons coucou à marie-ségolène ou nicolas, pour qu’ils créent les conditions nécessaires -et urgentes- à ce passage…

  • Forêt : améliorer la valorisation

    Forêt : améliorer la valorisation

    Photos_204_2Que ce soit l‘IVALSA (institut de la valorisation du bois) en Italie, ou des études, des essais parues en France, toutes disent la même chose. La biomasse de la forêt, en pleine reconstitution et expansion est mal exploitée en Europe. En effet, la plupart de la biomasse est abandonnée sur place ( branches, feuilles, écorces) et pourraient donner lieu à valorisation soit en carburant, soit en combustible.
    Ceci, sans que cette exploitation remette en cause la forêt. En effet, l’usure des sols est peu à craindre, si on ne fait pas

    de coupes à blanc, et il est à noter, que ce genres de forêts, s’est justement reconstituées sur des terres ruinées, ravinées, à partir du début du 20°siécle.
    Mais les études les plus pensées et les plus poussées, incitent à dire que la finalité de la forêt doit être le carburant et non le chauffage. En effet, le chauffage peut être réduit à la portion congrue, tandis qu’il n’existe que peu ou pas d’alternative au carburant pour le transport (du moins à l’heure actuelle). La rentabilité de ce secteur, doit désormais se penser dans une économie locale. Seront rentables les entreprises locales, dés qu’il y a éloignement, celle-ci devient vite inexistante. Mais c’est un problème que l’on connait bien en économie agricole.

    Les carburants seront donc locaux…ou point…

  • THEOLIA : grandes ambitions

    THEOLIA : grandes ambitions

    Eolien_3Theolia est déjà un géant de l’énergie éolienne en Europe et dans le monde. Centré sur l’énergie, il a multiplié par quarante  ses capacités de production depuis 2004. Passant de 50 MW à 2000…
    on en reste pantois…
    Elle se décompose ainsi :
    – compte propre : 243,
    – compte de tiers : 155,
    – en construction : 67,
    – permis obtenus : 205,
    – en développement : 1331, soit un total (2006) de 2001…
    à l’heure actuel, le total approcherait 3000…

    On comprends à lire ces chiffres, qu’il y a quelque chose comme une urgence énergétique, là dessous. Pourtant, à l’heure actuelle, le développement de la société ne s’est pas fait dans un des pays les plus dynamique en la matière, les USA.
    L’objectif est de 4000 Mw (2010) pour compte et compte de tiers. A ce rythme là, les objectifs de 50 % d’énergies  renouvelables en 2050 apparait trés pâle, et même manquant d’ambition…
    Pourtant, il y a urgence…
    En réalité, ce qui est le plus étonnant, c’est le lobbying déphasé de certains, pour maintenir le monde tel que nous le connaissons. Les constructeurs automobiles allemands, par exemple, militent toujours pour leur grosses berlines. Pourtant, ils connaissent parfaitement les prix de l’essence… Agissent ils par mimétisme ou réflexe ?

  • Le loup derrière la porte

    Le loup derrière la porte

    LoupLe cours du pétrole s’est stabilisé. Malgré un pic oil de plus en plus visible. Hier, cette idée était celle de prophétes relevant d’hôpitaux psychiatriques.
    Aujourd’hui, disparait la civilisation du pétrole. Plus vite que l’on ne le croit en occident. Le prix du pétrole se stabilise parce que les pays du tiers monde ont -déjà- jeté l’éponge.
    Guerres locales pour les ressources naturelles, guerres d’exterminations relevant plus de Gengis que de Hitler ou Staline et devant lesquels ils feraient figures de personnages presque fréquentables.
    Retour de l’ordre médiéval à grande allure. "Saigneurs" de la guerre, pandémies, bientôt grandes famines.

    Tout ceci entrainant l’effondrement de l’espérance de vie, et plus généralement, effondrement de l’ordre sociopolitique et quasi ignorance de ce fait en occident. Les résistances de nos sociétés à ce propre effondrement est un peu plus élevé, mais, il posséde aussi sa limite. Daging en Chine, Cantarell au Mexique, Burgan au Koweit sont en recul. Ghawar en serait à l’effondrement…
    Dire que nos deux candidats au deuxième tour nous assurent qu’ils nous "protégerons" contre la mondialisation. C’est à mourir de rire.
    La mondialisation est déjà morte.
    Les ministres discutent encore à l’Omc. De la libéralisation des échanges.

  • Suez : usine de dessalement

    Suez : usine de dessalement

    Govt_logoL’australie souffre de plus en plus du changement climatique, pays-continent qui souffrait d’un manque chronique d’eau, ces problèmes se sont grandement aggravés depuis quelques années. Le développement d’une agriculture intensive ruine, en effet, un milieu naturel fragile.
    L’état de l’australie occidentale a confié à Degrémont (filiale de Suez), la conception, la réalisation et l’exploitation d’une usine de dessalement d’eau de mer par filtration membranaire.

    L’eau est envoyé dans une membrane semi-perméable sous pression, et ressort débarrassé de son sel, des particules en tout genre contenu dans l’eau. Ce procédé est moins énergivore que les technologies existantes (procédés thermiques). Cette technologie est effectivement en plein développement, mais n’était jusqu’à maintenant exploité que sur des unités de petite capacité. Cette usine de Perth pourra traiter 140 000 M3 jours, pour une durée de 25 ans. Elle aura coûté 300 millions d’euros.
    On constatera donc l’allergie de plus en plus grande du privé au risque, qui préfére crée des rentes de situations avec la complicité des autorités politiques.

  • The Nigerian disease

    The Nigerian disease

    Production_petrole_nigeria On vote au Nigéria, pour les présidentielles et les législatives. Et c’est le bain de sang : 200 morts entre le 14 et 21 avril, des policiers, des candidats.
    Pour la Cedeao, le scrutin n’est "ni libre, ni équitable", le terrible bilan humain est "inacceptable " selon l’Ue, et si dans nos actualités, on en parle guère, les traders eux suivent la situation avec attention : une réduction de 25 % de la production de pétrole les préoccupent , si ce n’est le bilan humain.  Mais la conséquence du désordre est  une montée progressive de la violence, qui n’est ni plus, ni moins qu’une guerre civile larvée. Avec parfois des situations cocasses :

    l’ancienne monnaie du Biafra circule toujours, apparemment plus respectée que le naira.
    Les observateurs du Commonwealth eux parlent "d’imperfections significatives", et précise qu’elle a constaté des bourrages d’urnes. Ce scrutin marque une dégradation, vis à vis des scrutins précédents.
    La légitimité du futur président est déjà largement entamée.
    Il est désormais de plus en plus probable qu’une crise pétrolière grave est en gestation au Nigéria.
    Le Nigéria est, je le rappelle, un des rares pays producteur de pétrole susceptible d’augmenter significativement sa production.